Notes / Thingspiele

Je retrouve cette note de juin 2016. Il s’agit du festival d’histoire de l’art et j’étais allée écouter qui ? ( il me semble que c’était un artiste qu’avait fait cette conférence sur les marionnettes et le Reich. Je ne retrouve plus ) .

Le théâtre de marionnettes au service de l’idéologie nationale-socialiste. Theatre in the service of national-socialist ideology: from Thingspiel to Puppet Theatre.

L’Etat hitlérien, afin d’asseoir et d’ancrer en profondeur la Weltanschauung [conception du monde] nazie au sein du peuple allemand, a soumis la culture à un traitement fonctionnel au service de la propagande. Durant les premières années du régime (1933-1937), afin de former une communauté du peuple consciente du rôle historique du national-socialisme, le Thingspiel, théâtre de propagande de masse en plein air, est créé. Ce « nouveau » genre théâtral, de style héroïque, pouvant mêler l’oratorio, la pantomime, le défilé, la musique et la danse, ne parvient cependant pas à galvaniser les foules. Lourd de ses échecs, il trouve une fin prématurée par l’entremise de Goebbels en 1937. A partir de cette même année, les circonstances et les visées expansionnistes de l’Allemagne nazie conduisent à une volonté plus offensive dans le domaine théâtral en matière de propagande. Le théâtre de marionnettes, facilement transportable (notamment sur le front), peu coûteux, d’une efficacité redoutable, devient vite un instrument privilégié. Des têtes de marionnettes sont produites en série et un répertoire est constitué, édité et distribué par l’Institut du Reich pour le Théâtre de Marionnettes nouvellement fondé. Dans ce contexte, la figure de Kasper est abondamment exploitée et devient l’incarnation des dogmes nationaux- socialistes. Le théâtre de marionnettes, longtemps considéré comme un art « non suspect » ou toujours du « bon côté » de la subversion montre ici un tout autre visage.

Je cherche et ne trouve rien. Je ne parle pas allemand Rien. J’ai retrouvé ! C’est Anthony Liébault qui avait fait une conférence:Le théâtre de marionnettes au service de l’idéologie nationale-socialiste.

Theatre in the service of national-socialist ideology: from Thingspiel to Puppet Theatre. L’Etat hitlérien, afin d’asseoir et d’ancrer en profondeur la Weltanschauung [conception du monde] nazie au sein du peuple allemand, a soumis la culture à un traitement fonctionnel au service de la propagande. Durant les premières années du régime (1933-1937), afin de former une communauté du peuple consciente du rôle historique du national-socialisme, le Thingspiel, théâtre de propagande de masse en plein air, est créé. Ce « nouveau » genre théâtral, de style héroïque, pouvant mêler l’oratorio, la pantomime, le défilé, la musique et la danse, ne parvient cependant pas à galvaniser les foules. Lourd de ses échecs, il trouve une fin prématurée par l’entremise de Goebbels en 1937. A partir de cette même année, les circonstances et les visées expansionnistes de l’Allemagne nazie conduisent à une volonté plus offensive dans le domaine théâtral en matière de propagande. Le théâtre de marionnettes, facilement transportable (notamment sur le front), peu coûteux, d’une efficacité redoutable, devient vite un instrument privilégié. Des têtes de marionnettes sont produites en série et un répertoire est constitué, édité et distribué par l’Institut du Reich pour le Théâtre de Marionnettes nouvellement fondé. Dans ce contexte, la figure de Kasper est abondamment exploitée et devient l’incarnation des dogmes nationaux-socialistes. Le théâtre de marionnettes, longtemps considéré comme un art « non suspect » ou toujours du « bon côté » de la subversion montre ici un tout autre visage.

Un exemple frappant de représentation d’Hitler liée à Pourim a été documenté en 1946 dans un camp de personnes déplacées à Landsberg, en Allemagne, près de Munich. Moins d’un an après la défaite des nazis, les survivants juifs de la Shoah vivant à Landsberg ont réalisé un sketch de Pourim dramatisant l’arrestation et l’exécution d’Hitler, qui s’était suicidé 11 mois plus tôt. Ce sketch, qui était l’un des nombreux spectacles sur le thème d’Hitler organisés par des Juifs pour Pourim dans les années d’après-guerre, mettait également en scène au moins un enfant portant un uniforme de détenu de camp de concentration en taille adulte. L’enfant posait pour les photos en souriant à côté d’hommes déguisés soldats qui tenaient fermement un réfugié représentant Hitler tout en portant un uniforme et une cravate ornée d’une croix gammée. Les Juifs non pratiquants mettaient souvent en scène des représentations de Pourim sur le thème d’Hitler, créant ainsi une « intersection entre la mise en scène laïque et le rituel religieux », selon le Musée mémorial de l’Holocauste des Etats-Unis.« Dans les camps pour personnes déplacées, ces spectacles prenaient parfois la forme de fantasme de vengeance contre Adolf Hitler et d’autres dirigeants nazis », dit le site du musée. « Plusieurs photos documentent des scènes de pendaisons d’Hitler, Hitler et Joseph Goebbels comme des mendiants de rue, ou l’effigie d’Hitler brûlée. »

De fil en aiguille me voici découvrant Lag Baomer et les défilés de Pourim. Il est vrai qu’en matière de religion juive je n’y connais rien. Je vois passer sur le document un char sur le quel est installé une immense cage contenant une croix gammée/

Retour sur BB

BB c’est Bernard de Beloeil comme en Belgique le Chateau du même nom. Lui pour chateau, dit TATO. Je le connais depuis des années. Je ne sais pas si je pense ( avec affection ) qu’il est cinglé, ou qu’il est un enfant. Son obsession: Les familles royales. Il prétend être d’une grande famille ( trande tamille ) . D’où cette image que j’ai commandée pour lui. J’ai aussi le Modèle BB et Lady Di ( alété tantille ). Oui elle était gentille BB ! Oui ! Oui. BB a toujours des bijoux ( pidoux ) en super toc qui me rappellent mes désirs enfantins de joaillerie: la gourmette dans le distributeur à la foire d’Amiens. On tirait d’un coup sec le tiroir après avoir mis une pièce- clac et chute de la boite – et l’objet aussi léger qu’étincelant était à vous. Pour terminer cette évocation, j’avais tenté de graver mon nom sur la plaque et j’avais dérapé. Il faut ajouter que vu la taille de l’objet j’aurais pu y glisser ma jambe plutôt que mon poignet bien trop fin. Bref. BB est comme un homme sandwich de la Place Vendôme. Je m’émerveille à chaque fois qu’il apparaît dans des vapeurs de parfums . Je le félicite et il me dit à l’oreille le prix de ses émeraudes et autres diamants. Je m’esclaffe et lui dis que  » ça ne m’étonne pas « . J’ai des tonnes de photos de ses mains baguées. Donc Mon BB si on peut dire, regarde avec dédain les voitures de l’homme ordinaire qui passent devant le bistrot. De n’montrais pas ladd’an = ( je ne monterais pas là dedans) dit il car il a toujours été habitué aux Bentley du tato en pelzic. ( le chateau en Belgique ) BB est toujours en conversation téléphonique soit avec l’au-delà, soit avec personne-ce qui est la même chose – soit afec mon afocate. Il va chercher le pain pour le restaurant, va promener les chiens du restaurant, mange au restaurant. Ici c’est sa famille. Il est affairé, va et vient de son ( petit appartement ) rempli de peubles de Bersailles, de lustres de cristal et autres chinoiseries en toc. J’y suis allée une fois, dans cet immeuble affreux à côté, et qui a remplacé le Medrano dans les années 70. J’ai l’impression d’avoir raconté ça 10 fois. Somme toute, on se souvient de combien de choses?. Pas tellement? Moi à cloche pieds sur le carrelage de la cuisine en train de manger une banane ( 4 ans ) , moi en train de me couper les tresses sous la table ( 5 ans ), bon la barbe c’est ennuyeux… Revenons à BB qui parfois ressemble à William Burroughs. Il n’y a pas si longtemps, il venait s’assoir au bar et croisait avec une certaine élégance ses fines jambes. Chaussures vernies parfois, chapeau melon et costume Lacroix. Manteau de fourrure etc. Cependant je crois qu’il n’a plus qu’une dent et elle n’est pas en or. Revenons aux reines et rois. Quand il a reçu cette photo que je lui avais promise il s’est empressé d’aller la montrer partout. Il ne sait plus bien si c’est vrai ou faux, se demande si finalement ce n’est pas plus vrai que faux. Vrai/ Faux, je crois que l’on ne s’est jamais tant posé la question et qu’on mettrait presque en doute TOUTES les informations et images que nous recevons . Je trouve que c’est très perturbant.

16h25 Je me suis endormie. Me suis réveillée au moment ou Richter me prenait par les épaules en me disant de ne pas me décourager . Dans la galerie, il était assis et ? lui a demandé s’il voulait voir un de ses anciens tableaux. Il m’a dit: Dites lui que je n’ai pas le temps, puis il s’est finalement dirigé vers le directeur de la galerie. Je ne connaissais pas cette oeuvre de jeunesse où l’on voit au centre une charrette tirée par des chevaux et à l’arrière le plan d’une cathédrale . J’ai trouvé que c’était magnifique .

Ce matin RV avenue Trudaine avec K2L. Il me semble qu’il fait bon et presque frais à 10 h. Je repars avec des livres de sa collection. Ce matin, systéme D nous avons collé des couvertures de survie dans la chambre. Côté argenté c’est hyper éblouissant à croire que Méduse va morfler . Psychologiquement c’est efficace. L’est-ce vraiment. Je fais 3 courses.

Hier RV à l’Hotel expérimental ( je ne sais pas trop ce que ça veut dire ), qui est à côté de chez Christophe et où je n’ai jamais eu vraiment envie d’entrer. Il y a un peu le même genre de façade peu engageante pas loin d’ici rue Victor Massé me semble t’il. Bref une fois la porte poussée on est dans un endroit très agréable et frais, vaste . C’est confortable. J’aime bien ce moment où il s’agit de se rencontrer et de tenter de raconter ce que sera cette expo à Metz. Le pire dans l’excitation des expos c’est de re-voir et re-voir son propre travail. On me donne Alphabet. C’est beau et je suis contente de mes pages. Apparaît plus tard Donatien et son élégante et vaste chemise blanche . Rien fait aujourd’hui. Impossible de me concentrer avec la chaleur. Me déplacer tout à l’heure jusque chez HW, Bouh. Afin de continuer et terminer la grotte j’ai commandé une centaine de coquillages à A il faudra que je passe les prendre. ( il me faudra traverser les jardins de la cité U qui ont été kidnappés par Vuitton pour le Défilé. Sans considérer ce que cela signifie ou représente, les images de la vague que j’ai vue, sont autrement classe que la saloperie de grotte vaniteuse et boursoufflée de JR, qui s’est permis de bloquer le pont ( allo la mairie ) pour le transformer en tunnel pour gogo peu exigeant. De la pure démagogie que cet art qui s’adresse au peule . On sait dans le passé ce que ça a donné.

Va t’on partir? Mystère. D’habitude je suis déjà loin de Paris depuis 2 jours j’ai ouvert l’atelier et déchargé la voiture pleine de matériel ( mon dernier bal en général est le vernissage chez Maeght/ après plus RIEN . J’ai envoyé un petit mot à l’équipe et à Eric.) et au moment où j’écris, l’an dernier nous montions vers le col de Tende pour quelques jours. Le petit hôtel de 6 chambres me plait avec au rez-de -chaussée la clientèle du bar composée exclusivement de gens du coin: Pacheco le marchand de miel etc… Il n’y a pas grand chose à faire à part regarder les autres, l’église, un camion plein de moutons qui passe avec précautions. L’an dernier pour mon anniversaire, les patrons m’ont offert des bâtons de ski. J’avoue qu’avant ça me faisait rire des gens équipés ainsi mais là bas ça grimpe sec et lors d’une de mes dernières marches j’ai eu du mal à redescendre. Mes genoux m’ennuient. J’espère que… J’aime bien aussi aller à la chapelle Notre dame des Miracles. Ces églises de montagne sont belles. Et puis l’incroyable gare désaffectée, celle de l’époque Mussolinienne. Donc le hameau c’est pour plus tard. Mon atelier aussi. La mer aussi.

Je pense au monde de la clim. Au gens qui ne l’auront jamais. A ceux qui seront toujours confortables quelle que soit la situation. Bref en passant il n’y a plus un éventail, un brumisateur Evian, un ventilo un climatiseur dans tout Paris. J’ai soif.

Berk Paris tout sale

Au lendemain de la fête de la musique, Paris est immonde. Une poubelle, partout. Dans le Marais où j’ai rendez- vous à 8h c’est l’odeur d’urine qui est terrible. Partout. On aurait dit une grève de poubelles ( si on peut dire ).Ceete nuit Quelqu’un peignait à l’étage en dessous et quant à moi qui observais tous ces tableaux assez moches et très colorés, j’étais suivie par une sorte de souris jolie. A un moment elle s’est approchée de ma jambe et s’est collée sur mon mollet. Ma peau s’est déchirée et j’ai eu comme une grave brulure après avoir réussi à décoller ce gentil animal. En l’observant j’ai vu que la bête avait un visage d’enfant trisomique ( Misere d’où sort on cela) Puis j’ai appris la mort de PR, copain du Forez . Ce qui est bizarre c’est que d’Amiens nous avons pris la voiture avec ce défunt pour aller prévenir les autres de sa disparition: escaliers, église, chemin, bar dans le village, E. . Je m’engage sur une route et le soleil qui vient de ma droite est extrêmement violent. J’évite des accidents dont un minuscule enfant sur un vélo.

Hier galerie/ galerie HW pour Westminster/ retour maison en tirant la langue. On profite de la clim à la cantine et même si ce n’est pas hyper bon, on y dine. Ouvrir toutes les fenêtres. fermer toutes les fenêtres. La chambre est un aéroport et on pourrait en fermant les yeux imaginer que Romain Gary va décoller. Ce matin Saint louis, RV avec MD, puisRV a sciences PO. 17h train pour Grignan.

Jumeaux

Je ne sais pas s’il vous est arrivé de vous étonner de l’occupation de l’espace de certains. Dans la rue, il m’arrive de m’impatienter car entre guillemets, je ne peux pas doubler. Il n’y a que peu de monde mais la personne devant vous, même mince semble prendre tout l’air. Vous passez sur sa droite, justement elle se déplace vers la droite. Vous tentez la gauche, idem. Pour moi cela se termine sur une impatience de chauffard, j’accélère et fais une queue de poisson. Enfin libre de circuler. Et de me faire rentrer dedans par quelqu’un qui en marchant a le nez dans son téléphone.

J’ai pris à l’hôpital sur une étagère parmi les livres ordinaires déjà lus dans des chambres et abandonnés lors de la sortie ( trucs à la Musso, femme de ménage – sais plus l’auteur ) bref ça m’amusait de faire comme Orson Welles -est ce la légende ou une légende – qui avait trouvé dans une cabine téléphonique ce qui deviendrait la Dame de Shangaï. Comme c’était le Domaine étranger de 10/18 je me disais que je ne risquais rien. Je ne sais pas du tout qui est l’auteur et le livre est dans la chambre. Mais après avoir lu une trentaine de pages, ça m’intrigue. Encore une histoire de jumeaux comme chez Agota Kristof, une histoire d’accordeur de pianos ( c’est le titre ); « S’il est vrai que nous ne pouvons vivre qu’une petite partie de ce qui est en nous – qu’advient-il du reste ? » Pascal Mercier, c’est l’auteur. Jamais entendu parler. Professeur de philo.

Dimanche est synonyme de tentative de ne rien faire. tentative un peu plus réussie chaque semaine. J’ai le sentiment délicieux de transgresser. Etre allongée, lire, ouvrir l’iPAD et le refermer, reprendre le livre. Ces histoire de jumeaux me plaisent-elles parce que ma mère elle même avait une soeur jumelle. Violette. Enfant malade et décédée enfant. J’ai souvent pensé que ma mère en eut la vie affectée. On en parlait presque jamais, parfois elle évoquait cette petite soeur avec beaucoup de tristesse. Ma tante T, la soeur des jumelles, quant à elle a souffert de l’affection et l’attention portées à Violette. Quand à la fin de sa vie elle me décrivait cette photo où l’on voit les quatre soeurs je crois, ( je lui demandais pourquoi elle semblait fâchée ), elle me répondait:- « C’est parce que je ne suis pas sur les genoux de papa. ». J’en étais stupéfaite et essayais de la faire parler davantage. Plus de 80 ans plus tard, ressentir toujours et encore cette déception de ne pas avoir son père pour elle seule. Elle faisait aussi des signes d’intelligence à la photo de ce père en uniforme de 14-18, posé dans son cadre au dessus de l’armoire à glace. C’est dans le miroir que je la voyais envoyer des signaux magique à son père, faire des petits mouvements de doigts, des frétillements. Après sa mort je ne suis jamais retournée rue de l’école maternelle? Je m’en veux un peux d’avoir cessé tout contact avec la famille qui s’occupait si bien d’elle? C’est comme ça. Pourquoi, je l’ignore. Laisser des gens sur le côté, les abandonner en quelque sorte et sans vraiment de raisons, je l’ai fait.

Ventilateur

Hier on a dîné avec la fine équipe au restaurant Sicilien. CHALEUR INTENSE MAIS C’ETAIT JOYEUX ET BON. CE MATIN DEPART À 6H20! ZUT JE NE CORRIGE PAS LES MAJUSCULES. Travail à l’atelier hier. Si seulement je savais pourquoi je peins ainsi et d’où viennent ces images !!! Bref. Les oiseaux aiment Charles Trenet et les chansons italiennes. Je sifflote  » sapore di mare « . Laissé un peu Julien l’apostat et sa mauvaise humeur, repicoré Thomas Bernhard, lu les polémiques Erri de Luca (Erri De Luca s’y revendique « sioniste » et affirme qu’il ne saurait y avoir de génocide de la population palestinienne. ) Je crois que j’avais acheté un ou deux de ses livres qui sont restés neufs. Sans vraie raison d’ailleurs. un peu quand même . La façon dont des lecteurs m’en parlaient m’a sans doute agacée. Il apparaissait alors dans une sorte de, comment dire, pureté. Un auteur à groupies. Bon je dis sans doute n’importe quoi . Homme proche de la nature de la montagne et des éléments, j’ai l’impression d’une sorte d’image de la perfection: Humilité, discrétion etc. Bon je ferais mieux de lire plutôt que dire. Tiens c’est bizarre que sur le truc gonflable de JR il n’aient pas prévu une sorte de loisir-accro branche ou via Ferrata: escalader un ballon en somme. Suis d’ailleurs bien étonnée en pensant à ce pauvre pont d’avoir vu tous ces gens sauter dans le canal Saint Martin. Couac Non? J’aurais trop peur de me cogner dans un corps amputé d’un bras ou de remonter une tête !!! ( voir Détective des grandes années )

Ecouté Carlo Ginzburg en rediffusion comme on disait ! Et me demande si j’ai les rois thaumaturges de M Bloch quelque part. Hum Hum. J’ai feuilleté le bouquin de Michel Serre sur Tintin. Ça m’a ennuyée. De toutes façons je n’arrive à rien lire de lui. Il dit dans une émission qu’il respirait en lisant Tintin. ( littérature d’évasion ) « Il n’a rien fait de bien grave pendant la guerre … et il y a peu de dessins regrettables dans son oeuvre ». ) En ce qui me concerner j’ai toujours plaisir à lire Tintin de préférence lorsqu’il fait froid bien à l’abri sous ma couette. C’est aussi régressif que de savourer des coquillettes avec du gruyère râpé. De plus j’ai la faculté d’être toujours surprise et de n’avoir jamais mémorisé l’enchaînement des faits. Je vois très bien le lieu ou sont fabriquées les « oreilles cassées »et la stupéfaction à la découverte des ces centaines de fétiches Arumbaya, avant cela la surprise du gardien, l’oreille entière alors qu’il en manquait un petit bout. Plus loin la Castafiore dont le portrait fait des vagues colorées sur un écran de télévision. Abdallah n’en parlons pas, la tête de Tintin qui fait office de bouchon de bouteille de whisky non plus, les rames qui brûlent, encore trop à gauche, le General Alcatraz, le perroquet qui s’envole, les mats de la Licorne et Tchang et le gorille et les méchants et les Dupont.d. Tintin dans un gros manteau chiné avec des lunettes noires et une canne d’aveugle, le pont d’un bateau, les chutes dans les escaliers, je vais te couper la tête, des boites de crabe, Milou avec un os immense dans la gueule, le perroquet qui pince le nez ou le doigt du Capitaine, le peintre, les noirs caricaturés, et Nestor. Non Madame Legrand ce n’est pas dans Tintin.Si. Non? Si! Quand il y a a un appel pendant la scène de Music-hall ( voilà pourquoi La do mi sol j’aimerai toujours….. ) avec l’hypnose…. c’est dans les 7 boules de cristal ça? Bon j’ai fini ma loghorrée !!! Et je rajoute la boucherie Sanzot et le General Alcatraz.

Donc ce matin je m’étais bien installée dans la chambre d’hôpital en attendant le retour de R. Puis me suis allongée 5 mn, puis me suis délicieusement endormie en entendant ça et là des charriots, des voix, des rires. J’étais bien, là hors du monde. puis je sui partie à La Fontaine, un café sympa rue Juliette Dodu ( c’est qui ? ) Les lettres que Juliette Dodu envoie à l’armée française permettent de prévenir l’état-major que les prussiens préparent une embuscade. 40 000 hommes du général Aurelles de Paladines risquent d’être piégés ! Prévenu à temps, le commandement militaire peut manœuvrer ses troupes et évite le drame. L’ESPIONNE CAPTURÉE ET CONDAMNÉE À MORT Après 17 jours, les prussiens découvrent finalement la dérivation. Juliette est alors arrêtée, emprisonnée puis condamnée à mort par la cour martiale. Fort heureusement, l’armistice est signé avant son exécution. La jeune fille est graciée par l’empereur prussien et autorisée à revenir en France. Elle est la première femme à avoir reçu la légion d’honneur. Bref J’avais RV avec Le Nouvel Obs pour parler de la tapisserie de Bayeux. Arte est OK pour faire 30 mn là dessus . Puis on est rentrés.

Les crottes d’écureuil

Plus rien. je me dis souvent j’écrirai ça, je dirai ça et puis plus rien. Lecture de Julien l’apostat, le mysopogon. Oh ho par ma barbe verte !!!! Pendant que R lit sa biographie par Jerphagnon que nous avons écouté sur France-Culture parler ou tenter de le faire car la personne qui l’interviewait ( Monique Canto-Sperber ) prenait pas mal ( trop ) de place. RV pour Metz dans une demi-heure. Je me suis replongée dans les Boutiques de Cannelle avec plaisir. Je me souvenais des mannequins et du chapitre des oiseaux, tout au moins je gardais en moi des sensations. A ce propos ( animalier ) j’ai photographié une image parue dans le Monde. Non pas une vieille dépouille de lion que j’ai envoyée à L, mais ce qui à l’allure d’une sculpture actuelle. C’est incroyable ce mélange de pneus et de moules . Tiens je vois qu’il est aussi question d’oiseaux, le cardinal rouge, et d’écureuils. Je ne sais pas qui est Menno Schilthuizen. Suis allée chercher des trucs délicieux pour le déjeuner de travail qui vient de se terminer. Ce soir diner des amis du Centre Pompidou. Je mets quoi? Il faudrait que je me recentre davantage sur tout !!! La lecture, arrêter de picorer, recommencer à peindre etc… Je ne sais pas quand et si nous partirons…Vu l’exposition de P. Hum. je trouve que les films sont bien mais que les installations sont moyennes. D. M’a verni les ongles en rouge vif et je ne sais pas comment enlever ça. Je n’ai rien et c’est dégoûtant à moitié enlevé!!!! Demain argenteuil youpi

Une page de publicité , quelques jours plus tard puis:

( R. à l’instant plongé dans le monde des sciences , me parle d’une crotte d’écureuil vieille de 700 000 ans ) . Cela nous incite à un peu d’humilité. En parlant de cela , l’horreur du Pont neuf, sa laideur, sa vanité. Pas la peine d’en dire plus. J’ai voulu écrire les rêves très précis de ce week end et qui semblaient se poursuivre nuit après nuit: Les Allemands/ je me cache je suis poursuivie, la fuite avec deux personnes dont je sens bien qu’elles ne suivront pas, les affaires à réunir, mes parents à Amiens ( j’ai oublié de fermer les volets ) l’hôtel et je vois sous la porte deux pieds chaussés exactement comme moi. La maison à Viviers, marcher et encore marcher. Aller à Toulon ou a Toulouse. J’ai perdu la moitié de ce rêve dont je me souvenais très bien le lendemain. Comment savoir jusque quand on peut passer en zone libre ? Bref.

Au registre mondanités, le diner des amis du Centre Pompidou. je photographie les chaussures: Un poème. Celui qui a les vernis les plus brillants, celle qui semble chaussée d’un petit coeur: Le reste de la chaussure est transparent, le pied est ancien et présente une tentative de fuite hors de la godasse. Oui ce petit doigt qui veut sa liberté. Des drôles de sabots à bascule, des trucs invraisemblables et qui doivent pouvoir se supporter 25 mètres. J’avais photographié la veille la vitrine Dior avec des escarpins roses etc. C’est assez fascinant.

Au rayon télé, bon d’accord la France a gagné contre le Sénégal – je regarde le but de Mbappé. ( héhé je m’y connais )

/ Bon ça va je zappe et nom d’un chien Pierre Arditi a bien vieilli!!!!.( Pièce sur les acteurs -émoji yeux au ciel ) La mémoire, le public qu’on croit ici alors qu’il n’est que dans votre cerveau. PIMPON /Muriel Robin et Pierre Arditi jouent leur propre rôle : deux comédiens qui dînent ensemble chaque lundi. Hélas, la pièce est faible, raccrochée au vieux filon pirandellien du “théâtre dans le théâtre”. Telerama Ben voilà. Ah c’est S qui a écrit ça.! RV l’autre jour avec la scénographe CD. J’aime bien. Beaucoup de RV cette semaine: Westminster, le graphiste, Le Nouvel Obs, Martha pour le catalogue, Grignan, Sciences Po. Contente depuis la semaine dernière de peindre à l’atelier. Je me fais grâce des commentaires quant à la météo. Repris la lecture des Forces de Laura Vasquez. j’aime beaucoup ce livre qui remet en question chaque chose. Par contre en cherchant d’autres informations je tombe sur son passage à la Maison de la poésie sur YT et je stoppe tout de suite. Je n’ai pas envie de connaître sa voix ni d’ailleurs son visage. Préfère les mots dans les pages.

Anne Laure m’écrit à l’instant de Art Basel. Elle me montre des trucs terribles et je lui demande s’il y a des crottes d’écureuil.

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