Eté 2026

Ça me revient à l’instant alors qu’Eugène est en train d’écouter Charity et qu’il ne veut pas qu’elle l’appelle Cogneur. ( Harry Crews /Le roi du KO ). A ce propos j’aime beaucoup cet auteur. J’y prends le même plaisir que parfois au cinéma quand on ne reconnait pas les acteurs pour la bonne raison qu’ils ne sont tout simplement pas des acteurs. Ici je ne reconnais pas les histoires. Cette fête du serpent dans La foire aux serpents est juste incroyable. Des mondes étranges dans des coins reculés. Des filles usées avant l’heure et maltraitées. Un shérif qui met en taule toute femme jeune ou vieille qui lui résiste et des crotales, des serpents à sonnette, des vipères, des cobras. Tout ça se tortille en glissant comme les majorettes du coin, les majorettes de Mystic. L’une d’elle deviendra la reine ce jour-là et on brulera l’immense serpent de papier. Beaucoup d’alcool, des noirs, de la poussière, des personnages jamais rencontrés ailleurs. Des combats de chiens rendus féroces, des bagnoles déglinguées, rafistolées, moribondes mais qui roulent, pick-up ou autre,  qui arrivent au milieu de nulle part à toute vitesse dans un nuage de poussière.

Cette nuit, j’étais avec B. On avait à commander une plaque de carton, j’étais passée chez Arte ou le personnel d’il y a 30 ans était toujours en activité. Dans une ville en plein air, deux types faisaient une conférence. On les a re croisés plus tard. Ce que j’avais à faire était flou. Je suis allée au supermarché où des gens erraient. Les rayons étaient soit vides soit emplis de nourriture pourrie. Je n’avais pas de monnaie pour le caddie. Puis j’ai voulu mesurer une feuille de papier et n’ai jamais réussi. Un enfer. C’était pourtant très simple. J’ai roulé vite en voiture dans une grande ville, puis marché avec B que j’ai perdu. On a traversé un restaurant Italien qui avait l’air bon, j’ai atterri aux beaux arts. Je suis repartie dans l’appartement où Anne m’attendait. J’avais donc perdu Benoit. R. Injoignable. C’est à ce moment là qu’on m’a désigné ce garçon: une bonne mine et des cheveux ébouriffés. Il m’a dit regarde j’ai une oreille dévissée. Oui, une vis pendait au dessous de son oreille en biais. Ce n’était pas un vrai garçon-on me l’a signalé- mais un robot comme vous et moi. J’étais sidérée. Et ensuite j’en avisai d’autres personnes en leur disant que pour moi il y avait un avant et un après. Cette rencontre et la possibilité d’un clone humain me faisait une sale impression, comme un dégout. On lui faisait faire des choses minutieuses. A un moment il s’est affalé/panne de batterie. 

Deuxième nuit dehors. Cette fois ci il a fait à peine frais.

Quelques jours plus tard le 31 juillet 

Je me sens mieux. A l’arrivée j’étais perdue comme à chaque fois. Mal dans ma peau, moche, envie de rien. La première chose systématique que je fais c’est malgré le blues, d’ouvrir l’atelier d’y transporter ce que j’ai descendu comme matériel. Déjà, c’est un point de repère. Ensuite accepter de tenter la décontraction. Maintenant que je sais que tout le monde est parti en vacances et ne m’appellera pas. Youpi dirais-je. La mer pas de monopalme cette année à cause de la fracture du métatarse qui me fait toujours souffrir. Un pincement sur le côté du pied. Je me lamente, je râle. Marcher dans le sable est douloureux. Au rayon bobo, ce matin une guêpe est venue m’embrasser sur la bouche puis a déposé un mot sur ma main. La saleté!. Ça va. Nous dormons en bas car je ne réussis pas à rafraîchir les chambres. Impossible de trouver un rafraîchisseur d’air ( suis allée dans l’horrible zone à côté de Toulon ou se côtoient ( on connait par coeur ) les chambres mortuaires, les boulangeries artisanales de 500 M2, Ikea, Castorama, Carglass, et autres magasins déprimants. Sortant de chez Boulanger et voulant mener une enquête ethnologique, je suis rentrés dans une surface genre Gifi ( !!! ) qui vend uniquement des saletés inutiles: du parasol qui va fonctionner 3 jours, aux bonbons pour obèses en passant par des moustiquaires, deux ventilos à 29,99, des chaussures en plastoc, des chaises, des anti-fourmi et plein de choses que je ne reconnais pas sans mes lunettes et c’est mieux de voir flou parfois plutôt que de se demander ce que cette profusion deviendra et qui elle envahira une fois morte. Je prends néanmoins un des derniers ventilateurs de la région, que je cueille comme une tulipe après l’avoir débranché. Deux dames devant moi ont jeté leur dévolu sur quelques fleurs en plastiques. Un joli bouquet « infanable » qui sera posé sur une tombe ou dans un petit salon; 

Bruits d’hélicos. Ça brûle à Brignoles cette fois ci et on sent le roussi dans l’air. Bon … suite plus tard, direction le marché de Pignans et le Bar des Sports que j’aime bien. J’achète des framboises pour les voisines. Et des oreillettes saupoudrées de sucre glace. J’ai poursuivi ma lecture de Harry Crews. J’ai commencé ( pourquoi? Sais plus … le hasard je ne crois pas… ) par La foire aux serpents, puis Le roi du KO, puis La malédiction du gitan. J’ai commencé Des mules et des hommes plutôt autobiographique. Ça fait un peu penser aux raisins de la colère. Ce livre a été écrit pour mon garçon lit-on au début puis : « Survivre est suffisant comme triomphe »  David Shelley /conversation . 

J’ai recommencé mollement-doucement à peindre mais je ne me refuse plus des siestes que je trouve délicieuses mais me laissent un peu  sonnée. La mer et retrouver son corps même si ce pied m’embête. J’ai mis du baume du tigre dont j’adore l’odeur.

Oublié de parler de mon aller retour à Lens ( Crans-Montana ) en Suisse. Partie vendredi midi et retour le lendemain. Invitée par Samuel Gross que j’avais rencontré à Genève alors qu’il s’occupait des expos au Musée d’histoire. On avait sympathisé et maintenant il s’occupe de la fondation Opale spécialisée dans les arts Aborigènes. ( je n’y connais rien ) .Beaucoup de personnes disent Arborigènes. C’était très beau ces montages et ces vignes en espalier, le glacier au loin. Même si la montagne m’a toujours plutôt angoissée. Bref il s’agissait de visiter l’exposition de cette femme incroyable, Emilie Kam ( pour faire court ) qui a commencé à peindre à plus de 80 ans, était guérisseuse etc… L’expo a été présentée aussi à la Tate. Puis de dialoguer avec Samuel devant le public Il y a eu pas mal de monde. On est reparties assez vite mais c’était vraiment très agréable. Bien sûr je m’étais un peu renseignée sur les aborigènes et j’avais dans le train regardé le film de Herzog… Dans le titre il y a rêve et fourmis vertes.  J’ai aussi découvert ces fourmis dont la reine je crois est réellement verte. Elles cousent des énormes fourmilières. 

Hier on a regardé les hirondelles. Elles volaient au dessus de la place en tourbillons magnifiques. Il y en a plein dans le hameau. 

Ah oui j’oubliais mon rêve. J’étais avec Andy Degroat  ( disparu il y a ? Ans, 3 ? ) et on marchait côte à côte. J’avais à la main une photo Polaroïd un peu passée des années 70 et je ne savais pas comment lui cacher. Donc ne pouvant reculer je lui ai montré avec une certaine gêne. La scène photographiée représentait un enterrement. On voyait quelques personnes au premier plan et derrière les porteurs de cercueil. Andy m’a dit qu’il ne savait pas où c’était. Et pour cause  pensai-je. Il ne se voit pas sur la photo. Je me demande si je dois l’éclairer… Je lui dis heu… tu es dedans. Dans quoi me demande t’il ? Dans la photo … Je suis effarée de lui dire la vérité: Tu es dans la boite et c’est ton enterrement. Il en a le souffle coupé. Je suis mort alors? Oui tu es mort. J’ai prévenu Jean et les autres que j’avais dévoilé le secret et qu’il fallait bien que quelqu’un lui dise. Après je ne sais plus… Après il y a eu une sorte d’abbaye splendide. Et encore après j’avais un coup droit du tonnerre et courais comme un lapin fou au tennis.

1 aout ( METZ )

Bon il faudrait sérieusement commencer le ou les textes pour Metz. Ca pourrait s’appeler non pas, comment j’ai écrit certains de mes livres mais Comment j’ai choisi certaines des oeuvres. Pour le moment je n’ai pas envie de parler de ça. Mais plutôt de noter ces passages précieux dans Des mules et des hommes ( voici encore une variation de titre ) . Les deux enfants feuillettent le catalogue Sears et l’incroyable dans ces cas là, est que se rendant sur American Archives on trouve presque exactement les numéros feuilletés par Harry et son copain noir. Ce que je dis n’a aucun sens puisque l’auteur invente sans doute les images, où elles sont le concentré de beaucoup d’autres. Au moment ou j’écris, Celeste Albaret parle à la radio dans l’émission de Jean-Noel Jannenet. Donc les enfants ouvrent au hasard le catalogue chacun leur tour et établissent des relations entre les mannequins souriant qui présentent les vêtements :

On avait ouvert le catalogue Sears, au hasard, et on était tombés sur un homme d’âge mûr, mais encore costaud et en bonne santé, des cheveux en abondance sur le crâne et des yeux clairs qui nous regardaient franchement. Il portait une veste de chasse rouge et des cuissardes, avec un râtelier plein de fusils derrière lui. On a gardé la page avec nos doigts et on a fait marcher Le Livre à Souhaits encore un coup, et cette fois il s’est ouvert sur un groupe de dames en petite tenue, belles comme on en avait encore jamais vu, toutes parfaites dans leurs sous-vêtements immaculés. Elles avaient toutes sans exception le même regard direct et calme que l’homme en veste de chasse rouge.

« Qu’est ce que tu penses, Willalee? » j’ai dit .

Sans hésitation, W a fait : « Cette dame là qu’on lui voit les cottes, c’est sa fille … »

Tout en marquant la page avec la dame aux cottes et l’homme à la veste de chasse, on a ouvert le livre encore une fois, et là c’était un jeune homme en costume, on aurait pu se raser sur le pli de son pantalon. Il posait d’un air nonchalant, le pied sur une boîte, chaque cheveu de sa belle tête bien en place. 

Voilà ce qui se passe j’ai dit.  Voyez ce gars-là il voit la fille derrière, celle avec les cottes, et son père c’est çui-là, les fusils ils sont à lui, et il est pas heureux…

Pourquoi qu’il est pas heureux? ( p102-103 )

Voici donc un échantillon de ce livre et j’ai pris plaisir à le recopier ( pour moi !!! )

Je vais de ce pas chercher à la maison de la presse les 3 autres livres que j’ai commandés et je pourrai dire que j’ai passé mes vacances avec Harry Crews. C’est un sacré plaisir que celui de lire. Quelle chance. Et après je relirai un peu de Thomas Bernhardt. On verra .  

REVE

Les décors se mélangent au fur et a mesure de la reconstitution. Le lieu. C’est le jardin d’Amiens. Le grand portail vert est fermé. Ce qui se passe: arrivée d’américains pour voir la grande tour en bois qui a été édifiée au milieu de la pelouse. Ce sont des producteurs. Je ne retrouve pas le nom du plus important. Ma soeur. Mon frère qui n’est là que pour dire qu’il faut manier la manivelle de la tour avec précaution. Il est furieux. Mon père invisible on entend que savoir et encore ce n’est pas certain. Des joueurs de tambour belges. Le garage. Le chemin qui longe la maison qui mène au stade. Il y a de l’autre côté dans mon rêve une autre propriété avec un grand portail que je ne vois pas mais que j’entends se refermer. Là habitent trois jeunes gens qui ressemblent à ceux des Finzi Contini. Mais ceux là je ne les aime pas beaucoup. Ils sont l’exemple de la grande bourgeoisie Française. Plus tard il y aura les parents et un petit chien. Le chien, je dois le garder et il tombe du balcon de ma chambre qui s’est effondré. Le chien parle et me dit que ce n’est pas cassé. Essayons de trier tout ça. Le voisins que j’appellerai les FZ, sont près de la balançoire et ont de très gros visages. En fait un peu comme au carnaval d’Amiens ce sont des grosses têtes ( pas énormes non plus ) et ce sont leur propre visage qui est reproduit. J’aime bien cette vision. Donc ma soeur me dit que le rendez-vous est important pour le film que son mari doit réaliser. Avouons que le mari existe et n’a jamais fait d’étincelles dans aucun domaine dont le théâtre. Elle rajoute: Mais le producteur a un autre rendez-vous et moi de répliquer : penses tu qu’on vient de LA uniquement pour voir ton mari. Allons! Mais elle semble déçue quand même. Bon les Américains sont environ 7 et ne parlent pas français. C’est moi qui me tape la conversation. Je leur montre les voisins et dis qu’ils sont «  l’exemple de la grande bourgeoisie Française ». Soudain je vois des hommes qui grimpent n’importe comment dans la tour qui pour cette scène est entourée de branches. Je hurle et finalement menace d’appeler la police. Entre temps une délégation japonaise passe devant le garage. Chacun a un costume traditionnel. C’est beau. Ça discute face à la tour qui est je dirais assez belle, en bois. Sobre sauf des parties en bois exotique que je n’aime pas.( En fait cette construction est la réplique allongée en hauteur de la maison de la sorcière dans mon décor pour Hansel et Gretel ). L’américaine qu’on m’avait annoncée comme désagréable, l’est. Elle n’aime pas ce décor. Je la laisse commenter ce qu’elle voit et me dirige vers le fond du jardin pour parler au gars qui était dans l’arbre. Il est assis derrière une table et je l’engueule; il reconnait que ce n’est pas malin. Il est belge et je lui dis qu’il va passer pour un belge saoul et ringard. Il me parle tambours. Il est sympathique. On discute. 

Retour des parents. Le père m’embrasse sur le front de temps en temps. On n’est plus à Amiens. Je suis chez eux quelque part ( c’est là que je dois m’occuper du petit chien ) puis on roule dans une plaine boueuse, à travers champs. Il n’y a personne et j’ai un peu peur; Ah non une voiture nous suit. Je ne sais plus ce qui se passe. Gisèle Linder fait partie du voyage . 

Il y a un cadre avec un verre. Je veux extraire le dessin (?) qui est à l’intérieur. Il me semble que c’est juste un mot . Le verre se brise . J’ai plusieurs verres cassés dont je ne sais que faire. Tiens, comme par miracle derrière moi dans la même pièce, un client du Bar des A, trie du verre cassé et aussi des rondins de bois et je lui demande de prendre mes morceaux coupants. 

Là je ne trouve plus rien. 

Travail tous les après midi, mer le matin un jour sur deux ( aout un peu plus de monde dès 8h du matin alors que nous étions les premiers le mois dernier ). Le soir apéritif sur la place. Suzanne la dame qui doit avoir alzeihmer, tourne et vire. On l’appelle Tsé-tsé ou la buse, ou la guêpe. Elle porte sa doudoune sous son bras ( il fait plus de 30 le soir ). Elle marche mains sur les hanches, tête baissée Elle s’arrête et semble avoir un objectif. Elle marche plus rapidement et là c’est l’angoisse car on sait qu’elle va demander si elle peut s’assoir avec nous, avec tous. Parfois elle change subitement de direction, disparait à droite, réapparaît à l’autre bout de la place. S’immobilise. Demande un verre d’eau au bar. Elle s’approche. Alors ça va jeunes gens? Elle veut parler mais on n’est pas toujours disposés. C’était mieux avant le village… On rit avec la table à côté et on menace de leur envoyer Suzanne. Les autochtones n’en peuvent plus car elle opère dès 7h 30 le matin. Elle doit faire un certain nombre de km. Elle n’arrête jamais, butinant ici et là. 

Mercredi

C’est toujours la même histoire. Je n’ai pas le numéro de téléphone de P. Jamais noté ou noté et effacé. Cette nuit j’ai donc cherché mon cahier bleu à spirales- celui de Rome- avec les adresses. Introuvable. Y a retrouvé mon Filofax ( ça s’appelait comme ça les assez beaux répertoires ). Puis même histoire toujours, R. est introuvable ou ne veut plus me voir. Jene sais pas à quoi cela correspond. Je dois aller au théâtre du Chatelet pour y dessiner le spectacle. Je crois de gens que l’on voyait avec R. Armelle, des acteurs etc. Je leur dis que je ne vais plus jamais au théâtre. Un allemand qui parle Francais me salue et je suis obligée de me cacher car il m’appelle sans cesse. 

Il faut absolument que je commence à écrire pour le catalogue et je ne parviens pas à démarrer. Je continue à peindre tranquillement c’est à dire environ 4 h par jours. Ce qui est le plus difficile d’est le chemin vers l’atelier ( environ quoi ? 300 m ). Il fait tellement chaud. Je supporte bien je trouve. 

J’ai commencé ( histoire de me reposer de Harry Crews ) Julien dit l’apostat de Lucien Jerphagnon, que j’aime entendre dans des rediffusions. C’est incroyablement compliqué ces histoires Romaines. J’aime beaucoup. Il y a pas mal de temps je m’étais aussi intéressée à Héliogabale et avais lu Artaud. Puis fait chez Maeght des gravures sur bois inspirées (?!!!) de cette histoire. Quant à Dioclétien où avais-je lu qu’il enfilait des mouches sur son épée ou je ne sais quoi. C’es un peu mince pour parler de cet empereur !!! Donc cette biographie est plaisante ( préface de Paul Veyne.) J’y trouve en souriant l’anecdote qui dit qu’Hélène, mère de Constantin ( qui n’a pour moi que le visage peint par Piero della Francesca ) fit un pèlerinage en terre sainte et revint couverte de reliques, dont les clous de la cruxifiction «  dont elle aurait dit-on fait incorporer la fonte en partie dans le casque de Constantin et dans le bridon de son cheval à titre de porte-bonheur … » Terminerai-je le livre ou pas; Mystère . 

Tremblement de terre près de Naples. Si ça commence aussi à frétiller par là. Tout cela est inquiétant et j’espère que je ne serai pas transformée en crapaud le jour de l’éclipse prochaine. 

Hier M. est venue diner avec ses petits enfants et sa marmite ( comme d’habitude ) . C’est sans histoires et toujours agréable. Les gosses parfaits, curieux et calmes. Ca change de cette vision ( sonore ) sur la place ou une enfant de 3 ans déjà trop potelée à le nez dans un jeu qui fait des tas de bruits, pendant que ses parents boivent l’apéritif. Elle a un petit ventilateur chinois, et une gourde qui se termine aussi par un ventilateur chinois. Ces saletés qui finiront je ne sais où. Les filles sont plutôt bien enrobées ici. 

Paul Veyne a montré mieux que personne que l’on peut faire vivre en soi et simultanément, plusieurs certitudes qui ne vont pas ensemble. Pour le moment Ulysse, Jésus, Hermes, Hera, la Vierge Marie, les miracles et les apparitions des uns et des autres, tout cela coexistait sans problème.’’

Vendredi 

Il y avait quelque chose de rituel. Une image que j’avais découpée, représentant un duel, je vais la retrouver j’espère. Disons plutôt une gravure polychrome, peut être en raison de celles de Lodovico Ottavio Burnacini que le musée d’Epinal m’a refusé. Et en lien avec cette scène une personne qui avait le visage fendu, pas comme l’homme qui rit, mais une béance verticale qui aurait pu figurer dans un musée d’anatomie. Mais la personne vivait ainsi, sans nez , visage au vent pourrait on dire. Comme une gueule cassée…Je ne sais plus trop ce que je faisais là dedans, tout s’est effacé. Ah oui il me semble qu’il était question d’évaluer le cerveau d’une telle personne car des parties exposées à l’air s’étaient minéralisées sans pour autant que Méduse soit passée par là. 

J’ai lu un truc effroyable des hommes qui font des enfants à tour de bras ( Elon Musk ou d’autres plutôt milliardaires ) entr’autres, voulant je pense sauver l’humanité avec une nouvelle race en quelque sorte. ça rappelle … En parlant de milliardaires, hier à G, le garçon du bar m’a montré un ticket venu d’un boite à  Mégève où il travaillait. 86 000 euros et je ne me trompe pas, prix de quelques bouteilles de champagne millésimées ou je ne sais quoi. Les clients, deux personnes, avaient dîné avant dans un autre endroit. Ça me semble tellement idiot, plus qu’idiot d’ailleurs. Navrant serait plus juste. Oui navrant, désolant, affligeant, Si je calcule bien, disons que ça fait 2300 euros par mois pendant 3 ans. Misère. On a immédiatement envie de devenir ermite, de se cacher, de vivre comme un saint au désert. 

A cette heure-ci, 10h la terrasse est encore praticable et je suis bien sous le parasol.

Dimanche 9 / je regarde, nous sommes partis le 17

Histoire de ne pas restés enfermés au hameau ( ce qui me va tout à fait-le café sur la terrasse, arroser, papoter en mode radio platane avec les voisines, parler avec Noa, bien courageux et qui travaille sans cesse… ) et rêvant d’être les pieds dans l’eau nous voici dans un hôtel bord de mer. Maintenant que les gens ont quitté les transats et matelas ça me convient mieux car j’ai eu une sensation d’oppression, de qu’est ce qu’on fait là au juste. R. Se moque de ma panique, une sorte d’angoisse et d’agoraphobie alors qu’il n’y a pas non plus 1000 personnes. Il dit que tout ce qu’il voit ressemble à un dessin de Sempé. Ce qui est vrai. Vu sous cet angle je ris. Le petit chien, le Monsieur à brioche… Mais résolument notre coin habituel me plait davantage. A 8h le matin même si en Aout à cette heure nous ne sommes pas les premiers… Certes il faut y aller mais ce n’est pas pire comme on dit. Car même si la route tournicote vers La Garde-Freinet il n’y a pas 50 ronds-points et feux. Ces nouvelles sont passionnantes. Mais la route dans les vignes pour venir ici est vraiment belle. A la CV l’eau est transparents et on n’a plus pied très vite. Disons que c’est plus sauvage même si je vais moins loin sans monopalme.

Je poursuis la vie de Julien l’apostat, m’intéressant aux moments où il est question des  oracles chaldaiques. Je pensais avoir un livre des Belles lettres à ce sujet mais non( si je l’ai !!! ) ce sont les Lamelles d’or orphiques que j’ai depuis bien des années . J’adore ce petit livre qui contient de très belles phrases que je retrouve dans mes notes:

Tu trouveras à gauche de la demeure d’Hadès, une source,

et près d’elle, se dressant, un cyprès blanc : de cette source ne t’approche surtout pas.

Tu trouveras une seconde source, l’eau froide qui coule du lac de Mnémosyne; devant elle se

tiennent des gardes.

Dis : ‘Je suis fils de la Terre et du Ciel étoilé ; ma race est céleste, et cela vous le savez aussi…’

Je suis desséchée de soif et je vais périr: donnez-moi donc rapidement l’eau froide qui coule du lac de Mémoire ».

Et eux-mêmes te donneront à boire de la source divine; et à partir de ce moment, parmi les autres héros, tu régneras. Et, de ce moment, avec les autres héros, tu seras souveraine. »

Lamelles d’or orphiques. Instructions pour le voyage d’outre-tombe des initiés grecs, lamelle de Pétélia (fin du Ve siècle av. J.-C.), édition par Giovanni Pugliese Carratelli, Les Belles Lettres, 2003, p. 61.

C’est magnifique non? 

Rien à voir avec cette atmosphère de vacances qui m’empêche de réfléchir. C’est sans doute fait pour cela. .Mais qu’est-ce que j’ai à être difficile comme ça. 

J’ai regardé un court métrage qui m’a intéressée. Sur Arte, Diego. 

Je crois que je vais m’arrêter là car la vue des bateaux blancs me coupe les ailes quelque peu !!!!

Nous avons diné avec AL. ça m’a fait plaisir de la voir!. Ce matin j’ai observé depuis le lit le jour se lever. Carte postale genre Azur ( les cartes postales des années 70, signées en bas à droite ) garantie. Je me souviens de ces images presque chromo qui faisaient rêver. Et on ne savait pas trop quoi écrire à ses proches. ( je vais bien, il fait beau, je m’amuse bien, meilleur souvenir , tout cela écrit en biais!!!! )J’en ai souvent écrit de mon propre gré et elles ont terminé leur vie non pas chez un quelconque destinataire, mais dans une des pochettes de la portière de ma voiture. Timbrées, prêtes à voler. J’ai un réel problème avec le courrier à poster. C’est un enfer.

Me suis baignée avant 7 h -un délice- puis, m’étant habituée au contexte j’ai repris plaisir aux choses: café, lecture, baignades et on recommence. Suis allée jusqu’au port. C’est moche ces constructions, ces villas «  la vague «  et autre nom marin. Je repense aux descriptions de la côte d’azur, de la Provence pendant et avant la guerre. Ça devait être sacrément beau. C’est à Sanary je crois qu’il y avait des artistes américains, Edith Warthon… Fitzgerald… J’ai un livre là dessus que je n’ai pas lu. Des allemands comme Lion Feuchtwanger ( je cherchais son nom depuis hier ), Werfel, Thomas Mann, des Allemands avant 1939 ( ils ne devaient pas être très fêtés après 14 )

On est allés vers Hyères dont les abords sont moches. Puis sans s’arrêter  ( villa Noailles fermée le Mardi  et de toutes façons je n’avais pas envie…) on a filé direction le hameau en prenant les petites routes dans les vignes. Retrouver avec joie ce hameau et acheter des figues, des tomates, du raisin devant une petite église et une ancienne école sur la route de Pierrefeu. J’adore ces paysages de vignes. J’ai travaillé en arrivant. Et nous avons repris notre table sur la place, et observé les uns et les autres. X est seul depuis qu’il ne peut plus parler. Lui qui faisait du bruit et s’esclaffait avec drôlerie. Il porte beau comme on dit, mais parfois on croise son regard de coulisses si on peut dire et il est triste. Ce que je conçois. Ne plus pouvoir être compris par ceux qui autrefois étaient sa compagnie c’est difficile, mais on peut aussi faire un effort et c’est à se moment là que l’on évalue la vraie amitié… Hier on l’a invité à notre table . Avec un stylo pour quand je ne comprends pas. On a ri, il était content!

J’ai terminé Body de Harry Crews et souvent j’ai éclaté de rire. Je ne sais pas comment il réussit cette comédie humaine bien américaine. Entre celui qui est surnommé La chauve souris , Clou, dingue avant mais surtout après le Viet Nam, Le mur, Earline … c’est un festival de dialogues souvent désopilants mais aussi touchants. Le directeur de l’hôtel et sa perruque, le père et sa Camel au bec, vissée pour toujours. Tout cela dans une ambiance de muscles, de poses, d’altères et d’huile pour le corps. Le Blue Flamingo acueille le concours de Miss Cosmos.  

Donc mon rythme est celui-ci . Lever avant 8 h. Faire du café, le prendre sur la terrasse, lire. Et travailler l’après midi après une sieste ou pas. Peindre jusque 19H, arroser et aller sur la place. La journée passe à une vitesse folle. Aucune contrainte. Salades de tomates délicieuses des voisines chaque jour… figues, framboises du marché, pastèque et melon ( moi qui n’aime pas trop les fruits ) .

Disparition de Vincent Dieutre. Je l’aimais bien. 

Il faut absolument que je commence à écrire. Allez demain . 15 aout c’est une bonne date.  

Evidemment je n’ai toujours pas commencé!

Il y a un type sur la place un peu étrange , qui a une cicatrice sur le crâne et une oreille en moins. Par commodité, je l’ai surnommé coton tige. Son nom c’est Didier. Il a l’air un peu simplet mais cependant il est vif. Crâne rasé, petit et sec, rapide avec son maillot de foot. Une gueule de marginal, quelle fut sa vie? L’autre soir, le 15 ( nous ne sommes allés à aucune procession vu la chaleur ) on le regardait danser seul et pas mal d’ailleurs avec son verre de Whisky. Il s’était fait beau en blanc tout propre.  Son chien, un bon toutou frisé dansait avec lui. D est passé près de moi et m’a dit en riant, je suis défoncé jt’e dis même pas comment. Il est de ceux que l’on regarde et à qui on prête plusieurs vies. Quelle enfance, où, quoi , comment? Il rit souvent. Je l’aime bien. Et il y a des choses quand même bizarres dans la vie. Le trouvant à l’intérieur du bar vide ( tout le monde est dehors pour le spectacle dansé ), on parle un peu et je ne sais comment vient cette conversation sur les voyages. Il me dit qu’il est de Jacksonville… Je luis dit Pardon? Objectivement qui parle de Jacksonville, quand avez vous entendu parler de la Georgie, la Floride et Jackson ville? Il faut bien répondre: Jamais. Mais moi, Moi, MOI qui suis une rareté, il se trouve que justement j’ai regardé où était Jacksonville il y a peu. Et pourquoi? Eh bien car alignant les livres de Harry Crews depuis un mois, il se trouve que non seulement apparait régulièrement cette ville dans ses récits mais que lui même, est né où? A Jacksonville. Je n’en revenais pas. Bon Didier m’a avoué ne pas connaitre le Dakota, plus que Jacksonville ou tout coin des States. Est il allé plus loin que Gonfaron je le crois. 

Mais penser que ce gars est le type de personne que décrit HC! Des sortes de déclassés, marginaux qui prennent et donnent des coups, sont capables de couper d’un coup de hache la main d’un mec posée sur une clôture, boivent une quantité démesurée d’alcool, fument une cartouche de Camel en 30 minutes et écrasent leurs mégots sur la moquette, ne connaissent pas leur père, sont obèses, sont squelettiques, féroces, caractériels, pleurent, sont  fauchés puis soudainement riches, ont le visage défoncé par la boxe, ou chassent des serpents, ou se suicident parcequ’elles ont perdu le concours de Miss Cosmos à l’Hotel Blue Flamingo. 

J’étais ravie au sens propre, de cette coïncidence.

Une autre rencontre bizarre, un type que je connais de vue depuis pas mal d’années et qui est comment dit on, la spécialité en médecine qui consiste à couper les gens en deux  Anatomopathologie, anapath… Il est plutôt spécialisé en autopsies. J’aime bien faire parler les gens. Ça m’a semblé exotique. Il est discret et pas du genre a mettre devant mon verre des boyaux et autres substances sintis d’une cage thoracique. C’est une bonne chose. 

Des rêves dont le plus désagréable est celui où mon crâne est en une matière qui ressemble à des gaufrettes. Berk. Et il y a ici et là des touffes de cheveux noirs. Re berk. Je ne sais plus le contexte. Ma Rolleix achetée le matin, fendue une heure après alors que je plongeais dans une piscine et ma montre de secours dans le cadran de laquelle je voyais une petite araignée et deux autres insectes peu ragoutant. Grande table et réunion théâtrale avec R. Je quitte la place en me cachant, et hurlant que je déteste et le théâtre, et les acteurs. Puis je cherche le dentifrice, trouve du Nescafé…. Bref. Cette nuit je cherchais un restaurant vietnamien. On m’a offert des skis très beaux et les bâtons par contre étaient en plastique. Suis entrée dans un magasin de vêtements pour ados. Il y avait une piste au centre, juste de je ne sais quoi. C’est bizarre ces plus que minuscules insectes qui volent. 

J’adore être sur la terrasse et miracle ce matin il faisait frais. J’ai bien dit frais. Bon…. Café et écrire mon texte. Gilles m’a téléphoné à 7h . Il s’est coupé un doigt et doit faire un bureau avec 6 tiroirs !!!! Quelle aventure. Lui qui vit seul, parle très peu suite à sa chute d’échafaudage. Ca m’a fait plaisir de l’entendre rire de son doigt coupé. En fait il m’appelait pour la Sainte Hélène… 

DONC

Les journées à Sèvres pour le projet : Peinture et ornementation de 7 « vases » dont le plus grand fait 120 cm de haut.J’y vais demain toute la journée pour continuer les essais. L’autre jour je suis allée dans les archives avec possibilité de consulter des motif sutilisés au cours du temps.. Ca me plait d’aller travailler là-bas et ce n’est pas simple car je n’ai pas l’expérience de l’émail etc.j’ai essayé les filets. Bref c’est amusant. Acheté un pull qui me plait, reçu la claque des impôts, passée à la galerie, ne me suis fâchée avec personne, Beaux arts toute la journée de Vendredi. Je regarde l’interview de Yulong. Pas fameux. Son très mauvais, caméra qui bouge. Je ne comprend pas ce qu’ils ont fait.

Il fait noir. Du monde dans la rue. Troisième confinement? Ce serait pénible. Mal au dos toujours. Je n’ai plus envie de campagne . recommencer à travailler. Exposition au Brésil en 2022 + le reste. Si Los Angeles marche il va falloir s’activer.

Faire des analyses. Prendre le RV. Facture des garages, chèque pour Benoit, acheter deux cages pour le bien être des oiseaux. Ai regardé Monster Chetwynd dont les démesure me fait rire, tout comme Cate Giordano. Commandé les Ecrits bruts et à ce propos j’ai vu un très beau dessin de JC un des acteurs de catalyse. C’est le plus âgé. J’aimerai qu’il dise Thomas Bernardt ( lu les 4 délicieusement méchantes nouvelles dans Goethe se mheurt ( ce n’est pas une faute d’orthographe ) .

dessin dans le cahier de Jean-Claude acteur de catalyse

Lundi donc Sévres, mardi au château pour la fontaine, et ensuite travailler ici ( continuer les pages de Viviers )

BLOG VOCAL

Cette image me fait penser au Papier peint jaune dont je parle plus tard.

Cette fois ci, je dicte et cela donne parfois des inventions idiotes, des erreurs, des déformations. Mais c’est assez drôle d’être  » sur le vif « 

REVE BLOG VOCAL

Barnett Newman

Beckett!!! Maguy Marin avec le Dictaphone

« Champs verts de se prononcer intitule il est comme qui dirait une nuit et moi comment voulez-vous que je suis Beckett n’est pas les mains qui m’entourent monde devant quelque chose qui dit tout à b venu comme qui dirait qu’elle est vous finissez pas rencontrer aux Editions de minuit juste avant de monter pour le temps de parler comment qu’est-ce que je l’ai quand même vu dans ma vie peut-être 20 minutes furtivement donc j’étais n’ai plus été très impressionnée, très très impressionnée mais je dirais une bienveillance dure quelque chose comme ça vire quelqu’un de pas du tout les encouragements

« Pas rat lis the qu’est-ce que Sexa « Pourquoi ça parle comme ça je dicte et ça n’écrit pas comme je le souhaite. 

J’ai rêvé du bâtiment de la morgue il y avait le pont et au milieu du pont à droite une rue SFX . Qui a écrit SFX!!!! ???

Ce qui est quand même étrange car cela voudrait dire que l’endroit où j’allais était le fleuve. J’allais bel et bien dans l’eau. Je suis donc entré dans une sorte de quartier et j’ai aperçu une boutique qui vendait des oiseaux.Il y en avait un ,légèrement plus grand que les autres , une sorte de perroquet très beau et absolument pas criard. Il y avait une petite fenêtre au fond de la boutique des oiseaux. Il n’y avait pas de cages et les oiseaux se tenaient tranquilles surveillé s par deux vendeurs. Bizarrement c’étaient des tout petits hommes à tête d’oiseau avec une sorte de blouse grise. Ils étaient deux. Et plus petits que l’espèce de perroquet pas criard. Par la fenêtre j’ai aperçu deux petites filles jumelles coiffées un peu comme dans les années 30 et qui m’ont fait immédiatement penser à Qu’est-il arrivé à baby Jane. Leur mère était très grande et on ne la voyait qu’en partie. Sur mon écran d’iPhone j’entendais la voix d’un homme qui voulait me parler et moi je ne voulais pas lui répondre. C’était un inconnu et il paraissait très vieux avec des vêtements recouverts de plâtre comme dans les grottes italiennes. Il était un peu pétrifié et cela me faisait peur. Quand je suis repassée devant la boutique des oiseaux  peu de temps après, elle était entièrement vide. Tout avait disparu. Je suis allée dans d’autres endroits mais je ne m’en souviens plus. Roger était injoignable au téléphone. Puis je l’ai appelé, mais je sais que je n’ai pas fait son numéro de téléphone mais un autre où il y avait 16 . Je n’arrive pas à faire le numéro.. Effacer effacer / je n’arrivais pas à me souvenir de son vrai numéro que je connais toujours par cœur 06 03 79 99 32. Finalement je l’ai eu au téléphone et il m’a dit qu’il était Au Bon Marché. Ca m’a semblé ordinaire. Je le croyais en Belgique. 

J’ai traversé le pont et je suis arrivé place Monge. C’est-à-dire je suis arrivé à l’opposé de l’endroit où j’avais prévu d’aller.

ATELIER

Chaque jour c’était un peu un supplice . ( L’utilisation du passé est bizarre/ c’est le Dictaphone qui se trompe ) Parce que je suis complètement paralysée sans aucune idée et avec un écœurement certain de la peinture. Ce n’est pas nouveau. C’est déjà arrivé mais cette fois-ci j’ai vraiment l’impression que quelque chose s’installe et que je ne peux pas m’en sortir. Peindre comment le faire et pourquoi le faire? Je n’ai de satisfaction finalement que face a des œuvres minimales comme celles de Kelly ou celles de Barnett Newman ou encore Robert rat imagine. Rat imagine c’est le mot de passe pour Ryman . Rails man, voilà comment ce Dictaphone parle du monochrome . Je suis allée voir l’exposition Mac à Mac ,merde ,le « Blue Right heures » à l’Orangerie et ça m’a ennuyée. Blaue Reiter/ Cavalier Bleu.

Ensuite Musée Marmottan les Orientalistes avec des très beaux dessins de 1,01 g gramme, mot de passe pour Ingres!!!  La peinture se transforme en grammes en poids!!!! INGRES imbécile. 

Résultat des experts pour le jury de la Villa Médicis. 

Me faire un café. 

Ne pas rester assise toute la journée. 

Tenter de trouver du plaisir à peindre. 

Et un peu de curiosité. Ai lu , j’ai lu je voulais dire dire, Le papier peint jaune d’un auteur américain une femme que je ne connaissais pas. C’est un tout petit livre très beau. Contrariété après le coup de téléphone de M. Contrariété parce que la succession n’en finit pas. Allez je fais ce café ! Enfin.

BLOG

C’est pas mal finalement d’écrire comme ça et je corrigerai ensuite. C’est drôle les hésitations de cette machine. Ça frôle l’absurdité. Je n’ai   pasécris le blog depuis quelques temps. Et je ne prends pas de notes. Peut-être cette solution est idéale. Je dois envoyer (Espace)des pages du livre Perturbation pour que l’acteur autiste puisse faire des essais. Mais il ne sait pas lire. Je n’ai pas terminé la lecture de ce livre extraordinaire en tout point. J’étais fâchée contre cette artiste polonaise qui déclare que les romans ne servent à rien. C’est absolument stupide et prétentieux et bête surtout d’affirmer avec autorité de telles sottises. Dire que l’on préfère les essais aux romans, je le comprends parfaitement. Mais… 

Hier je suis allée chez BB. L’immeuble qui a remplacé le Cirque Médrano est abominable tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il y a une fresque en mosaïque hideuse qui évoque le cirque ,le sol est en marbre et il y a du placage bois marron qui rend tout cela aussi sinistre qu’ un lieu de pompes funèbres où on présenterait des modèles. L’appartement est petit, saturé et surchauffé. Il y a des tasses dorées, de la porcelaine de Limoges, des lourds objets en cristal, c’est affreux. C’est étouffant. Un tableau avec des vaches, des images pieuses dont une qui garantit la protection en voiture: une vierge est représentée avec une Fiat 500 légèrement floue car elle roule. 

Des roses des sables, une soucoupe avec des bagues en toc à l’intérieur. BB dit qu’il attend des meubles qui viendraient du château. Il y a une photo de ses parents en noir et blanc sur un meuble chinois qu’il veut mettre à la poubelle. Des lustres en cristal. Il y a une sorte de jardin qui pourrait être agréable mais on ne peut y aller. Un type traverse la baie vitrée en poussant une tondeuse. C’est insolite. Ça me fait penser au défilé de Tom B dont j’ai vu le clip assez drôle avec les nains de jardin et le mannequin qui pousse une tondeuse avec un petit chapeau gris. 

J’ai encore recouvert les peintures. Avec des taches. Parfois j’ai l’impression que ça se débloque et pas du tout ! Alors je m’endors je soupire. Je viens de regarder des images d’un peintre horrible et vaniteux. OM. Ca ne me fait pas vraiment rire et en même temps si. Tant de satisfaction et tant d’aptitude à la réalisation de croûtes, c’est quelque chose. Ridicule. Émission intéressante sur France Culture à propos de Lewis Carroll.

PLUS TARD 17h38

J’écoute une émission qui me distrait et qui est intéressante. Ce sont les hommes qui imitent le brame du cerf. C’est assez impressionnant de constater qu’un corps peut générer une aussi grande puissance sonore. Je ne sais pas si les cordes vocales sont vraiment très contentes. Il est 17 heures presque 40 je reste encore une heure ici. Une heure de résistance. Une heure assise sans doute. Une heure à fixer les peintures en attendant qu’elle se construisent elles-mêmes, mais un miracle est impossible. C’est vraiment extrêmement pénible ce blocage. Je couvre et je recouvre. Je projette… rien finalement parce que je n’ai aucune idée de représentation. Que je ne vais pas répéter ce que j’ai fait. Rien ne me satisfait c’est moche.

TRAIN RETOUR

« Je n’ai rien rien rien cela ne me fait pas mal cela me tourmente seulement. Tout, je pense, n’est qu’une géométrie des dissensions, des doutes, des souffrances, du tourment enfin dit le prince. Je me tiens à la fenêtre et je me vois dans la cour, sur le mur intérieur. Je m’observe je me comprends tandis que je m’observe je ne me comprends pas.

 Perturbations page 202. « Je suis âgé de quatre ans je suis âgé de 40 ans je joue avec moi-même je joue je sens monde je pense. On m’appelle. 

Cela se passe un soir d’été. Ma grand-mère m’appelle, mon grand-père, ma mère, mon père. Ils m’appellent. Posté à ma fenêtre je les vois les uns après les autres, mon grand-père, ma grand-mère, mon père, ma mère, ma femme. Les saisons se suivent, tandis que je me tiens à la fenêtre, indéfiniment. Tout ce ma pelle ( tous m’appellent ? )

Pendant une heure entière je me tiens à la fenêtre et j’observe cette scène qui se déroule très loin, très loin à l’arrière plan, et que je transforme selon mon goût et à sa guise. Si je lance un appel dans cette direction, la scène s’efface, dit le prince. Je ferme la fenêtre et me détourne de la scène en question, elle se poursuit. Je l’oublie et elle se poursuit. Sans que je mens mails constamment de la transformation, de l’irriter. À présent cette scène se poursuit en l’absence de toute irritation.

Nous contractons l’esprit des murs qui nous entourent. »

C’est une merveilleuse réflexion !

ENCORE THOMAS B

Ou bien, dit le prince je marche sur le mur extérieur là où nous marchons à présent et je ramasse une feuille de marronnier, les feuilles de marronniers me rappellent ma mère ,comme je vois la feuille je la vois elle le parfum de la feuille me rappelle Mesure pour Mesure . 

Mesure pour mesure me rappelle une vieille paire de chaussures que j’ai porté étant enfant etc.

p211

PHOTO GERDA TARO

MACBETH SITE ODÉON

                            Stanislavski annule toutes les représentations quand il découvre le souffleur mort dans son habitacle pendant la générale, les doigts crispés sur son texte. 

                           Peter Brook refuse de monter cette œuvre qu’il s’abstient de nommer, lui aussi, parce qu’il a vu trop de désastres frapper ses interprètes. 

                            Après une tournée « maudite » en Afrique du Sud, Judi Dench jure de ne plus jamais la jouer – sans toutefois tenir parole, heureusement. 

                           À Stratford, Peter Hall qui a défié la superstition est puni par un zona, contraint de différer l’ouverture et de renoncer au film prévu. Pourtant, malgré sa renommée néfaste, la pièce réussit plutôt à ses producteurs, avec souvent des taux record d’affluence. Saluée par la critique comme l’un des pires rôles de Peter O’Toole, elle faisait chaque soir salle comble.

La tradition persiste, parfois sous forme irrévérencieuse :  

                         Dans un épisode des Simpson, l’acteur Ian McKellen qui prononce le nom interdit est aussitôt frappé par la foudre. Tout incident violent associé de près ou de loin à la pièce s’inscrit à son palmarès de catastrophes, avec effet rétroactif. 

On ne compte plus les Lady Macbeth somnambules tombées dans la fosse d’orchestre, ni les accidents sur le plateau ou hors scène.        

Lors de sa création à l’Old Vic, Laurence Olivier manque être écrasé par la chute d’un sac de sable, tandis que la directrice du théâtre, Lilian Baylis, meurt d’une crise cardiaque la veille de la première, et qu’au cours de la saison, un spectateur est grièvement blessé par un fragment d’épée brisée pendant le duel final. 

                          Quand John Gielgud reprend le rôle, on compte trois morts parmi les acteurs, Duncan et deux sorcières, plus le suicide du costumier. 

                         Une mise en scène à Broadway avec Glenda Jackson et Christopher Plummer use trois metteurs en scène et cinq Macduff.

                          Parmi les épisodes anciens les plus tristement célèbres, on note en 1672 un meurtre à Amsterdam perpétré par l’interprète du rôle-titre, en 1703 un ouragan ravageur au large de Bristol, ou devant l’opéra Astor de New York, en 1849, une bataille rangée entre supporters de deux acteurs rivaux, l’Américain Edwin Forrest et l’Anglais William Charles Macready, qui fait une vingtaine de victimes dont d’innocents passants. 

                          Sans compter Lincoln, ou presque, qui lisait des passages de la pièce à ses amis lors d’une croisière sur le Potomac, quelques jours avant d’être assassiné dans un théâtre.

LA PEINTURE 

Il y a des formes découpées qui glissent sur le sol comme des vers. À un moment j’ai envie de coller des découpages sur une immense toile comme un rideau de théâtre puis je retourne m’asseoir . 

14h35

Je vais tout casser je vais tout casser je vais tout casser tout déchirer tout enlever tout mettre en l’air je n’arrive plus à peindre peindre

RETOUR PARIS. Je lis à voix haute dans le train.

Ce que j’ai consigné dans ce carnet de notes. Erreur C’est que j’ai consigné dans ce carnet de notes des choses remarquables des choses soulignées.  C’est une maladie chez moi de souligner ce qui est important et toutes les phrases soulignées commencent par la destruction de ces mêmes phrases je passe des journées à chercher ce carnet de notes dans mes poches et subitement je les retrouve en bas dans la cuisine comment diable ce carnet de notes est-il arrivé à la cuisine je me le demande. 

Je passe par les chambres du bas et je pense que durant la nuit prochaine je décrocherais tous les tableaux qui s’étalent là sur les murs, tous !aussi tous les tableaux des chambres du haut Dis-je et j’en accrocherais d’autres de plus terribles. TB

SFX tête coupée ou rose ou comme on veut.

 

P.O.P

Deux jours à l’atelier avec L et S qui sont de la famille SFX. C’est à dire effets spéciaux. Ce qu’on a fait doit être une sorte de récréation pour eux, vu ce qu’ils savent faire: Des masques ou têtes avec cheveux naturels implantés,  aux prothèses, des effets en tout genre. C’était sympa et très enrichissant pour moi. P. petite main nous a aidés pour les colonnes. Deux journées ont été parfaites pour dégrossir le travail. Cette saloperie de résine epoxy est aussi inodore que cancerigène et les masques sont pénibles. C’est bien de travailler à plusieurs. Heureusement le premier jour on a pu s’installer dehors sur la terrasse. Avec le soleil la résine prend vite. J’avais fait des essais en terre de ce que je voulais, mais la matière est différente, il faut s’y habituer. C’est un peu moche mon coup de patte pour le moment, c’est mou et la pâte chocolat a une couleur degueu difficile à lire. Je progresse un peu et voit mieux comment faire pour le miroir.En ce qui concerne le polyuréthane expansé utilisé au début  par Cesar que ça a dû amuser, et bien je suis nulle pour verser. Stephane fait une belle chantilly et moi , c’est… sans nom. B nous a quittés pour son tournage à Lyon. Entre deux spatules de résine on parle de films, d’effets, je pose des questions. Le soir tard rentrée d’Arg, je vais boire un verre aux PG et regarde mon portable pour tenter de voir le débat Le Pen-Macron. Quel niveau médiocre. On regrette les qualités et richesse de propos de gens cultivés comme Mitterrand ( indépendamment de la politique ). 7h le lendemain café et replay . Elle ne connait pas ses dossiers, et se plante bien sur l’euro. Elle est rancunière, narquoise et ordinaire. Berk. Macron , le gendre idéal !!! s’en sort bien. Moi j’aurais eu envie de lui tirer les cheveux à la fasciste.  Bon ne pas s’abstenir et voter pour Macron mais contre cette saleté populiste et bête. Oui elle est bêêêêêête. Et vulgaire. Bon

Le lendemain, hier RV à 9h avec les maquettistes. Puis atelier et j’ai une flemme intersiderale. Reste assise et me déclanche tard. Arrive chez MM tard. Il a préparé un petit repas grec très bon. On regarde ensemble un merveilleux jongleur, deux même :Alexandre Koblikov et ??

Retour. Et un bout des Hommes et des Dieux. Je ne sais pas, alors que je regarde que le lendemain, today, je retrouverai la tête de Michael Lonsdale  posée  sur une étagère. Entre une gueule cassée de la Chambre des officiers et Carole Bouquet. Je suis chez POP où j’ai rendez- vous pour le moulage.

Arrivée à 10h, l’équipe est en place. 3 personnes dont L et S avec qui j’ai travaillé cette semaine. C’est joyeux. Moi j’ai un peu la trouille. On commence par les mains pour que je comprenne. A chaque fois que j’ai demandé combien de temps ça durait pour la tête on m’a répondu: 20 , puis 25-30, puis là 45. Hum… Ca fait un sacré IRM ça. Je suis rassurée car j’aurai les yeux ouverts. On en vient à ces fameux yeux. Qui? Quoi? Comment? Sur Mesure? Non?

Un café et me voici avec les mains roses, puis un autre rose, puis des bandes de plâtre. On a tracé des lignes sur mes poignets et évidemment on parle des Mains d’Orlac. Chacun y va de son film, de la créature du lac noir eux Advengers, des Hommes et des Dieux à Alien C’est drôle . PO me montre un plâtre de Peter Cushing qu’on lui a offert. Bras/ Tête/ Jambes/Pizza/ Corps

Je suis la femme langouste, aux mains molles comme du caoutchouc dans la Creature du lac noir !!!

Finalement , le moulage de la tête n’est pas désagréable sauf vers la fin car le plâtre est lourd et j’ai mal aux cervicales. L me tient les épaules.

Sinon, on vous bouche les oreilles, on peut écrire si on doit parler. On lève le pouce si ça va. Je demande le stylo et fais un dessin obscène. Comme je regarde tout, je ne m’ennuie pas, les bruits sont feutrés, on dirait que quelqu’un gratte la neige pour y chercher la victime d’une avalanche. V. Fait un paquet de photos;

Je rentre fatiguée mais bien et termine mon livre de Ellory, qui est bien: Il y a papillon dans le titre. ( Couloir de la mort, Ku Klux Klan, assassinat de Kennedy, racisme, faux prêtre etc)Les transports sont adoucis par ce genre de lecture. Un bain bien chaud. La vaseline pour les moulages rend la peau un peu collante. Il faut que je travaille un peu ce soir. Bon.

Heu oui enfin pas certain

W.E

Capture d’écran 2016-06-06 à 10.24.24

Moi qui n’aime pas trop les réjouissances collectives j’ai été enchantée de ces deux jours à Fontainebleau. Anick Lemoine qui est la directrice du Festival d’histoire de l’art est super. Et ce truc est insensé, des conférences en veux tu en voilà, toutes passionnantes et toutes gratuites.Cette année le sujet était le Rire et le pays invité, l’Espagne. Tout le monde absolument tout le monde peut écouter Stoïchita, ( j’ai acheté son Pygmalion, ça à l’air bien ) ou bien d’autres spécialistes de la moustache au 17eme. A ce propos j’apprends en rentrant à Paris avec PM que la période à partir du 16eme est la période dite moderne et ensuite contemporaine donc je suis perdue et je ne sais même pas si je suis vivante.!!!! Serions nous dans l’ère future et non pas l’ère DU futur. Hum. Je me gratte le menton.

Bref le programme était génial mais ce qui était frustrant c’est de ne pas assister à tout: Hoggarth ou les marionnettes sous le Reich? Etc.

J’aurais dû dormir là-bas car on à l’impression d’être loin. Les villes à château ont un peu la même atmosphère vieillotte qui n’est pas déplaisante. Mais comme à Versailles ça sent la pâtisserie après la messe. Beaucoup d’hommes ont cette espèce de veste piquée cousue verte que est une sorte d’uniforme pour moi , heu comment dire. Ca ne sniffe pas l’extrême gauche !!!Héhé.

Nous avons été reçus dans un endroit inouï, l’Ermitage de Pompadour ( ça donne des idées de nom pour nos caravanes !!! ) .

À l’origine simple pavillon, il est construit à la demande de la marquise qui n’apprécie guère ses appartements du château. La favorite le fait agrandir à partir de 1754. À sa mort, l’ermitage est acheté par le Roi qui y installe le gouverneur de la ville et du château. Gabriel effectue alors de nouveaux travaux, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. La plus grande partie du décor intérieur subsiste, bien que l’ermitage soit transformé en annexe de l’hôpital durant la Grande Guerre et qu’il soit occupé par les autorités allemandes puis américaines durant la Seconde Guerre mondiale.

Un truc de malade. Une « demeure » avec un immense jardin. Carlo et Polissena Perrone nous accueillent sur le pas de la porte. Nom d’une pipe. ( J’avais envie de manger un sandwich dans mon coin, mais je me suis dit que c’était mal élévé. Et je ne regrette rien, même s’il faut être un peu plus raide que d’habitude dans le maintien ). La vache la collection!!! Partout, des Picasso, Balthus, Gustave Moreau, Juan Gris, Goya bon bon, ça va, les voleurs vont rappliquer. Et des livres et des couloirs et des bronzes renaissance, et des couloirs et des chambres et des salles de bain et , et, et…

Ils n’y habitent pas ( quelle angoisse d’ailleurs que ces merveilles peu faites pour le quotidien selon moi ). Et l’odeur subtile des piaules, m’évoquent surtout la nécessité de Ventoline. J’exagère un peu. le jardin est d’un vert absolument irréel.

Capture d’écran 2016-06-06 à 10.59.10

Capture d’écran 2016-06-06 à 11.01.24

Et puis il y a la grotte. Miam Miam. Du coup je n’ai pas eu le temps de visiter l’intérieur du château. Normalement et si j’étais restée au diner dans la Galerie des cerfs, je l’aurais même vu by night. Mais je me suis sauvée !!! Paris je rentre, Paris me revoilà. Les deux conservatrices que je ramène oublient leur téléphone dans la voiture !

Après la projection, un jeune homme est venu me parler. Si tous les étudiants des beaux-arts avaient cette énergie cela deviendrait un endroit dangereux!!!!

C’était vraiment sympa et je pense que je le reverrai, lui et ses projets de théâtre, et ses oiseaux et sa vivacité.

Que fait Niels Arestrup au moment où je crée mon Dant’chocho?

Capture d’écran 2016-04-23 à 13.57.32

Le Don’t Show show de LND/ My Dontchocho

Il n’y a rien à faire. Si je ne vais pas à Arg, j’ai l’impression de perdre mon temps même si au fond je travaille.Je m’ennuie ( moi ???) Et je n’ai envie de voir personne. Je croupis devant l’écran. Photos pour le labo, notes, lecture de bricoles. Hier O. qui m’a dit qu’il fallait absolument que je bouge davantage et me remettre au sport sérieusement. De cet arrêt alors que j’ai toujours fait beaucoup de tennis etc, vélo, mono palme, marche, de cet arrêt viennent ces douleurs au dos. Rien de coincé, mais pas assez de mouvement. Mais j’ai pas le courage nom d’une pipe et mes 6 heures de tennis sont devenues 2. En plus sans prof je pleure.

Je me demande si c’est bien ce que j’ai fait ces temps-ci. Des peintures quasi abstraites. Je les regarde sur l’écran. Sais pas. Sais pas.

Capture d’écran 2016-04-23 à 13.54.45

Dos de peinture époque beaux-arts avec photocopie grimace 2016

Cette nuit j’ai passé mon simplôme heu diplôme- tiens un simplôme ce n’est pas mal comme idée pour les étudiants pas terrible-  des beaux-arts et c’était très étrange. J’avais tout et on me disait que c’était mort. Philippe Dagen faisait semblant de ne pas m’entendre et seul James Bloedé a pris ma défense. Après il y avait une expo je ne sais où et j’avais honte de mes peintures et puis une projection d’un film de Claire Denis ( un titre à moi que je ne retrouve plus). Une projection sur des fils tendus. Elle avait des dents abimées. Après je me suis sauvée du rêve de la veille je pense, à savoir la maison après avoir fermé les volets de devant mais qui dès que j’avais le dos tourné se rouvraient. C. m’a dit qu’on voit au travers de la maison. Glups. J’irai voir ça Mercredi.

GRR les châssis

Capture d’écran 2016-01-13 à 11.16.06

Je viens enfin de me débarrasser des chassis que j’ai utilisés aux beaux-arts . Comme je les portais dans la rue à Arg, une personne envoyée du ciel (…) m’a demandé si je jetais tout ça. Jeter … Non, mettre à disposition , oui. L’idée que cela va servir à des malades mentaux me réjouit.

J’ai déjà dit que je déteste l’idée du châssis. Comme réalité et comme métaphore. Ainsi ce document des année 1970 de Almeida, me déplait aussi. La peinture, le châssis,blabla. J’ai fait quelques tentatives avant la  » fermeture définitive ». On verra plus tard.

Puis j’ai empilé mes croutes me disant que je pourrais un jour y découper des formes.

almeida chassis

Hier big journée aux Beaux-arts avec Jonathan dont la présence rend bien plus facile l’examen des travaux. Je suis plutôt contente. 3 ou 4 UC non données / Simplement un manque de travail. Quelques pleurs ( oui mais ), quelques travaux impressionnants.

Travail toute la journée pour trouver l’orientation de l’expo. Puis RV avec C. pour en parler.

Ce matin RV avec P à la MR

Pluie

Dans le genre mes poils se hérissent, ceci aux soirées nomades:

Vendredi 5 février de 16hà 22h Daido Moriyama

A la carte ( printing show )

Une performance ephémére et participative où chacun sélectionne 40 images parmi le 60 proposées par DM et en définit l’ordre afin de créer son propre exemplaire du livre.

Les lives sont imprimés et reliés sur place puis signés par l’artiste.

Reservation obligatoire, tarif unique 60 euros 

AHAHAHAHAHAHHAHA!!!!!!!!

BUG and DEBUG

 Capture d’écran 2015-10-31 à 09.33.14

Capture d’écran 2015-10-31 à 09.46.23

American engineers have been calling small flaws in machines « bugs » for over a century. Thomas Edison talked about bugs in electrical circuits in the 1870s. When the first computers were built during the early 1940s, people working on them found bugs in both the hardware of the machines and in the programs that ran them. In 1947, engineers working on the Mark II computer at Harvard University found a moth stuck in one of the components. They taped the insect in their logbook and labeled it « first actual case of bug being found. » The words « bug » and « debug » soon became a standard part of the language of computer programmers.

Le premier cas documenté de « bug informatique » (parfois « bogue » en français) concernait un papillon de nuit (mite) trouvé à 15 h 45 coincé dans le relais 70 du panneau F du Mark II Aiken Relay Calculator (autre dénomination du Harvard Mark II) alors qu’il était testé le 9 septembre 1947. Grace Hopper colla la mite dans le journal de laboratoire sous le titre « First actual case of bug being found » (« Premier cas avéré de bug ayant été trouvé [dans ce dispositif] »). Les opérateurs ré-utilisèrent le mot « bug » en disant qu’ils avaient « débuggé » la machine, introduisant ainsi le terme de « débuggage » (ou « débogage ») en informatique.

Capture d’écran 2015-10-31 à 09.33.44

Capture d’écran 2015-10-31 à 16.43.38

Bon. Cette semaine: Inventaire à Arg. Jour 1 . 50 photos ou 100 Je ne sais plus. Mais rouler , dérouler, numéroter, mesurer, photographier. On fait ça avec CM. C’est sympa à deux sinon c’est l’horreur. La même chose à Amiens à la réserve. Avant je passe au 332 où les grands panneaux d’un programme immobilier ont remplacé les deux grands portails verts de la maison. Je passe sur le chemin qui mène au stade, revois le potager, et photographie la maison à présent murée.

En face si l’on sait traverser les murs et si c’est en décembre, on devinera  le sapin. Plus on recule dans le temps plus le sapin est grand. Puis il quittera la « grande salle » et  prendra place dans « la petite salle ». On me verra à droite juste nez collé aux parpaings, tentant de rester debout en m’accrochant à des barres de bois le long de la porte vitrée. Sous la grille que l’on voit, il y a la grande cave. J’ai photographié sans regarder ce que je faisais, une plante qui me semble étrange comme celles que l’on voit onduler dans les aquariums.

Capture d’écran 2015-10-31 à 16.48.57

Capture d’écran 2015-10-31 à 16.58.07

Capture d’écran 2015-10-31 à 17.17.53

Retour rapide à Paris pour assister à la remise de médaille de H. Je ne traine pas trop et me fais des pâtes dans la cuisine en lisant Sagan 1954 qui est agréable et dont la construction m’intéresse. Comment mélanger sa vie à celle de la personne dont on parle. Exercice périlleux et assez réussi je trouve. Tous les problèmes du  » parler de-écrire sur  » se posent: La vérité ou la justesse, l’exactitude ou le mensonge, la tenue de l’ensemble: vrai-faux peu importe du moment que  » la photo est bonne « . Là on est juste au moment où explose Bonjour tristesse. On lit ça comme du petit lait. Je repense aux livres de Anne Wiazemsky, fille de Mauriac. Et je pense à ce que je devrais faire pour le livre sur NS que j’ai abandonné ou plutôt que j’avais cru fini. Puis le film s’est occupé du reste.Faut il y retravailler: Je vous écrirai après votre mort, le titre, est ce qui me semble être le mieux là-dedans.

Pas de nouvelles de PS malgré le livre et le mail. La barbe. Je ne vais pas pas insister.

En achetant des trucs à la boucherie je découvre des araignées suspendues et le côté charcuterie est assuré par une fille déguisée en sorcière d’Halloween. C’est planétaire ce manque d’invention dirait -on.

Oui donc retrouver des tonnes de peintures de petit format ficelées, les rapporter à Arg en camion ( en faire quelque chose avant de les détruire ) . Je repère quelques Morandi, Giacometti et autres Rothko.Berk.

« JE SUIS CHARLIE « 

33crsjr

En écoutant Cyrulnik parler de l’horreur de ces derniers jours…

Je citais à un étudiant Victor Klemperer. Nous y sommes aussi.

Toute cette semaine la tension était terrible. Tous effondrés. La seule chose positive est cette solidarité, cette réaction planétaire. Pourvu que ça dure.

Accrochée à la télé, à la radio…aux journaux.

Dans un autre ordre d’idée, Mardi dernier était la journée noire pour moi: Agréable mais creuvante car j’avais à faire passer les UC à …. 30 etudiants . Ce sera la même chose MArdi prochain.

J’étais heureusement surprise. Il y a des étudiants excellents et singuliers. Je n’ai rien vu qui ne soit intéressant. Même si le fait de mettre des notes suscite toujours des réactions négatives. Pour moi, une note n’évite pas la discussion mais a le mérite de donner une idée claire. La hantise de la note, je la trouve dépassée. Comme si une note était une honte, un principe réactionnaire. Curieusement les étudiants -qui ne sont peut-être pas pour autant les meilleurs- mais à qui j’ai donné les meilleures notes n’ont pas l’air de se plaindre! Ce qui me stupéfie souvent c’est la décision d’entrer dans une école ( une école veut dire que l’on va apprendre et être jugé sur un certains nombres de valeurs et de critères, qui forment « le système scolaire ». Puis lorsqu’on est dans une école on s’offusque de ce mécanisme, ( j’avoue qu’en ce qui concerne les Beaux-Arts qui ne devraient plus s’appeler les Beaux-Arts d’ailleurs, je me demande s’il n’est pas plus raisonnable d’aller à la fac philo ou lettres et de fabriquer ses propres trucs hors système en toute indépendance)

Bref.

Pot au feu délicieux chez Dayan

Acheté des pulls dont un qui fait que je ressemble assez à un flic à cause de la rayure blanche.

Vu la magnifique exposition Viollet Le Duc qui m’a bien surprise car je n’en connaissais pas le quart.

Ai commandé Barbarella de Vadim ( dont j’avais vu quelques images à la télé d’un tel kitch que je n’ai pas pu résister.)

La peinture à l’air de se re-débloquer un peu. pas mal de temps passé dur le dossier pour l’avocat.

Remontage de Versailles et de La morte.

Toujours la sensation de manque d’ampleur. Ou peut être la nécessité de travailler avec quelqu’un pour réaliser ce que j’ai en tête mais qui ne sort pas.

81-365

Je râlais hier en apprenant que J. entrait à la galerie. Je le présente à C. blabla et personne ne me prévient? C’est désagréable et j’ai gueulé. Autre gueulante, celle-ci théâtrale et pour amuser mon frère. Je reçoic depuis l’an dernier, les voeux d’une boite de Pompes funèbres. C’est très désagréable. J’ai donc des 9h, alors que nous prenios un café, pris le téléphone.

—Bonjour MAdame. Pourriez vous me passer un responsable?

—C’est moi…

Je n’explique pas le torrent plein d’alluvions que j’ai déversé. Je croyais qu’elle allait pleuré en s’excusant et en promettant bien de m’enlever de la liste.

—Et si ce n’est pas fait, même si vous me proposez des poignées gratuites, je porte plainte…

On a bien rigolé après et j’étais d’attaque pour la journée. Ca me fait penser que j’avais un étudiant à Cergy qui bossait dans ce domaine dans la boite de son père.

Bon je file au tennis avec ma raquette fraichement cordée ( c’était une bonne idée de passer la prendre hier chez Decat. Un monde de dingue avec les soldes. Oups…

Autre blog/Maiko-Junger et moi

Capture d’écran 2014-09-24 à 09.02.01

J’ai ouvert un autre blog et qui concerne les Bozar. Il n’est pas accessible.

Déjà, c’est difficile de parler de certaines choses. C’est indélicat, indiscret voir impossible. Comme la soirée d’hier soir et son petit paquet de dragées vertes!!!. Je me suis sauvée quand l’auteur est entré…

Bon, j’ai je crois terminé la partie Proust. Trouvé des images-j’en manque je pense- en désaturant les prises faites dans l’appartement et en rendant tout assez fantômatique sans que cela ne deviennent une forme, un esthétisme.

J’ai hâte de terminer. Après je veux peindre et me plonger dans une autre affaire: Le 332

Moi transformée en chaise par le Marquis et ainsi échappant aux états d'âme ordinaires d'un artiste de son siècle

ET
aawhen11.jpg
enraged creature.jpg
corruption.jpg
les marquis.jpg
detail4.jpg
detail3.jpg
ET
03/2009
boxing + hirst.jpg
Boxing Rabbit de retour à Londres écoute les conseils de Damian Hirst quant à la carrière d’artiste au XXI eme siècle
wigs&wigs.jpg
Wigs and wings
peintre.jpg
Mon portrait en peintre de cour
miroir.jpg
« Miroir… »
betty deco.jpg
Décoration Betty Boop
Chaise pour les regarder
lady octopus.jpg
Célèbre collectionneuse parisienne découvrant une pieuvre vivante dans une galerie et manifestant son effroi
Moi en artiste ridicule qui danse devant un chien riche
Moi transformée en chaise par le Marquis et ainsi échappant aux états d’âme ordinaires d’un artiste de son siècle

A FAIRE

A Complete List of Performers at Odditoriums:

-Bard, Roy "Ossified Man" -Battley, Irene "Voltess" -Blackburn, John Esau "Hairy-Man" -Blystone, E.L. "Microscopic Writer" -Broadbent, Betty "Tattooed Lady"  -Bryant, B.A. "Human Pincushion"  -Burke, Henry Paul "Ambidextrous Cartoonist" -Captain Ringman Mack  -Coleman, Frank "Man With Steel Hands" -Coogan, Val "Prince Hagur, White Fakir" -Desmuke, Paul "The Armless Wonder"  -Edema, Edward "Human Automobile Tire"  -Eck, Johnny "Half-Boy" -Ensign, Orpha "Ossified Woman" -Everhart, Robert "Gurning & Grimacing"  -Gardner, Roy "One Man Band"  -Garneau, Mimi "Swordswallower" -Gawley, Andrew A. "The Steel-Fingered Wonder" -Grendol, Joseph "Swallows All"  -Gravityo, The Great "Man of 1000 Thrills"  -Hadji Ali "The Human Fountain" -Hall, Earl "Smoky"  -Homma "The Rice Writer"  -Hayes, Anato "The Anatomical Wonder" -Hubbard, Skeets "Blockhead & Pulls Wagons By Eyelids" -Johnson, W.H. "Leopard Skin Man" -Jone, Harry "Contortionist" -Lambert, Zora "Razor Blades & Glass Eater" -Langevin, Alfred "Eye-Smoker" -Kanichka "Man With Ostrich Stomach" -Kehr, Clarence "Strong Boy"  -King, Tommy "Tire-Pump Player"  -Knox, Pierce "Blind Xylophonist"  -Lake, Etta  -Langevin, Alfred -Laurello, Martin "Revolving Head" -Lavardo "Voodoo Torturer Sword-Ladder" -Lewis, Forest "Man of Many Faces"  -Loos, Arthur "Rubber-Necked"  -McDaniel, Grace "Mule-Faced Woman"  -McGregory, Harry & Evelyn "Lifts Weights With Eyelids"  -McPherson, Lydia "Longest Red Hair In The World" -McWilliams, Paul "Big Mouth" -Marvello "Fingerless Pianist"  -Mayfield, William "Doc" "Lifting Weights With Tongue & Eyelids"  -Miller, James Marion A. "Calico Jim"  -Morrell, Prof. & Mrs."Jack-Knife King & Queen" -Mortensen, Mort "Piano Wonder" -Nielsen, Rasmus "Lifts Anvil With Pierced Chest" -O'Dell, Larry "Count Fro-Zo Growing Man" -Omi, The Great "Tattooed" -Ortiz, Demetrio "Backwards Feet" -Ossified Harry  -Plumhoff, Arthur "Human Pincushion"  -Price, Edna "Sword and Neon Swallower" -Pushnik, Freda "Half-Girl" -Rankin, D.D. "Champion Whittler" -Rivers, C.L. & Blanche "Liquid Air" -Romano, Charles "Contortionist" -Russell, Francois "Strong Man" -Saylor, John "Gurner"  -Seyah, Albert "Contortionist" -Schmidt, Agnes "Rubber-Skinned"  -Siciliano, Michael "Chain-Swallower" -Singlee "Fireproof Fakir" -Smith, Melvin "Twisto"  -Stone, John R. "The Miracle man-Human or Robot?"  -Swami See Ram Li  "Fireproof" -Thorpe, Clarence "Blindfolded Cartoonist" -Tritchler, Walter "Bottle-Player" -Tryarto "Ambidextrous Artist" -Von Lynd, Elma "Born With 3 Legs"  -Whisant, Joan "Armless Guitarist"  -Williams, Betty Lou "4 Legs, 3 Arms" -Williams, John "Alligator-Skinned"  -Williams, Leopold "Leopard-Skinned Man"  -Willard, Clarence  -Whittaker, Paul "The Eye-Popper"  -Zaharee, James W. "Microscopic Writer"

 
grossete?te.jpg
pieuvre.jpg
grosseste?tes5.jpg

Retour en haut