Days / Faire un truc par jour
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Faire un truc par jour
« C’est comme si je me sentais plus léger en notant tout sincèrement » – S Maraï
Encyclopédie des guerres
http://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/ccxzkK/rzzE9Rj
Pff. Le radeau radote
NS again
Autre blog/Maiko-Junger et moi
J’ai ouvert un autre blog et qui concerne les Bozar. Il n’est pas accessible.
Déjà, c’est difficile de parler de certaines choses. C’est indélicat, indiscret voir impossible. Comme la soirée d’hier soir et son petit paquet de dragées vertes!!!. Je me suis sauvée quand l’auteur est entré…
Bon, j’ai je crois terminé la partie Proust. Trouvé des images-j’en manque je pense- en désaturant les prises faites dans l’appartement et en rendant tout assez fantômatique sans que cela ne deviennent une forme, un esthétisme.
J’ai hâte de terminer. Après je veux peindre et me plonger dans une autre affaire: Le 332
Prof boiteux
… s’est levé tôt. A travaillé sur le film avant de se décider à partir « à L’école » comme elle le faisait autrefois.
Un peu la trouille sans plus. Présenter le cours; Se perdre.
Oh putain cet amphi … Heureusement que je ne pratique pas la nostalgie-miroir!. J’y suis allée-Vedu-Venu-vecu…
Je ne me sens pas tellement PROFESSEUR Herr PROFFESOR!!! Mais ça me plait.
Ce qu’il tau que je comprenne bien c’est que ce sont des étudiants de première année. Hum. Hum. C’est ce qu’il y a de mieux les 1 A. On attend et je le souhaite une certaine fraicheur et pas encore de tics, de manière, d’attitude. Tout cela vient très vite.
Déjeuner avec « le Pôle dessin » . Je trouve qu’ils sont sympas, simples et agréables.
Retour maison et re-montage. La partie » projet Proust » que je vais monter mais que j’hésite à insérer. Le son est terrible car il y avait ce jour là un marteau piqueur. On verra
Je sèche Duchamp à Beaub et vais boire un verre avec Tom.
R. claqué de retour de sa lecture…
claquage
Ca a fait Paf au tennis ce matin . Dans le mollet droit au moment d’un revers.
Je boite et ça fait mal cette saleté. Demain= prof boiteux!
Promenades
Depuis l’autre jour déplacements en velib, présentation du parfum d’Unglee derrière la place des Vosges. RV pour l’affiche du Printemps des Arts.
Je passe devant cette porte dans le 18eme. Je n’y avais jamais fait attention.
Puis en regardant la photo , je constate que les habitants ont peur des vampires!!!
Ce qui est bizarre après le 15 septembre c’est d’avoir la sensation que l’été vient de commencer. Beaucoup de touristes et de gens en short et (genre) tongs.
A ce propos je râlais au théâtre l’autre soir en voyant arriver des gens -il n’est évidemment pas question de mettre une queue de pie!-de voir arriver des gens vêtus comme pour la plage. Deux femmes au deuxième rang , attaquent à 18h50 soit 10 mn avant le début, leur sandwichs emballés dans de l’alu??? . Bon
Hier encore montage ( Sarajevo ), tennis- mauvais- et passée prendre Balthazar pour une promenade ( nous voulions aller visiter la prison de la santé-journées patrimoines- mais jamais autant de monde n’a voulu aller en taule….C’est pris d’assaut
Nous sommes allés, accablés de chaleur- faire un tour au Luxembourg. Flâner, regarder. J’aime beaucoup. Nos glaces fondaient à toute vitesse.
On s’est assis sur l’herbe et moi sur une crotte de pigeon en attendant qu’un gardien ne vienne nous déloger. Dans ce jardin je vois en arrière plan un enfant qui dessine les statues. C’est plutôt l’hiver. C’est moi.

Le bassin. Les bateaux de bois que l’on pousse avec un bâton et que l’on poursuit en courant ici-et là. Sur certaines voiles, un drapeau, un crabe, des lettres. B. en prend un. Je crois que rien n’a changé depuis des lustres et Marcel Proust a dû lui aussi jouer avec ces mêmes embarcations sommaires. Une drôle de monsieur avec un chapeau tyrolien-on dirait vraiment l’illustration de je ne sais quel texte- fait des photos de l’armada. Ce qui m’amuse le plus c’est d’observer cet homme de 75 ans environ, tout en blanc: En commençant pas le sol Spring Court blanches, pantalon de toile blanc, chemise de lin blanc, chèche blanc et à la place de la Chantilly, un bob Blanc. Je pense immédiatement à Saint-Tropez.
Il porte un immense voilier blanc qu’il va poser sur l’eau et piloter. C’est assez ridicule de voir ce voilier-paon fier comme Artaban, seul comme un roi sur ses mers .On ne voit que lui, sa grande voile blanche qui penche, se redresse gracieusement. On dirait un patineur ce bateau!!! C’est vrai qu’il est très beau mais vient contredire totalement le mouvement poétique des autres embarcations. Un peu lourdes un peu rudimentaires elles emportent néanmoins bien plus loin… Et que ce passe t’il dans la tête de ce type en blanc ? On dirait que le bateau est bien trop petit pour lui, on l’imagine plutôt sur le pont arrière caché par un bouquet de glaïeuls et buvant une coupe de champagne devant les badauds.Nostalgie de l’été passé?? Sincère passion pour le modélisme? Sais pas. Mais c’est un peu ridicule et triste.
Regarder les joueurs de tennis et les critiquer puis repartir, passer chez Corti. J’y achète un livre. Comment aller chez Corti et en ressortir les mains vides?
RV avec C. au Champollion pour revoir « Le secret derrière la porte »
J’adore l’idée de la collection de chambres
Bzzzz
C’est un moment en Août que j’ai bien aimé. On avait l’impression de ne plus du tout être sur terre.
Il y a de très beaux tableaux dans l’exposition Les Borgia, un heaume carmin et une hallebarde magnifiques.
Par contre le « teaser » est à péter de rire .Déjà un teaser pour une expo , je me gondole ( à Venise ), alors là…. . Je ne suis pas allée au bout de ces 35 secondes chuchotées!!!!!!
tennis dans 30 mn . je pars
Comme ça
Le repenti n’est pas un califat
Ce titre parce qu’en voiture et roulant vers Paris ( je suis une des résistantes qui ne vont pas SUR Paris mais A Paris… ), alors que je zappais les stations, j’entendais: Islam, Syrie, Syrie, califat, Imam, Coran, Djihad… et que ça commençait à me saouler gravement. ( « La France, avec près de 1.000 djihadistes depuis 2012, constitue aujourd’hui le premier contingent de djihadistes occidentaux opérant en Syrie et en Irak »… ) Heu…
Ceci étant dit l’émission concernant les califats sur France-Culture samedi matin était super intéressante et donnait un petit aspect Mille et une nuits au paysage qu’on découvre de Viviers à Monbrison…
Ce qui m’est venu à l’esprit en reprenant le métro le même jour vers 17 heures, c’est que mon « mood » était semblable à à l’horrible image du virus du Sida. Ca:

Je me sentais comme « ça » au milieu des gens. C’est à dire peu gracieuse ou plutôt méfiante. Comme si j’arrivais en terre inconnue chez moi et que les gens ne semblaient pas s’apercevoir de certaines prérogatives évidentes me concernant.

Ca donnait donc ce genre d’émoji… J’avais en main un talisman offert par J et expédié cet été: Les anneaux de Saturne de Sebald. Ca alors! J’avais acheté Austerlitz sans le lire. ( D’ailleurs cet été j’ai très peu lu. Pas lu. Juste le sorcier de Balzac, premier roman sous pseudonyme je crois à 22 ans et d’autres qui ont comme point commun d’avoir subi l’influence du Melmoth. de Maturin et quoi d’autre.
Commencé Vathek de Bedford…
On ne va pas faire des bilans de l’été marqué par la disparition de Madame Félès en Août. La doyenne du hameau.
Marqué par d’autres événements désagréables dans d’autres domaines…
Juillet, à part le passage d’U et mon frère me laisse un gout un peu triste. Août, parfait. Après une pause en juillet j’ai recommencé à peindre le 21 avec difficultés je dois dire. Départ le 7 aout A SB je me suis installée tout de suite et hop. Pas plus facile mais davantage de plaisir. En fait je dois ruser avec moi-même : Peindre le matin et en récompense poursuivre le montage du film l’après-midi. escortée souvent d’un succulent chausson aux pommes acheté quotidiennement sur la place.
J’ai beaucoup de plaisir à monter NS ( Nicole Stéphane n’est pas un cheval…). Je l’écoute avec délices et je ris jusqu’aux larmes notamment quand elle parle de sa chenillette de guerre..
Elle est merveilleuse d’intelligence et de modestie, d’une sorte de folie aussi. Pas folie.
Donc comme la projection au 104 avait été réussie mais faite à l’arrache et que ces 50 mn oubliaient pas mal de choses…. C’est réparé. Le fait que Nicole soit Nicole de Rothschild, qu’elle soit juive on déterminé pas mal de choses et je n’en parlais pas… Puis Ribbesford, les MMLA ( missions militaires françaises de liaison administrative ) et FFL…
Ensuite il faudra insérer ces séquences. Hum . Encore beaucoup de travail là-dessus.
Hier rangement car rentrer c’est trouver un espace réduit même si… Et avoir envie de tout jeter. Râler en permanence de l’inutilité des choses. Rentrer c’est se demander où en est la réparation du Mac pro. Il est définitivement mort. Me reste l’Apple display 30 pouces . Hop Apple store et adaptateur Thunderbolt ( Où ai-je vu qu’un Thunderbolt était un avion? Chez Sebald… Les deux avions qui jouent ensemble, se frôlent d’un peu trop près et …. the end. )
J’aurais su cela , il m’eut été facile de taquiner NS en lui disant qu’elle ne savait même pas piloter!!!
Je disais donc: « Marqué par d’autres événements désagréables dans d’autres domaines… »
Le pire je crois c’est l’offensive Zara. Ignoble , infecte, écoeurante. NV en a parlé sur une demi-page dans le monde. Mais cela n’a pas fait tant de bruit, sans doute je l’espère pour couper court à cette campagne de pub ignoble. Evidemment l’étoile est jaune. Mais « c’est une étoile de shérif!! » Ben oui, rayures + étoile jaune, ça fait costume de cow-boy ! C’est évident.
Et puis tous ces crimes et puis Ebola et puis dans cette atmosphère de gravité l’autre imbécile de Trierw… Je vais même pas jusqu’au bout, avec son éclat aussi pathétique que ridicule.
La dernière nuit au Repenti…

Bred-sunglasses
Voilà. C’est terminé.
Peintures roulées ( le supplice de chaque année ) . Mais Noah est plus grand à chaque fois et c’est plus simple. Les enfants du hameau m’aident comme des fourmis. Je me demande toujours comment » ça va tenir ».
L’Escalet était délicieux, bien que je sois arrivée un tout petit peu tard à 8h. Eau délicieuse et monopalme confortable de puis que j’ai trouvé les chaussons parfaits qui m’évitent de mettre des Tricostérils et tout le bazar contre le frottement.
Dernier soir à Gonfaron. Dernières descriptions des personnes: Route 66, Van Gogh, La fourmi , Gonzague saint-Bris à sa fenêtre.
J’adore donner des surnoms.
Ce matin, suis allée photographier les cactus de la maison abandonnée ( celle dans laquelle il y a un four à pain ).
Allez hop. Eteindre l’ordi et le mettre dans sa boite.
Fin de l’Atelier Repenti
Ce matin j’étais prête à partir à la mer.
Seule . Départ 6h. Mais- Puis /remettre le drap. Se tourner.. Se mettre à plat-ventre, juste un peu … Grogner.. C’est bon ce frais… Puis écouter les oiseaux. Puis fermer les yeux, puis bondir hors du lit… Puis s’arrêter hébétée… Revoilà la vie… Fermer le volet , puis descendre boire un café. Terrasse après avoir tourné la clé. Même bruit chaque matin-CLAC sur fond de pieds nus carrelage. Bruit du rideau de perles. La terrasse, haut micro-lieu de l’été.
La terrasse aux deux parasols.
Puis avoir la flemme en visualisant dans un demi-sommeil du jour qui se lève La Garde-Freinet, Grimaud, Ramatuelle et enfin Youpi le magnifique Escalet. C’est trop beau l’Esacalet. Si Tôt…
Je remets à…. demain matin, dernier jour.
Aujourd’hui peinture. De plus en plus immonde.Croute + crôute. Berk..; Et je n’y peux rien….
Henry James/ L’élève. Je commande la traduction de Leyris afin de comparer. Celle ci me semble « accrocher ».
Acheté chez » Leclerc » , haut-lieu de la « culture », les séances spirites de Victor…. Hum ; et aussi Pauline de Dumas….
Ce soir sur notre place de Gonfaron nous rions . R. se fait prendre en photo. La scène est maintenant dépouillée de ses rideaux noirs.
NOah
Guerre
Dans la presse les images de guerre sont tellement belles qu’on n’y croit pas. On se croirait dans des décors d’opéra.
Il y a une femme sur la droite qui marche en regardant je ne sais quoi. Je ne sais pas non plus à qui appartient le nez en haut à gauche.
Levée il y a longtemps pour aller seule à la mer.SEULE. Pas partie. J’irai demain. Pour me laver de ce Juillet, lourd en partie.
Hop café atelier courses ranger billet de train de S.(soupirs….)
Invasion des cactus
Fin de Gabriel Lambert. ( Le bagnard de l’opéra)
En 1835, alors qu’il séjourne à Toulon, Alexandre Dumas croise un forçat au visage familier. Cet homme aux traits fatigués, en tenue de bagnard, se nomme Gabriel Lambert. Mais l’auteur l’a connu dans un autre siècle, lorsque, vêtu des plus beaux costumes, on l’appelait Vicomte. Quel fut le chemin de cet homme, autrefois dandy, familier de l’opéra, du théâtre et de toutes les réceptions mondaines, aujourd’hui les chaînes au pied ? Voici le destin d’un fantastique copiste, faussaire et faux-monnayeur, que la lâcheté conduit à l’échafaud.
Au moment où j’écris je râle à voir une voiture se garer devant la table et le banc…. Obligés sans cesse ici ou là de dire aux gens de s’écarter. Vous allez à la mer. Crique sur mesure et rochers. Un groupe se pointe et se met devant vous. Vous allez à la piscine déserte: quelqu’un pose sa serviette à 5 cm de votre sac. C’est incroyable cette manie qu’on les gens de se coller les uns aux autres. ( une autre plage, personne . Un père et son fils plus ballon. On a compris ).
Et c’est pénible d’être odieux ou d’avoir besoin de l’être pour crier:
—Barrez vous de là. De l’air, du vent…
Je ne crie pas non. Mais je suis franchement désagréable.
L’homme ou la femme vous regarde d’un air abruti sans bien comprendre ce qui se passe.
Hier promenade jusqu’à Notre dame des anges.
La dernière fois j’y suis allée à vélo. Oups. On peut dire que c’est dur. Je pense que je ne pourrais pas le faire là, maintenant. En haut on découvre Porquerolles. C’est magnifique. La route est dangereuse et assez mauvaise avec croisements difficiles.
On entre dans l’église. Petit patio bien entretenu et panier contenant des tissus bleu-pâle pour les visiteurs qui auraient les épaules nues.
Le crocodile est toujours là prêt à avaler un gâteau suspendu- un BÂTEAU je dis pas un gâteau=correcteur stupide/ et aussi une autre bête que je ne distingue pas bien dans l’obscurité.
Et les ex-voto, les ex-votos, les ex-votos.
L’ancien manteau de la Vierge de procession.
Brrr. Ca sent l’encens.
Tout va mieux. Mais le séjour de S. est trop long. 3 semaines et encore quelques jours à l’école.
Descente vers Pignan et dans les vignes le téléphone sonne. C’est JLT qui appelle R.
Je descends de voiture pour voir les grands cactus là-bas. J’ai l’impression qu’il y a des plus en plus de cactus partout.
Préparer les affaires la barbe. Je ne suis ni contente ni pas contente de partir et de changer d’endroit . Je ne suis contente de rien. C’est comme ça. C’est plutôt un sentiment d’ennui un peu tout le temps cet été qui n’aura pas été le meilleur.
NOA
notes/ procession de la Sanch/ jamais entendu parler
Les haricots verts et la peinture

D’un côté les haricots verts, de l’autre la peinture (rose). Qu’est ce que c’était rasoir d’éplucher les haricots verts quand on était enfants.
—Oui… Mais d’abord tu épluches les haricots
—Grrr. D’accord.

La peinture c’est pareil. Sauf que c’est moi qui fait la question et la réponse
—Oui… Mais d’abord tu vas peindre
—Grrr. D’accord.
Et AMR m’envoie:

Maeght
Je viens d’achever la lecture de la Saga Maeght. C’est médusant.
Pas mal comme film d’horreur!

Allez
L’Arbre, de Pietro Ciafferi
Sans imprimante je suis mal.
Bon. là j’ai envie de retravailler vraiment. Après l’impossibilité à savourer le » ne rien faire ». C’est pénible ça quand même. Grrr. Mais d’où me vient cette capacité à croire que le ciel est gris quand un seul petit nuage passe. Grr et re Grr.
R. est plongé dans les Ecrits de Renoir.
Moi la Saga Maeght. Le premier chapitre est pour le moins époustouflant. Ensuite on à envie de continuer … Je ne sais pas. On a envie de lire ça comme un polar et en même temps … Je ne sais pas ( bis ) si ça me passionne vraiment ou si ce ne serait pas plutôt de la curiosité déplacée. En même temps c’est intéressant de faire l complément avec ce que j’ai connu.
Familles , familles… Ainés … Hou là là. Partout le même bazar.
Artaud. Ho!!! Les dessins ( petits croquis de rien, machins) du livre. C’est quelque chose…
Je commence à pouvoir un peu réfléchir, pense à l’école… Note, ou me dis que je ne note pas….
Today, Liberace again
Progressivement retrouver des journées normales sans trop d’angoisse. Pouvoir travailler. Pas trop. Deux ou trois heures pour ne pas perdre le fil.
Hier passage de M. pour bilan. Elle est formidable et heureusement qu’elle a été là pour me rassurer.
U. quand il est venu m’a offert un livre magnifique des costumes de Liberace. En fait j’aimerais que mes peintures soient des éléments de costumes dignes de Lib.C’est hallucinant de kitch, d’horreur, de pierres précieuses ou pas. C’est purement magique, la fourrure, les perles, les paillettes….Les sourires figés. Le bronzage artificiel, les poses, les plumes.
Je regarde Piertro Ciafferi, Furnes encore et le musée du silex de … Heu…
Profiter du temps comme il vient. Ne pas noircir tout. Ne pas être sur le qui-vive. Hum. Un programme.
Acheté un A . Dumas ( Je n’ai pour ainsi dire pas lu depuis un mois)
Reçu « La saga Maeght » de Yoyo.
Conversation sur la terrasse des soeurs Feles ( Madame Feles est au lit depuis longtemps avec ses plus de 90 ans).Les amygdales, l’appendicite, les plants de tomates, la rivière, les grêlons, la pollution, les « avant ».
Le hameau n’a plus cette même légèreté. J’adorais passer toutes les avant-nuits sur cette terrasse. Je ramène ce soir dans mon tee-shirt des courgettes et des tomates. demain j’aurai l’huile.( On a joué au basket et Noah découvre Ulysse du haut de ses huit ans. Il vient me surprendre à la bergerie. regarde mes peintures {pas peint beaucoup cette année comparativement à l’an dernier } et repart son livre sous le bras.
Allez. Les pies au lit, j’entend un autre oiseau – répétitif.
J’adore la nuit ici quand tout va bien. Sinon, c’est la matin qui est plus difficile quand il faut recoller avec la réalité.
CA va.
Furnes

Je cherche des document à ce sujet et suite à un extrait magnifique d’un film de Boris Lehman où l’on voit les Pénitents noirs sous une pluie battante.
Hasard total, nous sommes le 29 juillet jour de cette fête .
Tout commence en 1625. Les potions des apothicaires ne peuvent guérir le père Jacobus Clou, gravement malade. Malgré de fortes fièvres, l’ecclésiastique part à Ackghem, en Flandre-Orientale. Il veut participer à une procession de chemin de croix et y demander sa guérison. Miracle ! Le religieux rentre guéri à Furnes. Le dévot estime ne pouvoir mieux remercier le ciel qu’en organisant une procession semblable dans sa propre ville. En 1626, un premier cortège nocturne sort dans les rues de Furnes, à la veille du carême. Mais en 1644, la procession du père Clou subit la concurrence. Les pères blancs organisent une procession similaire fin juillet, appelée « procession de réflexion ». Le père Clou a la brillante idée d’y introduire « ses » pénitents. C’est chose faite en 1646.
3 weeks
Ici depuis 3 semaines , je ne peux pas le croire.
Hier , recherché les images des Vaux de cernay pour monter la séquence » enfance de N »
Là: Marché à vélo.
Hier J. nous a donné un bocal de pesto. Miam. Avant il nous a décrit le bar de la place en période de chasse. Avec le grognement des chiens, les « pan, pan » et les sangliers. c’était très drôle.
Je ne lis même pas. L’homme du lac? Il m’en reste 12 pages.
Toujours une sorte de mauvaise humeur en arrière plan.
CHINOIS
C’est quand meme de l’ordre du supplice (enfin bon… oui , je sais , mais…c’est une façon de parler )la nécessité de peindre. J’y vais à reculons c’est le moins que l’on puisse dire. Là. Là , maintenant je dois y aller. Mais j’angoisse à l’idée de voir ce qui est derrière la porte. Et il suffirait de laisser tomber, mais si je laisse tomber je suis de mauvaise humeur. C’est Compliqué ». La chaleur n’est pas très engageante. Pfff.
Grrr. Horrible. A m’endormir tellement ça m’ennuie de peindre. mais si je ne le fais pas ce sera pire plus tard…
BAT
On a ri et crié en poursuivant la chauve-souris dans la maison. Elle était d’un noir magnifique, très intense avec des reflets prune ou violets. Elle s’est enfuie par la fenêtre mais le lendemain matin nous avons trouvé « ça ». Les fourmis en une fuit ont bouffé les ailes. C’est dégoutant. Berk manger des ailes de Chauve-souris, je n’ose imaginer quel supplice ce serait pour nous.
U. est parti. Sur la route je m’arrête pour acheter une roue de vélo. L’horreur. Le monde en claquettes et ventre en avant. Je file à toute vapeur.
Arrivée de M. et E.
Corrections encore pour les B.A. Je suis très contente d’avoir les cours sur une seule journée du Mardi. Trop bien.
de Liberace aux chambres des merveilles
JOE
Avant de partir à la soirée Sosie Joe Dassin aux Mayons nous avons fait des prototypes de lunettes pour aller sur la place.
ceci donnera le lendemain les « Bread-glasses », particulièrement prisées cette année:
Emilio Tomaselli
La Tropézienne achetée et commandée par U. engloutie, on s’est un peu dépêchés car un show est un show et il ne faut pas rater le début que l’on soit à Vegas ou aux Mayons.
Je suis allée vérifier l’état de E.. Etait-elle venue sa belle étrangère? Ou était-il triste. Il était triste, prenant je frais sur sa terrasse avec comme compagnie sa petite radio.
—Tu viens , on va voir Joe Dassin
—Joe Dassin??? Il est vivant???!!… Non…. Je rentre..
—Tu ne rentres pas, tu viens.
Finalement hop, nous voici traversant les champs de chênes-liège sous la lune, montagnes des Maures en fond. C’est splendide. Les Mayons… ( dont les habitants sont les saute brugas -les saute-bruyères .
Le camions de Churros… On peut se garer là? On y va….
En fait c’est un repas et il y a vraiment du monde. Des grandes tables et une paella… Ils n’ont pas fini et sur scène il y a la petite beugleuse que j’ai déjà vue et qui depuis qu’elle à 13 ans doit en avoir 16. Elle est ordinaire. On s’assied sur les bords et il ne faut pas glisser sinon on se retrouverait à côté d’une tête de gambas dans une assiette en contre-bas.
La régie est à côté et il y a même une poursuite.
Nom d’une pipe, le voilà. Il entre. C’est lui !!!
D’accord au stade où on en est, c’est plutôt son fantôme qui apparait. J’envoie cela à B.A qui était mon amie de lycée et qui avait des tonnes de disques de JD.
Bref le type extrêmement sympathique. Assez classe dans le genre avec sa chemise argent. Il est vrai qu’un coup de mistral aurait pu compromettre la « prestation », mais la perruque était bien fixée et ne rebiquait pas à l’arrière. Il doit néanmoins savoir qu’il ne doit pas grossir d’un kilo rapport au pantalon blanc.
Mais sans être méchante comme à mon habitude, vraiment il était bien le mec.
On a chanté comme des dingues et puis on est descendus devant la scène pour danser et lever nos bras. Moi j’avais mon sifflet pour ponctuer et pour applaudir.
On ne s’est pas ennuyés une seconde ce qui est souvent le cas dans ces spectacles de sosies ( Michael Jackson nous a bien fait bailler ).
Moi ça me fascine ces histoires de Sosie , des Mayons à Amphytrion!!! et résister à une photo ce n’est pas possible. Pas Possible.
La voici et il y en à d’autres!!!!
Pendant ce temps à Gonfaron, une autre paella. ce n’était pas le même genre. C’était le repas de la paroisse. D. est venu me dire que l’eau que le boucher rajoutait à sa préparation était bénite et que les grandes spatules pour remuer le plat étaient les rames de l’Arche.
On ne dit que de âneries mais cela me convient assez bien. Il n’y a-certes-pas de quoi faire un dossier dans Art Press mais on ne peut pas tout avoir.
C et D puis F et C sont arrivés tard et nous ont proposé d’aller boire un verre mais on est rentrés bien sagement avant minuit. Sobres et très joyeux.
Les rêves de cette nuit étaient parfaitement Sadiens et atroces. J’en ai déjà oublié l’essentiel.
Je suis dans une sorte de couvent et j’y retrouve A. qui me pique les doigts avec une pointe de ciseaux qui est fichée dans sa propre main. Je hurle en l’insultant. A côté d’elle et silencieux, D.S est un prêtre sombre à soutane en velours frappé noir à reflets prune. Voici à présent et encore A. Sa main droite se termine en une machine coupante qu’on trouverait chez Bilal peut-être ou plus certainement chez Edwards . Je l’attrape à pleine mains et finalement me coupe.
Je pars en hurlant et en me moquant de D.S. Des placards, des corps, des espions…
Je recommence à travailler. Après 15 jours de vraiment rien…. Chaque jour trois heures pour commencer mais c’est pénible. C’est terriblement difficile d’avoir envie de peindre. Il ne faut jamais s’arrêter et on est malgré tout obligé de le faire. Mais la reprise est chaque fois horrible…
CHER JACQUES….
Notes
Jacques Damase est né à Brest en 1930. Il a ouvert sa première maison en 1948, alors qu’il n’était âgé que de 17 ans. Ce qui en faisait le plus jeune éditeur du monde. Dans les années 50, il fréquenta à Paris des artistes et gens de lettres, et se fit notamment un ami de Sonia Delaunay, ou encore de Jean Cocteau.Bon. Comme image je voulais insérer une photo de la terrasse hier soir. C’est à dire un fond noir et les quelques petites lumières sur la table après le repas qui créaient une intimité propice.
la terrasse après le repas
Il fait très noir. Il n’y a que les étoiles car la lampe du hameau a grillé. J’aime bien cette atmosphère.
U. et moi , seuls maintenant avons commencé à parler de J. dont j’ai appris la mort hier après-midi. Aux Etats-Unis? Un accident?
Même si on ne se voyait pour ainsi dire pas, j’ai eu un choc. J’aimais beaucoup Jacques Damase.
Une personne rare et étonnante. Je ne sais plus quand on s’est rencontrés…. Il y a… Ce devait être en 85…
Si. j’entre un peu intimidée dans l’appartement du Parc Monceau où je suis invitée pour une » réception ». J’aime bien le mot dans ce contexte. On ne dit plus trop « une réception » tout simplement parcequ’il n’y en a plus de ce style peut-être. On devait dire réception à l’époque des Bestegui ou des Noailles..
Appartement sur le parc, personnes élégantes. Une mondanité cultivée et , j’ai oublié son nom, ce garçon Anglais et souriant qui nous apportait le Champagne. Jacques m’avait accueillie avec son immense sourire abrité par un long nez. J’adorais Jacques parcequ’il m’évoquait un monde plus proche des Ballets Russes que de tout ce que je connaissais. Il était une personne merveilleuse au sens où des moments de Merveille pouvaient exister. Extra-ordinaire… Il avait un souffle, je ne sais comment dire. Il était un dandy et il était snob.
Jacques n’était pas n’importe quel snob non, il était un snob. Au plus beau de la signification du mot. De la signification pour moi.( car normalement snob est péjoratif, tendance Verdurin !…) On peut être snob en étant élégant, intelligent, drôle , singulier et profond. Je pense que Jacques était snob, comme Cocteau l’était. Bref, ça me plaisait infiniment. Je n’en ai je crois jamais rencontré d’autres. ( Allan est de cette famille aussi à la réflexion …) et la Comtesse Marcello aussi….
Nous nous sommes vus aussi à Venise en 86 peut-être. Je ressemblais alors à ceci. Tout dans la simplicité! et sans insister sur la chaleur accablante de ce jour-là!!!

LN Venise
Il était arrivé, je me souviens accompagné de P. et il portait un short assez court, roulé sur les cuisses et des chaussures montantes. Très élégant avec ses grandes lunettes et ses jambes musclées. A ce moment là il devait avoir exactement l’âge que j’ai aujourd’hui. Il m’impressionnait. On avait beaucoup ri -rire de bêtises délicieuses- et de farces sans conséquences ( j’avais ajouté à l’installation de P. une gondole en plastique et lumineuse que j’avais branchée) . Depuis j’aimais à me nommer l’Horrible, ou l’abominable HD , avec comme devise » faire souffrir ou mourir »….
Bref. Hier nous avons souri quand U. qui a photographié Jacques ( j’aimerais voir les photos) , me racontait que le jour du rendez-vous précédant les prises de vues, J. avait déclaré que seul Cecil Beaton l’avait « râté »!!!! Ca j’adore. U. disait qu’il était peu à l’aise après une telle confidence.
Je ne trouve pas de photo de lui. C’est bizarre. Juste cette petite image..
Et la voix …. Cette voix… Il parlait » du nez » parfois. Toujours? Jamais…
On peut l’entendre converser avec Remy Yadan quelque part sur le net.
Le jour d’un de ses anniversaires j’avais souffert le martyre: Qu’offre t’on à Jacques Damase.?
J’avais cherché et cherché et j’étais arrivée avec un tout petit paquet.
—Oh…
C’était un scarabée très beau que j’avais acheté chez Deyrolle-avant incendie.
—Tu sais que j’avais un scarabée en laisse.?
Je me demande si j’ai inventé cette histoire. Un scarabée attaché par un petit lien d’or…
Il y eut des réveillons géniaux. Une fois même on avait raccompagné Maud Linder je me souviens…
La dernière fois que je t’ai vu Jacques, je passais en voiture sur le Boulevard . Je t’ai aperçu . J’ai ralenti et hurlé:
— »Jacques »!!!! »Jacques »!!!! ( et nous n’étions pas dans les Yeux sans visage )
Tu t’es retourné mais tu étais assez loin..
— C’est l’abominable Hélène, Jacques!!!
Tu as agité la main en un grand bonjour puis comme si tu répondais au téléphone tu m’sa indiqué que l’on devait s’appeler….
C’est ainsi….

(2008) vintage 14 juillet
13 juillet ( 2008 )
juil. 14e, 2008 | 07:21 pm
X. attrape une brosse dans le garage et j’y découvre une tonne de coupes. Ce sont ses victoires de cycliste. Incroyable. Il dit avoir abandonné, détester le milieu et le dopage, être aigri.
Il ne veut pas trop s’étendre sur la question. Le plus grave dit-il sont les amateurs qui se dopent « comme des amateurs » et parfois meurent. Des tout jeunes types de 15 ans.
Sur la place le drapeau tricolore entoure le monument aux morts. Un citron pressé avec U. et R. et l’anchoïade du Dimanche offerte par T.
Un coup d’oeil sur Var Matin où nous cherchons nos vedettes « Hachu et Hervé », comiques locaux et garantis 0% dentelle. Mais ils me font mourir de rire tant ils sont ( assez et pas trop) mauvais. Pas trouvé. Ce soir bal et aujourd’hui corrida (?) à Collobrières. On n’y va pas. La maison est fraîche mais c’est bizarre, cette nuit il a plu. Jamais vu ça ici. Aujourd’hui des gros nuages au loin. J’essaie de ne rien faire, et prends beaucoup de plaisir à lire en levant les yeux pour dire une bêtise quand Y,C,M.T ou U. passent par là.
Je décide de mieux manger et du coup j’ai une envie de gâteaux de crème et de trucs comme ça. Hier une tropézienne est arrivée sur la table, made in La garde-Freinet. Hum Hum.
Ysé réécrit un peu « la princesse au petit pois » pour Camille et l’enregistrera tout à l’heure dans « la cabiote ».
J’ai sorti l’ordi et l’écran que j’avais commandé.
Je me demande si je ne vais pas ressortir le Tatoué et essayer quelque chose. Le bal. Le bal , et bien il n’a deçu personne. On a dansé comme des dingues et C. a fait une démonstration de ses nouvelles chorégraphies archi-contemporaines et assez dangereuses dois-je dire. Il crée quelques émules de moins de 10 ans, littéralement abasourdis par ce spectacle. Collision évitée , je ne sais par quel hasard et retournement de cornues et de planètes , par une sorcière qui devait suivre le spectacle depuis sa citrouille de video surveillance.
Emilio fait son apparition sur la place comme un grand rôle d’opérette. Poncho et sombrero. Egal à lui même.Peut- être un peu moins d’enthousiasme cette année. Un peu de tristesse. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les fleurs de la chemise d’U., le sombrero, le rhum ingurgité par Y, et les moulins à vent de C. ont fait de l’effet.






























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