Le Musée de mes admirations

Poursuite du travail pour Metz et enfin deux dossiers. LN + Collections/ LN sans collections/ documentation. C’est fastidieux. Ecrire pour N. Répondre ici et là. Envoyer des photos et le pire à faire avant samedi; les factures à donner tous les 3 mois. Avant j’y passais 4 jours une fois pas an. Maintenant… Hier suis sortie invitée par Aline P. J’aime bien écouter les expériences différentes en l’occurence ici les pianistes et compositeurs. Mon pied et moi rentrons tôt. Je m’endors avant de me coucher ou presque. Il me pince ce pied et je boite. R. Sort tout à l’heure. Au lieu de travailler ce matin je vais m’autoriser une visite de l’expo Gysin qui se termine le 12 . Ca y est un mail qui me demande quoi? Je rencontre sur instagram ( couac) Tommy Cooper qui au réveil me fait rire avec ses numéros ratés. Sa mort, elle, fut réussie, sur scène alors qu’il se produisait pour un programme Télé. J’adore quand adossé à un rideau, il sort de son grand manteau toutes sortes de choses improbables. J’aime beaucoup ces acteurs et musiciens comme Victor Borge qui en plus est un excellent pianiste. Il faudrait que je construise le Musée de mes admirations .

Dans le sens contraire, c’est à dire les non admirations, l’histoire Le Pen me laisse sans voix. Qui est plus dangereux? Cet âne de Bardella ou elle ? Le mensonge, le déni, la malhonnêteté… Tiens je vais rejeter un oeil sur Lucien de Samosate qui a bien parlé du pouvoir. J’ai oublié La foire aux serpents à l’hôpital. ZuT. Bon direction le musée.

Pas de peinture . Grr Acheté Iain Levison. C’est drôle. ( si on peut dire) cette recherches de boulots mal payés aux USA. ETc. Reçu le livre sur les marionnettes et la censure. Regarde celles de Gaston Baty et je vois qu’il y a sa maison à Pelussin à 40 km de Saint-Etienne. J’envoie les infos à Y car il y a des résidences.

Alors Brion Gysin. Bon l’expo est assez triste et propre. On y met en avant le BG peintre ( je trouve ) alors qu’il n’est pas un immense peintre ( informel, Tobey sont les mots qui me viennent à l’esprit. ) Mais de cela on se fiche. Le type est passionnant, tout cela est une époque. Le Beat Hotel etc . Mais tout cela donne de lui une image assez plan plan et le moins que l’on puisse dire c’est que la Beat ne l’était pas / Plan plan. La dream Machine est mal montrée avec les bancs courbes autour. Je trouve avec plaisir une photo prise au Colloque de TAnger et j’y vois mon Gerard georges Lemaire tout jeune organisateur. GG ! J’ai les deux volumes du colloque que j’avais lus il y a longtemps , édités par Christian Bourgois et offerts par GG . Bon voyons ce que j’ai photographié. Car à présent il y a la phase 1/ Regarder en se déplaçant au Musée et la Phase 2/ revoir ou même voir ce que l’on a pas vu parce que paradoxalement la capture photographique, le désir de posséder l’image passe avant tout. Et une fois qu’on a le butin on se dit qu’on verra plus tard . Ni vu ni connu.

Au moment ou j’écris LBD pour son expo sur le Lion au Mucem veut m’emprunter Bad Taste Gorlitz. Je dis OK contre non pas deux terrines corses qu’elle me propose mais 3 !!! PS Elle connaîssait le lion mal empaillé en Suède .

Le hic pour moi, c’est que les lions du Douanier sont tous loin (évidemment!) et que le budget de l’expo réclame un circuit court! Si je te donne les deux terrines, sst-ce que tu me prêteras Bad Taste, Gorlitz (2007)? REPONSE=Excuse moi ya pas écrit je me fais arnaquer. 3 terrines et tu emportes le lot . Pas de discussion possible

Black foot

Les pieds de la momie de Toutankhamon, le 4 novembre 2007.

Le directeur de l’hôpital psychiatrique est entré / Il avait un tête à la Mabuse , un nez crochu, des dents bizarres et de toute évidence des cheveux teints en noir . Il avait à la main une sort de perceuse. En fait moi je suis assise à un petite table. Les patients sont assis comme dans une bibliothèque. Il entre et paf, sans autre commentaire il plante avec son espèce de flingue un grande vis dans la tête de l’homme au crâne rasé.Ce dernier poursuit la lecture de son journal comme si de rien n’était. C’est bizarre a présent on dirait qu’il a une antenne. Le professeur qui pourrait aussi étre un méchant chez Hergé continue sa consultation, me demande si je suis une patiente et m’empresse on le comprendra de nier et de dire que je visite. « Vous n’avez rien à faire là  » AH oui ça semble évident et je m’excuse lui disant que j’ai trouvé des tas de trucs passionnants ici. je réunis mes affaires. Je sors escortée de ? et d’une fille italienne. Ah oui ça se passe à Rome. Par la fenêtre de cette pièce on voit des malades mentaux. J’ai envie d’en filmer un et je ne le fais pas. Il y en a deux en train de copuler enveloppés dans une sorte de linceul, des africains, des têtes hirsutes, des gens immobiles. En face ce sont les chambres mais je vois mal. Le psychiatre est là depuis 5 ans et demi. En fait nous sommes au musée de l’armée que je ne connaissais pas. Mon intention n’était pas d’y aller mais voulant rejoindre mon hôtel Via Griggio ???? j’ai marché comme la veille mais me suis trompée et retrouvée sur un grand axe. Montée dans le premier bus qui s’arrête , je rencontre ? qui va au musée de l’armée pour y prendre des notes me dit -il. Je me dis qu’on doit être à L’EUR. mais non. Du coup je l’accompagne. Mais n’arrive pas à voir où je suis sur mon téléphone. Près de Rome? Loin? La sempiternelle impossibilité de saisir un numéro etc. Tiens R est là . Tout le monde repart ensemble. Nous prendrons un taxi. Je perds R le retrouve dans une rue ou il y a des grandes portes en metal. Je lui demande pourquoi il vient ici et me répond que c’est la rue de ? qui fait des travaux malgré sa douleur. Apres je ne sais plus. Et me voici. Le plus marquant est la tête inquiétante de ce psychiatre ou de cet acteur maquillé à l’ancienne avec nez postiche etc . Qui était celui qu’on appelait l’homme aux 1000 Visages. Heu.. Yesse Lon Chaney/ Il y a longtemps que je n’ai pas pensé à lui ; Evidemment Orson Welles était maitre en variations de visage, transformations diverse. J’adore ça.

Bonne nouvelle mon pied n’est pas encore tombé. Mais il me fait toujours mal. Sa noirceur me fascine, j’ai l’impression que je pourrais le montrer dans une exposition dialogue comme on les fait aujourd’hui, oui je pourrais le montrer aux Antiquités Egyptiennes du Louvre. Pied de Pharaonne / Pied d’Hélène. Tout seul dans une vitrine . Tiens je cherche. Allez Pied….. de. … pharaon…

Ai déjeuné avec A qui avait une valise pleine de livres cherchés à Drouot. Il a sorti d’un autre sac un grand fascicule sur le docteur Spitzner. J’avais oublié que la collection était à Montpellier , hum ? Y est elle toujours. Le titre de l’article de De Baecque me fait rire: Tristes Cires

« Morale illustrée. Vous êtes en plein cauchemar: le cabinet anatomique présente ses cires de monstres, ses flacons de foetus, son capharnaüm de sorcellerie. Vous êtes pourtant dans un haut lieu de l’édification populaire: ici sont regroupées les figures pédagogiques qui devaient renseigner sur les populations lointaines et les mystères de la procréation, expliquer pourquoi on devait rester propre et ne pas trop boire, montrer comment se préserver des maladies vénériennes et des ambiguïtés de la consanguinité. C’était une morale illustrée, mais aussi l’occasion de se rincer l’oeil avec bonne conscience, de se faire voyeur par vertu. Un résumé des perversités de la civilisation bourgeoise. Ces cabinets des horreurs curieuses hantaient les foires et les fêtes foraines. On s’y précipitait en nombre, comme on allait regarder les scènes macabres du musée Grévin, qui donnait sa version crue de la Terreur; ou les reconstitutions morbides de la morgue, qui disposait d’authentiques cadavres pour donner à voir à des milliers de personnes des faits divers récents. Le plus célèbre des cabinets de cires anatomiques, le musée Spitzner, a été réuni par un médecin belge et comptait près de 250 pièces: des têtes, des sexes, des ventres, des faces, des organes, tous monstrueux, portant une pathologie ou une anomalie scientifiquement nommée et caractérisée. Des cartels édifiants mettaient en garde les visiteurs et devaient expliquer comment garder au loin ces difformités. Le musée Spitzner, longtemps abandonné, vient d’être restauré, racheté par la société Roussel-Uclaf et confié au musée de l’Assistance publique, à Paris, qui n’ose pas encore le dévoiler au public. Double pénis. Dans l’«enfer» du musée des Arts forains, on trouve une cinquantaine de pièces du même genre. Elles viendraient en grande partie du cabinet du sculpteur de cire Jules Talrich. Ce dernier, qui rassembla dans les années 1880 ce «Grand Panopticum» de l’univers, s’était donné pour projet de «présenter les plus singulières curiosités de notre temps». Une tête de guillotiné voisine avec deux têtes d’«Indiens de la Terre de Feu» (un mâle et une femelle), des bocaux contiennent une série complète d’embryons humains (de quatre semaines à quatre mois), un coffret recèle une fine canne ciselée en os de femme et une galerie de sexes masculins et féminins se présente cireusement aux regards: hermaphrodismes, parasites, hydrocèles, condylomes, entre autres maladies et malformations dont la pièce de choix est un bas-ventre pourvu d’un double pénis.

Puis une brochure genre ronéotypée de Camille Renault. Tiens tiens ça me dit quelque chose et je vérifie . OUIIII j’en ai choisi un pour l’exposition de Metz. C’est drôle cette coïncidence. La pièce N°52 est une vue de la seconde maison de CR, il y a un portrait bas relief, et aussi un beau Lion. En parlant de lion, A. me montre un lion terrible que j’adore. Il est aussi raté que la restauration de la figure du Christ en Espagne ( souvenons nous de cette pieuse dame qui innocemment avait refait une beauté à cette fresque devenue très célèbre de par son ratage absolu ) Ici c’est le lion mal taxidermisé. Une merveille. Ou est il nom d’une pipe ? Je cherche. Dans un chateau en Suède et sans Françoise Sagan.

« As the rose is the flower of the flowers, so this is the house of houses »

Chapter house Westminster ( 1246-1255 )

As the rose is the flower of the flowers, so this is the house of houses

Dans mon rêve il y avait Picasso, Picasso célèbre bien sûr et en même temps Picasso enfant. Je ne sais pas s’il s’agissait d’une renaissance mais j’ai réussi à obtenir de cet enfant de 3 ans un dessin de Picasso ( c’est clair? ). Il ne voulait cependant pas de crayon HB. Ce n’était pas un caprice vu qu’il ne savait pas qui il était. Il a voulu des H et je crois que le 5 h lui convenait. Il a signé Picasso. Et j’était très contente de moi. Avoir raflé un dessin de Picasso pour acheter l’atelier à Château d’Eau. Exactement le prix du dessin 3 millions 5. ( 600 m2- Ca c’est vrai c’est une annonce que j’ai vue et qui m’a fait saliver ). Ensuite je suis allée aux Beaux-arts et le cours avait lieu en plein air et sur des gradins très haut dans le potager de mes parents sur la gauche. Il y a eu de la musique tunisienne, ils rentraient du foin que j’avais pris sans mes lunettes pour des plats géants de spaghettis.Le professeur faisait rire aux éclats les étudiants. Avant j’étais allée à un de ses cours où il s’agissait de faire parler des objets. Je ne me souviens plus des réflexions que j’avais faites à un garçon qui alignait des emballages de produits ménagers. J’ai traversé les Beaux arts, parlé avec de étudiants qui étaient tous âgés de plus de 50 ans. Je leur demandais : Pourquoi si tard? Bref j’ai roulé je ne sais où avec la voiture.

Il y a eu cette semaine le RV à l’hôpital à 7 h du matin et le lendemain le départ pour Londres à la même heure. J’avoue préférer la deuxième proposition. Nous sommes allés directement à Westminster où T.T historien délicieux de W nous attendait avec l’équipe Française. Dans un beau bureau orné de figures du 16 eme ( lions étranges et divinités curieuses) nous avons discuté avec protocole et politesses avec 4 autres personnes du lieu, puis sommes allés voir le lieu du crime à savoir l’endroit ou sur montrée ma tapisserie en cours de réalisation à Aubusson. On visite ensuite et je fais beaucoup de photos dans cet endroit incroyable que j’avais arpenté avec grand ennui quand j’avais 13 ans. Les gisants polychromes, les fresques, le étendards et heaumes bizarres surmonté ici d’un furet, là d’un chien, plus loin de sortes de plumes. Il y a des éléments que j’aurais davantage rangés au rayon Brasserie Bavaroise, tant les couleurs sont ( encore? ) vives. Un gisant attire mon attention et celle de E car il n’est pas comme ses amis à plat sur le dos, jambes parallèles, et pieds posées sur un petit lion. Il a croisé les jambes comme pour un moment de détente, mains jointes. C’est trop beau. Après on a pris des bus rouges, décidant de  » glander » et d’aller où le vent nous portait. On s’est retrouvés à la Tate pour l’exposition impressionnante -même si on n’est pas sensible aux douleurs montrées-, l’exposition douloureuse donc de Tracy Emin. J’aime bien cette fille bizarre à la bouche un peu tordue ( le masque « mortuaire », d’elle vivante est très beau.) On ne peut pas dire que tout cela respire la joie. Je vais lire l’interview que j’ai photographiée dans le catalogue. On a passé une bonne soirée dans le quartier populaire de White Chapel, trouvé un bar sympa tenu par un grand garçon élégant et raffiné malgré ses proportions généreuses. Un type s’occupe d’une jeune fille, la nourrissant de Gin Fizz. Ils s’embrassent et rient bruyamment. Cheveux blancs emport boucle d’or et on devine la suite. Un dame à des incroyables bottes argentées horribles et drôles. Je la félicite et elle me dit qu’elle les a eues pour 10 ponds dans un second hand!!! Puis un restau indien snifé par E. Zéro touristes par là-bas. Le lendemain RV à la galerie qui est vide cette fois ci et en préparation de Picabia et je ne sais plus. On papote et visiblement j’ai le beau côté. Hum ça commence à m’angoisser tout ça !. Zut l’expo Rose Wyllie s’est terminée deux jours avant. Grr . On entre dans le chic endroit d’en face / Cafés et oeufs mollets sur un lit d’épinards. c’est bon. Puis on marche, on marche ( 10 km chaque jour ) , on entre dans la British Library, on se met au soleil devant le British muséum et on se ballade dans Blumsberry, et c’est déjà l’heure du train.

Travail sur Metz et je demande à y aller pour finir les demandes de prêt . Seule je commence à avoir du mal et parfois ne comprends plus. Il faut que je me replonge dans les oeuvres qui doivent « tourner » tous les 3 mois. Lundi Lyon pour définir sur place la couleur du portail et là il ne faut pas se tromper. J’étais trop peu sûre en regardant les photos. Hop Argenteuil. Mesurer les peintures pour Art Basel.

le crochet LFI

Alors que je faisais trois courses j’ai attrapé un flyer électoral. J’allais le jeter, l’ai mis dans ma poche et ressorti dans l’ascenceur ( que je reprends quand les cieux me semblent cléments ) . Et je lis: Madame X 1/cheffe de projet, 2/lutte contre le surtourisme et … 3/ Redonne les bénéfices de ses créations au crochet pour la Palestine. Alors là on se demande si c’est le programme de Mister Bean, une invention, ou la réalité. On a bien ri un peu plus tard. J’avais gardé le précieux parchemin. Bon, je me dis, Dimanche prochain, en allant rue des martyrs je trouverai bien quelqu’un qui tracte. Puis j’ai oublié. Avant hier je sors de la station ND de Lorette. La nuit est tombée et dans le noir une fille en haut de l’escalator distribue les trucs. Je passe, reviens sur mes pas et voyant qu’il s’agit du même flyer je dis à la personne qu’elle tombe bien et que j’ai besoin d’éclaircissements. En m’excusant car, dis-je, vous n’êtes pas responsable et vous distribuez pour la candidate je lui demande si elle se rend compte de l’ineptie et du ridicule de ce programme. Elle est étonnée. Et moi : Mais le crochet, qu’est ce que c’est que cette histoire de créations au crochet ? Alors elle me répond Vous voulez voir? j’ai les photos!. Stupeur c’est la candidate en personne.
J’ai décliné cette offre alléchante, et me suis éclipsée gentiment. Ensuite j’ai un peu regretté mon attitude ( non agressive ni belliqueuse je précise ) La fille est de toute évidence à ranger au rayon innocente, ou neuneu si je suis méchante, d’une telle naïveté. Ce que je me demande aussi c’est comment de telles absurdités peuvent exister? Et pourquoi  » ça passe « .

Mon Kandinsky

Il est presque terminé. Beaucoup plus grand que l’original avec un truc peint en plus!je me suis dit: Lançons nous derrière Surtevant !!! Quand il n’y a pas, faisons la sourde oreille. Bon j’aurais c’est certain plus de mal avec un Botticelli. J’ai pas mal souffert quant aux couleurs. Il y en a 3. Un fond assez « mastic » et deux sortes de verts un peu jaunes. Je ne pensais pas que ce serait difficile. Mais je n’ai jamais vu l’original et les reproductions sont toutes différentes. Je dois dire que ça m’amuse. Terminé aussi deux petits diptyques. C’est mieux sans vernis. J’ai tenté mais je n’aime pas trop. Commencé une grande peinture à partir du portrait de Berthe Weill par Kars. J’ai vu le tableau à l’Orangerie. Je l’avais découpé dans la Gazette. Ouf très beau temps. On a pas mal ri hier avec Valerie etc au QG. José avait garé son énorme camion de dépannage devant le bar et fêtait ses 50 ans. Luna a bien aboyé pour être en accord avec les cris et les rires de la tablée portugaise. J’ai commencé le livre que Marga m’a offert. Il s’agit de l’agression de la Finlande par la Russie. Olivier Norek revient à la rentrée avec Les Guerriers de l’Hiver. J’avoue que je ne connaissais rien à cette histoire là. Sur le chemin de l’atelier une voiture rouge a entièrement brulé. Dans l’Escalator je photographie des jambes de Lolita avec petit short et chaussettes en dentelles. Certain qu’elle est Japonaise. C’est amusant ce « mignon » mais ça me met plutôt mal à l’aise. Je n’ai jamais aimé les femmes qui jouent les petits filles et minaudent. Alors cette ambiguïté sexuelle… Bref. Vu l’expo Martial Raysse. Trouve ça assez moche et plutôt poussiéreux à vrai dire. Ouem. Disparition soudaine du spécialiste de la tapisserie de Bayeux que nous avions rencontré. Tous les jours ou presque atelier. Travail pour Nantes et mise au point de l’étoile. Petit livre pour Hong Kong. L’autre soir concert de Ino Casablanca à la Cigale. Bien installés derrière la régie son. Je crois qu’on était les plus vieux! Tiens je vais écouter Feu chatterton et poursuivre ma lecture.

J’attrape sur le lit L’homme sans contenu ( Frenhofer et son double ) de Agamben et trouve:

Qu’est il arrivé à Frenhofer? Tant qu’aucun oeil étranger n’a contemplé son chef d’oeuvre, il n’a pas douté un seul instant de sa réussite. Mais il lui a suffi de regarder un instant sa toile avec les yeux des deux spectateurs pour être obligé de faire sienne l’opinion de Porbus et de Poussin: « Rien, rien, et avoir travaillé dix ans. Frenhofer s’est dédoublé. Il est passé du point de vue de l’artiste à celui du spectateur, de la promesse de bonheur intéressée à l’esthétique désintéressée; dans ce passage l’intégrité de son oeuvre s’est évanouie. En effet ce n’est pas seulement Frenhofer qui s’est dédoublé, mais aussi son oeuvre: comme dans ces combinaisons de figures géométriques qui, observées longuement, acquièrent une disposition différente, à partir de laquelle on ne peut plus revenir à la précédente sauf à fermer les yeux, de même son oeuvre présente alternativement deux faces, qu’il n’est pas possible de recomposer en unité; la face tournée vers l’artiste est la réalité vivante où il lit sa promesse de bonheur. Mais l’autre face, celle qui est tournée vers le spectateur, est un ensemble d’ éléments sans vie qui ne peut que se refléter dans limage qu’en renvoie le jugement esthétique

Aux abbesse un café et des courses ce matin. Puis lire. Annulé le RV avec S pour avoir une journée sans aucune contrainte. Remis à demain.

Demain Saint louis . Ouf ce n’est pas à 8h comme annoncé.

OUF bis

Bonne année ( malgré mon ton rabat-joie ) à mon minuscule nombre de lecteurs.

Comme Mouna / Aguigui Mouna, « le Mouna frères -le journal le moins lu de la presse sporadique » !!!Je trouve aussi en souriant Ferdinand Samuel Lop né le 10 octobre 1891 à Marseille.( B2 B lui ressemble ) + Les partisans de Lop ou « Lopistes ». Les opposants étaient les « Antilopes ». Les indécis, quant à eux étaient taxés « d’Interlopes ». Il prêche l’extinction du paupérisme à partir de dix heures du soir.

Voilà c’est fini, c’est terminé, c’est oublié. Noel et jour de l’an. C’est du passé. Déjà cela m’allège. Bonne soirée à 3 avec MM. Puis on jette un oeil aux Champs Elysées et leur foule pleine de téléphones portables qui font à eux seuls une rivière de lumière. Quelle angoisse de se retrouver dans cette foule.

J’ai (bien) travaillé Lundi à Argenteuil ( malgré le froid ). Il faudrait que j’achète une nouvelle perruche car elle que j’ai doit s’ennuyer ferme. Ici depuis deux jours je dessine. Ne sais pas ce que ça vaut, mais m’en fiche. Demain atelier à nouveau toute la journée et Samedi aussi. j’ai une certaine sensation d’urgence, ne sachant pas trop comment sera l’avenir. Notes pour Metz. Recherches quant à la lumière ( projecteurs ets… ) Mais je laisse reposer comme on dit/ Annulation du voyage à NY. Je devais partir le 7. Je ne me sens pas de m’inquiéter loin. Hier au téléphone mon vieux médecin JC que j’ai toujours surnommé Bardamu. Généraliste comme on n’en fait plus, courant ici et là, officiant à Pantin, fumant entre deux consultations, et jouant à la belote plus tard . Hum. Pas fort pas fort. Mais nous devisons néanmoins, et ses forces déclinantes lui permettent encore de lire Lucien de Samosate dont je parlais justement hier avec R. lui disant à quel point cette lecture était réjouissante. Les livres commandés pour mon frère sont enfin arrivés. Mais qui eut cru que le même jour nous étions deux à demander le Journal de Victor Klemperer en 2 ( énormes tomes= 1700 pages environ )? Personne n’achète ce livre !!!! résultat = confusion dans les noms et livre qui est dispo et que je ne vais pas chercher. Acheté le livre de Jeremy sur les Ménines, et commandé Bartleby et moi. (Il y a quelque chose de fascinant dans ce livre-testament de Gay Talese, la sensation de visiter les coulisses d’un genre littéraire. Aujourd’hui âgé de 93 ans, celui qui est considéré comme le fondateur du Nouveau Journalisme outre-Atlantique se remémore ici ses débuts, ses rencontres marquantes, explique sa façon de travailler. Avec, on s’en doute, un délicieux sens du détail.)

Voilà ou nous ensommeillé. = je n’en peux plus de ce correcteur qui parle pour moi et prend mon langage en otage en modifiant ce que je veux dire et qui n’a plus aucun sens.

Donc voilà où nous en sommes. ( merci ) Allez un autre café et je dessine. Tenter de terminer la Splendeur des Amberson.( Booth Tarkington, dont je ne sais rien ) C’est assez léger et amusant.Lecture agréable.

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