La pintade mystérieuse

Je n’en pouvais plus d’écrire ce texte et au fur et à mesure je ne comprenais plus rien de ce que je voulais dire. Ca me semblait déséquilibré, je parlais de tout , de MOI MOI et pas des collections et quand je parlais d’oeuvres elles ne figuraient ni dans les collections, ni dans l’expo. Pour le citer encore, Federico Zeri dit qu’il à pris quelqu’un pour son livre J’avoue m’être trompé ( que je viens de relire) J’aime beaucoup ce titre ( fragments d’une autobiographie ). Hier le Louvre côté Richelieu était saturé et devant la pyramide, l’enfer. Même avec une carte, impossible. En sortant de mon rendez-vous et grâce à N qui m’a fait rentrer depuis l’administration, j’ai visité les expositions somptueuses ( les sculptures polychromes espagnoles – avec PERSONNE à 11h du matin ) et Zurbaran/ peu de monde, tout à fait confortable comme visite ), je suis passée à la librairie. Rien de Zeri à part ce que je connais déjà? Je chercherai ailleurs car je ne sais pas comment il écrit, lui qui serait plutôt un « connoisseur« , un expert, qu’à proprement parler un historien d’art.

J’ajoute cette image des genoux du Christ. Elle me bouleverse comme me bouleversent les processions en Espagne et Italie vues sur instagram et ailleurs. Il faut vraiment que j’y aille un jour . Et petite note pour rire: j’ai pensé à une de mes chutes lorsque j’étais enfant et que mes genoux, comme tous ceux des autres apprentis à vélo, furent « couronnés »comme ont dit. Je ne sais pas d’ou vient ce terme. La douloureuse couronne d’épines? Le produit piquait lui aussi et on pleurait et ensuite mercurochrome. Je repense à une peinture dont le titre était « Captivée, couronnée » et me dis que j’avais utilisé ce terme non pas pour être figurée en reine, mais parce que j’avais été blessée. Bon. Bref

Ma récréation: finir le visionnage de l’Anatomie d’une chute. J’ai des trucs ennuyeux à faire, et je n’ai qu’une envie c’est d’aller à l’atelier. Hier j’ai terminé les côtés des peintures qui vont partir. AH oui je dois trouver des titres. Je le fais après. Aller à Naples, aller en Grèce que je ne connais pas. Miam. Faire du sport. J’ai rêvé de FP et nous avons longuement parlé. J’ai rapporté de la fondation, une pintade, de la sauce tomate et je ne sais quoi d’hyper cher. Mes spaghettis avaient refroidi. Il m’a dit: « Vous souvenez vous, vous m’aviez dit d’acheter deux grandes peintures sinon j’aurais mal au coeur. « C’est pas possible! D’où nous viennent ces situations saugrenues. Bon mais je préfère ce type de cauchemars plutôt que ceux ou je suis persécutée. Cette nuit j’allais à Dijon en train, croisais U. et C. Elle me disait que P allait regarder le film  » les petits crayons  » dans la nef. Evidemment la Nef, c’est Metz. R quant à lui a rêvé du texte. Il y avait une salade très fraîche rangée à Amiens dans le placard de la cuisine sous l’évier. On a marché avec P et il était si peu interessant… Je me suis demandée ce que je lui avais trouvé d’irrésistible pendant toutes ces années!!!!!

Je suis tellement indignée de voir Cet imbécile de Trump faire le malin. Bon ça barde moins aujourd’hui dans le quartier mais il est trop tôt.

La police exagère, cette violence….

Metz

En Aout j’écrivais « Il faut absolument que je commence à écrire pour le catalogue et je ne parviens pas à démarrer. Je continue à peindre chaque jour. Ce qui est le plus difficile d’est le chemin vers l’atelier ( 300 m à peine ). Il fait tellement chaud. « 

Je poursuis l’écriture du texte ( pendant que le pape est à Paris. J’entends « espérance » Hum… ) Donc ces deux derniers jours je n’avançais pas: C’est trop long, c’est ennuyeux, c’est bavard…. Je raye, je regroupe. Je ne me comprends plus à la relecture, je m’égare. C’est trop long oui sans doute. Je ne pense qu’à cette exposition, commence à peine à la voir après tout ce temps. J’ai aussi envie d’être près de la mer et de lire sans cesse. Il y a des livres ici et là dans l’appartement, c’est une catastrophe pour s’y retrouver. Et depuis les travaux je suis perdue. J’avais autrefois à gauche dans mon petit coin caché derrière la porte tous les livres que je regardais souvent. L’antiquité, Rilke, Lucien de Samosate, Gerphagnon, les métamorphoses, Walter de la Mare, Klemperer, Bruno Schultz, Thomas Bernhardt, Ossola, Stoichita, Baxandall, Orwell …. Les iconophages, Federico Zeri ( J’avoue m’être trompé ) tiens je vais le relire. Walser… Le territoire du crayon/ Microgrammes/ pas lu.: ( Il était une fois une sorte de personnalité ). J’adore ces chapitres. ( Il faut que je me dêpêche d’écrire ce petit texte) ( En général mon passé reluit comme un couvert en argent bien poli, Quand je me tiens coi d’autres font du bruit, L’araignée verte. )

Or, il advint que l’araignee verte, dont la toison avait la couleur des lions et dont les yeux, méchants et hypocrites étincelaient tels deux cailloux verts insondables, et dont les bras étaient apparemment semés de points rougeatres, et ils l’étaient manifestement, où semblaient l’être pour de vrai, avait jadis il exercé son empire sur un homme jeune, merveilleusement beau, noble considéré et j’insiste jeune et prometteur, c’est-à-dire qu’elle le guidait et le fascinait avec douceur. Walser

Un jour de Noel des pas dans la neige, un homme allongé sur le dos, son chapeau à sa gauche. C’est lui. Il est mort.

Je commence beaucoup d’essais et ne les finis pas. Je suis plutôt « romans » et cet été j’ai lu jusqu’à indigestion presque tous les Harry Crews, puis commencé le livre de Ramuntcho Matta a propos de Gysin, puis abandonné Julien l’apostat (« Je poursuis la vie de Julien l’apostat, m’intéressant aux moments où il est question des oracles chaldaiques. Je pensais avoir un livre à ce sujet mais non ceux sont les Lamelles d’or orphiques. J’adore ce petit livre qui contient de très belles phrases .

Il faudrait que je construise le Musée de mes admirations .

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