May I introduce you?

Ce matin en buvant un café je riais en disant que les plus mauvais artistes sont souvent les plus vaniteux. Je citais Orlinski qui veut « démocratiser l’art« – en soi c’est un beau projet, un programme ambitieux / mon dieu qu’il est sot celui-là-  » le mal aimé du monde de l’art qui ne le reconnait pas » et pour cause car il appartient (à mon sens ) plutôt à la guilde des promoteurs immobiliers. Bref il y en a d’autres qui déclament leurs idées sur l’art et, soit on pouffe de rire, soit on pleure. TL qui parle de Cézanne c’est un must et lorsqu’il réalise son mural il donne à chaque étage de son échafaudage ( en toute modestie) des noms d’artistes de petite envergure, ses collègues : étage Michel Ange, étage Raphael, et un artiste japonais moins connu que Hokusai mais plus joli. Bon oublions. Je ne sais plus pourquoi je parle de ça. Si !!!!!!!! Hier j’étais invitée Rue du Bac chez L car il y avait une petite réception en l’honneur de mon héros, mon maitre, mon admiration, j’ai nommé Paul McCarthy. Bon je n’allais quand même pas mettre ma seule robe pour le séduire !!!! En avant mon short noir et mes chaussettes longues. Chemise blanche … May I introduce you? Dans ces circonstances on a pas grand chose à dire. Enfin, je parle pour moi. Lui ai serré la main et j’ai regardé sa barbe blanche, je le pensais plus grand sous sa casquette éternellement vissée. Bref un mec que je pourrais croiser en bas sans me retourner. Suis allée m’assoir, papoter gentiment, siffler un verre ou trois de champagne, en le regardant du coin de l’oeil, discuter avec les même personnes dont la fille Lilith Strangenberg qui est souvent dans ses terribles films. Sur le canapé il y avait un coussin bleu en forme de boule. A un moment je me suis lancée et je lui ai demandé s’il voulait jouer au ballon avec moi ! Bingo il a ri et on a commencé à dire je ne sais quoi, assis sur le canapé. J’ai avoué être une totale groupie de son oeuvre terrible. On a ri. Trinqué. Il m’a embrassée. C’était Noel en mieux. Je lui ai raconté l’histoire de ma rencontre avec Kirkeby ( qui n’est pas un artiste qui m’intéresse beaucoup ) : Une dame nous présente et dit je vous laisse discuter. En même temps nous avions répliqué:  » de quoi ? » puis avions pivoté afin de partir chacun dans une direction différente, comme lorsqu’on compte ses pas dans un duel !!! Bref. MC est plutôt bière que champagne. On a parlé un peu bouquins. ( il a perdu maison et bibliothèque à LA. Tous les livres qui étaient un tas de cendres. Il a dit que tout cela s’était volatilisé et entré dans les yeux, la bouche et le nez des gens à leur insu, ça m’a fait penser à Farenheit et je me suis dit que j’avais peut ^tre un micro morceau d’une page de Shakespeare qui flottait au milieu de mes neurones ) Il adore Albocamo. Je me disais bizarre un auteur africain, et je ne connais pas du tout. En fait c’était Albert Camus / Albocamo l’auteur Africain. Bon, on a trinqué, dit n’importe quoi que j’ai oublié et lui aussi, et puis c’est pénible de ne pas toujours comprendre cette langue. Mais ça m’a fait très plaisir de rencontrer ce mec sans aucune affectation et bien plus modeste et drôle que ceux que j’ai cités plus haut. Voilà. J’ai pris un taxi légère comme un papillon. Et ce soir j’irai à la projection.

le crochet LFI

Alors que je faisais trois courses j’ai attrapé un flyer électoral. J’allais le jeter, l’ai mis dans ma poche et ressorti dans l’ascenceur ( que je reprends quand les cieux me semblent cléments ) . Et je lis: Madame X 1/cheffe de projet, 2/lutte contre le surtourisme et … 3/ Redonne les bénéfices de ses créations au crochet pour la Palestine. Alors là on se demande si c’est le programme de Mister Bean, une invention, ou la réalité. On a bien ri un peu plus tard. J’avais gardé le précieux parchemin. Bon, je me dis, Dimanche prochain, en allant rue des martyrs je trouverai bien quelqu’un qui tracte. Puis j’ai oublié. Avant hier je sors de la station ND de Lorette. La nuit est tombée et dans le noir une fille en haut de l’escalator distribue les trucs. Je passe, reviens sur mes pas et voyant qu’il s’agit du même flyer je dis à la personne qu’elle tombe bien et que j’ai besoin d’éclaircissements. En m’excusant car, dis-je, vous n’êtes pas responsable et vous distribuez pour la candidate je lui demande si elle se rend compte de l’ineptie et du ridicule de ce programme. Elle est étonnée. Et moi : Mais le crochet, qu’est ce que c’est que cette histoire de créations au crochet ? Alors elle me répond Vous voulez voir? j’ai les photos!. Stupeur c’est la candidate en personne.
J’ai décliné cette offre alléchante, et me suis éclipsée gentiment. Ensuite j’ai un peu regretté mon attitude ( non agressive ni belliqueuse je précise ) La fille est de toute évidence à ranger au rayon innocente, ou neuneu si je suis méchante, d’une telle naïveté. Ce que je me demande aussi c’est comment de telles absurdités peuvent exister? Et pourquoi  » ça passe « .

Mon Kandinsky

Il est presque terminé. Beaucoup plus grand que l’original avec un truc peint en plus!je me suis dit: Lançons nous derrière Surtevant !!! Quand il n’y a pas, faisons la sourde oreille. Bon j’aurais c’est certain plus de mal avec un Botticelli. J’ai pas mal souffert quant aux couleurs. Il y en a 3. Un fond assez « mastic » et deux sortes de verts un peu jaunes. Je ne pensais pas que ce serait difficile. Mais je n’ai jamais vu l’original et les reproductions sont toutes différentes. Je dois dire que ça m’amuse. Terminé aussi deux petits diptyques. C’est mieux sans vernis. J’ai tenté mais je n’aime pas trop. Commencé une grande peinture à partir du portrait de Berthe Weill par Kars. J’ai vu le tableau à l’Orangerie. Je l’avais découpé dans la Gazette. Ouf très beau temps. On a pas mal ri hier avec Valerie etc au QG. José avait garé son énorme camion de dépannage devant le bar et fêtait ses 50 ans. Luna a bien aboyé pour être en accord avec les cris et les rires de la tablée portugaise. J’ai commencé le livre que Marga m’a offert. Il s’agit de l’agression de la Finlande par la Russie. Olivier Norek revient à la rentrée avec Les Guerriers de l’Hiver. J’avoue que je ne connaissais rien à cette histoire là. Sur le chemin de l’atelier une voiture rouge a entièrement brulé. Dans l’Escalator je photographie des jambes de Lolita avec petit short et chaussettes en dentelles. Certain qu’elle est Japonaise. C’est amusant ce « mignon » mais ça me met plutôt mal à l’aise. Je n’ai jamais aimé les femmes qui jouent les petits filles et minaudent. Alors cette ambiguïté sexuelle… Bref. Vu l’expo Martial Raysse. Trouve ça assez moche et plutôt poussiéreux à vrai dire. Ouem. Disparition soudaine du spécialiste de la tapisserie de Bayeux que nous avions rencontré. Tous les jours ou presque atelier. Travail pour Nantes et mise au point de l’étoile. Petit livre pour Hong Kong. L’autre soir concert de Ino Casablanca à la Cigale. Bien installés derrière la régie son. Je crois qu’on était les plus vieux! Tiens je vais écouter Feu chatterton et poursuivre ma lecture.

J’attrape sur le lit L’homme sans contenu ( Frenhofer et son double ) de Agamben et trouve:

Qu’est il arrivé à Frenhofer? Tant qu’aucun oeil étranger n’a contemplé son chef d’oeuvre, il n’a pas douté un seul instant de sa réussite. Mais il lui a suffi de regarder un instant sa toile avec les yeux des deux spectateurs pour être obligé de faire sienne l’opinion de Porbus et de Poussin: « Rien, rien, et avoir travaillé dix ans. Frenhofer s’est dédoublé. Il est passé du point de vue de l’artiste à celui du spectateur, de la promesse de bonheur intéressée à l’esthétique désintéressée; dans ce passage l’intégrité de son oeuvre s’est évanouie. En effet ce n’est pas seulement Frenhofer qui s’est dédoublé, mais aussi son oeuvre: comme dans ces combinaisons de figures géométriques qui, observées longuement, acquièrent une disposition différente, à partir de laquelle on ne peut plus revenir à la précédente sauf à fermer les yeux, de même son oeuvre présente alternativement deux faces, qu’il n’est pas possible de recomposer en unité; la face tournée vers l’artiste est la réalité vivante où il lit sa promesse de bonheur. Mais l’autre face, celle qui est tournée vers le spectateur, est un ensemble d’ éléments sans vie qui ne peut que se refléter dans limage qu’en renvoie le jugement esthétique

Aux abbesse un café et des courses ce matin. Puis lire. Annulé le RV avec S pour avoir une journée sans aucune contrainte. Remis à demain.

Demain Saint louis . Ouf ce n’est pas à 8h comme annoncé.

POURSUITE

Le survêtement- le survet est l’ancêtre du jogging. Ceux de ma génération le portaient uniquement pour faire du sport. On avait un sac de sport qui se fermait avec un cordon. Aujourd’hui quand je vais à la salle Marcel Cerdan ( !!! ), je regarde les ados qui par grappes trainent la patte sur le stade, regardant leur écran ou frissonnant, tête rentrée dans les épaules et poches remplies de leurs mains au bout des bras tendus. Leur professeur à plusieurs mètres devant tente de leur insuffler je ne sais quoi d’énergique. Il sautille. Les élèves sont en jogging et ce depuis plusieurs jours, depuis toujours…. Ils ne se changent pas. Avant/ Après mêmes baskets (sneakers ), même tout. Bref. Dans la nuit nous avons croisé une sorte de grosse luciole. Un halo lumineux se déplace dans notre rue. La source en est une lampe frontale conduite par une fille courte et épaisse en Jogging rose. ( Le jogging me plait s’il est noir bleu foncé ou gris, tombe un peu / Un peu trop grand… Over sized ( hein !!!) bien large et porté par des personnes grandes et bien balancées ( je vais être accusée de discrimination ) Un grand black , un beau grand black avec un beau pantalon large avec poches arrières si possible, c’est joli. Exit les petit et petites personnes rondelettes qui en général achètent des machins collants. Ben oui c’est vrai, ne soyons pas hypocrites, c’est pas beau. Bon allez tout le monde à le droit de passer devant mes yeux !!!

Bon donc je n’étais pas en train de lire les Porteurs de lanterne de Stevenson : « On dit qu’un poète est mort jeune dans la poitrine des plus compassés. On pourrait soutenir plutôt que ce barde mineur a survécu dans presque chaque cas, et reste pour son possesseur comme le sel de la vie. On ne rend pas assez justice à la versatilité et à l’insondable puérilité de l’imagination humaine. La vie d’un homme peut n’être, en apparence, qu’un grossier tas de boue – mais dans le cœur de celui-ci, soyez sûr qu’il est une salle dorée, où il vit dans le ravissement : aussi sombre que puisse paraître son chemin à un observateur, il n’en porte pas moins à sa ceinture, lui aussi, une sorte de lanterne sourde.« 

Rien à voir. La rue était devenue une sorte de plateau de tournage ( nuit américaine dirai-je ) ou plutôt poursuite. Bon nous ne sommes ni dans Lola Montes, ni au cirque, ni dans la Dolce Vita. Qu’on se rassure . Mais comme je l’ai dit, nous nous esclaffons discrètement en regardant devant nous cette grosse dame en jogging rose tirée par la laisse tendue de son minuscule chien-chien, vedette de cette séquence. C’est assez ridicule ce grand cercle de lumière très blanche, très forte qui se déplace dans la rue comme par magie.

Je me revois vers 10 ans devant le miroir d’une des chambres, tirant sur mon pantalon de survet trop court et qui faisait des poches au genoux. Comment en faire un pantalon fuseau? J’avais convaincu ma mère de coudre des élastiques à passer sous mon pied pour donner cette impression de tension.Mais qui tend en bas doit tirer en haut d’ou la nécessité de bretelles. C’était affreux, peu olympique, et on voyait bien que ce n’était pas le pantalon de mes rêves que j’aurais voulu porter avec des brodequins. Même en tirant, tirant c’était un survet de looser. Pas mieux. Bon je n’en suis pas morte. Pas plus que lorsque la couturière m’avait fait un pantalon de velours vert foncé. Le désespoir ne s’est pas fait attendre. Il n’y avait pas de braguette mais comme cela était normal pour un pantalon de fille, la fermeture éclair était sur le côté. Horreur.

Bon je ferais mieux d’écrire ce que j’ai à écrire à savoir deux textes sur deux peintures qui seront montrées dans la même salle qu’un MacCarthy. Chouette . Mais j’ai pas envie d’écrire des truc obligés et j’ai passé ma journée à lire un polar que AM m’a envoyé. Bon j’avais deviné qui avait tué les filles. Pas mal le truc. De Paris à Cracovie et Birkenau.

Allez LN va travailler.

Il fait encore jour

Je ne sais plus qui à écrit cela. Me revoilà/ revoilà. Dans le métro j’écris, je corrige et reprends mes phrases- de tête- j’écris mentalement de trucs qui me semblent pas mal !!!! Et arrivée ici je ne sais pas quoi raconter. Je m’étonnais en commençant un nouveau Chester Himes, le troisième ce mois-ci , qu’il commence avec l’histoire de ce chien qui a comme collier un fil de fer, et qu’il aimerait bien l’avoir ce chien sans pouvoir le payer. Je fronce l’oeil en me disant que j’ai déjà lu cela, exactement celà peut-être pas, mais le petit chien au fil de fer qui sera dévoré plus tard dans un terrain boueux, par le molosse de malfaiteurs qui vendent de la cocaïne derrière le dos d’Al Capone. Et ça mieux vaut éviter ( je pense que c’est dans Plan B, son dernier roman. ) Je ne sais plus dans quel livre j’ai rencontré pour la première fois et avec plaisir les deux policiers, Cercueil et Fossoyeur. C’est génial d’appeler ainsi deux personnages non? Moi ça me plait, je trouve que c’est assez grandiose. Cercueil et Fossoyeur. Quelle impression produisent ces mots, devenus noms et incarnés. L’un des deux -les deux sont des hommes noirs- mais l’un des deux a eu le visage vitriolé lors d’un truc qui a mal tourné. Ils n’apparaissent que deux fois-au début et à la fin dans le plan B. Entre temps j’ai lu Thomas Bernhard ( ou relu ). La cave, Le souffle, l’Italien. Ici encore un motif: celui du père défunt dans le pavillon de plaisance. Où l’ai-je lu? Pas dans Gel…. je ne sais plus mais je me souviens bien de cette tradition théâtrale décrite: les enfants chaque année écrivent une pièce dont ils réalisent décor et costumes et ils jouent devant la famille et le grand-père, le père qui est étendu là. Je pense à la photo de Kandinsky sur son lit de mort. Je la préfère à toute son oeuvre ( c’est un peu bête de dire ça… ) . Mais c’est vrai que Kandinsky ne m’a jamais tellement émoustillée, sauf récemment un tableau de la collection du centre Pompidou qui est plus proche d’une pochette de disque des Beatles que de Kandinsky !!!! Pourquoi n’est elle pas dispo. Mystère. Suite Thomas B: Est-ce à la fin de l’été. Ca se pourrait. ( je ne sais pas de quoi je parle en relisant !!!!) C’est très beau. Le deuxième texte, je l’ai lu aussi déjà. Il y est question d’une auberge, d’un frère et d’une soeur qui le lendemain matin seront morts. La troisième nouvelle est l’histoire du prisonnier qui écrit sans bruit la nuit, puis bien longtemps après commence à lire ses histoires à ses co-détenus. Puis l’heure de la liberté sonne mais il n’a plus envie de partir ayant trouvé dans la cellule l’écrin idéal pour se concentrer et inventer. Il est vrai que comme on dit-on s’habitue à tout. On prend même du plaisir à des situations qui au début sont pénibles. L’exemple de l’hôpital me semble bon. La première fois, la cafétéria semble sinistre. Elle l’est d’ailleurs, puis elle devient le théâtre d’une sorte de petite remise de peine le temps d’un café, avant de se diriger vers les ascenseurs et d’atterrir dans un service au nom de fleur: Géranium ou je ne sais plus.

Cette semaine Metz pour en finir avec la liste des demandes de prêt. Pas eu le temps de voir l’exposition Nevelson. D’ailleurs je ne sais absolument pas ce que j’en pense. Je me souviens de ses expos à la fin des années 70, puis plouf me semble t’il, disparition. Mardi déjeuner avec Laurence chez Toscano rue des Saints -pères ( échange le catalogue Tauber Arp -l’exposition est magnifique – contre deux pots de terrine de sanglier corse, au thym, dont je raffole), puis rencontre avec des étudiants à Science Po. Ils ont bien préparé le truc et sont vifs et sympa. Chaque fois je suis étonnée de leur facilité et clarté d’élocution, de propos intelligents, d’assurance non arrogante. Mercredi et Jeudi atelier et peinture. Ca va je ne m’ennuie pas. Sais pas si c’est bien ou pas du tout mais je fais et hop on verra. L’exposition à Londres est confirmée et on verra pour la résidence à Somerset en Mai. Ce n’est pas que ça m’enchante mais ça semble une étape que je ne peux escamoter. Vendredi matin, Saint Louis et au lieu de travailler je lis tout l’après midi. C’est délicieux. Paperasse/ Impôts etc… Travail ce matin et RV avec Marylin Desbiolles que je ne connaissais pas physiquement. Chocolat au Train bleu. Elle me donne son dernier livre. Je remonte la rue Lepic pour acheter du poivre. Le poivre c’est délicieux, subtil et je ne le savais pas il y a encore quelques années. Zut c’est fermé.

Je regarde les oeuvres que j’ai choisies pour Metz et ça ne me déplait pas; Le point commun me semble t’il c’est que beaucoup ne sont pas reconnaissables. Je veux dire comme plus haut que le Kandinsky, bien malin celui qui en reconnait l’auteur, les dessins raturés, le Bram van Velde ( ce peintre m’ennuie mais ce tableau de neige avec des personnages me surprend ), Thierry de Cordier que j’admire et des installations, qui vont de Pierre Huyghe à Mike Kelley etc. Drame car le Cocon de Kudo c’est Niet. Zut. Ad Reinhadt c’est Nix, Vuillard idem et Grr. Pas facile. En plus il faut penser au roulement des dessins qui ne peuvent être montrés plus de 3 mois. Trouver le ou la scénographe et ne pas se tromper. J’ai le titre de l’exposition. Chut !!!! Il faut que je prépare l’intervention je ne sais où, il serait question des peintures des années 85 , disons primitives.

Hong kong c’est prêt. Me demande ce que ça donnera. je présente uniquement des petits diptyques.

De manière générale l’atmosphère est plus légère. Même si.

Petits événements médiocres.

Neige et froid.

J’ai enfin terminé la Splendeur des Amberson ; Je ne pense pas que ce soit un grand livre mais comme on dit, il a son charme. La traduction n’est pas des plus inspirée/ Cependant la fin d’un monde et le sentiment de tristesse et de nostalgie lié à ce qui s’évanouit puis disparait m’a accompagnée de façon plaisante. Le personnage George Amberson- de l’enfance à l’âge adulte, si arrogant, conventionnel et odieux même est intéressant. Une classe aristocratique et dominatrice disparait, les voitures remplacent les chevaux, les domestiques ne sont plus noirs, et des constructions nouvelles apparaissent cachant la magnifique fontaine du carrefour. Ces bâtisses « vulgaires » contiennent des familles presque ordinaires elles aussi, et des gens qui pour vivre travaillent. Finie l’époque des rentiers pour les Amberson, les bals et l’arrogance hop effacé. Je n’ai pas revu le film depuis longtemps. Je retrouverai avec plaisir Joseph Cotten. Vendredi atelier un peu froid. Samedi sais plus. On a bu un verre le soir avec AL. Dimanche Musée d’Orsay avec Anne Laure ( Bridget Riley au programme ) . Je suis hyper réactive en ce moment et souvent me dispute avec les gens. Les inconnus. ceux qui ont le haut-parleur sur leur téléphone, qui bousculent car ils regardent leur écran. Le monde des abrutis en somme ( sans me prendre pour le jeune Amberson, je constate !!!! ) Bon je suis une vielle dams acariâtre, je le confesse. A Orsay ce n’était pas la meilleure idée que d’y aller un Dimanche. Je présente ma Carte Culture et le préposé me dit qu’elle ne marche pas les premiers dimanches du mois. Ok. Ca ne change rien puisque il n’y a personne devant nous et que c’est ouvert à tous. Je fronce l’oeil et essaie de comprendre. Comme je suis à l’extérieur du cordon, je passe en dessous pour entrer. Et là, ça commence: il faut que je reparte au début. Au quart de tour je réagis disant que je ne vais pas slalomer comme dans les aéroports et qu’en plus il n’y a personne. Bon, il a décidé de m’emmerder. C’est fait . Je rentre malgré son avis, il s’énerve et moi aussi. Je lui demande à qui il obéit et s’il est toujours aussi soumis, courbé, exemplaire, de quoi il à peur en somme dans ce métier pas bien dangereux. Puis je le félicite de sa médiocrité et de son autorité passagère. Bref, c’est parti. Je lui dis que pour le récompenser je vais faire ce qu’ildécide. Je le fais. J’obéis. Bref. je lui adresse quelques douceurs et entre à nouveau. Deuxième épisode au moment ou j’oublie mes clés dans ma poche au contrôle. Ca sonne et la jeune femme me demande de repasser ce qui est tout à fait normal. Mais revoilà l’abruti qui recommence à me mordre la mollet. Alors là, je ne sais plus la cascade d’insultes que j’ai pu proférer, lui demandant de s’occuper de sa porte à tambour et de se contenter de cette responsabilité majeure. Vestiaire. L’enfer. A chouette! un casier se libère. L’abruti ne nous dit pas que le casier est défectueux et qu’il le quitte pour cette raison . Bref. J’en oublie de parler de l’expo qui est intéressante surtout si on parvient à la trouver !!!! Au cinquième étage de cette horrible architecture de Gae Aulenti !!!! La signalétique à Orsay c’est quelque chose. Bon. Bridget Riley. C’est une vieille dame que je trouve belle. La photo de l’entrée la montre souriante et d’une classe évidente. L’exposition est belle mais excuse moi Bridget de te dire que ce sont les magnifiques oeuvres de Seurat qui portent ton travail. Le dialogue est vraiment pertinent. Quelle beauté ces dessins et ces petits paysages. Mais enlever Seurat et Patatrac ( à mon sens ) , tout cela devient ennuyeux et presque maniaque ( lignes, cercles, vagues ) Ennuyeux et un peu cinétique et froid. Mais je suis contente de cette visite. Je préfère Agnes Martin ! On ose tenter Sargent. L’horreur de monde . On part. Je marche jusqu’à la Concorde ….

Hier Lundi clinique de Turin, café puis écrire un texte sur les diptyques. Ca me plait. Neige que je regarde sans penser à rien. Dessin. Presse et Venezuela- Je note le Absolute resolve de l’opération enlèvement et sur Instagram le feuilleton TL, artiste dont je me moque. Son auto-satisfaction est proportionnelle à son peu de génie et au creux de son discours. ( c’est super, c’est génial, j’aime beaucoup, c’est interessant ) Je pense au mot le plus fréquemment utilisé par Trump: Beautiful Et TL ne dit que ces platitudes. Mais ça me fait rire. La vanité est quand même une chose incroyablement tragique et interessante. J’observe en souriant, loupe en main ces insectes humains ridicules et qui oublient le Mémento Mori.

Aujourd’hui je suis restée à la maison à dessiner alors que j’avais prévu l’atelier. J’ai eu peur de problèmes sur la ligne comme à chaque fois que deux flocons s’entrechoquent. Ca skie à Montmartre à ce que je sais. C’est assez drôle d’ailleurs. Commencé un nouveau livre: La trilogie de Copenhague de Tove Ditlevsen ( pourquoi et quand ai-je acheté cela)? Ca semble bien, avec des descriptions inattendues, et…..

L’enfance est longue et étroite comme un cercueil, on ne peut pas s’en échapper sans aide p 41

.Je file à la galerie

OUF bis

Bonne année ( malgré mon ton rabat-joie ) à mon minuscule nombre de lecteurs.

Comme Mouna / Aguigui Mouna, « le Mouna frères -le journal le moins lu de la presse sporadique » !!!Je trouve aussi en souriant Ferdinand Samuel Lop né le 10 octobre 1891 à Marseille.( B2 B lui ressemble ) + Les partisans de Lop ou « Lopistes ». Les opposants étaient les « Antilopes ». Les indécis, quant à eux étaient taxés « d’Interlopes ». Il prêche l’extinction du paupérisme à partir de dix heures du soir.

Voilà c’est fini, c’est terminé, c’est oublié. Noel et jour de l’an. C’est du passé. Déjà cela m’allège. Bonne soirée à 3 avec MM. Puis on jette un oeil aux Champs Elysées et leur foule pleine de téléphones portables qui font à eux seuls une rivière de lumière. Quelle angoisse de se retrouver dans cette foule.

J’ai (bien) travaillé Lundi à Argenteuil ( malgré le froid ). Il faudrait que j’achète une nouvelle perruche car elle que j’ai doit s’ennuyer ferme. Ici depuis deux jours je dessine. Ne sais pas ce que ça vaut, mais m’en fiche. Demain atelier à nouveau toute la journée et Samedi aussi. j’ai une certaine sensation d’urgence, ne sachant pas trop comment sera l’avenir. Notes pour Metz. Recherches quant à la lumière ( projecteurs ets… ) Mais je laisse reposer comme on dit/ Annulation du voyage à NY. Je devais partir le 7. Je ne me sens pas de m’inquiéter loin. Hier au téléphone mon vieux médecin JC que j’ai toujours surnommé Bardamu. Généraliste comme on n’en fait plus, courant ici et là, officiant à Pantin, fumant entre deux consultations, et jouant à la belote plus tard . Hum. Pas fort pas fort. Mais nous devisons néanmoins, et ses forces déclinantes lui permettent encore de lire Lucien de Samosate dont je parlais justement hier avec R. lui disant à quel point cette lecture était réjouissante. Les livres commandés pour mon frère sont enfin arrivés. Mais qui eut cru que le même jour nous étions deux à demander le Journal de Victor Klemperer en 2 ( énormes tomes= 1700 pages environ )? Personne n’achète ce livre !!!! résultat = confusion dans les noms et livre qui est dispo et que je ne vais pas chercher. Acheté le livre de Jeremy sur les Ménines, et commandé Bartleby et moi. (Il y a quelque chose de fascinant dans ce livre-testament de Gay Talese, la sensation de visiter les coulisses d’un genre littéraire. Aujourd’hui âgé de 93 ans, celui qui est considéré comme le fondateur du Nouveau Journalisme outre-Atlantique se remémore ici ses débuts, ses rencontres marquantes, explique sa façon de travailler. Avec, on s’en doute, un délicieux sens du détail.)

Voilà ou nous ensommeillé. = je n’en peux plus de ce correcteur qui parle pour moi et prend mon langage en otage en modifiant ce que je veux dire et qui n’a plus aucun sens.

Donc voilà où nous en sommes. ( merci ) Allez un autre café et je dessine. Tenter de terminer la Splendeur des Amberson.( Booth Tarkington, dont je ne sais rien ) C’est assez léger et amusant.Lecture agréable.

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