Eté 2026

Ça me revient à l’instant alors qu’Eugène est en train d’écouter Charity et qu’il ne veut pas qu’elle l’appelle Cogneur. ( Harry Crews /Le roi du KO ). A ce propos j’aime beaucoup cet auteur. J’y prends le même plaisir que parfois au cinéma quand on ne reconnait pas les acteurs pour la bonne raison qu’ils ne sont tout simplement pas des acteurs. Ici je ne reconnais pas les histoires. Cette fête du serpent dans La foire aux serpents est juste incroyable. Des mondes étranges dans des coins reculés. Des filles usées avant l’heure et maltraitées. Un shérif qui met en taule toute femme jeune ou vieille qui lui résiste et des crotales, des serpents à sonnette, des vipères, des cobras. Tout ça se tortille en glissant comme les majorettes du coin, les majorettes de Mystic. L’une d’elle deviendra la reine ce jour-là et on brulera l’immense serpent de papier. Beaucoup d’alcool, des noirs, de la poussière, des personnages jamais rencontrés ailleurs. Des combats de chiens rendus féroces, des bagnoles déglinguées, rafistolées, moribondes mais qui roulent, pick-up ou autre,  qui arrivent au milieu de nulle part à toute vitesse dans un nuage de poussière.

Cette nuit, j’étais avec B. On avait à commander une plaque de carton, j’étais passée chez Arte ou le personnel d’il y a 30 ans était toujours en activité. Dans une ville en plein air, deux types faisaient une conférence. On les a re croisés plus tard. Ce que j’avais à faire était flou. Je suis allée au supermarché où des gens erraient. Les rayons étaient soit vides soit emplis de nourriture pourrie. Je n’avais pas de monnaie pour le caddie. Puis j’ai voulu mesurer une feuille de papier et n’ai jamais réussi. Un enfer. C’était pourtant très simple. J’ai roulé vite en voiture dans une grande ville, puis marché avec B que j’ai perdu. On a traversé un restaurant Italien qui avait l’air bon, j’ai atterri aux beaux arts. Je suis repartie dans l’appartement où Anne m’attendait. J’avais donc perdu Benoit. R. Injoignable. C’est à ce moment là qu’on m’a désigné ce garçon: une bonne mine et des cheveux ébouriffés. Il m’a dit regarde j’ai une oreille dévissée. Oui, une vis pendait au dessous de son oreille en biais. Ce n’était pas un vrai garçon-on me l’a signalé- mais un robot comme vous et moi. J’étais sidérée. Et ensuite j’en avisai d’autres personnes en leur disant que pour moi il y avait un avant et un après. Cette rencontre et la possibilité d’un clone humain me faisait une sale impression, comme un dégout. On lui faisait faire des choses minutieuses. A un moment il s’est affalé/panne de batterie. 

Deuxième nuit dehors. Cette fois ci il a fait à peine frais.

Quelques jours plus tard le 31 juillet 

Je me sens mieux. A l’arrivée j’étais perdue comme à chaque fois. Mal dans ma peau, moche, envie de rien. La première chose systématique que je fais c’est malgré le blues, d’ouvrir l’atelier d’y transporter ce que j’ai descendu comme matériel. Déjà, c’est un point de repère. Ensuite accepter de tenter la décontraction. Maintenant que je sais que tout le monde est parti en vacances et ne m’appellera pas. Youpi dirais-je. La mer pas de monopalme cette année à cause de la fracture du métatarse qui me fait toujours souffrir. Un pincement sur le côté du pied. Je me lamente, je râle. Marcher dans le sable est douloureux. Au rayon bobo, ce matin une guêpe est venue m’embrasser sur la bouche puis a déposé un mot sur ma main. La saleté!. Ça va. Nous dormons en bas car je ne réussis pas à rafraîchir les chambres. Impossible de trouver un rafraîchisseur d’air ( suis allée dans l’horrible zone à côté de Toulon ou se côtoient ( on connait par coeur ) les chambres mortuaires, les boulangeries artisanales de 500 M2, Ikea, Castorama, Carglass, et autres magasins déprimants. Sortant de chez Boulanger et voulant mener une enquête ethnologique, je suis rentrés dans une surface genre Gifi ( !!! ) qui vend uniquement des saletés inutiles: du parasol qui va fonctionner 3 jours, aux bonbons pour obèses en passant par des moustiquaires, deux ventilos à 29,99, des chaussures en plastoc, des chaises, des anti-fourmi et plein de choses que je ne reconnais pas sans mes lunettes et c’est mieux de voir flou parfois plutôt que de se demander ce que cette profusion deviendra et qui elle envahira une fois morte. Je prends néanmoins un des derniers ventilateurs de la région, que je cueille comme une tulipe après l’avoir débranché. Deux dames devant moi ont jeté leur dévolu sur quelques fleurs en plastiques. Un joli bouquet « infanable » qui sera posé sur une tombe ou dans un petit salon; 

Bruits d’hélicos. Ça brûle à Brignoles cette fois ci et on sent le roussi dans l’air. Bon … suite plus tard, direction le marché de Pignans et le Bar des Sports que j’aime bien. J’achète des framboises pour les voisines. Et des oreillettes saupoudrées de sucre glace. J’ai poursuivi ma lecture de Harry Crews. J’ai commencé ( pourquoi? Sais plus … le hasard je ne crois pas… ) par La foire aux serpents, puis Le roi du KO, puis La malédiction du gitan. J’ai commencé Des mules et des hommes plutôt autobiographique. Ça fait un peu penser aux raisins de la colère. Ce livre a été écrit pour mon garçon lit-on au début puis : « Survivre est suffisant comme triomphe »  David Shelley /conversation . 

J’ai recommencé mollement-doucement à peindre mais je ne me refuse plus des siestes que je trouve délicieuses mais me laissent un peu  sonnée. La mer et retrouver son corps même si ce pied m’embête. J’ai mis du baume du tigre dont j’adore l’odeur.

Oublié de parler de mon aller retour à Lens ( Crans-Montana ) en Suisse. Partie vendredi midi et retour le lendemain. Invitée par Samuel Gross que j’avais rencontré à Genève alors qu’il s’occupait des expos au Musée d’histoire. On avait sympathisé et maintenant il s’occupe de la fondation Opale spécialisée dans les arts Aborigènes. ( je n’y connais rien ) .Beaucoup de personnes disent Arborigènes. C’était très beau ces montages et ces vignes en espalier, le glacier au loin. Même si la montagne m’a toujours plutôt angoissée. Bref il s’agissait de visiter l’exposition de cette femme incroyable, Emilie Kam ( pour faire court ) qui a commencé à peindre à plus de 80 ans, était guérisseuse etc… L’expo a été présentée aussi à la Tate. Puis de dialoguer avec Samuel devant le public Il y a eu pas mal de monde. On est reparties assez vite mais c’était vraiment très agréable. Bien sûr je m’étais un peu renseignée sur les aborigènes et j’avais dans le train regardé le film de Herzog… Dans le titre il y a rêve et fourmis vertes.  J’ai aussi découvert ces fourmis dont la reine je crois est réellement verte. Elles cousent des énormes fourmilières. 

Hier on a regardé les hirondelles. Elles volaient au dessus de la place en tourbillons magnifiques. Il y en a plein dans le hameau. 

Ah oui j’oubliais mon rêve. J’étais avec Andy Degroat  ( disparu il y a ? Ans, 3 ? ) et on marchait côte à côte. J’avais à la main une photo Polaroïd un peu passée des années 70 et je ne savais pas comment lui cacher. Donc ne pouvant reculer je lui ai montré avec une certaine gêne. La scène photographiée représentait un enterrement. On voyait quelques personnes au premier plan et derrière les porteurs de cercueil. Andy m’a dit qu’il ne savait pas où c’était. Et pour cause  pensai-je. Il ne se voit pas sur la photo. Je me demande si je dois l’éclairer… Je lui dis heu… tu es dedans. Dans quoi me demande t’il ? Dans la photo … Je suis effarée de lui dire la vérité: Tu es dans la boite et c’est ton enterrement. Il en a le souffle coupé. Je suis mort alors? Oui tu es mort. J’ai prévenu Jean et les autres que j’avais dévoilé le secret et qu’il fallait bien que quelqu’un lui dise. Après je ne sais plus… Après il y a eu une sorte d’abbaye splendide. Et encore après j’avais un coup droit du tonnerre et courais comme un lapin fou au tennis.

1 aout ( METZ )

Bon il faudrait sérieusement commencer le ou les textes pour Metz. Ca pourrait s’appeler non pas, comment j’ai écrit certains de mes livres mais Comment j’ai choisi certaines des oeuvres. Pour le moment je n’ai pas envie de parler de ça. Mais plutôt de noter ces passages précieux dans Des mules et des hommes ( voici encore une variation de titre ) . Les deux enfants feuillettent le catalogue Sears et l’incroyable dans ces cas là, est que se rendant sur American Archives on trouve presque exactement les numéros feuilletés par Harry et son copain noir. Ce que je dis n’a aucun sens puisque l’auteur invente sans doute les images, où elles sont le concentré de beaucoup d’autres. Au moment ou j’écris, Celeste Albaret parle à la radio dans l’émission de Jean-Noel Jannenet. Donc les enfants ouvrent au hasard le catalogue chacun leur tour et établissent des relations entre les mannequins souriant qui présentent les vêtements :

On avait ouvert le catalogue Sears, au hasard, et on était tombés sur un homme d’âge mûr, mais encore costaud et en bonne santé, des cheveux en abondance sur le crâne et des yeux clairs qui nous regardaient franchement. Il portait une veste de chasse rouge et des cuissardes, avec un râtelier plein de fusils derrière lui. On a gardé la page avec nos doigts et on a fait marcher Le Livre à Souhaits encore un coup, et cette fois il s’est ouvert sur un groupe de dames en petite tenue, belles comme on en avait encore jamais vu, toutes parfaites dans leurs sous-vêtements immaculés. Elles avaient toutes sans exception le même regard direct et calme que l’homme en veste de chasse rouge.

« Qu’est ce que tu penses, Willalee? » j’ai dit .

Sans hésitation, W a fait : « Cette dame là qu’on lui voit les cottes, c’est sa fille … »

Tout en marquant la page avec la dame aux cottes et l’homme à la veste de chasse, on a ouvert le livre encore une fois, et là c’était un jeune homme en costume, on aurait pu se raser sur le pli de son pantalon. Il posait d’un air nonchalant, le pied sur une boîte, chaque cheveu de sa belle tête bien en place. 

Voilà ce qui se passe j’ai dit.  Voyez ce gars-là il voit la fille derrière, celle avec les cottes, et son père c’est çui-là, les fusils ils sont à lui, et il est pas heureux…

Pourquoi qu’il est pas heureux? ( p102-103 )

Voici donc un échantillon de ce livre et j’ai pris plaisir à le recopier ( pour moi !!! )

Je vais de ce pas chercher à la maison de la presse les 3 autres livres que j’ai commandés et je pourrai dire que j’ai passé mes vacances avec Harry Crews. C’est un sacré plaisir que celui de lire. Quelle chance. Et après je relirai un peu de Thomas Bernhardt. On verra .  

REVE

Les décors se mélangent au fur et a mesure de la reconstitution. Le lieu. C’est le jardin d’Amiens. Le grand portail vert est fermé. Ce qui se passe: arrivée d’américains pour voir la grande tour en bois qui a été édifiée au milieu de la pelouse. Ce sont des producteurs. Je ne retrouve pas le nom du plus important. Ma soeur. Mon frère qui n’est là que pour dire qu’il faut manier la manivelle de la tour avec précaution. Il est furieux. Mon père invisible on entend que savoir et encore ce n’est pas certain. Des joueurs de tambour belges. Le garage. Le chemin qui longe la maison qui mène au stade. Il y a de l’autre côté dans mon rêve une autre propriété avec un grand portail que je ne vois pas mais que j’entends se refermer. Là habitent trois jeunes gens qui ressemblent à ceux des Finzi Contini. Mais ceux là je ne les aime pas beaucoup. Ils sont l’exemple de la grande bourgeoisie Française. Plus tard il y aura les parents et un petit chien. Le chien, je dois le garder et il tombe du balcon de ma chambre qui s’est effondré. Le chien parle et me dit que ce n’est pas cassé. Essayons de trier tout ça. Le voisins que j’appellerai les FZ, sont près de la balançoire et ont de très gros visages. En fait un peu comme au carnaval d’Amiens ce sont des grosses têtes ( pas énormes non plus ) et ce sont leur propre visage qui est reproduit. J’aime bien cette vision. Donc ma soeur me dit que le rendez-vous est important pour le film que son mari doit réaliser. Avouons que le mari existe et n’a jamais fait d’étincelles dans aucun domaine dont le théâtre. Elle rajoute: Mais le producteur a un autre rendez-vous et moi de répliquer : penses tu qu’on vient de LA uniquement pour voir ton mari. Allons! Mais elle semble déçue quand même. Bon les Américains sont environ 7 et ne parlent pas français. C’est moi qui me tape la conversation. Je leur montre les voisins et dis qu’ils sont «  l’exemple de la grande bourgeoisie Française ». Soudain je vois des hommes qui grimpent n’importe comment dans la tour qui pour cette scène est entourée de branches. Je hurle et finalement menace d’appeler la police. Entre temps une délégation japonaise passe devant le garage. Chacun a un costume traditionnel. C’est beau. Ça discute face à la tour qui est je dirais assez belle, en bois. Sobre sauf des parties en bois exotique que je n’aime pas.( En fait cette construction est la réplique allongée en hauteur de la maison de la sorcière dans mon décor pour Hansel et Gretel ). L’américaine qu’on m’avait annoncée comme désagréable, l’est. Elle n’aime pas ce décor. Je la laisse commenter ce qu’elle voit et me dirige vers le fond du jardin pour parler au gars qui était dans l’arbre. Il est assis derrière une table et je l’engueule; il reconnait que ce n’est pas malin. Il est belge et je lui dis qu’il va passer pour un belge saoul et ringard. Il me parle tambours. Il est sympathique. On discute. 

Retour des parents. Le père m’embrasse sur le front de temps en temps. On n’est plus à Amiens. Je suis chez eux quelque part ( c’est là que je dois m’occuper du petit chien ) puis on roule dans une plaine boueuse, à travers champs. Il n’y a personne et j’ai un peu peur; Ah non une voiture nous suit. Je ne sais plus ce qui se passe. Gisèle Linder fait partie du voyage . 

Il y a un cadre avec un verre. Je veux extraire le dessin (?) qui est à l’intérieur. Il me semble que c’est juste un mot . Le verre se brise . J’ai plusieurs verres cassés dont je ne sais que faire. Tiens, comme par miracle derrière moi dans la même pièce, un client du Bar des A, trie du verre cassé et aussi des rondins de bois et je lui demande de prendre mes morceaux coupants. 

Là je ne trouve plus rien. 

Travail tous les après midi, mer le matin un jour sur deux ( aout un peu plus de monde dès 8h du matin alors que nous étions les premiers le mois dernier ). Le soir apéritif sur la place. Suzanne la dame qui doit avoir alzeihmer, tourne et vire. On l’appelle Tsé-tsé ou la buse, ou la guêpe. Elle porte sa doudoune sous son bras ( il fait plus de 30 le soir ). Elle marche mains sur les hanches, tête baissée Elle s’arrête et semble avoir un objectif. Elle marche plus rapidement et là c’est l’angoisse car on sait qu’elle va demander si elle peut s’assoir avec nous, avec tous. Parfois elle change subitement de direction, disparait à droite, réapparaît à l’autre bout de la place. S’immobilise. Demande un verre d’eau au bar. Elle s’approche. Alors ça va jeunes gens? Elle veut parler mais on n’est pas toujours disposés. C’était mieux avant le village… On rit avec la table à côté et on menace de leur envoyer Suzanne. Les autochtones n’en peuvent plus car elle opère dès 7h 30 le matin. Elle doit faire un certain nombre de km. Elle n’arrête jamais, butinant ici et là. 

Mercredi

C’est toujours la même histoire. Je n’ai pas le numéro de téléphone de P. Jamais noté ou noté et effacé. Cette nuit j’ai donc cherché mon cahier bleu à spirales- celui de Rome- avec les adresses. Introuvable. Y a retrouvé mon Filofax ( ça s’appelait comme ça les assez beaux répertoires ). Puis même histoire toujours, R. est introuvable ou ne veut plus me voir. Jene sais pas à quoi cela correspond. Je dois aller au théâtre du Chatelet pour y dessiner le spectacle. Je crois de gens que l’on voyait avec R. Armelle, des acteurs etc. Je leur dis que je ne vais plus jamais au théâtre. Un allemand qui parle Francais me salue et je suis obligée de me cacher car il m’appelle sans cesse. 

Il faut absolument que je commence à écrire pour le catalogue et je ne parviens pas à démarrer. Je continue à peindre tranquillement c’est à dire environ 4 h par jours. Ce qui est le plus difficile d’est le chemin vers l’atelier ( environ quoi ? 300 m ). Il fait tellement chaud. Je supporte bien je trouve. 

J’ai commencé ( histoire de me reposer de Harry Crews ) Julien dit l’apostat de Lucien Jerphagnon, que j’aime entendre dans des rediffusions. C’est incroyablement compliqué ces histoires Romaines. J’aime beaucoup. Il y a pas mal de temps je m’étais aussi intéressée à Héliogabale et avais lu Artaud. Puis fait chez Maeght des gravures sur bois inspirées (?!!!) de cette histoire. Quant à Dioclétien où avais-je lu qu’il enfilait des mouches sur son épée ou je ne sais quoi. C’es un peu mince pour parler de cet empereur !!! Donc cette biographie est plaisante ( préface de Paul Veyne.) J’y trouve en souriant l’anecdote qui dit qu’Hélène, mère de Constantin ( qui n’a pour moi que le visage peint par Piero della Francesca ) fit un pèlerinage en terre sainte et revint couverte de reliques, dont les clous de la cruxifiction «  dont elle aurait dit-on fait incorporer la fonte en partie dans le casque de Constantin et dans le bridon de son cheval à titre de porte-bonheur … » Terminerai-je le livre ou pas; Mystère . 

Tremblement de terre près de Naples. Si ça commence aussi à frétiller par là. Tout cela est inquiétant et j’espère que je ne serai pas transformée en crapaud le jour de l’éclipse prochaine. 

Hier M. est venue diner avec ses petits enfants et sa marmite ( comme d’habitude ) . C’est sans histoires et toujours agréable. Les gosses parfaits, curieux et calmes. Ca change de cette vision ( sonore ) sur la place ou une enfant de 3 ans déjà trop potelée à le nez dans un jeu qui fait des tas de bruits, pendant que ses parents boivent l’apéritif. Elle a un petit ventilateur chinois, et une gourde qui se termine aussi par un ventilateur chinois. Ces saletés qui finiront je ne sais où. Les filles sont plutôt bien enrobées ici. 

Paul Veyne a montré mieux que personne que l’on peut faire vivre en soi et simultanément, plusieurs certitudes qui ne vont pas ensemble. Pour le moment Ulysse, Jésus, Hermes, Hera, la Vierge Marie, les miracles et les apparitions des uns et des autres, tout cela coexistait sans problème.’’

Vendredi 

Il y avait quelque chose de rituel. Une image que j’avais découpée, représentant un duel, je vais la retrouver j’espère. Disons plutôt une gravure polychrome, peut être en raison de celles de Lodovico Ottavio Burnacini que le musée d’Epinal m’a refusé. Et en lien avec cette scène une personne qui avait le visage fendu, pas comme l’homme qui rit, mais une béance verticale qui aurait pu figurer dans un musée d’anatomie. Mais la personne vivait ainsi, sans nez , visage au vent pourrait on dire. Comme une gueule cassée…Je ne sais plus trop ce que je faisais là dedans, tout s’est effacé. Ah oui il me semble qu’il était question d’évaluer le cerveau d’une telle personne car des parties exposées à l’air s’étaient minéralisées sans pour autant que Méduse soit passée par là. 

J’ai lu un truc effroyable des hommes qui font des enfants à tour de bras ( Elon Musk ou d’autres plutôt milliardaires ) entr’autres, voulant je pense sauver l’humanité avec une nouvelle race en quelque sorte. ça rappelle … En parlant de milliardaires, hier à G, le garçon du bar m’a montré un ticket venu d’un boite à  Mégève où il travaillait. 86 000 euros et je ne me trompe pas, prix de quelques bouteilles de champagne millésimées ou je ne sais quoi. Les clients, deux personnes, avaient dîné avant dans un autre endroit. Ça me semble tellement idiot, plus qu’idiot d’ailleurs. Navrant serait plus juste. Oui navrant, désolant, affligeant, Si je calcule bien, disons que ça fait 2300 euros par mois pendant 3 ans. Misère. On a immédiatement envie de devenir ermite, de se cacher, de vivre comme un saint au désert. 

A cette heure-ci, 10h la terrasse est encore praticable et je suis bien sous le parasol.

Dimanche 9 / je regarde, nous sommes partis le 17

Histoire de ne pas restés enfermés au hameau ( ce qui me va tout à fait-le café sur la terrasse, arroser, papoter en mode radio platane avec les voisines, parler avec Noa, bien courageux et qui travaille sans cesse… ) et rêvant d’être les pieds dans l’eau nous voici dans un hôtel bord de mer. Maintenant que les gens ont quitté les transats et matelas ça me convient mieux car j’ai eu une sensation d’oppression, de qu’est ce qu’on fait là au juste. R. Se moque de ma panique, une sorte d’angoisse et d’agoraphobie alors qu’il n’y a pas non plus 1000 personnes. Il dit que tout ce qu’il voit ressemble à un dessin de Sempé. Ce qui est vrai. Vu sous cet angle je ris. Le petit chien, le Monsieur à brioche… Mais résolument notre coin habituel me plait davantage. A 8h le matin même si en Aout à cette heure nous ne sommes pas les premiers… Certes il faut y aller mais ce n’est pas pire comme on dit. Car même si la route tournicote vers La Garde-Freinet il n’y a pas 50 ronds-points et feux. Ces nouvelles sont passionnantes. Mais la route dans les vignes pour venir ici est vraiment belle. A la CV l’eau est transparents et on n’a plus pied très vite. Disons que c’est plus sauvage même si je vais moins loin sans monopalme.

Je poursuis la vie de Julien l’apostat, m’intéressant aux moments où il est question des  oracles chaldaiques. Je pensais avoir un livre des Belles lettres à ce sujet mais non( si je l’ai !!! ) ce sont les Lamelles d’or orphiques que j’ai depuis bien des années . J’adore ce petit livre qui contient de très belles phrases que je retrouve dans mes notes:

Tu trouveras à gauche de la demeure d’Hadès, une source,

et près d’elle, se dressant, un cyprès blanc : de cette source ne t’approche surtout pas.

Tu trouveras une seconde source, l’eau froide qui coule du lac de Mnémosyne; devant elle se

tiennent des gardes.

Dis : ‘Je suis fils de la Terre et du Ciel étoilé ; ma race est céleste, et cela vous le savez aussi…’

Je suis desséchée de soif et je vais périr: donnez-moi donc rapidement l’eau froide qui coule du lac de Mémoire ».

Et eux-mêmes te donneront à boire de la source divine; et à partir de ce moment, parmi les autres héros, tu régneras. Et, de ce moment, avec les autres héros, tu seras souveraine. »

Lamelles d’or orphiques. Instructions pour le voyage d’outre-tombe des initiés grecs, lamelle de Pétélia (fin du Ve siècle av. J.-C.), édition par Giovanni Pugliese Carratelli, Les Belles Lettres, 2003, p. 61.

C’est magnifique non? 

Rien à voir avec cette atmosphère de vacances qui m’empêche de réfléchir. C’est sans doute fait pour cela. .Mais qu’est-ce que j’ai à être difficile comme ça. 

J’ai regardé un court métrage qui m’a intéressée. Sur Arte, Diego. 

Je crois que je vais m’arrêter là car la vue des bateaux blancs me coupe les ailes quelque peu !!!!

Nous avons diné avec AL. ça m’a fait plaisir de la voir!. Ce matin j’ai observé depuis le lit le jour se lever. Carte postale genre Azur ( les cartes postales des années 70, signées en bas à droite ) garantie. Je me souviens de ces images presque chromo qui faisaient rêver. Et on ne savait pas trop quoi écrire à ses proches. ( je vais bien, il fait beau, je m’amuse bien, meilleur souvenir , tout cela écrit en biais!!!! )J’en ai souvent écrit de mon propre gré et elles ont terminé leur vie non pas chez un quelconque destinataire, mais dans une des pochettes de la portière de ma voiture. Timbrées, prêtes à voler. J’ai un réel problème avec le courrier à poster. C’est un enfer.

Me suis baignée avant 7 h -un délice- puis, m’étant habituée au contexte j’ai repris plaisir aux choses: café, lecture, baignades et on recommence. Suis allée jusqu’au port. C’est moche ces constructions, ces villas «  la vague «  et autre nom marin. Je repense aux descriptions de la côte d’azur, de la Provence pendant et avant la guerre. Ça devait être sacrément beau. C’est à Sanary je crois qu’il y avait des artistes américains, Edith Warthon… Fitzgerald… J’ai un livre là dessus que je n’ai pas lu. Des allemands comme Lion Feuchtwanger ( je cherchais son nom depuis hier ), Werfel, Thomas Mann, des Allemands avant 1939 ( ils ne devaient pas être très fêtés après 14 )

On est allés vers Hyères dont les abords sont moches. Puis sans s’arrêter  ( villa Noailles fermée le Mardi  et de toutes façons je n’avais pas envie…) on a filé direction le hameau en prenant les petites routes dans les vignes. Retrouver avec joie ce hameau et acheter des figues, des tomates, du raisin devant une petite église et une ancienne école sur la route de Pierrefeu. J’adore ces paysages de vignes. J’ai travaillé en arrivant. Et nous avons repris notre table sur la place, et observé les uns et les autres. X est seul depuis qu’il ne peut plus parler. Lui qui faisait du bruit et s’esclaffait avec drôlerie. Il porte beau comme on dit, mais parfois on croise son regard de coulisses si on peut dire et il est triste. Ce que je conçois. Ne plus pouvoir être compris par ceux qui autrefois étaient sa compagnie c’est difficile, mais on peut aussi faire un effort et c’est à se moment là que l’on évalue la vraie amitié… Hier on l’a invité à notre table . Avec un stylo pour quand je ne comprends pas. On a ri, il était content!

J’ai terminé Body de Harry Crews et souvent j’ai éclaté de rire. Je ne sais pas comment il réussit cette comédie humaine bien américaine. Entre celui qui est surnommé La chauve souris , Clou, dingue avant mais surtout après le Viet Nam, Le mur, Earline … c’est un festival de dialogues souvent désopilants mais aussi touchants. Le directeur de l’hôtel et sa perruque, le père et sa Camel au bec, vissée pour toujours. Tout cela dans une ambiance de muscles, de poses, d’altères et d’huile pour le corps. Le Blue Flamingo acueille le concours de Miss Cosmos.  

Donc mon rythme est celui-ci . Lever avant 8 h. Faire du café, le prendre sur la terrasse, lire. Et travailler l’après midi après une sieste ou pas. Peindre jusque 19H, arroser et aller sur la place. La journée passe à une vitesse folle. Aucune contrainte. Salades de tomates délicieuses des voisines chaque jour… figues, framboises du marché, pastèque et melon ( moi qui n’aime pas trop les fruits ) .

Disparition de Vincent Dieutre. Je l’aimais bien. 

Il faut absolument que je commence à écrire. Allez demain . 15 aout c’est une bonne date.  

Evidemment je n’ai toujours pas commencé!

Il y a un type sur la place un peu étrange , qui a une cicatrice sur le crâne et une oreille en moins. Par commodité, je l’ai surnommé coton tige. Son nom c’est Didier. Il a l’air un peu simplet mais cependant il est vif. Crâne rasé, petit et sec, rapide avec son maillot de foot. Une gueule de marginal, quelle fut sa vie? L’autre soir, le 15 ( nous ne sommes allés à aucune procession vu la chaleur ) on le regardait danser seul et pas mal d’ailleurs avec son verre de Whisky. Il s’était fait beau en blanc tout propre.  Son chien, un bon toutou frisé dansait avec lui. D est passé près de moi et m’a dit en riant, je suis défoncé jt’e dis même pas comment. Il est de ceux que l’on regarde et à qui on prête plusieurs vies. Quelle enfance, où, quoi , comment? Il rit souvent. Je l’aime bien. Et il y a des choses quand même bizarres dans la vie. Le trouvant à l’intérieur du bar vide ( tout le monde est dehors pour le spectacle dansé ), on parle un peu et je ne sais comment vient cette conversation sur les voyages. Il me dit qu’il est de Jacksonville… Je luis dit Pardon? Objectivement qui parle de Jacksonville, quand avez vous entendu parler de la Georgie, la Floride et Jackson ville? Il faut bien répondre: Jamais. Mais moi, Moi, MOI qui suis une rareté, il se trouve que justement j’ai regardé où était Jacksonville il y a peu. Et pourquoi? Eh bien car alignant les livres de Harry Crews depuis un mois, il se trouve que non seulement apparait régulièrement cette ville dans ses récits mais que lui même, est né où? A Jacksonville. Je n’en revenais pas. Bon Didier m’a avoué ne pas connaitre le Dakota, plus que Jacksonville ou tout coin des States. Est il allé plus loin que Gonfaron je le crois. 

Mais penser que ce gars est le type de personne que décrit HC! Des sortes de déclassés, marginaux qui prennent et donnent des coups, sont capables de couper d’un coup de hache la main d’un mec posée sur une clôture, boivent une quantité démesurée d’alcool, fument une cartouche de Camel en 30 minutes et écrasent leurs mégots sur la moquette, ne connaissent pas leur père, sont obèses, sont squelettiques, féroces, caractériels, pleurent, sont  fauchés puis soudainement riches, ont le visage défoncé par la boxe, ou chassent des serpents, ou se suicident parcequ’elles ont perdu le concours de Miss Cosmos à l’Hotel Blue Flamingo. 

J’étais ravie au sens propre, de cette coïncidence.

Une autre rencontre bizarre, un type que je connais de vue depuis pas mal d’années et qui est comment dit on, la spécialité en médecine qui consiste à couper les gens en deux  Anatomopathologie, anapath… Il est plutôt spécialisé en autopsies. J’aime bien faire parler les gens. Ça m’a semblé exotique. Il est discret et pas du genre a mettre devant mon verre des boyaux et autres substances sintis d’une cage thoracique. C’est une bonne chose. 

Des rêves dont le plus désagréable est celui où mon crâne est en une matière qui ressemble à des gaufrettes. Berk. Et il y a ici et là des touffes de cheveux noirs. Re berk. Je ne sais plus le contexte. Ma Rolleix achetée le matin, fendue une heure après alors que je plongeais dans une piscine et ma montre de secours dans le cadran de laquelle je voyais une petite araignée et deux autres insectes peu ragoutant. Grande table et réunion théâtrale avec R. Je quitte la place en me cachant, et hurlant que je déteste et le théâtre, et les acteurs. Puis je cherche le dentifrice, trouve du Nescafé…. Bref. Cette nuit je cherchais un restaurant vietnamien. On m’a offert des skis très beaux et les bâtons par contre étaient en plastique. Suis entrée dans un magasin de vêtements pour ados. Il y avait une piste au centre, juste de je ne sais quoi. C’est bizarre ces plus que minuscules insectes qui volent. 

J’adore être sur la terrasse et miracle ce matin il faisait frais. J’ai bien dit frais. Bon…. Café et écrire mon texte. Gilles m’a téléphoné à 7h . Il s’est coupé un doigt et doit faire un bureau avec 6 tiroirs !!!! Quelle aventure. Lui qui vit seul, parle très peu suite à sa chute d’échafaudage. Ca m’a fait plaisir de l’entendre rire de son doigt coupé. En fait il m’appelait pour la Sainte Hélène… 

Le Musée de mes admirations

Poursuite du travail pour Metz et enfin deux dossiers. LN + Collections/ LN sans collections/ documentation. C’est fastidieux. Ecrire pour N. Répondre ici et là. Envoyer des photos et le pire à faire avant samedi; les factures à donner tous les 3 mois. Avant j’y passais 4 jours une fois pas an. Maintenant… Hier suis sortie invitée par Aline P. J’aime bien écouter les expériences différentes en l’occurence ici les pianistes et compositeurs. Mon pied et moi rentrons tôt. Je m’endors avant de me coucher ou presque. Il me pince ce pied et je boite. R. Sort tout à l’heure. Au lieu de travailler ce matin je vais m’autoriser une visite de l’expo Gysin qui se termine le 12 . Ca y est un mail qui me demande quoi? Je rencontre sur instagram ( couac) Tommy Cooper qui au réveil me fait rire avec ses numéros ratés. Sa mort, elle, fut réussie, sur scène alors qu’il se produisait pour un programme Télé. J’adore quand adossé à un rideau, il sort de son grand manteau toutes sortes de choses improbables. J’aime beaucoup ces acteurs et musiciens comme Victor Borge qui en plus est un excellent pianiste. Il faudrait que je construise le Musée de mes admirations .

Dans le sens contraire, c’est à dire les non admirations, l’histoire Le Pen me laisse sans voix. Qui est plus dangereux? Cet âne de Bardella ou elle ? Le mensonge, le déni, la malhonnêteté… Tiens je vais rejeter un oeil sur Lucien de Samosate qui a bien parlé du pouvoir. J’ai oublié La foire aux serpents à l’hôpital. ZuT. Bon direction le musée.

Pas de peinture . Grr Acheté Iain Levison. C’est drôle. ( si on peut dire) cette recherches de boulots mal payés aux USA. ETc. Reçu le livre sur les marionnettes et la censure. Regarde celles de Gaston Baty et je vois qu’il y a sa maison à Pelussin à 40 km de Saint-Etienne. J’envoie les infos à Y car il y a des résidences.

Alors Brion Gysin. Bon l’expo est assez triste et propre. On y met en avant le BG peintre ( je trouve ) alors qu’il n’est pas un immense peintre ( informel, Tobey sont les mots qui me viennent à l’esprit. ) Mais de cela on se fiche. Le type est passionnant, tout cela est une époque. Le Beat Hotel etc . Mais tout cela donne de lui une image assez plan plan et le moins que l’on puisse dire c’est que la Beat ne l’était pas / Plan plan. La dream Machine est mal montrée avec les bancs courbes autour. Je trouve avec plaisir une photo prise au Colloque de TAnger et j’y vois mon Gerard georges Lemaire tout jeune organisateur. GG ! J’ai les deux volumes du colloque que j’avais lus il y a longtemps , édités par Christian Bourgois et offerts par GG . Bon voyons ce que j’ai photographié. Car à présent il y a la phase 1/ Regarder en se déplaçant au Musée et la Phase 2/ revoir ou même voir ce que l’on a pas vu parce que paradoxalement la capture photographique, le désir de posséder l’image passe avant tout. Et une fois qu’on a le butin on se dit qu’on verra plus tard . Ni vu ni connu.

Au moment ou j’écris LBD pour son expo sur le Lion au Mucem veut m’emprunter Bad Taste Gorlitz. Je dis OK contre non pas deux terrines corses qu’elle me propose mais 3 !!! PS Elle connaîssait le lion mal empaillé en Suède .

Le hic pour moi, c’est que les lions du Douanier sont tous loin (évidemment!) et que le budget de l’expo réclame un circuit court! Si je te donne les deux terrines, sst-ce que tu me prêteras Bad Taste, Gorlitz (2007)? REPONSE=Excuse moi ya pas écrit je me fais arnaquer. 3 terrines et tu emportes le lot . Pas de discussion possible

Black foot

Les pieds de la momie de Toutankhamon, le 4 novembre 2007.

Le directeur de l’hôpital psychiatrique est entré / Il avait un tête à la Mabuse , un nez crochu, des dents bizarres et de toute évidence des cheveux teints en noir . Il avait à la main une sort de perceuse. En fait moi je suis assise à un petite table. Les patients sont assis comme dans une bibliothèque. Il entre et paf, sans autre commentaire il plante avec son espèce de flingue un grande vis dans la tête de l’homme au crâne rasé.Ce dernier poursuit la lecture de son journal comme si de rien n’était. C’est bizarre a présent on dirait qu’il a une antenne. Le professeur qui pourrait aussi étre un méchant chez Hergé continue sa consultation, me demande si je suis une patiente et m’empresse on le comprendra de nier et de dire que je visite. « Vous n’avez rien à faire là  » AH oui ça semble évident et je m’excuse lui disant que j’ai trouvé des tas de trucs passionnants ici. je réunis mes affaires. Je sors escortée de ? et d’une fille italienne. Ah oui ça se passe à Rome. Par la fenêtre de cette pièce on voit des malades mentaux. J’ai envie d’en filmer un et je ne le fais pas. Il y en a deux en train de copuler enveloppés dans une sorte de linceul, des africains, des têtes hirsutes, des gens immobiles. En face ce sont les chambres mais je vois mal. Le psychiatre est là depuis 5 ans et demi. En fait nous sommes au musée de l’armée que je ne connaissais pas. Mon intention n’était pas d’y aller mais voulant rejoindre mon hôtel Via Griggio ???? j’ai marché comme la veille mais me suis trompée et retrouvée sur un grand axe. Montée dans le premier bus qui s’arrête , je rencontre ? qui va au musée de l’armée pour y prendre des notes me dit -il. Je me dis qu’on doit être à L’EUR. mais non. Du coup je l’accompagne. Mais n’arrive pas à voir où je suis sur mon téléphone. Près de Rome? Loin? La sempiternelle impossibilité de saisir un numéro etc. Tiens R est là . Tout le monde repart ensemble. Nous prendrons un taxi. Je perds R le retrouve dans une rue ou il y a des grandes portes en metal. Je lui demande pourquoi il vient ici et me répond que c’est la rue de ? qui fait des travaux malgré sa douleur. Apres je ne sais plus. Et me voici. Le plus marquant est la tête inquiétante de ce psychiatre ou de cet acteur maquillé à l’ancienne avec nez postiche etc . Qui était celui qu’on appelait l’homme aux 1000 Visages. Heu.. Yesse Lon Chaney/ Il y a longtemps que je n’ai pas pensé à lui ; Evidemment Orson Welles était maitre en variations de visage, transformations diverse. J’adore ça.

Bonne nouvelle mon pied n’est pas encore tombé. Mais il me fait toujours mal. Sa noirceur me fascine, j’ai l’impression que je pourrais le montrer dans une exposition dialogue comme on les fait aujourd’hui, oui je pourrais le montrer aux Antiquités Egyptiennes du Louvre. Pied de Pharaonne / Pied d’Hélène. Tout seul dans une vitrine . Tiens je cherche. Allez Pied….. de. … pharaon…

Ai déjeuné avec A qui avait une valise pleine de livres cherchés à Drouot. Il a sorti d’un autre sac un grand fascicule sur le docteur Spitzner. J’avais oublié que la collection était à Montpellier , hum ? Y est elle toujours. Le titre de l’article de De Baecque me fait rire: Tristes Cires

« Morale illustrée. Vous êtes en plein cauchemar: le cabinet anatomique présente ses cires de monstres, ses flacons de foetus, son capharnaüm de sorcellerie. Vous êtes pourtant dans un haut lieu de l’édification populaire: ici sont regroupées les figures pédagogiques qui devaient renseigner sur les populations lointaines et les mystères de la procréation, expliquer pourquoi on devait rester propre et ne pas trop boire, montrer comment se préserver des maladies vénériennes et des ambiguïtés de la consanguinité. C’était une morale illustrée, mais aussi l’occasion de se rincer l’oeil avec bonne conscience, de se faire voyeur par vertu. Un résumé des perversités de la civilisation bourgeoise. Ces cabinets des horreurs curieuses hantaient les foires et les fêtes foraines. On s’y précipitait en nombre, comme on allait regarder les scènes macabres du musée Grévin, qui donnait sa version crue de la Terreur; ou les reconstitutions morbides de la morgue, qui disposait d’authentiques cadavres pour donner à voir à des milliers de personnes des faits divers récents. Le plus célèbre des cabinets de cires anatomiques, le musée Spitzner, a été réuni par un médecin belge et comptait près de 250 pièces: des têtes, des sexes, des ventres, des faces, des organes, tous monstrueux, portant une pathologie ou une anomalie scientifiquement nommée et caractérisée. Des cartels édifiants mettaient en garde les visiteurs et devaient expliquer comment garder au loin ces difformités. Le musée Spitzner, longtemps abandonné, vient d’être restauré, racheté par la société Roussel-Uclaf et confié au musée de l’Assistance publique, à Paris, qui n’ose pas encore le dévoiler au public. Double pénis. Dans l’«enfer» du musée des Arts forains, on trouve une cinquantaine de pièces du même genre. Elles viendraient en grande partie du cabinet du sculpteur de cire Jules Talrich. Ce dernier, qui rassembla dans les années 1880 ce «Grand Panopticum» de l’univers, s’était donné pour projet de «présenter les plus singulières curiosités de notre temps». Une tête de guillotiné voisine avec deux têtes d’«Indiens de la Terre de Feu» (un mâle et une femelle), des bocaux contiennent une série complète d’embryons humains (de quatre semaines à quatre mois), un coffret recèle une fine canne ciselée en os de femme et une galerie de sexes masculins et féminins se présente cireusement aux regards: hermaphrodismes, parasites, hydrocèles, condylomes, entre autres maladies et malformations dont la pièce de choix est un bas-ventre pourvu d’un double pénis.

Puis une brochure genre ronéotypée de Camille Renault. Tiens tiens ça me dit quelque chose et je vérifie . OUIIII j’en ai choisi un pour l’exposition de Metz. C’est drôle cette coïncidence. La pièce N°52 est une vue de la seconde maison de CR, il y a un portrait bas relief, et aussi un beau Lion. En parlant de lion, A. me montre un lion terrible que j’adore. Il est aussi raté que la restauration de la figure du Christ en Espagne ( souvenons nous de cette pieuse dame qui innocemment avait refait une beauté à cette fresque devenue très célèbre de par son ratage absolu ) Ici c’est le lion mal taxidermisé. Une merveille. Ou est il nom d’une pipe ? Je cherche. Dans un chateau en Suède et sans Françoise Sagan.

« As the rose is the flower of the flowers, so this is the house of houses »

Chapter house Westminster ( 1246-1255 )

As the rose is the flower of the flowers, so this is the house of houses

Dans mon rêve il y avait Picasso, Picasso célèbre bien sûr et en même temps Picasso enfant. Je ne sais pas s’il s’agissait d’une renaissance mais j’ai réussi à obtenir de cet enfant de 3 ans un dessin de Picasso ( c’est clair? ). Il ne voulait cependant pas de crayon HB. Ce n’était pas un caprice vu qu’il ne savait pas qui il était. Il a voulu des H et je crois que le 5 h lui convenait. Il a signé Picasso. Et j’était très contente de moi. Avoir raflé un dessin de Picasso pour acheter l’atelier à Château d’Eau. Exactement le prix du dessin 3 millions 5. ( 600 m2- Ca c’est vrai c’est une annonce que j’ai vue et qui m’a fait saliver ). Ensuite je suis allée aux Beaux-arts et le cours avait lieu en plein air et sur des gradins très haut dans le potager de mes parents sur la gauche. Il y a eu de la musique tunisienne, ils rentraient du foin que j’avais pris sans mes lunettes pour des plats géants de spaghettis.Le professeur faisait rire aux éclats les étudiants. Avant j’étais allée à un de ses cours où il s’agissait de faire parler des objets. Je ne me souviens plus des réflexions que j’avais faites à un garçon qui alignait des emballages de produits ménagers. J’ai traversé les Beaux arts, parlé avec de étudiants qui étaient tous âgés de plus de 50 ans. Je leur demandais : Pourquoi si tard? Bref j’ai roulé je ne sais où avec la voiture.

Il y a eu cette semaine le RV à l’hôpital à 7 h du matin et le lendemain le départ pour Londres à la même heure. J’avoue préférer la deuxième proposition. Nous sommes allés directement à Westminster où T.T historien délicieux de W nous attendait avec l’équipe Française. Dans un beau bureau orné de figures du 16 eme ( lions étranges et divinités curieuses) nous avons discuté avec protocole et politesses avec 4 autres personnes du lieu, puis sommes allés voir le lieu du crime à savoir l’endroit ou sur montrée ma tapisserie en cours de réalisation à Aubusson. On visite ensuite et je fais beaucoup de photos dans cet endroit incroyable que j’avais arpenté avec grand ennui quand j’avais 13 ans. Les gisants polychromes, les fresques, le étendards et heaumes bizarres surmonté ici d’un furet, là d’un chien, plus loin de sortes de plumes. Il y a des éléments que j’aurais davantage rangés au rayon Brasserie Bavaroise, tant les couleurs sont ( encore? ) vives. Un gisant attire mon attention et celle de E car il n’est pas comme ses amis à plat sur le dos, jambes parallèles, et pieds posées sur un petit lion. Il a croisé les jambes comme pour un moment de détente, mains jointes. C’est trop beau. Après on a pris des bus rouges, décidant de  » glander » et d’aller où le vent nous portait. On s’est retrouvés à la Tate pour l’exposition impressionnante -même si on n’est pas sensible aux douleurs montrées-, l’exposition douloureuse donc de Tracy Emin. J’aime bien cette fille bizarre à la bouche un peu tordue ( le masque « mortuaire », d’elle vivante est très beau.) On ne peut pas dire que tout cela respire la joie. Je vais lire l’interview que j’ai photographiée dans le catalogue. On a passé une bonne soirée dans le quartier populaire de White Chapel, trouvé un bar sympa tenu par un grand garçon élégant et raffiné malgré ses proportions généreuses. Un type s’occupe d’une jeune fille, la nourrissant de Gin Fizz. Ils s’embrassent et rient bruyamment. Cheveux blancs emport boucle d’or et on devine la suite. Un dame à des incroyables bottes argentées horribles et drôles. Je la félicite et elle me dit qu’elle les a eues pour 10 ponds dans un second hand!!! Puis un restau indien snifé par E. Zéro touristes par là-bas. Le lendemain RV à la galerie qui est vide cette fois ci et en préparation de Picabia et je ne sais plus. On papote et visiblement j’ai le beau côté. Hum ça commence à m’angoisser tout ça !. Zut l’expo Rose Wyllie s’est terminée deux jours avant. Grr . On entre dans le chic endroit d’en face / Cafés et oeufs mollets sur un lit d’épinards. c’est bon. Puis on marche, on marche ( 10 km chaque jour ) , on entre dans la British Library, on se met au soleil devant le British muséum et on se ballade dans Blumsberry, et c’est déjà l’heure du train.

Travail sur Metz et je demande à y aller pour finir les demandes de prêt . Seule je commence à avoir du mal et parfois ne comprends plus. Il faut que je me replonge dans les oeuvres qui doivent « tourner » tous les 3 mois. Lundi Lyon pour définir sur place la couleur du portail et là il ne faut pas se tromper. J’étais trop peu sûre en regardant les photos. Hop Argenteuil. Mesurer les peintures pour Art Basel.

le crochet LFI

Alors que je faisais trois courses j’ai attrapé un flyer électoral. J’allais le jeter, l’ai mis dans ma poche et ressorti dans l’ascenceur ( que je reprends quand les cieux me semblent cléments ) . Et je lis: Madame X 1/cheffe de projet, 2/lutte contre le surtourisme et … 3/ Redonne les bénéfices de ses créations au crochet pour la Palestine. Alors là on se demande si c’est le programme de Mister Bean, une invention, ou la réalité. On a bien ri un peu plus tard. J’avais gardé le précieux parchemin. Bon, je me dis, Dimanche prochain, en allant rue des martyrs je trouverai bien quelqu’un qui tracte. Puis j’ai oublié. Avant hier je sors de la station ND de Lorette. La nuit est tombée et dans le noir une fille en haut de l’escalator distribue les trucs. Je passe, reviens sur mes pas et voyant qu’il s’agit du même flyer je dis à la personne qu’elle tombe bien et que j’ai besoin d’éclaircissements. En m’excusant car, dis-je, vous n’êtes pas responsable et vous distribuez pour la candidate je lui demande si elle se rend compte de l’ineptie et du ridicule de ce programme. Elle est étonnée. Et moi : Mais le crochet, qu’est ce que c’est que cette histoire de créations au crochet ? Alors elle me répond Vous voulez voir? j’ai les photos!. Stupeur c’est la candidate en personne.
J’ai décliné cette offre alléchante, et me suis éclipsée gentiment. Ensuite j’ai un peu regretté mon attitude ( non agressive ni belliqueuse je précise ) La fille est de toute évidence à ranger au rayon innocente, ou neuneu si je suis méchante, d’une telle naïveté. Ce que je me demande aussi c’est comment de telles absurdités peuvent exister? Et pourquoi  » ça passe « .

Mon Kandinsky

Il est presque terminé. Beaucoup plus grand que l’original avec un truc peint en plus!je me suis dit: Lançons nous derrière Surtevant !!! Quand il n’y a pas, faisons la sourde oreille. Bon j’aurais c’est certain plus de mal avec un Botticelli. J’ai pas mal souffert quant aux couleurs. Il y en a 3. Un fond assez « mastic » et deux sortes de verts un peu jaunes. Je ne pensais pas que ce serait difficile. Mais je n’ai jamais vu l’original et les reproductions sont toutes différentes. Je dois dire que ça m’amuse. Terminé aussi deux petits diptyques. C’est mieux sans vernis. J’ai tenté mais je n’aime pas trop. Commencé une grande peinture à partir du portrait de Berthe Weill par Kars. J’ai vu le tableau à l’Orangerie. Je l’avais découpé dans la Gazette. Ouf très beau temps. On a pas mal ri hier avec Valerie etc au QG. José avait garé son énorme camion de dépannage devant le bar et fêtait ses 50 ans. Luna a bien aboyé pour être en accord avec les cris et les rires de la tablée portugaise. J’ai commencé le livre que Marga m’a offert. Il s’agit de l’agression de la Finlande par la Russie. Olivier Norek revient à la rentrée avec Les Guerriers de l’Hiver. J’avoue que je ne connaissais rien à cette histoire là. Sur le chemin de l’atelier une voiture rouge a entièrement brulé. Dans l’Escalator je photographie des jambes de Lolita avec petit short et chaussettes en dentelles. Certain qu’elle est Japonaise. C’est amusant ce « mignon » mais ça me met plutôt mal à l’aise. Je n’ai jamais aimé les femmes qui jouent les petits filles et minaudent. Alors cette ambiguïté sexuelle… Bref. Vu l’expo Martial Raysse. Trouve ça assez moche et plutôt poussiéreux à vrai dire. Ouem. Disparition soudaine du spécialiste de la tapisserie de Bayeux que nous avions rencontré. Tous les jours ou presque atelier. Travail pour Nantes et mise au point de l’étoile. Petit livre pour Hong Kong. L’autre soir concert de Ino Casablanca à la Cigale. Bien installés derrière la régie son. Je crois qu’on était les plus vieux! Tiens je vais écouter Feu chatterton et poursuivre ma lecture.

J’attrape sur le lit L’homme sans contenu ( Frenhofer et son double ) de Agamben et trouve:

Qu’est il arrivé à Frenhofer? Tant qu’aucun oeil étranger n’a contemplé son chef d’oeuvre, il n’a pas douté un seul instant de sa réussite. Mais il lui a suffi de regarder un instant sa toile avec les yeux des deux spectateurs pour être obligé de faire sienne l’opinion de Porbus et de Poussin: « Rien, rien, et avoir travaillé dix ans. Frenhofer s’est dédoublé. Il est passé du point de vue de l’artiste à celui du spectateur, de la promesse de bonheur intéressée à l’esthétique désintéressée; dans ce passage l’intégrité de son oeuvre s’est évanouie. En effet ce n’est pas seulement Frenhofer qui s’est dédoublé, mais aussi son oeuvre: comme dans ces combinaisons de figures géométriques qui, observées longuement, acquièrent une disposition différente, à partir de laquelle on ne peut plus revenir à la précédente sauf à fermer les yeux, de même son oeuvre présente alternativement deux faces, qu’il n’est pas possible de recomposer en unité; la face tournée vers l’artiste est la réalité vivante où il lit sa promesse de bonheur. Mais l’autre face, celle qui est tournée vers le spectateur, est un ensemble d’ éléments sans vie qui ne peut que se refléter dans limage qu’en renvoie le jugement esthétique

Aux abbesse un café et des courses ce matin. Puis lire. Annulé le RV avec S pour avoir une journée sans aucune contrainte. Remis à demain.

Demain Saint louis . Ouf ce n’est pas à 8h comme annoncé.

OUF bis

Bonne année ( malgré mon ton rabat-joie ) à mon minuscule nombre de lecteurs.

Comme Mouna / Aguigui Mouna, « le Mouna frères -le journal le moins lu de la presse sporadique » !!!Je trouve aussi en souriant Ferdinand Samuel Lop né le 10 octobre 1891 à Marseille.( B2 B lui ressemble ) + Les partisans de Lop ou « Lopistes ». Les opposants étaient les « Antilopes ». Les indécis, quant à eux étaient taxés « d’Interlopes ». Il prêche l’extinction du paupérisme à partir de dix heures du soir.

Voilà c’est fini, c’est terminé, c’est oublié. Noel et jour de l’an. C’est du passé. Déjà cela m’allège. Bonne soirée à 3 avec MM. Puis on jette un oeil aux Champs Elysées et leur foule pleine de téléphones portables qui font à eux seuls une rivière de lumière. Quelle angoisse de se retrouver dans cette foule.

J’ai (bien) travaillé Lundi à Argenteuil ( malgré le froid ). Il faudrait que j’achète une nouvelle perruche car elle que j’ai doit s’ennuyer ferme. Ici depuis deux jours je dessine. Ne sais pas ce que ça vaut, mais m’en fiche. Demain atelier à nouveau toute la journée et Samedi aussi. j’ai une certaine sensation d’urgence, ne sachant pas trop comment sera l’avenir. Notes pour Metz. Recherches quant à la lumière ( projecteurs ets… ) Mais je laisse reposer comme on dit/ Annulation du voyage à NY. Je devais partir le 7. Je ne me sens pas de m’inquiéter loin. Hier au téléphone mon vieux médecin JC que j’ai toujours surnommé Bardamu. Généraliste comme on n’en fait plus, courant ici et là, officiant à Pantin, fumant entre deux consultations, et jouant à la belote plus tard . Hum. Pas fort pas fort. Mais nous devisons néanmoins, et ses forces déclinantes lui permettent encore de lire Lucien de Samosate dont je parlais justement hier avec R. lui disant à quel point cette lecture était réjouissante. Les livres commandés pour mon frère sont enfin arrivés. Mais qui eut cru que le même jour nous étions deux à demander le Journal de Victor Klemperer en 2 ( énormes tomes= 1700 pages environ )? Personne n’achète ce livre !!!! résultat = confusion dans les noms et livre qui est dispo et que je ne vais pas chercher. Acheté le livre de Jeremy sur les Ménines, et commandé Bartleby et moi. (Il y a quelque chose de fascinant dans ce livre-testament de Gay Talese, la sensation de visiter les coulisses d’un genre littéraire. Aujourd’hui âgé de 93 ans, celui qui est considéré comme le fondateur du Nouveau Journalisme outre-Atlantique se remémore ici ses débuts, ses rencontres marquantes, explique sa façon de travailler. Avec, on s’en doute, un délicieux sens du détail.)

Voilà ou nous ensommeillé. = je n’en peux plus de ce correcteur qui parle pour moi et prend mon langage en otage en modifiant ce que je veux dire et qui n’a plus aucun sens.

Donc voilà où nous en sommes. ( merci ) Allez un autre café et je dessine. Tenter de terminer la Splendeur des Amberson.( Booth Tarkington, dont je ne sais rien ) C’est assez léger et amusant.Lecture agréable.

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