En Aout j’écrivais « Il faut absolument que je commence à écrire pour le catalogue et je ne parviens pas à démarrer. Je continue à peindre chaque jour. Ce qui est le plus difficile d’est le chemin vers l’atelier ( 300 m à peine ). Il fait tellement chaud. « 

Je poursuis l’écriture du texte ( pendant que le pape est à Paris. J’entends « espérance » Hum… ) Donc ces deux derniers jours je n’avançais pas: C’est trop long, c’est ennuyeux, c’est bavard…. Je raye, je regroupe. Je ne me comprends plus à la relecture, je m’égare. C’est trop long oui sans doute. Je ne pense qu’à cette exposition, commence à peine à la voir après tout ce temps. J’ai aussi envie d’être près de la mer et de lire sans cesse. Il y a des livres ici et là dans l’appartement, c’est une catastrophe pour s’y retrouver. Et depuis les travaux je suis perdue. J’avais autrefois à gauche dans mon petit coin caché derrière la porte tous les livres que je regardais souvent. L’antiquité, Rilke, Lucien de Samosate, Gerphagnon, les métamorphoses, Walter de la Mare, Klemperer, Bruno Schultz, Thomas Bernhardt, Ossola, Stoichita, Baxandall, Orwell …. Les iconophages, Federico Zeri ( J’avoue m’être trompé ) tiens je vais le relire. Walser… Le territoire du crayon/ Microgrammes/ pas lu.: ( Il était une fois une sorte de personnalité ). J’adore ces chapitres. ( Il faut que je me dêpêche d’écrire ce petit texte) ( En général mon passé reluit comme un couvert en argent bien poli, Quand je me tiens coi d’autres font du bruit, L’araignée verte. )

Or, il advint que l’araignee verte, dont la toison avait la couleur des lions et dont les yeux, méchants et hypocrites étincelaient tels deux cailloux verts insondables, et dont les bras étaient apparemment semés de points rougeatres, et ils l’étaient manifestement, où semblaient l’être pour de vrai, avait jadis il exercé son empire sur un homme jeune, merveilleusement beau, noble considéré et j’insiste jeune et prometteur, c’est-à-dire qu’elle le guidait et le fascinait avec douceur. Walser

Un jour de Noel des pas dans la neige, un homme allongé sur le dos, son chapeau à sa gauche. C’est lui. Il est mort.

Je commence beaucoup d’essais et ne les finis pas. Je suis plutôt « romans » et cet été j’ai lu jusqu’à indigestion presque tous les Harry Crews, puis commencé le livre de Ramuntcho Matta a propos de Gysin, puis abandonné Julien l’apostat (« Je poursuis la vie de Julien l’apostat, m’intéressant aux moments où il est question des oracles chaldaiques. Je pensais avoir un livre à ce sujet mais non ceux sont les Lamelles d’or orphiques. J’adore ce petit livre qui contient de très belles phrases .

Il faudrait que je construise le Musée de mes admirations .

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