Quand je serai au pouvoir

IA et Henri Foucault

En relisant le dernier post histoire de ne pas radoter , j’ai repensé à Nuccio Nordine, professeur à l’Université de Calabre et dont l’analyse de la Fable du gros Menuisier de Manetti m’avait transportée comme un supporter des Rolling stones ou de Ino Casablanca ( « Est ce qu’on est chaud pour continuer ??? » ) pour être plus à la page. 2 h sur l’histoire de Florence. J’étais en vraie groupie allée l’écouter à L’ENS et arrivée un peu tôt je l’observais du coin de l’oeil préparer son truc. Et son livre sur l’histoire de l’âne et l’utile de l’inutilité. J’avais voulu l’inviter aux beaux arts et ça avait capoté à cause de l’administration. Sais plus. Il y avait aussi Giordano Bruno etc…

Hier suis allée acheter deux ventilateurs, montés sur place par un gars sympa et portés depuis Anvers sur mes épaules, ce qui m’a valu d’être traitée de « drôle d’hélicoptère » sur le boulevard! . Devais aller à Argenteuil et me suis aperçue que le rendez vous n’était que la semaine prochaine. Ouf. Ça doit chauffer là dedans. J’ai envie de finir ce qui est en cours notamment Grignan et de reprendre la peinture. Grignan: On passe de très bons moment avec l’équipe de E. et L. On rit beaucoup, c’est joyeux dans cette location confortable ( la nouvelle ) qui a une architecture insensée pour le midi à savoir des grandes baies vitrées , du verre, des gravillons blancs …. La vue alentour est magnifique. Le Ventoux et la tour de Chamaret ( Ancienne forteresse médiévale dont subsiste une tour de 33 mètres de haut en parfaite état de conservation. Du haut de la tour on profite d’une vue magnifique sur toute la région: village de Grignan, Préalpes, Mont Ventoux, montagnes de l’Ardèche et du Gard, dentelles de Montmirail, Alpilles…). Sauf que ces imbéciles de promoteurs ont fait un roof-top qui empêche de voir le paysage et la tour. Il faut noter aussi le jacuzzi et la piscine qui la nuit change de couleur. Bon gout garanti. La grotte prend forme, j’ai fait le mascaron chez Zou le potier d’à-côté trop sympa. Un plaisir. Au départ de Paris mardi dernier le train n’a eu que 83 mn de retard et j’ai été dédommagée de 11 euros. Merci. Quand j’arrive à Montelimar je prends le car. j’aime bien. Je ne trouve plus Nada de Manchette et il me reste à lire la fin du carnage. Zut. Difficile de lire. Dois commander tout à l’heure des livres de Julien, émission très intéressante de Jean Noel Jeanneney « Et si le paganisme avait résisté à la christianisation de l’Empire romain ? À travers la figure fascinante de Julien, dit l’Apostat, dernier empereur païen, Claire Sotinel revient sur le destin, les convictions et la postérité de cette figure aussi controversée que fascinante.« 

Edgar Morin. je l’écoute en écrivant. Il parle de la mort qui l’a pourtant épargné depuis 104 ans. Aujourd’hui passer à la galerie ( j’ai beaucoup de mal à travailler entre Grignan, Metz et ici ) Passer chez Uniqlo pour acheter des T shirt. Hier je n’ai pas résisté et me suis allongée pour lire. Endormie rapidement et puis Roland Garros. Djoko a perdu… Mais quel match. Je pars mardi par la train de 7h10. Lundi Saint-louis. Envie de ne rien faire malgré les ventilateurs !!!!

Je n’enseigne pas, je raconte. ( Roger Martin du Gard )

je suis une broderie historique

Il y avait dans le métro ce gros garçon qui se balançait d’avant en arrière puis faisait frétiller ses doigts de chaque coté de sa tête comme si ses ongles lui transmettaient des messages électriques. Vu un documentaires sur les femmes qui sont parties travailler en Allemagne avant le STO. Vu de Losey Eva, L’accident. Magnifique. De Chabrol, les Biches ( assez ennuyeux ) mais je ris en voyant Attal et Zardi et en repensant à ce que me racontait R. Vu La chasse du même auteur que Festen. On aura compris que j’ai fait un petit break Dimanche aprem après être passée au Musée Picasso. Jeudi on est partis de Grignan à Aubusson. Repas le soir avec la région Normandie et son président, retour à Paris Vendredi. Samedi et Dimanche travail à la galerie. Trucs à écrire. Peu de lecture. J’ai poussivement terminé le livre d’Alfred de Montesquiou sur le procès de Nuremberg vu par les journalistes anglais, allemands, français soviétiques. Je trouve que ce n’est pas un bon livre. Même aucun interêt aucun style . Je préfère lire le travail d’historiens. Commencé Nada de Manchette. En passant picoré quelques pages:  » Ceux qui veulent mener une conversation sont déjà suspects à mes yeux  » ( Thomas B Sur les traces de la vérité ) . Je ne connais pas Foster Wallace dont parlait le disparu Nuccio Nordine. Je suis contente d’avoir été invitée en résidence à Sciences Po l’an prochain. Je serais encore plus contente de travailler à l’atelier en ce moment. Ca commence à faire longtemps. Heureusement que Somerset est annulé. Je ne sais pas comment j’aurais fait. Une grotte en Visio? Hum. Je trouve que le portail de Grignan est bien, il y a encore des trucs à faire ici et là + la grotte. Grignan est un village sympathique et les habitants vivent leurs derniers moments de tranquillité avant les vacances. Il y a des guides ; Dont une que j’ai entendue et disait devant mon portail, qu’autrefois c’était le four banal du Moyen page et qu’à présent c’était affreux. Ca me fait trop rire. J’ai appris qu’elle était chez elle et moi  » pas d’ici « . C’est ce qui m’a décidée à cafter. Je suis allée donc rapporter ses dires à la Mairie. Peut importe ce qu’elle pense ça ne regarde qu’elle. Je la recroiserai sans doute et je vais inventer quelque méchanceté amusante. En général tout le monde est plutôt content. Il faut dire que c’est assez discret. J’ai partagé la maison oups la villa avec portail télécommandé et tout ce qu’on peut imaginer ( caméras, piscine et parasols… OLIVOUDE!!! ).Ceci étant dit ça n’a aucun intérêt mais c’est confortable quand on bosse. Et on y passe des moments délicieux et joyeux. Il a fallu envoyer les Intentions scènographiques, on dit comme cela, à Metz. C’est fait. Vue la chaleur je me suis dégonflée et n’ai pas eu le courage d’aller au Palais de Tokyo voir l’expo de Pauline. Bon je vais lire.

demain départ 7h10 gare de Lyon.

Le concorde

Nous partions à New York . Et qui plus est en Concorde. Une partie du voyage se faisait par la route et le Concorde sur la départementale repliait ses ailes pour mincir et ne pas endommager les voitures qui venaient dans l’autre sens. Je me suis retrouvée dans le même espace d’un autre rêve avec les mêmes préoccupations: Ranger dans une caisse des affaires. Et comment faire pour que tout puisse être emporté. Nous garons le Concorde dans une petite ville. Floue et flou ensuite. ( le voisin du dessous éternue ) . Decollage . Comme dans un grand 8 nous plongeons puis l’avion survole des montagnes. Comme nous avons oublié de partir de l’aéroport nous rebroussons chemin mais il n’y a que des champs. Comme chez Hitch nous survolons à présent une route. On atterrit, on se retrouve près d’une sorte d’abbaye. On repart et Christophe par la soute effectue un double saut périlleux et comme un gymnaste atterrit parfaitement sur le goudron. Nous sommes effrayés ( je ne sais pourquoi nous ne sommes plus dans l’avion, car sans pilote il a filé. Où ça? Christophe rit aux éclats. Flou. J’ai mon sac et mon passeport. Je croise Guy qui partita plus tard et passe sans vraiment me dire bonjour. Il a 30 ans. D. est dans la file. Moi j’étais la première et quand je vois l’hôtesse elle me dit qu’il n’y a plus de place, que celle que j’ai était la préférée d’un personnalité ( quelqu’un de connu )qui est derrière une porte et ne veut pas se montrer. Les autres sont à bord. Je ne me résigne pas, trouve un autre chemin ( entre temps je pense que je n’ai pas fermé les volets de la maison d’Amiens, j’y retourne grâce à mes pouvoirs bien connus et Philippe Morel est là. Il n’y a rien à manger.

Je suis dans un escalier, pousse une petite porte et plus de problèmes. L’hôtesse désigne ma place. Je suis au deuxième étage du Concorde. Seule. Je ne connais personne. mes amis ont disparu de la scène. Nous décollons et j’ai très peur. C’est franchement acrobatique.

Il y a des années, toujours à la même heure je voyais le Concorde magnifique traverser ma baie vitrée d’A. Il venait de Roissy .

Hier soir j’ai regardé un documentaire ( très bien lu par Vincent Lindon ) sur les jeunesses hithlériennes, et j’ai vu ce signe sur le trottoir hier matin. Ce matin ai écouté Yann Parantoen parler de Centuri .

rien

La fille était imposante. Assise devant moi et les yeux vides elle se frottait sans cesse le visage, commençant de chaque côté de ses lunette et descendant de façon symétrique vers le menton. Ca m’énervait. Je regarde l’intérieur de mes mains car je une sais pas quoi écrire. Le voyage à Somerset est annulé. Cela m’a vraiment soulagée. Je ne savais pas comment faire ou m’organiser. J’ai apporté à l’hôpital tous les livres choisis par A. Ca m’a fait très plaisir. Nous n’avons ouvert que Cioran, Grosz, Houellebecq.  » je ne connais pas bien l’étendue de la terre« , pas mal la voix de Houellebecq dont je ne sais pas grand chose à vrai dire.. R. a commencé à les lire. Je regarde mes ongles en repliant les doigts. Rien.  » Ils sont venus de loin ils n’ont presque plus peur« 

Fin

Sais pas quel titre

J’entends l’homme dire : « grâce à ta crème j’ai une peau de nourrisson ». Ça vient de la salle de surveillance , la SSP I ? (de ma place je ne vois pas la dernière lettre )) où  j’ai aperçu au moment où je suis allée piquer un fauteuil rapé du couloir, une dame allongée. Maintenant je suis garée pourrait-on dire devant la chambre 34 où je ne peux entrer car il y a trois personnes attachées à des fils. J’observe les mouvements/ suis aux premières loges. On emmène où on ramène des gens poussés par un infirmier à l’accent des îles. Pour le moment rien. La couleur mauve du couloir, des petits bruits, une élève infirmière se présente dans une chambre et dit qu’elle est en troisième année. Une porte des sortes de sabots en plastique fluo, l’autre avec des brillants sur du rose. La porte grince, je vois le lino jaune d’une chambre. Elle grince plus fort et un charriot passe à côté de moi. L’infirmière dit « J’arrive dans 5 -10 minutes ». On se fait à tout comme on dit et j’aime assez bien ce no man’s land avec vue sur des portions de lits, des morceaux de personnes allongées. Tuit tuit. « Avalez votre salive Monsieur Poiret ». Une femme rit, on verrouille une porte, on re-ouvre et la porte claque. « Qu’est ce qui a sonné, c’est vous?  » Encore 10 mn et ce sera bon. « J’arrive! Grincement. Je ferme ou je laisse ouvert? »- Vous pouvez laisser ouvert. En fait ça n’arrête pas. Les infirmières doivent battre des records kilométriques. Un autre bruit, pas bruit mais plutôt …. impossible de décrire, un son plus rond qui rebondit un peu. Je ne sais pas pourquoi je me retrouve dans le clocher où m’a précédé Orson Welles et il sera bientôt transpercé -jugement dernier -par l’épée du grand personnage qui tourne et me rappelle la Cathédrale à Beauvais avec son horloge astronomique ( 68 automates ) qui m’impressionnait quand j’étais enfant. . Pourquoi je pense au Criminel juste maintenant. Aucun rapport avec ma présence dans ce couloir d’hôpital, ces passages de chariots, ces cliquètements, rires, bruits de pas… Cela qui m’amène vers les films que j’ai vus récemment, des Almodovar dont La mauvaise éducation et le film de Bellochio, L’enlèvement. Un sujet intéressant, facture classique mais j’ai eu du plaisir à le voir. Par contre Martin Eden de je ne sais quel réalisateur n’est pas fameux ( sauf les acteurs ). Je ne saisis pas ce que vient faire une chanson de Joe Dassin là-dedans ni les autres d’ailleurs. Et les passages réguliers genre archives sépia ne sont pas terribles. J’ai eu l’impression de voir la time-line du film au montage linéaire. Concert de signaux sonores à présent dont un pénible et strident. « L’infirmière va passer. « Non, votre femme doit attendre dans le salle d’attente. » Je vais le dire à ma collègue. Ti -Ta -TI  Ti Ta Ti. C’est par là? Non c’est de l’autre coté…

Arrivés à 10h30 on est rentrés vers 15 h et j’étais soudainement fatiguée. Dormi un peu. Ma récompense a été ce matin d’aller voir au Grand Palais l’exposition Hilma af Klint que j’avais découvert avec Anamaria il y a plus de 10 ans au centre culturel Suédois. Dès le début je râle car l’exposition n’est pas indiquée. Je vois en gros Matisse , Nan Goldin ok j’aperçois, mais pas de Hilma. Je demande. Ok . Entrée d’accord et c’est où? C’est très moche cet endroit. J’aperçois au loin ce qui pourrait être une affiche. Chance. C’est là salle 8 , suffisait de mettre un panneau. Pas d’indication pour la billetterie sans réservation et il faut un ticket gratuit avec la carte culture.

Il y a beaucoup de choses, ça m’intéresse. Steiner, les theosophes, les dessins spirites mais beaucoup de choses ça veut dire trop. C’est bien en un sens. J’arrive aux très grands formats, et mon téléphone sonne. Je rentre en vitesse à la maison, appelle Saint-Louis.

Le Rhinocéros-chien

BRENDAN SMIALOWSKI/AFP

Le rhinoceros était noir brillant- toile cirée neuve et bondissait comme un grand chien dont il avait la taille. J’ai crié. Et dans mon rêve je ne trouvais que le mot hanneton ( que nous avions cherché assez longtemps / mais si! tu sais l’insecte qui bourdonnait l’été autour du saule pleureur et on frissonnait de plaisir car l’été arrivait. Entre parenthèses jamais revu ces bestioles ). Donc dans mon rêve je ne trouvais plus le mot scarabée nécessaire pour la comparaison avec le rhinocéros-chien. J’essayai en vain avec différents procédés mnémotechniques plus modestes que ceux décrits dans l’art de la mémoire de Frances Yates ( que je n’ai jamais terminé je le confesse ). Je colle: Au risque de sa vie, Valerio Camillo ( c’est pas Valerio, c’est Giulio… Pffff) construit un théâtre de la mémoire où est représentée, dans un désordre assumé, la pluralité des événements du monde. Et je repense à Giulio Camillo et au théâtre de Vicenza de Palladio et Scamozzi. J’étais seule et regardais avec émerveillement la scène et la fausse perspective. Bref le rhinocéros. Je ne sais plus ce qui s’est passé et il m’a semblé que cette nuit il était encore dans le coin d’un rêve. Cette fois ci c’était au bord de la mer et je ne suis jamais entrée dans l’eau. J’ai sorti une grande machine à écrire dans le train, pour écrire ce que je suis en train d’écrire. Puis il a fallu que je vide le coffre de la voiture. J’ai quand même gardé les 5 agrafeuses, les pinces etc. Puis sur une gazinière j’ai versé dans une marmite des produits toxiques. Quand je suis revenue tout cela avait pris une forme bizarre molle et compacte. J’ai pris un couteau et commencé avec dégout à faire une incision. En fait c’était un coeur difforme qui battait. Il y a eu aussi un épisode vêtements. Pourquoi ce pantalon en tweed était si difficile à détacher d’une chemise. J’ai réussi en me disant que tout serait déchiré et bon à jeter. Mais… Rien. L’hôtel était en bord de mer et je n’avais pas vu le jardin de l’autre côté. Un nombre incalculable de lapins immobiles occupait le terrain. Bon. Se débarrasser du coeur. Facile à dire. Puis j’i fait un marouflage et il était raté.

Retour de Metz. J’y vois plus clair. Contrariété avec la grotte de Grignan et les types qui se désistent au dernier moment. Il semblerait que ça s’arrange. Et ce matin j’ai trouvé comment faire le sol et vais envoyer les dessins à E. Suis contente.

Je me délecte des commentaires sur l’attitude de Trump face au Roi d’Angleterre dont les discours à double sens me réjouissent. Charles dont la cravate gris perle contraste avec le rouge de celle Trump, si j’osais je dirais que c’est l’élégance et la retenue face à – je n’aime pas le mot mais je n’en trouve pas d’autre-un plouc arrogant et vulgaire. Le moment où il passe devant la reine , lui coupant le chemin pour serrer les mains pourrait être désopilant s’il n’était pas gênant. Et la cloche Trump !!!!! »  «Voilà la cloche offerte par le roi Charles à Trump. La cloche du sous-marin britannique ‘HSM Trump’ qui aida les Américains en 1944 contre les Japonais», a résumé le spécialiste en légende de la photo de l’objet très symbolique. Il a souligné «cette ironie magistrale du roi Charles à Trump»qui a déclaré : «Puisse-t-elle témoigner de l’histoire commune de nos nations et de leur brillant avenir. Et si un jour vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à nous sonner.» Ils ont mangé tout en doré des ravioles aux morilles avec émulsion parmesan, avant il y avait un truc que je ne lis pas bien, des coeurs de palmier avec je ne sais quoi et ensuite une sole et ensuite je ne peux lire que gâteau et chocolat. Ça doit être d’un pénible ces repas, thé et j’en passe . Le roi et la reine doivent bien s’amuser quand ils sont de retour dans leur mansarde. J’aimerais être non pas un scarabée-rhinocéros mais une souris et écouter aux portes. Hop on va à Amiens voir une vraie petite souris de 15 jours déjà, Margot.

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