La revue

C’est ce que je demande aux étudiants: Faire une revue mensuelle les concernant et réunissant leurs découvertes, lectures, etc. Il y en a de très réussies. Je trouve que c’est une « habitude » riche et indispensable pour ne pas se perdre. J’ai réentendu à la radio cette Phrase de Paul Valery: Il faut entrer en soi-même armé jusqu’aux dents. J’ai souri car il me semble que j’ai lu cela quand j’étais adolescente, ou un peu plus tard. A ce propos comme l’école publique ( et privée aussi ) est nocive ( ou certains professeurs ) de nous cacher des perspectives, des découvertes. On croit lorsqu’on est au lycée que Rimbaud a toujours été jeune . Ce qui est faux. Que tous les autres ont toujours été vieux. Ce qui est faux. Alors Valery et à en croire son ( seul) cimetière marin n’était pas enthousiasmant.

Dans la nuit du 4 au 5 octobre 1892, au cours d’un violent orage, Paul Valéry se retrouva au coeur d’une crise existentielle. Cette expérience- connue sous le nom de‘nuit de Gênes’– fit une telle impression sur Valéry, qu’il changea totalement de cap en matière d’écriture: il arrêta d’écrire des poèmes. Aux alentours de 1898, il suspendit même presque toutes ses activités d’écrivain- peut-être à cause du décès de Mallarmé, qui était son maître et son modèle. Pendant près de vingt ans, Valéry ne publia pas un seul mot.

Ce n’est qu’en 1917 que Valéry brisa son ‘long silence’ et que parut La jeune Parque.

Aujourd’hui et 3 jours à l’atelier. Soleil. Suis contente.

Hier beaux arts et aujourd’hui un courrier.

Bonjour
Ce mail pour vous demander si des solutions peuvent être apportées au problème de l’atelier.
NOUS N’AVONS PAS DE PLACE; VENEZ VOIR. On travaille au sol, dans les coins, sur de bouts de table
Je sais que vous connaissez la chanson
J’ai accepté des étudiants nouveaux parcequ’il me semble que TOUS et TOUTES , chef.fes d’atelier nous devons accepter du sang frais. Je me sens incapable de dire: Je n’en prends que 3 .
Ces nouveaux déjà intimidés n’ont même pas un coin de table/ 
Dois je revenir sur mes décisions et leur dire d’aller chercher ailleurs?

Dois je accepter uniquement d’être deuxième atelier, un atelier conseil en quelquesorte ! et de recevoir à ce moment là des étudiants dans un bureau et ne pas voir «  en vrai «  ce qu’ils font?  .Quand je viens je n’ai même pas un coin où poser un ordi, des dessins des livres. Je squatte ici et là, dérange des travaux en cours. 
Des étudiants quittent l’atelier faute de place et je ne peux leur donner tort. Mais suivre un travail en développement et puis plus rien, à quoi bon s’être engagée dans un accompagnement? C’est décourageant .
Les étudiants voient leur travail conditionné par ce manque d’espace: Faire des petits machins sur un bout de table.
L’évier à souvent des problèmes d’estomac . 
Quand quelqu’un se met à la peinture c’est l’intox.Et je ne peux refuser que quelqu’un peigne mëme si ‘atelier n’est pas un atelier de peintres à priori
Les travaux commencés avant covid n’ont jamais été terminés. Mais à la rigueur ce n’est pas grave. On ne désire pas un loft saint germain super clean.
Choisir un atelier pour l’espace disponible et non pas pour le chef d’atelier ne me semble pas une bonne nouvelle.
Voilà, je ne vais pas venir tous les matins me plaindre, faire le siège, insister. Ce n’est pas ma nature et j’ai mon propre travail .
Mais ce matin, je me sens de mauvaise humeur avec ça. Et si je suis grognon, c’est que les etudiants qui ne sont pas capricieux chez moi,  sont aussi mécontents. 
Les cimaises ( ça me semblait réglé ) mais j’apprends que non, qu’un plan navigue quelque part. ALORS QUAND ? COMMENT? L’AN PROCHAIN? JAMAIS?
Donc il FAUT trouver de l’espace, un autre endroit. J’achète l’atelier SFAR s’il le faut. L’idéal serait de récupérer son atelier et revenir à ce que cet espace était avant. Un atelier avec une seule entrée, des toilettes, des casiers . 
 ( je répète à ce sujet  les problèmes d’accès et de sécurité du matériel acheté par la masse et les travaux eux mêmes . Il y a 3 portes / Celle de SFAR et deux autres Nous sommes introuvables , pas de toilettes,
Je n’ai rien contre SFAR , (rien pour non plus). Je ne l’ai jamais vu en vrai.  IL ne veut pas que l’on traverse son atelier /ce que je peux comprendre à la rigueur . BREF.

LES ETUDIANTS  ne peuvent travailler dans ces conditions et moi non plus.
SI RIEN NE S’ARRANGE JE RESTE CHEZ MOI .
 Cette chasse à l’espace devient un problème de territoire et  commence à créer une sale atmosphère. Les nouveaux sont perdusLes anciens mécontents et ce ne sont pas des caprices. Et MOI J’ai MIEUX A FAIRE.UN réunion est prévue LUNDI MATIN PROCHAIN. 
OU LA FERONS NOUS? JE N’EN SAIS RIENJe suis plutôt facile je crois mais là j’en ai marre.

Bien à vous LN
S.O.S

Hop un café. Les oiseaux oisellent. J’ai envie de campagne. Je ne retrouve pas mon livre)transport/Le silence des agneaux.

Tous le jours

J’aime beaucoup cette image de rage de la part d’une si jeune fille, Greta Thunberg; Quand on écoute Finkielkraut il ne dit que des âneries à son sujet. Des âneries de vieux.Ah il n’est né qu’en 49. J’aurais dit avant.

Je me dis que je dois noter. Pour quelles raisons. Juste pour moi et surtout mesurer le temps et voir où j’en suis dans le mois, dans l’année, mais aussi dans la semaine ou dans le jour. Si j’opte pour le système rétrospectif je raconte que je suis allée ce matin au Musée Marmottan , non pas pour voir l’exposition Julie Manet ( Fille de Berthe Morizot ) mais pour noter , c’est à dire photographier des détails, des meubles, des dorures, des tables, et des marbres empire. C’est assez affreux si on regarde bien, mais ça me plait. Et je dois commencer à penser à l’exposition Dialogue. Celle du moment est Jean-pierre Raynaud. J’y suis allée à vélo, soit précisément 6km 2 en passant par le Trocadéro ( avant je passe devant Galliera et ensuite Guimet ). I fait beau et frais. C’est agréable. Au retour je prends un café côté soleil au carrefour Martyrs Boulevard, écoute « La baroque  » de France Musique et poursuis la lecture du livre de Richard Peduzzi. Lecture agréable et vie intéressante. Café bu, j’ai envie de paresser, de lire. RV incessamment avec une personne qui s’intéresse aux carnets d’artistes ). ( fille très agréable et l’on a parlé des brouillons , de ce que c’est etc… )

Hier, journée à Sèvres très tranquille, mais pas facile de reprendre ( traduire les couleurs etc…) Cependant c’est toujours un plaisir d’y aller, de retrouver M., son café et ses bonbons dégoutants !!!!. RV pour aller voir Baselitz. J’aime réellement ce travail jusqu’à disons ses 30 ans, puis peu à peu l’ennui me gagne: Les tartines, les énormes tartines ( les cartels ne sont pas brillants . Allier l’abstraction, la figuration et le conceptuel... Heu… Le paquet est un peu lourd.) Oui c’est la lourdeur et cette sensation de peinture voie, jetée comme un éclair. La différence est que l’éclair disparait si tôt apparu et qu’il ne reste après cet éblouissement qu’une nuit noire et inquiétante. Là, j’avais l’impression, et c’était le cas, de suivre les années: Les 80, les 90/ C’est un peu stupide de dire cela, car les années se suivent ( La Palisse ) . Puis aussi une grande peinture avec des bas collés, j’ai croisé son double à la fia. Mais le début est réellement fort. Bon je reste donc fidèle à Polke! ( Qui n’est pas à l’Académie des beaux arts )

Ensuite aussi, il y a une économie au bout d’un moment ( le chic des bronzes, leur taille ) et les prix des oeuvres qui sont fous.

En sortant on a bu une bière chez Georges et dehors. Une fille perchée sur talons à l’allure de mannequin nous a placés. Les chaises pèsent une tonne . Un jeune femme très aimable a pris la commande. On a choisi deux Leffe ( des demi ) qui sont enfin arrivés raplapla et pas bonnes. 18 euros. VAZI.

R. a acheté 3 pamplemousses et 5 oranges rue des Martyrs: 17 euros et 3 centimes. Ils on pris les 3 centimes et signé ainsi leur arrêt de mort, moi qui y vais stupidement depuis tant d’années.

Puis le théâtre et le spectacle de danse ( depuis combien de temps n’étais je pas allée dans la grande salle.  Mal – Embriaguez Divina, tribunal cathartique de Marlène Monteiro Freitas. Un peu trop long comme souvent . Je sors et je me dis 10 mn de trop. Presque toujours. L’utilisation du papier blanc, du drapeau, les costumes et l’espace m’ont vraiment plu. Sur le parvis, un jeune garçon avec des chaussures si hautes. On trouve un taxi. Ah j’oubliais, les gens sont à mon avis de plus en plus stupides, entre ceux qui jouent à la police des qu’un nez apparait, ceux là ce sont les névrosés du masque. Ils ont peur et vous emmerdent. Pourquoi sortent-t’ils. Bref. Deux dames derrière nous qui, attendant que les spectateurs se placent et donc entrent dans la rangée, restons debout.

—S’il vous plait , vous allez rester debout

—Oui pendant les spectacles on reste debout et on met de grands chapeaux. C’est ma réponse. Je croyais qu’elles avaient compris. Puis ça recommence:

—Mais vous allez vous assoir? Je me fâche et R. reproduit ce qu’il a entendu un jour de la bouche de Lacan regardant une femme mal se garer. Sans se retourner il dit fort:

—Mais quelle est cette conne?

On n’a plus rien entendu.

Un jour dans le train un mec m’a fait la morale parceque mon nez dépassait. Je venais de me moucher ou de boire alors le justicier est entré enscène.Il a raconté sa vie, dit qu’il était infirmier. Je ne sais pas comment j’ai fait pour rester de marbre. Et de marbre lourd. Je l’ai regardé l’oeil vague avec une envie féroce de lui sauter à la gorge.

Donc on était… Vendredi. Jeudi j’ai travaillé toute la journée et suis passée aux bureaux de VJ pour un petit coucou. Du coup j’ai raté la signature de Peduzzi à la librairie Vendredi. Arrivée et c’était ( déjà fermé ). J’aime bien Peduzzi et surtout j’ai en mémoire son décor pour Hamlet mis en scène par Chereau avec le palais en marqueterie. Une splendeur. Gerard de Sarthe arrivait au galop. On a parlé de ça chez Nicolas alors qu’il achetait du vin et que lorsque le vendeur a demandé: Votre nom Monsieur, c’est moi qui ai répondu. Il avait l’air sincèrement étonné. Je lui ai dit : Ben quand même . On est voisins, j’aimerais bien le revoir. Il a l’air assez inquiet et mélancolique, comme lorsqu’on avance dans le temps et que des amis ont disparu. Parfois R. était accablé , me disant tu ne peux pas comprendre , tes amis sont encore là. Moi, il n’y a plus grand monde.

Le livre donc est doux et un peu triste. Agréable à lire, humble.

Mercredi j’ai aussi travaillé à l’atelier et Christophe et passé. On a devisé sur ce qu’i faudrait faire ou pas pour monter d’un cran comme on dit.

Il a mangé toutes mes madeleines !!!

J’ai regardé le documentaire consacré à Tadzio. ET la veille revu mort à Venise. Venise, c’est le voyage d’études de l’atelier. S’il est accepté, on partira fin avril. Je ne me sens pas du tout cheftaine cependant. Et qui voudra passer son temps à la biennale le fera. Et qui ne veut pas n’ira pas. J’aurais bien vu l’exposition organisée par Fischli: Stop painting mais bon.

Le mardi c’était Beaux arts non stop de 10h à 18h sans me lever et sans manger? Un peu dur, beaucoup trop.

J’ai plaisir à repenser à la Toscane. J’e parlerai plus tard.

Là,le dimanche se termine, j’ai rangé des papiers car j’ai à présent un VRAI comptable. Mais quel boulot ennuyeux. Ce soir poulet rôti avec R et sin fils D.

Maintenant un bain.

Qui m’a rangé le Silence des agneaux? GRRR

Dimanche/ Disjecta membra

L’image ci dessus n’a rien à voir à ce que je dirai brièvement de l’exposition au Louvre  » Paris Athènes » où je suis allée ce matin joyeusement ( beau temps, descendre à pieds, pas envie de travailler et de rester derrière l’ordi ) . Bon. J’ai trouvé cela sas génie et passablement ennuyeux. Dans le catalogue un chapitre concernant Rodin et Bourdelle mais ai-je raté quelquechose, rien de cela dans l’expo.

 » L’antique est ma jeunesse…/…DAns le Louvre jadis, les dieux Olymiens m’ont dit tout ce qu’un jeune homme pouvait utilement entendre…/… après une absence de 20 ans, je les ai retrouvés et je les ai compris. Ces fragments divins, ces marbres vieux de plus de deux mille ans, me parlent plus haut, m’émeuvent plus que les êtres vivants.Maintenant j’ai fait une collection de dieux mutilés, en morceaux, quelques-uns, chef d’oeuvre. Je passe du temps avec eux. Ils m’instruisent. Je crois les comprendre tous de la belle époque grecque , car ils viennent de la Grèce.

Et ces deux petites figures qu’il a modelées pour expliquer l’antique et Michel Ange. Zut je croyais avoir photographié la page où il est question du contrapposto.

Bref, il y a évidemment toujours des choses qui attirent notre interêt mais. La dernière partie est ennuyeuse.

Je me suis arrêtée au retour pour manger une soupe coréenne. Puis Basic Instinct que je n’avais jamais vu. Pas lu et pas fait de paperasse déprimante.

Descendre maintenant retrouver R. Demain Beaux arts et Mardi départ en Italie.

De Sèvres à Aubusson

Mercredi / Sèvres

On allume le four. C’est une belle  » cérémonie ». Après quelques réponses aux journalistes, je repars dans l’atelier et décide de commencer ou plutôt recommencer le vase cassé. Le soir c’est  » coquetelle » très bon d’ailleurs et agréable. Ca sent le hêtre et ça chauffe. Il en sera ainsi jusqu’au lendemain soir. Puis ouverture four le 16 novembre. Beaux-Arts, portes ouvertes. Je demande aux étudiants de suspendre leurs vêtements comme dans le  » salle des pendus de la mine ».

Visite de Fabrice Hybert qui vient me parler de l’institut. On rit. Il sait que je ne veux pas mais il insiste. Avec son ami j’ai l’impression que ce sont deux membres du KGB qui viennent me menacer si je refuse. A nouveau un message ce matin.

Invitée à Nantes pour leur événement d’été dont j’ai oublié le nom. Et présélectionnée pour la réalisation à Aubusson d’une tapisserie hommage à Georges Sand. Ce qui poursuit l’année  » patrimoine  » : Les Gobelins, La Socra pour La fontaine du Tremblay, Sévres…

Viviers le 8 septembre. 2021

Mesdames, Messieurs du  « tribunal des Invisibles » !!! ( Consuelo )

Je m’appelle Hélène Delprat. Je suis peintre. Peintre qui s’aventure dès qu’elle le peut du côté des films, de la photographie, des émissions de radio ( France Culture), des interviews , des scénographies , des arts décoratifs. Depuis 5 ans chef.fe d’atelier ( comme on dit ) aux Beaux -Arts de Paris.

Je suis plutôt une lectrice de romans que d’essais. J’adore Thomas Bernhard. Il me plait de relire Frankenstein de Mary Shelley , La montagne magique, Alexanderplatz, Les cahier de Malte Laurrids Brigge … La littérature anglaise , Virginia Woolf évidemment. Je ne suis pas pour autant passéiste et m’intéresse également à la littérature contemporaine.Les auteurs qui me réjouissent? Shakespeare, Cervantes, Jules Verne, Hugo et Dumas, … Ce que j’appelle romans avec «  du vent dans les voiles « . 

Pour finir ce bref portrait, je ne suis pas une « chasseuse de projets » et suis tombée par hasard sur cette proposition de tapisserie- hommage à Georges Sand.

&

George Sand / Hasards. 

Hasard 1

Préparant ce courrier, j’ai retrouvé dans ma bibliothèque du Forez, Consuelo, probablement lu il y a cent ans ! A l’intérieur une fleur jaune et quelques phrases soulignées qui me font sourire. 

« Il avait vêtu son grand incognito et endossé son habit couleur de muraille: aussi ne l’ai-je pas reconnu du tout … »

et encore 

« Faites lui prendre  des gouttes d’Hoffmann , que diable! » 

Hasard 2

Où l’on découvre que le château quelque peu carton pâte découvert il y a quelques jours dans le Forez en revenant du Puy, n’est autre que Le château de Rochalembert décrit par George Sand.

« Monsieur, une femme qui compose est semblable à un chien qui marche sur ses pattes de derrière. 

Ce qu’il fait n’est pas bien fait, mais vous êtes surpris de le voir faire. »  

Une chambre à soi. Virginia Woolf 

George Sand

Si je pense à elle c’est une image un peu conventionnelle qui me vient à l’esprit, une imagerie. Tout le contraire de ce qu’elle fût ! Et ça ne me déplait pas même si je sais bien qu’elle ne peut être réduite à ceci, une caricature comme celle de l’éventail du musée de la vie romantique: Son nom masculin, sa coiffure, son dandysme, ses amours, ses engagements, sa liberté. De quoi écrire une biographie un peu ordinaire dans le style des Vies passionnées !! Je pense aussi à l’ambiance du film  Lola Montes .

Le Petit Théâtre de Nohan m’intéresse particulièrement.

Avant l’été j’ai visité l’exposition Tempêtes et Naufrages, et voulu revoir au musée un objet discret qui m’avait fait grande impression : Un bracelet en cheveux ayant appartenu à George Sand. 

Entr’acte/ Tapisserie et tapis / Commande Gobelins 2019

Je joins ici les deux projets, un tapis et une tapisserie, suite à une proposition de la Manufacture des Gobelins. La réalisation commencera prochainement.

Georges Sand /Hommage

J’ai tenté par ces images de tapis et tapisserie pour les Gobelins de m’éviter un long discours quant à mon grand intérêt, enthousiasme et appétit pour votre projet long-format, long -métrage pourrait on dire !!! 

Je dois préciser aussi que mes peintures  sont le plus souvent  des grands formats ( voir image du début et suivante ), rarement moins de 220 X 250, et plus récemment de très grandes toiles de 10m. 

Il m’est arrivé de concevoir des « peintures de voyage » sans châssis ( papier marouflé sur toile ), qui étaient présentées avec leur coffret puis roulées.

Pour moi il s’agit non pas d’illustrer mais d’évoquer Georges Sand, de faire en sorte que l’oeil se promène de motif en motif, d’images en matières. Il ne s’agit pas non plus de « reproduire » une de mes peintures. Ce que j’aime de manière générale dans la tapisserie, c’est le fait d’être littéralement emportée dans un autre monde ( ( Je ne peux m’empêcher d’évoquer les Chasses de Maximilien, leur beauté, leur mystère, leur complexité ). S’approcher, découvrir des éléments invisibles de loin, marcher et créer ainsi une sorte de travelling cinématographique. Les tentures, les drapeaux, l’héraldique et le costume ( broderies , ornements, teintures ) me préoccupent toujours. J’aime l’idée de réparation, de reprise.

Quant à la réalisation, et ayant visité les Gobelins, je suis stupéfaite de ce travail lent, silencieux, presque anachronique. 

J’aime la perspective des échanges pour la création d’un tel ouvrage: Discussions sur l’interprétation -traduction des formes , les matières possibles, les couleurs …

Cette année fut pour moi celle de l’ornement sans être pour autant celle du crime !!! : La commande des Gobelins, Marcello, Dove sei? fontaine monumentale pour la Résidence du Tremblay/ Galerie Christophe Gaillard, l’invitation pour Napoleon encore ! où j’ai pu réaliser dans le Salon d’honneur La guerre Elegante : Grandes médailles, fausse cheminée, peintures et drapeaux métalliques dont les pointes de hampes sont en verre soufflé.  

Il y a eu aussi  Sèvres, 13 vases à « décorer »  pour le Grand Feu 2021.

Montrer la tapisserie

Une chose me semble particulièrement intéressante est la nécessité de concevoir une structure qui permettrait de présenter la tapisserie. Selon moi  cette structure ne s’arrête pas à un aspect « pratique « , châssis ou autre construction fonctionnels.

J’aime l’idée d’un ensemble ornemental riche . Un cadre ouvragé suspendu par des chaines réalisées à cet effet? Quelque chose de théâtral certainement …

Je vois une sorte d’ossature-architecture travaillée avec le même soin que la tapisserie elle-même, et reprenant des motifs en volume? .  

Comme si on avait devant les yeux un grand ensemble pensé pour l’espace . En quoi est ce « décor «  ? Je l’ignore. Bronze, matériau forgé? Bois sculpté? Résine? 

Est ce un portail ?

Je n’ai que des questions… 

Merci de votre attention. 

Helene Delprat

HO!

Bâle 2021

Me revoici. Impossible de commencer depuis longtemps. Ecrire me faisait le même plaisir que de chercher un code BNP ou d’écrire aux impôts. Ecrire, même si ce sont de petites choses me manque. Je vais essayer de reprendre ce côté là de ma vie et d’être à nouveau régulière. Avant de « recharger » le passé, parler du présent. Les oiseaux sont toujours présents . 3 perruches et deux mandarins. A ce propos j’ai vu un document incroyable: Un oiseau , je ne sais pas son nom est en train de déchiqueter une feuille. Il en extrait la nervure principale qu’il place parmi les plumes de sa queue comme pour la fournir davantage.

Temps très bleu aujourd’hui Dimanche. Pas encore sortie. Je vais partir d’ici peu aux Beaux arts pour voir comment N. installe son diplôme.

Récapitulons:

D’abord de quand date mon dernier post? Ah j’étais à Viviers et avais rendu visite au Rebouteux qui s’était esclaffé en palpant mon dos noué. C’était le 8 Aout . J’étais arrivée le 4. Juillet s’était terminé à Paris et pas au Repenti . J’avais travaillé à Sèvres avec beaucoup de plaisir, m’y rendant chaque jour à velo par les bords de Seine ou parfois par le Bois de Boulogne ( J’avais découvert l’ambassade de Russie avec son horrible sculpture monumentale arrogante ). Le séjour s’est terminé en 100 morceaux, reste d’un vase peint pendant 8 jours et qu’un mauvais courant d’air a tué. X. m’a dit: J’attendais que tu éclates en sanglots. J’ai éclaté de rire. Je suis toujours en relation avec A. nous nous sommes échangés des petits SMS cet été. Je lui ai envoyé pêle-mêle les vaches passant sur la route du bas, un titre de livre,la photo d’un chausson aux pommes ou je ne sais quoi.

J’ai travaillé presque tous les jours dès mon arrivée à Viviers: Peinture. M. est parti aux urgences le 15. Sorti deux jours plus tard. La veille nous avions traversé comme chaque année les plateaux de Barracuchet jusqu’aux Garniers. Heureusement … J’ai donc eu un été pas terrible, limite burn out avec des rages et des moments où je ne supportais pas un SMS. L’envie de ne voir strictement personne. Ca n’a pas été difficile vue la météo atroce. Mais j’ai peint chaque jour et c’est ce dont j’ai besoin au fond. Je le sais. Nous avons fait un grand voyage ( !) au Puy en Velay ( à 50 km !!! ) puis dans l’Allier. Le musée du Puy au bout du parc très 19eme ( avec ses animaux, ses végétaux/…)

ON SONNE.

Vérification des canalisations gaz. J’ouvre et suis très désagréable. Coup classique, le type est déjà sur la chaudière avec un tourne vis. Je sens l’arnaque et je lui dis de déguerpir. Son ton gracieux change. Je perds du temps. Je perds du temps en indiquant sur Chapka ou je ne sais quoi, ce qui est un bateau, un lion, une cerise. Je perds du temps avec les codes, doubles codes; Je n’en peux plus et voudrait revenir à l’âge où la roue n’a pas été inventée!!!

Donc le Musée du Puy en Velay dans son parc. J’adore les Musées de province. Il y a là le Maitre des demi-figures (« célébre pour ses portraits de femmes richement vêtues !!!« ). Le nom me me plait beaucoup . Ecole Hollandaise. Il y a des peintures Péplum avec si je ne m’abuse Vercingétorix, Les Bacchanales ou Hommage à Pan de Baptiste Marie-Pierre 1747 ( Anonyme ) , des grands soldats en bois sculpté, des plaques muletières magnifiques ou LUNES en cuivre doré: Aime Marion , Aime son nom… Des blasons gravés, la devise des propriétaires des ânes ou du Seigneur .Pierre Vaneau/ école française 17 ème/ Bas reliefs en noyer… Une exposition temporaire avec de belle têtes peintes après décollation, des masques mortuaires, un vase grec. Après nous avons pris le petit train des vieux !!! pour passer dans la ville. Ensuite à l’aventure, direction je ne sais où et il a commencé à pleuvoir. Diner à La bête du Gévaudan ( qui n’est pas une adresse inoubliable !!! ) dans une petite ville coupée par une nationale et le lendemain rouler sur des routes désertes, brume sur l’Allier là bas, croiser des pèlerins dans un village escarpé et sinistre. Que d’anciens hôtels, cafés, commerces fermés. Les campagnes françaises dans beaucoup d’endroits sont sinistrées. Plus rien. Si ce n’est les monuments aux morts. J’en ai photographié un à Saillant dans le Puy de Dôme; Une merveille kitch dressée devant un grand calvaire, casque et lauriers de bronze à la base d’un obélisque et croix de guerre colorée haubanée devant. Non plutôt colonne, chaine, flammes. Mais mes monument préférés sont les poilus colorés de la guerre de 14, en plein mouvement. Il y en a un de ce type à Roche et on en croise ici et là. Bleu horizon. On avait l’impression d’être partis très loin. Coup de frein devant l’indication du Chateau de je ne sais plus, où est passée George Sand et où à été tourné un plan ( les escaliers ) de la Belle et la Bête. Une grille, C’est fermé. Mais j’aime ce vrai faux château désert.

En Aout j’ai lu ( si peu lu / Les travailleurs de la mer en version simplifiée-quel horreur- car erreur à la commande ) les Iconophages de Jérémie Koering , suis remontée à Paris en AR pour préparer chez Pinault les journées du patrimoine avec deux grandes peintures de 10 m et un magnifique Rebeyrolle ( de 1978/ On dirait un pan de plaque terrestre ou une cascade, un éboulement un fin du monde, un Courbet) . Je ne suis pas fanatique de ce peintre mais il faut dire que cette oeuvre là c’est quelque chose. Tellurique, volcanique, Enorme.

C’est avec les photo de mon téléphone que je remonte le temps.

Il y a eu aussi la fête à Usson, ses manèges criards, les jeunes filles avec des ailes de papillon acryliques dans le dos,  » deux minutes suspendu, c’est gagné « : c’est superman qui clignote adossé à la boutique des pompes funèbres, avec à des pieds des caisses de bière et de mousseux. Plus loin c’est ULTIMATE qui clignote aussi en vert fluo dans la nuit. Dance PARADISE est purement atroce. Une vingtaine de fauteuils en plastique sur une rangée qui va tourner bientôt devant un décor peint au pistolet . Des sortes de sirènes aux longs cheveux et en mauve un chanteur je suppose. WIN SEXY GIFT. Il suffit de s’élancer avec le poing ou les pieds et de faire remonter un ballon . Des hiboux rouges , des compteurs , des yeux s’allument. Puis il y eut le feu d’artifice que l’on a regardé adossés à la Chenille. Dans le genre il y a eu la soirée BOOM au camping de Saint Bonnet !!! J’aime bien ces ambiances, avec les ados qui restent au bord de la piste le nez dans leur téléphone. C’est quand même une vraie catastrophe cet outil. J’en ai marre personnellement de tout cela. L’image qui suit est une installation de Shilpa Gupta. Etrange

Je retrouve des photos que j’ai faites au pied de mon lit. C’est une catastrophe de chaussures, pantalons et pulls en boule, livres en cours et journal…

NO COMMENT. Filer à la réunion de L’INHA

Ho

Bâle 2021

Me revoici. Impossible de commencer depuis longtemps. Ecrire me faisait le même plaisir que de chercher un code BNP ou d’écrire aux impôts. Ecrire, même si ce sont de petites choses me manque. Je vais essayer de reprendre ce côté là de ma vie et d’être à nouveau régulière. Avant de « recharger » le passé, parler du présent. Les oiseaux sont toujours présents . 3 perruches et deux mandarins. A ce propos j’ai vu un document incroyable: Un oiseau , je ne sais pas son nom est en train de déchiqueter une feuille. Il en extrait la nervure principale qu’il place parmi les plumes de sa queue comme pour la fournir davantage.

Temps très bleu aujourd’hui Dimanche. Pas encore sortie. Je vais partir d’ici peu aux Beaux arts pour voir comment N. installe son diplôme.

Récapitulons:

D’abord de quand date mon dernier post? Ah j’étais à Viviers et avais rendu visite au Rebouteux qui s’était esclaffé en palpant mon dos noué. C’était le 8 Aout . J’étais arrivée le 4. Juillet s’était terminé à Paris et pas au Repenti . J’avais travaillé à Sèvres avec beaucoup de plaisir, m’y rendant chaque jour à velo par les bords de Seine ou parfois par le Bois de Boulogne ( J’avais découvert l’ambassade de Russie avec son horrible sculpture monumentale arrogante ). Le séjour s’est terminé en 100 morceaux, reste d’un vase peint pendant 8 jours et qu’un mauvais courant d’air a tué. X. m’a dit: J’attendais que tu éclates en sanglots. J’ai éclaté de rire. Je suis toujours en relation avec A. nous nous sommes échangés des petits SMS cet été. Je lui ai envoyé pêle-mêle les vaches passant sur la route du bas, un titre de livre,la photo d’un chausson aux pommes ou je ne sais quoi.

J’ai travaillé presque tous les jours dès mon arrivée à Viviers: Peinture. M. est parti aux urgences le 15. Sorti deux jours plus tard. La veille nous avions traversé comme chaque année les plateaux de Barracuchet jusqu’aux Garniers. Heureusement … J’ai donc eu un été pas terrible, limite burn out avec des rages et des moments où je ne supportais pas un SMS. L’envie de ne voir strictement personne. Ca n’a pas été difficile vue la météo atroce. Mais j’ai peint chaque jour et c’est ce dont j’ai besoin au fond. Je le sais. Nous avons fait un grand voyage ( !) au Puy en Velay ( à 50 km !!! ) puis dans l’Allier. Le musée du Puy au bout du parc très 19eme ( avec ses animaux, ses végétaux/…)

ON SONNE.

Vérification des canalisations gaz. J’ouvre et suis très désagréable. Coup classique, le type est déjà sur la chaudière avec un tourne vis. Je sens l’arnaque et je lui dis de déguerpir. Son ton gracieux change. Je perds du temps. Je perds du temps en indiquant sur Chapka ou je ne sais quoi, ce qui est un bateau, un lion, une cerise. Je perds du temps avec les codes, doubles codes; Je n’en peux plus et voudrait revenir à l’âge où la roue n’a pas été inventée!!!

Donc le Musée du Puy en Velay dans son parc. J’adore les Musées de province. Il y a là le Maitre des demi-figures (« célébre pour ses portraits de femmes richement vêtues !!!« ). Le nom me me plait beaucoup . Ecole Hollandaise. Il y a des peintures Péplum avec si je ne m’abuse Vercingétorix, Les Bacchanales ou Hommage à Pan de Baptiste Marie-Pierre 1747 ( Anonyme ) , des grands soldats en bois sculpté, des plaques muletières magnifiques ou LUNES en cuivre doré: Aime Marion , Aime son nom… Des blasons gravés, la devise des propriétaires des ânes ou du Seigneur .Pierre Vaneau/ école française 17 ème/ Bas reliefs en noyer… Une exposition temporaire avec de belle têtes peintes après décollation, des masques mortuaires, un vase grec. Après nous avons pris le petit train des vieux !!! pour passer dans la ville. Ensuite à l’aventure, direction je ne sais où et il a commencé à pleuvoir. Diner à La bête du Gévaudan ( qui n’est pas une adresse inoubliable !!! ) dans une petite ville coupée par une nationale et le lendemain rouler sur des routes désertes, brume sur l’Allier là bas, croiser des pèlerins dans un village escarpé et sinistre. Que d’anciens hôtels, cafés, commerces fermés. Les campagnes françaises dans beaucoup d’endroits sont sinistrées. Plus rien. Si ce n’est les monuments aux morts. J’en ai photographié un à Saillant dans le Puy de Dôme; Une merveille kitch dressée devant un grand calvaire, casque et lauriers de bronze à la base d’un obélisque et croix de guerre colorée haubanée devant. Non plutôt colonne, chaine, flammes. Mais mes monument préférés sont les poilus colorés de la guerre de 14, en plein mouvement. Il y en a un de ce type à Roche et on en croise ici et là. Bleu horizon. On avait l’impression d’être partis très loin. Coup de frein devant l’indication du Chateau de je ne sais plus, où est passée George Sand et où à été tourné un plan ( les escaliers ) de la Belle et la Bête. Une grille, C’est fermé. Mais j’aime ce vrai faux château désert.

En Aout j’ai lu ( si peu lu / Les travailleurs de la mer en version simplifiée-quel horreur- car erreur à la commande ) les Iconophages de Jérémie Koering , suis remontée à Paris en AR pour préparer chez Pinault les journées du patrimoine avec deux grandes peintures de 10 m et un magnifique Rebeyrolle ( de 1978/ On dirait un pan de plaque terrestre ou une cascade, un éboulement un fin du monde, un Courbet) . Je ne suis pas fanatique de ce peintre mais il faut dire que cette oeuvre là c’est quelque chose. Tellurique, volcanique, Enorme.

C’est avec les photo de mon téléphone que je remonte le temps.

Il y a eu aussi la fête à Usson, ses manèges criards, les jeunes filles avec des ailes de papillon acryliques dans le dos,  » deux minutes suspendu, c’est gagné « : c’est superman qui clignote adossé à la boutique des pompes funèbres, avec à des pieds des caisses de bière et de mousseux. Plus loin c’est ULTIMATE qui clignote aussi en vert fluo dans la nuit. Dance PARADISE est purement atroce. Une vingtaine de fauteuils en plastique sur une rangée qui va tourner bientôt devant un décor peint au pistolet . Des sortes de sirènes aux longs cheveux et en mauve un chanteur je suppose. WIN SEXY GIFT. Il suffit de s’élancer avec le poing ou les pieds et de faire remonter un ballon . Des hiboux rouges , des compteurs , des yeux s’allument. Puis il y eut le feu d’artifice que l’on a regardé adossés à la Chenille. Dans le genre il y a eu la soirée BOOM au camping de Saint Bonnet !!! J’aime bien ces ambiances, avec les ados qui restent au bord de la piste le nez dans leur téléphone. C’est quand même une vraie catastrophe cet outil. J’en ai marre personnellement de tout cela. L’image qui suit est une installation de Shilpa Gupta. Etrange

Je retrouve des photos que j’ai faites au pied de mon lit. C’est une catastrophe de chaussures, pantalons et pulls en boule, livres en cours et journal…

NO COMMENT. Filer à la réunion de L’INHA

Rien

Pierre-Louis de Surugue (1710-1772). Le Peintre d’après Chardin (Bocher 42 ; Marianne Roland Michel XXIII p. 277). Burin, 1743. Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.

Pas envie de grand-chose. J’ai rangé l’atelier et il n’y a plus qu’à commencer. Fatiguée . Et un peu déprimée. Et ce dos qui me fait sans cesse mal. C’était drôle hier de tenter le « rebouteux ». On arrive dans la cour de la ferme et les chiens qui sautent comme s’ils étaient sur des trampolines nous annoncent. ( Des magnifiques chiens de chasse ) Le rideau de la porte d’entrée bouge. Une dame apparait. C’est la mère. On attend un peu. J’entends que « la ficelle est arrivée « .Puis lui, apparait. Short et bottes. Il est passé par l’écurie. Mégot au bec. Sourire. Me voici à l’intérieur ( on se croirait dans « la soucoupe et le perroquet ».) Me suis pliée sur un coin de toile cirée. Apres s’être largement lavé les mains et les avant-bras il a pris le petite bouteille d’huile Weleda. Et commencé:

Hou c’est que vous êtes toutes démontée !!! « 

Des noeuds dans tout le dos qu’il essaie d’assouplir. Ca fait du bien. Je me relève plus décontractée. Il dit: —J’espère que ça tiendra.

Ca n’a pas tenu. Il m’avait déjà proposé de venir Vendredi . Ce que je ferai.

Que cela soit utile ou non, c’est une intrusion dans les milieux de la campagne profonde soin. Des gens qui travaillent sans cesse, un peu le moyen âge. La mère m’a dit « Alors vous êtes sur la table des supplices. puis elle a ajouté  » je vais ouvrir les poussins »

Départ

Oui. c’est le départ sans doute vers la pluie, mais réjouissons nous de ce mois à venir dans les bois. Cet été pas de Repenti. Contrariété de ce changement qui n’a jamais existé en tant d’années. R. se remet impeccablement et c’est le principal. Je vois le temps rétrécir. Voiture chargée. Vais-je peindre. Parfois je me dis que je pourrais carrément arrêter.

Fini Sèvres par une catastrophe qui n’est pas planétaire mais désagréable: Cassé un vase sur lequel j’avais travaillé une semaine. Bon. J’étais privée d’expression. L qui attendait une réaction, me fixait: Eclater en sanglots? Non , j’ai ri.Oui j’ai ri. On n’en meurt pas. Quelle importance.

Réglé à peu près tous les machins et désagréments familiaux.Prendre un avocat à la rentrée.

Micro lecture / impossible de m’y fixer.

Reflexions que j’ai envie de noter et que j’oublie. Spectacles microscopiques dans la rue et amusement. Très souvent agacement: le dernier=Hotel de la Marine. Je dis que je n’ai pas besoin du casque. On me répond qu’il faut le prendre pour entrer. Mais que vais je en faire?Je le laisse sur mon sac , refusant que l’on m’impose ce qui n’est même pas un audio guide basique qui pourrait m’éclairer même sommairement. Non,à ce que l’on me dit, c’est une création sonore, une ambiance à manger avec en quelque sorte. MAIS VOUS ETES DINGUES OU QUOI. Est ce que j’ai besoin d’une ambiance? Puis un grand cheval à robe imprimée de papillons reste bloqué dans le passage à faire des photos. Je lui dis pardon, mais comme elle est dans « l’ambiance sonore  » elle ne bouge pas et je dois lui tapoter l’épaule. Elle s’indigne que je ne lui demande pas pardon, ce à quoi jeréponds qu’elle a un casque. Je fais 4 pas et j’entends  » Pétasse « . Retour rapide vers les papillons à qui je dis à 3 centimètre de la bouche-masque que j’ai mal entendu.

Pourquoi notre éducation nous prive t’elle de la joie d’une bonne baffe. Donc évidemment humeur noire. Le gardien de la salle est charmant et me montre dans l’escalier un homme vouté ( on dirait un personnage d’opérette, je ne sais pas pourquoi , un type dessiné et qui apparaitrait dans Blake et Mortimer. Non, c’est le Prince Al Thani du Qatar . Ah bon. Son énorme voiture noire l’attend devant.

Au moment où j’écris , bruit de papier et petite souris qui gratte je ne sais quoi tranquillement.Je suis dans la salle de classe. Il est 14h. J’ai écouté une interview de Teodor Currentzis, mangé un peu. Je suis arrivée Mercredi ( passée par l’Allier et petites routes.) Pluie et ici froid. Jeudi on m’a rapporté la mobylette qui n’a jamais si bien marché, et les vélos bien révisés. Suis allée à Ferreol et retour ( recommencer après le petit entrainement quotidien Paris-Sèvres en Juillet ). J’étais contente moi qui ne suis pas remontée sur un vélo par ici depuis plus de 3 ans. Ce matin, Ferreol puis la Chaulme ( passage gravillons horrible ). Donc 25 km, qui semblent me réveiller. Depuis mon arrivée, je suis sans jus comme on dit. Dormir, ne pas avoir le moral, être vraiment fatiguée et soudainement ce truc à l’oeil ( déjà eu ça et j’étais allée vite aux 15/20 ) . Bref pas bien dans ma peau comme on dit. C’est souvent comme cela quand  » j’arrête « mais là plus que d’habitude. J’ai l’impression que l’on est en septembre? Ce matin il faisait 9 !!! Déprimant.

Les oiseaux on l’air content. Lu l’article de Vendredi à propos des manuscrits retrouvés de Celine. Incroyable histoire. Ouvert Stendhal. Toujours impossible de me concentrer. Récupéré des images: Les fauteuils d’Hubert Robert pour la Laiterie de Rambouillet.A ce propos c’était agréable cette visite de Versailles avec D. Pas trop de monde, et un peu de soleil à la Flottille où on a mangé une omelette.Et ce vert! Incroyable. Ici aussi c’est vert. Deux chevaux mangent l’herbe devant la petite maison. Le vaches sont plus loin.

Demain tenter l’atelier. Hum. Je n’ai pas touché un pinceau depuis Novembre . GRRR

rapidement j’écris

Juillet à Paris. Envie d’écrire et pas le temps après la Fontaine et encore le travail à Sevres.

Reprendre le projet de la Villa Medicis.

Terminer Unlimited

Laennec en Aôut pour présenter les deux grandes peintures

Tout m’énerve, hier refuge à Sèvres. C’était sans prévoir des réparations de portes, des marteau-piqueurs. Je ne supporte rien, et mets des écouteurs dans le métro et le train. Chose que je détestais faire.

Faire la liste de ce que je dois régler avant le départ. Mais cette année, c’est Paris. l faut que je me calme, que je n’aie pas envie de tout casser à tout moment comme c’est le cas.

Le 14 juillet été délicieux. Expo à Orsay de Laura Bosi / L’origine des mondes. Je suis déçue. Des choses passionnantes évidemment et de bonnes croutes amusantes, mais accrochage ennuyeux et espaces moches à mon sens. La fin, la théosophie… Monet et des nympheas qui passaient par là. Le pire ( le mieux ) est devoir qu’on a foutu en l’ait la planète en 300 ans. Le temps de découvrir mondes nouveaux, iles sauvages, plantes et oiseaux, de les classer , de les dessiner… puis de commencer le massacre.

Sur le boulevard Saint Germain passaient des Saint-Cyriens, des chars qui rentraient au bercail avec des militaires armés et raides comme des taille -crayons. C’est vrai, on les aurait crus en plastique. Visage scrutant l’horizon, main sur la mitraillette, mitraillette plaquée contre le torse. On a déjeuné chez Mucha et le boulevard devait être fermé parce qu’aucune voiture n’y circulait. J’ai pris un carpaccio et un coca. Nous sommes rentrés tranquillement. Tour de France et puis RV en face avec D et C; Une chanteuse au bar de la Cigale. Elle chante Yvette Guilbert et là un bourdon s’abat sur moi, un spleen total et une envie de pleurer que j’arrive mal à contenir. C’est sinistre. Je trouve tout sinistre: l’état du monde, le climat, les masques, les maladies…Comment se barrer . La salle est sinistre, la fille plutôt bien. Mais.

On a trouvé un moment pour s’éclipser et rejoindre la télé affreuse des ses couleurs bleues et blanc et rouge , ses vidéos montrant les interprètes du concert de Paris en gros plan de part et d’autre de la scène/ ou je ne sais quoi près de les Tour Eiffel. Et le Stephane Machin, comme thanatopracté. Néanmoins on a bien ri et regardé le feu d’artifice, fenêtre ouverte pour le son. ( A la télé il y avait je ne sais quel groupe ou chanteur. un feu d’artifice c’est beau:

—quand c’est un peu pauvre dans les campagnes l’été ( villages )

—quand il n’y a que les crépitements et claquements.

En même temps/ Des yeux des yeux

Note retrouvée

Un étudiant patauge et je ne comprends même pas comment on l’a choisi. Est-ce une erreur de ma part. Je l’écoute. C’est pénible. Les médiums nobles, les sujets sales…. Oh Oh… On s’ennuie ferme et 15 mn dans ces cas là c’est long.
Quoi de neuf dois -je dire depuis que nous avons mangé des bonbons en forme de petit oeuf blancs comme des oeufs de Pâques en revenant du Château. Parfumés à la fleur d’oranger. Cette nuit là C. m’a ôté les yeux des paupières et les a mis dans un tube à essai. Quatre paires. Il fallait opérer-de quelle opération s’agit-il je l’ignore . C. est partie à L.A avec le tube. Impossible de la joindre elle avec son tube . En transparence on voyait des filets rosâtres. Tiens cette nuit c’est Catherine Deneuve qui avait un cours de tennis. On mettait une grande planche sur une piscine et c’était le court.Puis je ne sais quelle danseuse classique est passée sans me voir. Elle s’était brisé les deux jambes/ Game over. Il y a eu un train aussi et dans une forêt GC installait sa cabane. un grand camion arrivait dans la clairière. Bon donc, Pfft mes yeux , et en plus C. tombe amoureuse d’un pilote d’essai de formule 1 ( en parlant de ça, B. au tel me dit qu’il a acheté une Mazerrati. N’importe quoi ! pourquoi faire me dis-je)

Finalement que tout le monde se rassure, je ne suis pas devenue aveugle comme c’était à prévoir car les 8 yeux étaient bons encore pendant une semaine.

Je n’en peux plus de travailler, d’envoyer une facture qui ne va pas, de ne pas savoir ce qu’est une dispense de précompte, et de ne pas avoir trié mes factures pour les impôts.

Ca m’a semblé bon de marcher sur le sable, de regarder les kite s’envoler, la mer et le soleil. C’est bien la mer. J’aimerais avoir une toute petite maison au bord de l’eau . Je vais recevoir des annonces à cause de tous ceux qui écoutent aux portes, boites de location, mouchards de nos lectures, envies, émotions, fatigues.

Cette nuit , j’ai cassé le bord d’une assiette précieuse. Je vois en flou ma nuit mais ne peut mettre un mot sur les images ou le contraire.

13h52. rejoignons la réunion.

Note retrouvée+ robot

Le dernier Voyage/ Avignon théâtre Benoit XII à partir de Lundi 19 juillet 2021

« L’un et l’autre doivent être, écrit-il. Il n’y a pas à trancher mais simplement à supporter patiemment les contraires. (…)

Chacun passe par ce moulin, consciemment ou inconsciemment, de plein gré ou contraint.

On est crucifié entre les contraires et on subit un supplice jusqu’à ce que la troisième figure l’emporte.

Ne doutez pas de la justesse de vos deux visages et laissez advenir ce qui doit advenir.

Donnez raison à votre fille quand elle dit que vous êtes une mauvaise mère et défendez aussi Eranos face à votre devoir de mère. (…) Ce conflit apparemment insupportable est la preuve de la justesse de votre vie.

Car une vie sans contradiction intérieure est soit une demi-vie, soit une vie dans l’au-delà – une vie réservée aux anges. Mais Dieu, conclut-il, préfère les hommes aux anges » 

Jung a Olga Frobe qui travaillait sur Eranos

Juillet à Paris. Et peut être Aout.

Attendre et aviser. Pour le moment c’est terminer Unlimited, le livre sur la fontaine, passer au labo et filer à Sèvres. Laisser un petit mot à Annette qui travaille là-bas aussi pour le grand feu. Je pense à elle. Je ne le connais pas. Mais

Mon telephone s’allume: Préparez la rentrée!. je vais tuer une mouche ou quelqu’un , histoire de me calmer. Que de laideur et de business à chaque instant. Entre les images clinquante et horribles du concert de Paris hier à la télé avec le Stephane Bern en bleu roi et chaussures blanches et rouges. C’était la télé Italienne au top 50 de l’horreur, la télé Berlusconi. Mais nous on arrive pas loin derrière.

Hier , l’origine des mondes. Je trouve que la présentation est moche.Les espaces moches. Beaucoup de choses interessante mais un petit sentiment de fourre tout en m’approchant de la sortie. ET pourquoi passe t’on d’une ambiance sombre , à des murs blancs et lumineux ( ceci dit, le blanc ou presque blanc, nous change un peu des murs colorés avec tous ou moins de finesse dans les expositions.

Allez, café.Essayons de calmer cette mauvaise humeur que je traine depuis plusieurs jours. Tout m’énerve…

DOVE SEI MARCELLO

Mercure

Je vais tenter ici une chronologie de mes fontaines pourrait-on dire. C’est difficile. 

1/ La fontaine lamentable

Les premiers jeux d’eau auxquels j’ai assisté étaient lamentables: Un bassin en forme de haricot bleu pâle écaillé. En son centre un footballeur haut d’une trentaine de centimètres. Il marque un but. C’est son destin figé: marquer pour l’éternité un but, corps penché en arrière, jambe lancée en avant. Un jet d’eau médiocre s’échappe de son crâne. On a inventé des tas d’histoires dans cette médiocre vasque de plastique, on a transformé le footballeur en Dieu, Ours, en orphelin. On a tenté de le casser.

Peter Fischli et David Weiss auraient pu intégrer cette scène dans leur ensemble modelé: Suddenly this overview.

2/ Mon oncle/ Jacques Tati

Il y avait un professeur aux Beaux-arts qui était chef de l’atelier gravure. Un grand type qui m’impressionnait un peu. Je le voyais au café près de l’école. Il avait une moustache et promenait son verre . Il était  drôle et assez exubérant. On a parlé ensemble plusieurs fois , de quoi je l’ignore. Je le trouvais très vieux et il ressemblait un peu à une fouine ( après vérification il avait mon âge d’aujourd’hui ). Je ne savais pas trop quoi lui dire. Et lui s’est bien gardé de m’avouer qu’il était Jacques Lagrange le  collaborateur de Tati, qu’il avait dessiné la villa Arpel et le fameux poisson fontaine. 

J’ai toujours trouvé cet objet désopilant. De la somptuosité des fontaines de châteaux ne restait que cet sculpture -fontaine à l’aspect ingénu, et qui se métamorphosait en un accessoire prétentieux dès que la maitresse de maison actionnait le bouton du jet d’eau capricieux

3/ Les griffons du Musée d’Amiens

Je les ai forcément vus lorsque j’étais enfant. Deux bassins de part et d’autre de l’allée et des griffons qui crachent l’eau. Aucun souvenir. 

4/ Au bord

Autour des fontaines on se rencontre, on se repose, on ose se déchausser. Nous avons tous connu-voyageurs, passants, promeneurs exténués- ces instants délicieux. On pensait mourir de fatigue et de chaleur et soudain, là sur cette place la voilà qui nous sauve.. Derrière ce bosquet on l’entend. On la devine. En bas de cet immense escalier la barque nous attend.  Enfin rafraichis, on s’attarde et l’on observe à Fontainebleau un chien assis qui regarde droit devant lui et pisse une eau fraîche Diane au dessus poursuit sa course et se saisit d’un flèche de son carquois. Ce sont les gestes arrêtés qui me fascinent, les histoires figées, les scènes mythologiques effrayantes …Au bassin de Latone c’est la folie et la cruauté du châtiment. Les hommes sont en pleine métamorphose. Les mains se transforment en pattes, puis c’est tout le corps qui devient crapaud .Privé de parole il ne peut que cracher l’eau de sa gueule de plomb doré. .

 6/Evidemment l’Italie, Evidemment Marcello

Tivoli, Villa d’Este ( (j’ai photographié chacune des cent gueules qui crachent l’eau)… Fontaine d’Acteon à Caserta, Rome Fontaine Trevi, Marcello Dove sei? Fontaine des quatre fleuves devant la façade de Borromini… Mercure élégant de Gianbologna,

Mousse, l’obscurité, glouglous mécanismes inventés par les fontainiers . Merveilles hydrauliques…Scherzi d’acqua. Et l’eau coule et coule et éclabousse et surprend … Stalactites, Dauphins, Monstres , Faux rochers, et arbres tordus, Naïades , Palmiers, Dieux des fleuves, crapauds, faunes et Dianes chasseresses, tritons, barbes et muscles, tridents et cascades, colosses, grottes humides, obscurité , monumental décor de pierre et d’eau, de bronze et d’or nous emplissent d’effroi. Voiles de marbre, nudités, vents et orages. Spugnes et yeux de verre, coraux fossiles, laves de calcaire. Les fontaines monumentales sont terribles et monstrueuses, seuil d’un monde divin, grondant et menaçant. Qui sont les Dieux, qui sommes nous.  Des pierres, des mécanismes…Pan et Hercules cachés pour l’éternité.

Ovide et encore Ovide. Pratolino / géant de l’Appenin… 

L’Apennin, le dieu-montagne, c’est un des seuls restes de la villa Pratolino démolie en 1822. 

Gianbologna réalisa sa maquette en terre cuite. Montaigne le décrit ainsi

« Et se bâtit le corps d’un géant, qui a trois coudées de largeur à l’ouverture d’un œil, le demeurant proportionné de même, par où se versera une fontaine en grande abondance « …

« Les descriptions de L’Apennin sont surprenantes : on peut lire qu’il s’agit d’une sculpture créée par la nature elle-même, ou alors que pour le visiteur inattentif c’est une montagne très bien imitée et que la figure humaine n’est découverte que si on l’observe avec une attention particulière.

Les visiteurs de l’époque lui donne une hauteur de 35 mètres de haut s’il était debout..

« Accroupie dans sa niche, recouverte de buissons luxuriants( il serre dans son poing un monstre à tête de loup ), la statue donnait l’impression d’une apparition visionnaire créée par la nature elle-même. »

Le colosse de L‘Apennin est constitué de plusieurs grottes:

« Nous ne décrirons pas avec détail les procédés de construction de la statue, les matériaux dont elle se compose, les trois étages de grottes qu’elle renferme »

 7/Vérité

Incroyables théâtres ou portes de au -delà qui m’effraient je dois le confesser. 

Je crois que c’est cela qui nous attend… après. Aussi vrai que la bocca di verita arrachera notre bras si nous ne disons pas la vérité.( Evidemment Vacances Romaines )

Avril

JE N’OSE MÊME PAS REGARDER LA DATE DE LA DERNIÈRE ENTRÉE TELLEMENT J’AI L’IMPRESSION QUE C’EST LOIN.

on peut dire qu’aujourd’hui est le Dimanche d’après le cambriolage qui a eu lieu vendredi après -midi. porte fermée à double tour et on ne peut plus rentrer. Mon MacBook Pro y est passé, ma caméra PD150 aussi , appareil photo. Ouf l’iMac est là et les disques durs. CA incite à la prudence. J’ai vite vérifié la présence ou non de la bague de ma mère. Elle était là. Ils ont travaillé assez proprement, mais il y a si peu de choses interessantes à prendre. Les livres, pas touché, le petit vase galle, pas touché. Bref. Perdre du temps à chercher quelqu’un pour la serrure, aller au commissariat etc…

UNE PERRUCHE MORTE: C’ÉTAIT COCO-MONTAIGNE, Nommé ainsi car ses soliloques aussi sérieux que fréquents et ses raisonnement à chant haut, l’ont fait ressembler à un sage jaune citron. J’ai scanner son corps tout léger.

J’ai commencé la Biographie de Wittgenstein. Russell, Frege etc, c’est interessant même si la logique n’est pas mon fort ( comme dirait l’autre ). La théorie des ensembles non plus, les mathèmes et autres substances ! lu un petit livre de Bille, Emerencia . J’en ai commandé d’autres.

Cette semaine Invalides, quelques grognements ( tout me semblait compliqué, je me suis fait gronder par la jeune régisseur et j’ai donc mis les choses au pont? )( suite au Covid d’un des artisans/ retard ) puis installation des 3 peintures des médaillons et de la cheminée ridicule. Tout à l’heure arrivée des drapeaux métalliques à l’atelier et peinture. Finir le moule du dernier médaillon. Préparer pour SArh les éléments de la Fontaine. Et la liste pour commander les résines.

Vendredi Sèvres. Lumière très belle, seule. Radio . Musique. Calme. J’en sui au 4 sur 13? Hum. En m’y rendant, j’ai rencontré un type sans pantalon et sans chaussures avec une couverture sur les épaules. Il pleurait à moitié, je lui ai donné 2 euros et il m’a dit avoir besoin de parler. On est allés s’asseoir. J’ai remarqué qu’il n’était pas sale, des pieds à la tête propre, couverture idem. Il voulait me dire le prix des chaussures et m’accompagner à un distributeur pour que je lui donne l’argent. Un Bosniaque. J’ai refusé. Suis partie, puis revenue sur mes pas, avec un billet de 20 euros. Mais il avait disparu. Que ce soit une combine ou pas, le type est mal en point. Apres je me suis dit qu’il devait planquer ses vêtement plus loin. Pieds nus on est vite dégoutant. Il ne l’était pas. Bref.

Temps splendide. Début du décor. RV Mercredi. Marre de travailler. Pas peint encore. A l’horizon: Beaux arts/ Valerie Mrejen LE 4/ Fin Invalides le 3 / Décor-matériaux etc-stagiaire ou pas? -Festival Histoire de l’art début juin. Avant , le premier Mai, fontaine au château.

puis 17 mai concours d’entrée et ensuite les diplômes

Je trouve ces mannequins pour les écoles dentaires incroyables. J’adore. Il y en a plusieurs différents.

Bon je file

Voilà voilà

Avoir vu le Christ en personne porter sa croix en montant la rue des martyrs pieds nus et en affichant le VACCIN C’EST LA FOI.

Le même m’a t’on dit affirmait que ce n’était pas le COVID qui tuait mais le CADDIE VIDE/ Pas mal

Avoir épluché le 134 dossiers peu enthousiasmants pour entrée Beaux arts. Archi, design, communication, événementiel et comme dit Pascale Marthine Tayou: VRAC. VRAC c’était le mot qu’on employait avec Edith Scob pour indiquer nos bazars non identifiés/ Un mouchoir un revolver faux, une photo, un bout de quelquechose…

Avoir rêvé à la suite, de ma mère, de ma tante Thérèse et de mon autre tante. Ca se passait à Amiens

Avoir rêvé qu’un bébé épervier était accroché à mon pantalon avec un bec ultra rasoir et que je ne savais pas comment m’en débarrasser. Puis terreur qu’il ne me retrouve dans le jardin.

Avoir appris à mouler

Avoir pris R. dans la cour d’A pour m’aider à décharger la voiture et à porter à l’avenir tous ces trucs. Veux plus le faire. OUF

Avoir commencé le Guépard

Avoir fini Le professeur et la Sirène

Avoir acheté quelques livres

Me sentir pas terrible dans ma peau. Molle. Plus de sport.

Avoir délégué à B. Le dossier Invalides, réunions etc.

Expo atelier et projection de 3h 30 OK

Un oiseau mort, la petite femelle

Un autre oiseau mort dans le parc du château

Allée au château. très beau, dormir là bas sans personne, sans rien au mur et encore vide . Le mieux . Pas encore de déco et de trucs. Un pic-vert

Travaillé à la fontaine.

Choisi des cristaux à intégrer et de la feuille d’or

fait faire des lézards à M.

Et des coraux

et un médaillon Napoleon

Envie d’une île

Envie de la mer

Envie de peindre

Aller régulièrement à Sevres

Ne pas voir grand monde

rire avec Camille et parler picard

Heraldique, armoriaux magnifiques

S’ennuyer des Musées.

Impression de temps de rien: Ranger la maison, faire des travaux dans l’appartement, ranger la cave, ranger les placards.

Donné des tas de cables ordi. Gachis

écoute Michael Levinas

Noté: CULTIVER SES CONTRADICTIONS

Relire lettre à un jeune poète

Pense à la Sicile

Acheté une ponceuse électrique jaune et des outils. Du plâtre pour les moules.

Drapeaux en cours de fabrication. Tres belle forme en bois pour les réaliser. B est vraiment bon.

Souffleur de verre. Y aller pour réceptionner.

Impots. trier tout pour D

Prendre des nouvelles de Suzon

Laurence Bertrand Dorleac ok pour dialogue Marmottan

rV pour le décor. Il n’y plus qu’à le faire et après ouf.

Bâle Unlimited

Festival d’histoire de l’art / Dialogue avec Paula

Table ronde invalides

Film Nicole au FFFC. serais curieuse de savoir combien de personnes ont regardé.

Cette nuit rêves et lieux compliqués: En otage en Afghanistan, un lit , quelques affaires. Finalement je peux me déplacer. Il y a des hommes armés, des femmes voilées on ne me demande rien. Je rencontre là-bas le peintre P.A ( est il vivant ?, je ne pense jamais à lui.) Puis je m’aperçois que je peux dormir dans la maison du Forez. Mais j’ai peur, il y a des missions, je risque de prendre des balles. Est ce que je suis armée? Finalement non je ne suis pas vraiment otage. Je travaille dans l’atelier de Saint Bonnet, puis la bouche pleine de graviers et de comprimés, un sac poubelle plein de chaussures et un autre, je remonte la pente Diu château de Malbosc ( j’ai traversé sa grille on ne sait comment certainement comme dans Peter Ibbetson ( Aïe j’ai toujours le DVD de A.B ). Me voici devant la villa Medicis avec mes graviers et je cherche des yeux un endroit pour les cracher. Des touristes font la queue devant l’aile droite . Je dis que je suis pensionnaire mais dois entrer par l’ile gauche. Pas de loggia. Ma chambre , la 8.

Je repars/ marais/ piscine de 50 mètres pour les musulmans chics. Quand je veux rejoindre ma chambre, je ne la trouve plus. Sur la porte un mot/ Jeudi 13. Je tape. Un garçon m’ouvre. Je m’excuse et repars mais me retrouve devant cette même porte, après avoir traversé un salon très sombre avec des convives en fin de repas.. Je tape à nouveau/ qui êtes vous dans ma chambre ? Vous êtes pensionnaire? Non. Il dessine au feutre , assis par terre.

C’est fatigant tout ça. Café, regarder le Monde magazine, plein d’images de mode, et aux titres bizarrement placés je trouve. Belles photos de Beuys, interview de Berendonck, ( pantalons en latex gonflant ) accessoires de mode, mannequins très beaux…

Arrivée par mail d’images de drapeaux avec fixations variées. Il faut que je fasse l’aigle et le guerrier. Beaucoup de travail cette semaine.

Hier soir diner à 6. Mais de plus en plus je me contenterais d’un apéritif et plus d’un truc où on est vissés à table.

Zoom à 18h pour les dossiers des beaux arts qui ne sont guère exaltants.

Envie de coller des images

Envie d’avoir la forme d’il y a trois ans et de jouer au tennis

Cols à vélo

Grande expo pas pour la grandeur pour le plaisir

Faire la maquette livre fontaine. Tiens je vais commencer

demain Polyester 93/ aigle/ porte drapeau/ peinture des médaillons

Ai proposé à LA Monnaie après avoir raté la dernière étape, une monnaie soluble dans l’eau.

Sensation de planète pourrie, d’oiseaux morts, de plantes disparues. plutôt réalité que sensation

Aller refaire un Nescafé

Mail aux étudiants

11h 46 NON?

SI

le texte du dimanche de Clelia/ Test

Dans le film Thérèse d’Alain Cavalier, on voit une soeur s’habiller le matin en commençant par nouer autour de sa taille une ceinture de cuir à l’intérieur de laquelle ressortent des clous qui lui rentrent dans la chair. Avec son vêtement de nonne qui couvre tout, personne ne peut soupçonner que son premier contact vers l’extérieur c’est de la souffrance, et qu’au moindre geste qu’elle fait, elle prend conscience de cette ceinture-torture invisible.

Il y a des vêtements qui sollicitent toute notre attention dès qu’on les porte : des chaussures qui répètent « aïe » dès qu’on fait un pas, une jupe trop courte qui pense que tout le monde la reluque, une braguette cassée ou une tâche mal placée qui supplient qu’on les cache avec un pull…

Un bon vêtement est un vêtement dont on n’a pas conscience de le porter car il se fond en nous et épouse parfaitement notre corps et notre esprit.

Je veux faire des vêtements qui rassurent et protègent, qui donnent force et confiance à celui qui les porte. Des accessoires invisibles, secrets, qui touchent la peau pour que le corps s’imprègne de leur magie. J’aime la ceinture qui se noue à la taille car elle recouvre une zone du corps où se concentrent le stress et les émotions fortes. On pourrait voir la ceinture comme un stabilisateur d’émotions, elle régule la respiration sans la contraindre, soutient le corps sans le brimer.

Ensuite, pour qu’il y ait magie sur le vêtement, il faut qu’il y ait parole. Parole parlée comme une incantation ou parole écrite brodée sur le tissus. L’étiquette d’un vêtement, cousus dans l’envers du tissus, vers l’intérieur, touche (voir gratte) le corps est ce qui donne sa valeur au vêtement, son aura, parce qu’elle renseigne sur son origine. On a besoin que le vêtement nous raconte son histoire pour qu’il nous touche, pour l’apprivoiser, pour nous familiariser avec. Ça doit être pour ça qu’un vêtement neuf que je viens d’acheter peut passer un an dans mon armoire, au contact de mes autres tissus, le temps de s’acclimater, de vivre, avant que je me sente suffisamment en confiance pour le porter.

Mais quels mots sont magiques et ont le pouvoir de donner de la force lorsqu’ils sont portés ? Je pense aux mots « Je t’aime » que Titi Parant a copié toute sa vie et que j’ai trouvés si touchants la première fois que je les ai lus, ou alors aux médaillons autour du cou avec le portrait de son amant, ou encore – toujours dans le film Thérèse – à la dernière larme d’une soeur que Thérèse recueille dans un sachet de velour. Ces mots sont magiques parce que ce sont des dons, il y a un destinataire, un sens, une private joke.

Qui est le destinataire des vêtements magiques que je veux faire ? On m’a parlé d’un artiste (je crois que c’est Seth Siegelaub je sais plus, ou quelqu’un de la beat generation plutôt ?) qui a traversé les Etats Unis avec une veste, dans laquelle il coinçait au fur et à mesure des morceaux de papiers qui étaient des bouts de poèmes. Ou alors c’était des bouts de tissus qu’il cousait. Toujours est-il que la veste était le reflet de son âme, le support de son expérience/aventure. Je veux me confectionner une veste semblable, des accessoires-supports-d’expérience vierges pour le moment où je partirai faire mon grand voyage.

PALAGONIA RETOUR

J’AI REÇU LE PRINCE DE PALAGONIA, QUI S’ANNONCE ASSEZ BIEN . GIOVANNI MACCHIA.

Le prince s’appelle Ferdinando Francesco Gravina, décrit souvent comme étrange ou même fou. La villa que j’ai visitée avec bonheur il y a quelques années a été filmée un peu dans Mediterrannéee de JD Pollet et dans un Antonioni me semble t’il. J’ai découvert un site que je ne connaissais pas: Archivio Storico Luce.

Je découvre le poète Rezzonico della Torre, Qui est-ce/pardon j’y vais de ce pas/ Peint par Vigée Lebrun. et aussi le peintre ou plutôt dessinateur Huël. Je préfère Volaire. D’ailleurs j’adore les peintres de volcans. Donc je poursuivrai après une promenade à vélo ( je n’ai pas envie mais ce vélo que l’on m’a gentiment offert dort dans la cour et n’a pas fait un mètre. Ca me désole cet abandon du sport , tennis et vélo. Finis les cols dans la Loire, le cher BArracuchet au départ de Monbrison. Je me vois bien incapable de recommencer. Je ne sais pas si c’est une idée stupide, un abandon flemmard ou une réelle incapacité. Disons que je n’ai plus l’entrainement du tout et plus le désir non plus ce qui est plus grave. Depuis 3 ans ,date de l’arrêt de tout, je me dis que je vais reprendre et ne le fais pas. Hum. Je déteste. C’était si bien les 6 h de tennis par semaine. j’adorais. Bon, la pandémie est là mais je n’ai aucune excuse.

Apres avoir été sélectionnée pour le concours de la monnaiee de paris ( 6 retenus sur 174 ) je me suis fait dégommée. Je pense que j’y suis allée un peu sûre de moi et désinvolte, sans projet !!! Dommage mais de toutes façons je n’ai pas trop le temps e plus de Sèvres une fois par semaine, les Beaux arts, l’expo aux Invalides et le décor. J’ai en fait juste envie de Sèvres, de continuer mes médaillons en terre que je moule, les drapeaux, et peindre et lire et lire. Voilà.

Aujourd’hui aller au marché aux oiseaux…

Surveillance renforcée

post qui ne voulait pas apparaitre donc il est plus ancien que le précédent

Ce matin je suis allée à Saint Thomas d’Aquin. Hub nous a quitté . Je l’aimais beaucoup. J’avais un petit bouquet ( j’aime être le plus petit bouquet dans ces circonstances) Arrivée en avance, il y a un marchand de piano à un coin , une galerie moche à l’autre et en ce moment beaucoup de camions à cause du chantier Science PO. J’avais mis  » mes habits du Dimanche  » Le prêtre était plutôt âgé et une dame chantait. Suis rentrée à la maison et repartie pour le 18 eme: Commencer à parler du décor avec Mao, qui me montre son oiseau qui avance et tourne, sur le modèle des voleries d’opéra. Il a aussi deux écorchés de Ozou, magnifiques. Cette semaine aussi j’ai revu Jonathan avec beaucoup de plaisir. Comme au bon vieux temps il a partagé avec moi les Rv avec les étudiants. Je poursuis le livre de Norman Mailer sur Hitler. ( horreur je l’ai oublié quelque part. Où????) Ca commençait à m’intéresser mais tout juste. Le temps file. Pas peint depuis octobre. J’ai reçu les médailles commandées. Elles sont un peu petites mais jolies. Et tout à l’heure je suis aller prendre mes deux boites de film: Les enfants terribles en 16mm. Ce qui est drôle c’est que redemandant s’ils avaient quelque chose sur Mourir à Madrid ( parce que je m’étais fait doubler), le Monsieur m’a dit en m’en présentant un autre: C’est lui qui l’a. C’était drôle et comme par hasard aussi dans la vitrine il y avait une pointe de hampe soviétique, avec la faucille et le marteau, la même que celle que j’ai achetée sur eBay. Hier on parlait de Daniele Lebrun, paf je la rencontre elle et Marcel sur un banc au soleil. Je les salue. Lui je ne l’ai jamais beaucoup aimé. Bon. Après on a bu un café dehors sur un banc. 18h:Après l’annonce du reconfinement partiel le week-end d’une partie des Alpes-Maritimes et de l’agglomération de Dunkerque, le Premier ministre devait dévoiler ce jeudi à 18h la liste des départements où la situation épidémique est jugée préoccupante. Nouvelles restrictions, discussions avec les élus locaux, renforcement des traitements expérimentaux… Retrouvez toutes les annonces et déclarations du chef du gouvernement.

SURVEILLANCE RENFORCÉE

Cette déclaration m’a mise de sale humeur. Ce sont des mots d’une incroyable violence. Est on censés s’y habituer???? Je râle. Pas de vaccins, des mots, des sens et contresens Paris qui serait encore bloqué pendant 3 semaines. Oui / Non. Suis suffisamment en retard pour ne pas penser à bouger. Objectivement c’est pénible. Surtout qu’à 18h il fait beau. Et on a l’impression de rétrécir. Etant une des 6 sélectionnées pour le concours de la Monnaie, je suis allée cet après midi visiter et aussi dans les ateliers. Quel drôle de monde.

Coup de vieux

Moi Mars 2021/ Le pire est devant nous !

Voilà ce que je dirais. J’en ai pris un. Le fait d’avoir arrété le sport arrange rien: Mal au dos et sensation de raideurs. Super. Bref. On y va.

Rêves en pagaille. Chambre 4056 que je n’ai pas débarrassée. j’y retrouve des tonnes de choses à emporter dans une valise et un sac trop petits . Impossible. Où me débarrasser de tout cela. Ces rêves doivent être liés à ces moments angoissants de  » vidages  » de maisons ( Les deux tantes, les parents …. ) Ces milliers de choses qui font une vie et disparaissent d’un seul coup. Je n’ai rien gardé. Seulement la bague de ma mère et son sifflet d’institutrice, les photos dans des boites et ces trucs qu’on arrive mal à évacuer à savoir les torchons et nappes de trousseau brodés. Tout ce temps passé…. Mais quand ils étaient usés j’ai gardé les broderies des initiales. En parlant famille, j’ai retrouvé des Delprat dans l’armée Napoléonienne. 6 je crois. Dont un Jean et un Antoine ( noms de mes père et grand-père et origine sud ouest, comme père et grand-père. )Mon père m’avait raconté qu’un ami de son arrière grand-père avait reçu la légion d’honneur des mains de Napo. C’est drôle ces trucs. Donc cette nuit aussi je marchais dans un champ de boue, gadoue, horreur, peur de m’enliser . J’ai les bras chargés d’affaires. Une personne est plus loin dans le champ et la voyant je pleure . Ne sais plus pour quelle raison.

Atelier retrouvé et apprentissage du moulage avec Sarah qui est en cinquième année. Ca me plait. Comme chaque semaine aussi , je suis allée à Sèvres Jeudi. Petite visite au Musée ( la céramique contemporaine ne me dit pas grand chose à vrai dire) Mais joie de voir les Palissy etc, et des gros gâteaux à la chantilly peinte en dorée. Pluie battante, ambassadeur du japon. Dans le hall qui mène à l’endroit où je travaille il y a un piano à queue. Quelqu’un y joue lors de sa pause. C’est agréable. Pas facile de se retrouver dans les couleurs d’émail. A est là pour m’aider et elle est sympa. Très réservée au début , ça va mieux. Lui ai apporté des jonquilles. C’est incroyable sa dextérité. Elle a passé son enfance dans une ferme.Parcours bizarre. Faut que je lui demande.

Beaucoup de choses à faire. Portrait de Napoleon en cours mais l’affaire de l’esclavage me tourmente, comment en parler discrètement sans gros sabots consensuels comme on le voit en ce moment. En parlant de cela, on a regardé les Cesar l’autre soir. Un truc abominable, on dirait que chaque année c’est pire mais là je trouve qu’on est proche du fond. La vulgarité, la lourdeur… Oh lala . Gênant. Que Capitaine Marlo déboule avec une peau d’âne sanglante puis à poil m’a plutôt fait rire. J’y vois d’avantage un geste Dada dans notre monde rétréci. Mais les blagues ( genre film de cul pour film docu / mentaire) je trouve ça vraiment … Collant. Marina machin n’a pas été terrible, pas plus que Isabelle Huppert d’ailleurs.

J’ai enfin fini le Chateau en forêt de Norman Mailer. livre étrange et plutôt interessant je dirais avec cette biographie fictive de Hitler enfant, ses parents ( tout commence par un inceste ) et ses actes pilotés par un assistant du diable ( dans un corps de SS ) Le bien, le Mal, le diable?Ssi ce n’est pas parfaitement réussi, c’est assez singulier. Le passage des ruches m’a plu, la svatiska aperçue ( mais NM n’appuie pas sur les images marquantes de l’enfance ) / Extrait

NOTES: Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem. Harry Mulisch : L’Affaire 40/61, Harry Mulisch : Siegfried, une idylle noire, traduit par Anita Concas

Quoi d’autre . RV à 13 h en Visio pour le décor. J’y ai très peu réfléchi. L’affaire Napoleon m’occupe entre les drapeaux, les peintures et les moulages. Puis la fontaine à terminer, le RV à la Monnaie de Parie ( j’ai passé tout Dimanche dernier à faire un portrait de moi de 2mn.) Mais c’est amusant. On verra.

Oh LA LA écrit le 7 février

Je n’écris plus, n’ai le temps de rien. En fait le temps de tout mais peut être une mauvaise organisation. Plein de rêves, couchée tôt, regarde des âneries à la télé tard,( suis époustouflée par les années 80, ce que les journalistes comme Yves Mourousi osaient, disaient. Aujourd’hui plus question d’insolence. Que tout est plat et raisonnable…. lis ou plutôt picore. Viens d’acheter Thomas Bernhard aux cahiers de LHERNE, L’Italien du même auteur, ai commencé la sonate à Kreutzer, déjà commencée, abandonné ça et ça. Perdu mon cahier noir dans lequel il y avait les recherches pour le concours de la monnaie. Zut. Refaire et refaire en mieux. L’idée d’une médaille me plait ( je me souviens de mes médailles à loi: Ma première étoile, ma médaille de Thierry La Fronde et le Prix Victor Choquet à la médaille fort laide. C’était quoi ce prix. Tiens je regarde ( les noces de Figaro, L’insecte minuscule, Les oiseaux s’égosillent et ce matin tôt il y avait un très beau chant dans la cour. Chant répétitif curieux. Parfois à la campagne je m’arrête et compte les écarts de temps entre deux reprises. La régularité est incroyable. )En parlant de campagne, on déclenche les hostilités contre le voisin qui planque des carcasses de bêtes mortes sous des plastiques, met des produits toxiques dans les chemins, envahit littéralement le hameau défiguré par des sacs plastiques, des pneus etc. Il joue les victimes. Donc Stop.

Bref.

Le prix Victor Choquet. Trouve pas la médaille. Ce devait être dans les années 79.

Dominique Blanc que j’aime beaucoup sur France musique. Cette nuit une barque et les rames n’étaient que des bâtons. « La voix vieillit  » comme le corps finalement. Le mien notamment car il ne bouge pas. Presque 4 ans sans sport. Passer de 6 h de tennis par semaine et vélo, plus l’été chaque jour vélo et tennis au moins 3h, plus natation et plus rien. Ca me désespère cette flemme mais je ne pouvais pas lutter sur tous les fronts; J’ai choisi tout mon temps pour le travail. Réponse de T. Roppac. Nous n’avons pas réussi à accorder un Rendez vous. On verra quand il rentrera de Salszbourg. ( Me ramène à Thomas Bernhard quel drôle de type.

SURVEILLANCE RENFORCÉE

Ce matin je suis allée à Saint Thomas d’Aquin. Hub nous a quitté . Je l’aimais beaucoup. J’avais un petit bouquet ( j’aime être le plus petit bouquet dans ces circonstances) Arrivée en avance, il y a un marchand de piano à un coin , une galerie moche à l’autre et en ce moment beaucoup de camions à cause du chantier Science PO. J’avais mis  » mes habits du Dimanche  » Le prêtre était plutôt âgé et une dame chantait. Suis rentrée à la maison et repartie pour le 18 eme: Commencer à parler du décor avec Mao, qui me montre son oiseau qui avance et tourne, sur le modèle des voleries d’opéra. Il a aussi deux écorchés de Ozou, magnifiques.

Cette semaine aussi j’ai revu Jonathan avec beaucoup de plaisir. Comme au bon vieux temps il a partagé avec moi les Rv avec les étudiants. Je poursuis le livre de Norman Mailer sur Hitler. ( horreur je l’ai oublié quelque part. Où????) Ca commençait à m’intéresser mais tout juste. Le temps file. Pas peint depuis octobre. J’ai reçu les médailles commandées. Elles sont un peu petites mais jolies. Et tout à l’heure je suis aller prendre mes deux boites de film: Les enfants terribles en 16mm. Ce qui est drôle c’est que redemandant s’ils avaient quelque chose sur Mourir à Madrid ( parce que je m’étais fait doubler), le Monsieur m’a dit en m’en présentant un autre: C’est lui qui l’a. C’était drôle et comme par hasard aussi dans la vitrine il y avait une pointe de hampe soviétique, avec la faucille et le marteau, la même que celle que j’ai achetée sur eBay. Hier on parlait de Daniele Lebrun, paf je la rencontre elle et Marcel sur un banc au soleil. Je les salue. Lui je ne l’ai jamais beaucoup aimé. Bon. Après on a bu un café dehors sur un banc.

18h:Après l’annonce du reconfinement partiel le week-end d’une partie des Alpes-Maritimes et de l’agglomération de Dunkerque, le Premier ministre devait dévoiler ce jeudi à 18h la liste des départements où la situation épidémique est jugée préoccupante. Nouvelles restrictions, discussions avec les élus locaux, renforcement des traitements expérimentaux… Retrouvez toutes les annonces et déclarations du chef du gouvernement.

SURVEILLANCE RENFORCÉE

Cette déclaration m’a mise de sale humeur. Ce sont des mots d’une incroyable violence. Est on censés s’y habituer???? Je râle. Pas de vaccins, des mots, des sens et contresens Paris qui serait encore bloqué pendant 3 semaines. Oui / Non. Suis suffisamment en retard pour ne pas penser à bouger.

Objectivement c’est pénible. Surtout qu’à 18h il fait beau. Et on a l’impression de rétrécir.

Etant une des 6 sélectionnées pour le concours de la Monnaie, je suis allée cet après midi visiter et aussi dans les ateliers. Quel drôle de monde.

Henri II/ notes

  • Le vendredi, lors du tournoi de lances en public, Henri, très-chrétien roi de France, reçut la lance d’un jeune homme portée droit, un peu en-dessous de la gorge et au-dessus du gorgerin [10], un élément des armes qui ne sert pratiquement que dans les combats singuliers. Sous le choc, la lance brisée en travers comme la queue d’un chou, et en rebondissant a soulevé la partie du casque qui protège les yeux, atteignant le visage du roi maintenant à découvert, comme s’il s’agissait d’un second coup, tandis que le gentilhomme gardait à la main le reste du tronçon. Elle atteignit d’abord la partie entre les sourcils, le sommet du nez et la limite interne du sourcil gauche ; de là elle avança à travers toute la partie inférieure du sourcil droit en direction de la tempe, continua dans les sinus répartis de manière égale en grand nombre [11], s’insinuant entre le corps de l’œil et la cavité orbitaire droite, de telle manière qu’un fragment assez grand, en frappant cette cavité et en laissant de nombreux éclats sur son côté externe, s’arrêta à cet endroit, se tordit sur lui-même et se mit en tas, après que le cerveau eut subi indubitablement un grand ébranlement (concussio). Après sa blessure, le roi paraissait vouloir tomber d’un côté, puis de l’autre, mais finalement il se tint en selle par sa seule volonté, puis, lorsqu’on l’eut déposé à terre, pressé par la foule des spectateurs et des gens qui accouraient, il montra quelques signes de perte de connaissance, bien qu’ensuite il réussît à monter les marches qui menaient à sa chambre à coucher, mais en défaillant. Alors qu’on avait retiré à la main hors de la blessure environ six échardes de la lance plantées autour de l’œil, surtout sur le côté externe, il vomit ce qu’il avait pris lors du déjeuner, puis il vomit une potion de rhubarbe
    et de momie [12] que lui avaient donnée les médecins, et une grande quantité de sang mêlé de pituite s’écoula de la blessure, et comme une bonne partie était aussi sortie des veines de l’anus, douze onces de sang environ furent tirées de la section de la veine, un régime léger convenant aux fiévreux fut prescrit, des lavements d’intestins furent tentés et des décoctions pour rafraîchir le sang et arrêter son écoulement lui furent données à boire. Glissant dans une sorte de torpeur, le roi, blessé si gravement et dans la partie du cerveau le moins accessible, ne montra pratiquement aucun signe de douleur ; les forces de son esprit et surtout celles de son âme parurent également engourdies, aucune fièvre cependant ne s’était encore manifestée. Les jours suivants, comme la blessure était traitée par les médecins, et qu’il sortait de temps à autre de la partie susdite de la cavité orbitaire, des éclats et des échardes de bois, et qu’à la suite du coup, l’os paraissait à cet endroit dénudé de sa membrane et rugueux, les médecins cherchèrent à savoir si la cause de ce vomissement dont nous avons parlé, de cette torpeur et de cet engourdissement pouvait être dans le coup porté à la tête, de telle sorte qu’on pouvait soupçonner à cet endroit une commotion de la substance du cerveau et une rupture des veines. Même si quelques médecins ainsi que des gentilshommes proches du roi interprétaient plus favorablement ces faits et se refusaient à reconnaître une lésion du cerveau (c’était ce qu’ils redoutaient le plus pour un si grand roi), il y eut cependant une consultation entre médecins pour savoir de quelle manière on pourrait remédier à cette lésion, si par hasard il y en avait une. Aussi la consultation porta sur l’usage de trépaner le crâne et sur d’autres fractures du crâne qui se présentent fréquemment, et sur la nature du sang répandu entre le crâne et la dure membrane du cerveau, et finalement, on en arriva à l’opinion suivante, à savoir qu’à l’unanimité, les médecins estimèrent que la trépanation était inutile.
    Puis, au début du quatrième jour, la fièvre apparut, ce qui pour certains paraissait être un argument en faveur d’une lésion du cerveau, mais que la plupart attribuèrent à la putréfaction, qui, selon eux, provenait d’une corruption des mauvaises humeurs plus que de la blessure ou de la lésion du cerveau, en se fondant sur leur connaissance des habitudes de vie du roi et sur l’examen de ses urines. Comme les médicaments purgatifs combattaient cette fièvre avec succès, le délire apparut. Aussi, au fur et à mesure que les signes se manifestaient, on commença à mieux constater la détérioration du cerveau et de sa membrane, et l’espoir d’y porter secours diminua, parce que, de jour en jour, le délire augmentait, les signes étaient de plus en plus manifestes, et qu’il avait ces sueurs et raideurs fréquentes et irrégulières, auxquelles nous voyons
    que vont mourir ceux qui sont exposés aux blessures des articulations et de la tête. Si je voulais en dire plus, je serais obligé de mentir : sur le fait que la blessure était béante de toute part et qu’on aurait pu facilement en extraire les esquarres de petits os et les fragments de bois, et qu’on discuta pour savoir quels remèdes appliquer sur les œdèmes séreux de l’œil et des paupières. 
    Je me contenterai d’ajouter ce qui fut observé après le décès du roi. L’œil gauche, bien qu’il fût très œdémateux, gardait sa faculté de vision intacte car elle n’avait pas été endommagée par une quelconque rupture du continuum [13]. L’os frontal du crâne se montra de toute part sans lésion et intact, bien que le front présentât une enflure œdémateuse. La partie supérieure de l’os du nez était très peu dénudée, et la partie mise à nu était plus meurtrie qu’écrasée. Le côté externe de la cavité orbitaire droite à l’avant apparut dépouillé de sa membrane et rugueux, tandis qu’en profondeur et à l’arrière, il contenait encore une grande quantité de fragments de bois, qui, tels des pals, s’étaient fichés comme dans un cercle de telle sorte qu’une grande partie restait entre cette cavité et la région inférieure de l’œil ; et avec leurs pointes acérées comme des dards, des fragments avaient pénétré dans la dure tunique de l’œil, si loin de la partie supérieure de la cavité orbitaire et la région antérieure de l’œil, que sans cela ceux qui observaient et regardaient auraient cru que la tunique était sans lésion et intacte. Les membranes du cerveau, et le cerveau lui-même jusqu’au front et jusqu’à la cavité orbitaire droite, où on aurait pu croire que rien n’eût été préservé sinon par miracle, apparurent intacts et la dure membrane sans aucun défaut. Mais au sommet, un peu à l’arrière, la partie gauche du cerveau, qui est contigüe à la partie droite, sur un doigt de long et deux de large, était d’une couleur jaunâtre à l’endroit où elle est unie à la fine membrane, et à l’avant, sur un pouce de long, elle était pourrie et déjà suppurant ; et toute la partie gauche apparaissait à la vue pleine d’une humeur séreuse comme de l’ichôr [14], qui se répandait au loin comme si toute la partie voisine devait être gagnée par la putréfaction ou la gangrène. Dans cette partie suppurée, on voyait la dure membrane avec des vaisseaux plus dilatés et plus noirs que partout ailleurs, mais entre elle et le crâne on rencontrait quelques caillots de sang. Le crâne et la peau qui, selon toute probabilité, avait dû être raclée, ne présentait aucune anomalie, cependant une cicatrice montrait qu’une blessure avait été infligée au roi à cet endroit ;
    et la putréfaction prouve ainsi que le cerveau a cogné contre le crâne et qu’il a été ainsi plus commotionné et troublé que ce que le crâne aurait pu montrer. En outre, il ne faut pas omettre le fait que la jambe gauche et le bras gauche sont devenus mous avant la mort, alors qu’en même temps, par toute la région du côté droit on observait beaucoup de signes d’une convulsion qui dura longtemps. Il ne fut plus jamais pris de vomissements, et on l’entendit hoqueter à plusieurs reprises. Tout à la fin, sa respiration devint difficile, et à l’observation il apparut clairement que le côté gauche du thorax peinait. La mort qui survint à la première heure de l’après-midi, le onzième jour, semble avoir été hâtée par la circonstance suivante : sur le conseil de certains nobles, le roi aurait bu du vin auquel on avait ajouté une décoction de sauge et de quelques autres substances plus échauffantes, qu’on lui administrait à titre de potion vulnéraire, ce qui avait accru le besoin de respirer fortement. »

Dolc’ è pur d’amor l’affanno

L’adorant de Larsa

Statuette d’homme agenouillé dit « l’Adorant de Larsa » 
Début du IIe millénaire avant J.-C.  Mésopotamie, Larsa Bronze, or

Le personnage qui porte un bonnet à haut bord, proche de la coiffure royale, est à demi agenouillé, une main devant la bouche dans l’attitude de la prière. Sur le socle, il est représenté dans la même position face à une divinité assise. Une longue inscription indique que la statuette a été dédiée au dieu Amurru ou Martu, dieu-patron des Amorrites, par un homme de la ville de Larsa, pour la vie de Hammurabi.
Une petite vasque à offrandes est fixée à l’avant du socle.

HWV 109a : Dolc’ è pur d’amor l’affanno Air- pour contralto et basse continue.

Le rêve de la nuit se poursuit l’après midi lors de la sieste que je ne peux m’empêcher de faire. Je retrouve donc cet espace: Un appartement Italien ou nous devons aller après l’opéra. C’est au numéro 18 d’une rue au coin et classe correspond au numéro d’une loge. Une vieille prostituée est assise là. J’ m’aperçois qu’il sera impossible à R de monter: Des marches puis une petite échelle et longer une armoire, à nouveau des arches et l’échelle jusqu’au 8eme étage. J’annule la location et nous dormirons à Malbosc qui n’est pas si loin heureusement. Acheter des légumes / J’oublie je ne sais quoi / Il y a un homme que je ne connais pas.Que fait la dedans pas soeur pas vue depuis 20 ans.

Hier voyage de retour pour le moins l’oser. Perigueux Bordeaux/ Mon livre est presque terminé/ La sonate à Kreutzer qui est un ensemble de 3 textes sur l’amour. Tous effrayants dans leur genre, de l’ennui, au crime et au suicide. Billet de premiere classe mais il n’y a pas de première classe. Du monde et me retrouve sir un strapontin inconfortable. 5 enfants ensemble plus loin, importunés par une dame qui leur demande de mettre un masque alors qu’ils échappent à l’obligation. Elle vient s’assoir en face de moi et je me dis que pour la finir d’ennuyer des enfants, de ne pas les laisser vivre eux qui étaient si calmes, le nez dans un bouquin. Je mets mes écouteurs et sors mon nez de sa cachette. Je me dis que je n’ai qu’à attendre un peu. Elle regarde son écran et a un tic au bras droit. Elle l’écarte régulièrement de son corps. En voilà assez pour forger une antipathie, puis elle mort rapidement à l’hameçon et me titille le bras alors que je fais semblant de ne pas l’entendre. J’ouvre les yeux et là c’est elle qui m’a entendue. Bref. Elle descend à l’arrêt suivant et la police vient directement vers moi , la gestapo comme me dit ma nouvelle voisine plus accorte.  » Papiers, billets, vous n’aviez pas de masque ». L’autre m’a balancée. On me menace des 135 euros puis on me fiche la paix. J’ai des trucs au pantalon, et du ciment plein les chaussures ce qui n’arrange rien. Bon, ils me lâchent le mollet je parle de délation et m’étonne de leur réaction quant a ma plainte d’avoir acheté un billet en somme qui n’existe pas. Au départ de paris Bordeaux j’avais également hérité de la place 81 que je cherche encore. Tout cela n’est pas passionnant mais a eu le mérite de faire rire un peu D. qui a perdu H hier. Donc , je n’ai plus rien à lire et recommence au début le Bonheur conjugal sans grand enthousiasme. Arrivée à Montparnasse, je descends. Je m’étonne que les gens restent dans le train. Après Montparnassse c’est l’enfer? Non? Le quai est désert et vient d’être lavé. Il y a le panneau jaune qui indique que ça glisse. Soudainement alors qu elle train est encore à quai , je me rends compte qu’il y a un truc qui ne tourne pas ron; Exact. Je tente de renter à nouveau. trop tard. Nous sommes à … Massy. Misère j’en aurais pleuré. Avec mon lourd sac à dos, mon Tolstoï épuisé, me voilà en chemin désert vers le RER B. Puis pas détaxé, puis métro.

Ils ont bien ri à mon arrivée. Moi aussi . Mais c’était vraiment sinistre. Et les gens qui circulent à 22 h sont soit des travailleurs, soit des SDF qui cherchent une clope ou un peu d’argent. 3 ados de banlieue avec leurs petites jambes dans des survêtes étriqués qui achètent au distributeur des saloperies sucrées.

Goulash. Et au lit. Ce matin réveil à 6h puis rendormie. Mails des étudiants, atelier fermé/ 4 cas covid chez moi on se distingue comme on peut !… Pâtes ce midi. Un livre de Norman MAiler que je n’ai jamais lu. Ca commence avec Himmler et l’inceste… Puis je m’endors profondément.

J’aime bien aller seule à l’hôtel quand je travaille. C’est comme un sas. Je bois une bière en bas, ou marche une demi heure dans Perigueux avant le couvre-feu. Ne dîne pas ou commande un tajine poulet que je mangerai devant la télé. Un truc très interessant sur Arte. Bellingcat , les combattants de la liberté. L’alarme de l’hôtel se déclenche et nous invite à rejoindre les sorties les plus proches. Je m’imagine et laçant mes chaussures que je suis sur le Titanic ( l’alarme a u côté marin ). Je sors tranquillement convaincue qu’il s’agit d’un pas grand chose. Une dame court. Effectivement chacun retourne d’où il vient.

Le brouettes de ciment me rappellent les chantiers de mon père ( DELPRAT FRERE ) et les visites des constructions le dimanche. Allergies au visage. Outils, truelle. Faire les lougliers, sortes de loups romains et sangliers des métamorphoses. On voit que ce n’est pas Circé qui est à la bétonneuse.

Chacun s’active. Il y a le rayon moulage avec la radio genre Nostalgie où on entend Garou qui nous casse les pieds avec Esmeralda plusieurs fois par jour. Gérard Lenormand ensuite, c’est sans doute le pire. Puis je chante moi aussi Allumez le feu ou bien une autre connerie. Le programme musical des métalliers n’a rien à voir . Plutôt Métal, c’est le cas de le dire. Les apôtres de Notre Dame sont allongés, soudés, réparés puis comme un Covid enfermés dans un sac plastique.. Il y a la mosaïque et ma fontaine. Quel bazar. Zut j’ai cassé les oreilles de cet animal qui sera fixé au bord. Je n’aime pas l’oeil des serpents. Les fleurs? ça va. Le monstre? Zut le fontainier dit que les canalisations du bras sont trop fines. Mais pourquoi ne l’a t’on pas su. Sandwich à quoi?.Voici l’atmosphère

Tiens

Je ne suis jamais allée à Bomarzo. J’y pense alors que j’écoute France-Musique un opéra argentin de Ginastera ? , des années 60. L’opéra s’appelle Bomarzo. J’entends « Duermes? » chanté par une voix d’enfants. J’adore les choeurs d’enfants et les Christmas Carols de Britten notamment. J’écoute donc à présent France-musique délaissant France-culture ( je n’en peux plus des nouvelles sombres, de la planète moribonde, des déchets, incestes, grèves de la faim et autres réjouissances mondiales ) Dans mon atelier, 3 covid, donc fermeture pendant une semaine. La joie. Suis allée à Sevres voir les résultats des derniers essais. Pas mal le blanc sur fond noir. Un noir profond fait de deux noirs superposés. Chaque fois que je vais un Sèvres il y a un garçon qui joue du piano au Rez de chaussée et je l’enregistre. Si je faisais un nouveau film il démarrerait sans doute par un recherche de sons plutôt que d’images. Cet endroit à la manufacture est très spécial avec ses entrées d’atelier, ses énormes fours à bois entourés de chaine ( pour la dilatation ) . Dans un autre atelier des filles font du « pâte sur pâte  » si je dis bien, qui serait une sorte de bas relief posé sur un vase. L’enfer à réaliser. Et hyper long. C’est quand même un drôle d’univers. Hors du monde, comme les Gobelins, comme la Monnaie.

C. habite toujours à la maison et c’est très agréable. Elle renoue un peu avec ses débuts à Paris. Hier elle avait un coup de blues, de Covid blues. Dimanche L est passé à la maison. J’aime beaucoup cet étudiant qui n’est pas très en forme. J’aimerais pouvoir l’aider à vaincre ses angoisses qui l’empêchent de vivre. Hier réunion Zoom avec Laurence Bertrand Dorleac et ses étudiants. Je suis un peu bavarde. Le matin interview téléphonique où l’on me demande ce que je pense d’un catalogue raisonné me concernant. En fait je n’en pense rien même si je vais être un des cobayes pour un truc internet. C’est vrai que c’est plutôt agréable comme proposition et que CG en a besoin pour travailler. Mais ce qui se passera après ne m’émeut pas particulièrement. Les oiseaux sont particulièrement réceptifs à la musique surtout les perruches.

Je lis la sonate à Kreutzer après avoir abandonné des livres

La caverne de JF Lesueur. Bon je vais préparer mes affaires pour Périgueux

Mouvementé

Lygia Clark

Ce matin levée à 6h30. J’arrivais de Turquie, beaucoup de soucis, des problèmes d’aéroport encore, deux frères turcs et beaucoup d’enfants dans une maison, sais plus. Aussi des chiffres et de noms qui s’évaporent immédiatement au réveil. Neige à Paris. Couvre feu à Paris. Coppola ( Tetro) en cours. M. mieux /ouf et il sortira de l’hôpital Lundi en principe. C’était fatigant ces nouvelles bonnes puis mauvaises. Expo de dessin à la galerie tout à l’heure. Je continue sur place un dessin de 2011 et y ajoute des pages récentes. Ca m’amuse. Sais pas si c’est bien. Sais pas…Passage à Argenteuil. Pas de problème et le chauffage se rallume au quart de tour. N’y ai pas travaillé depuis 10 mois. C’est d’ailleurs incroyable. Mais ranger.

J’ai à peu près terminé le projet Napoléon, travaillé aux Beaux arts Mardi, suis allée à Morlaix Mercredi. JC veut bien m’échanger ses deux dessins , pas les vendre. Il veut des CD de Johnny. C’était crevant la journée et ses 6 heures de train pour 5 heures sur place. Mais il faut déjà choisir des orientations. Pas grand chose de rare en deux mots cette semaine. C’est bien Lygia Clark.

Je viens de rentrer sous la pluie et de finir de regarder Tetro de Coppola. Hum. Je dirais un peu lourd.

Les parties en couleur au début ( Coppelia) sont très belles puis les métaphores dansées… ( L’image de la mère je suppose en Rouge qui s’élève dans sa longue robe rouge°… Les trois acteurs sont impeccables .Vincent Gallo , Maribel Verdu, Alden Ehrenreich

Des hauts et des bas

Jehan Georges Vibert

J’adore ce tableau et surtout cette idée de jeu d’enfants. On a des marionnettes on les déplace comme des soldats sur le théâtre des opérations.Il s’agit d’organiser le sacre. Le nom du peintre m’échapperaient. Il est visiblement spécialiste en « corps ecclésiastique  » avec des rouges flamboyants / Jehan Georges Vibert. Pas mal non? Je poursuis mes recherches sur Napoleon,{rêvé que tout le monde avait le chapeau sauf moi…} me disant que je vais faire vider le salon d’honneur. Out le portrait de Louis 14, celui de Bugeaud etc, et les panoplies. Place à Bibi Fricotin. On ne peut que raser les murs car c’est une salle d’apparat/ celle au centre/ Vue sur la cour/ vue sur le grand Palais. et pas de trucs au milieu. J’ai réussi à ce que l’on enlève le piano à queue. M. des hauts et des bas et j’ai le moral qui suit la courbe. C’est insupportable de ne pouvoir rien faire pour quelqu’un qui souffre. Ca me rend dingue. Ce matin interview à la Galerie pour le Centre Pompidou. Je suis partie tôt. Il faisait nuit. J’aime bien pédaler dans une ville qui commence à s’animer. Hier signature du tableau chez A.P. Puis retour vélo, savourer Paris, le soleil et le froid. Mais triste. Diner clandestin chez C et D.

Aujourd’hui lire les textes de étudiants, demain Beaux-arts et Mercredi Morlaix pour le décor et pour écouter Jean-Claude qui ne sait pas lire, dire Thomas Bernhard. Je suis sûre que ça peut être formidable. J’ai attrapé à la librairie le livre de Lucienne Peiry : les écrits bruts. J’aime surtout les broderies de Bispo do Rosario. C’est époustouflant.

Je m’aperçois de chose oubliées: Hier revu  » Charade » de Stanley Donen  » que j’avais totalement oublié. Magnifique Catherine Hepburn. Très rôle, très spirituel avec Bateaux mouches dans le prix et petits tailleurs ravissants. Un noyé dans sa baignoire, un sanguinolent mort, et trois timbres.

Jeudi retour à l’atelier. Hum. Mais envie d’y aller. Pourvu que je réussisse à allumer le chauffage. D. m’envoie une photo de « sa case » à la Réunion. C’est magique.

Comment se débarrasser du sapin

2015 avant poubelle

La question se pose et c’était amusant de l’extraire de la rue et de le monter ici ( comment R. a t’il fait, mystère / On a mis des épines partout et j’étais bien d’accord avec la dame du RDEC qui munie de son balai pestait.)

Peu de lumière, M. à l’hosto, ce matin café chez D au bar. On dit ce que tout le monde dit et on parle de ce dont tout le monde parle. On lève les yeux vers la télé qui marche sans le son, les vaccins, l’inceste, les restos et les remontées mécaniques et aussi le nouveau virus. Les oiseaux ici gazouillent mais je dois acheter une cage aux deux petits qui sont passés d’une cage loft de 500 m2 à une chambre de bonne en quittant le Forez. J’aimerais bien aller dans un musée. Je regarde le magnifique livre sur Uccello que j’ai eu comme cadeau. Fascinnée par mes Mazocchi. J’aimerais bien aller à Naples, j’aimerais bien n’avoir rien à faire. Dois retourner à A. Je redoute . C’est toujours pénible de recommencer à peindre et je me demande si arrêter serait si pénible. J’ai souvent l’impression que lire me suffirait. Hier les Beaux arts, un étudiant par heure. C’est toujours interessant, pas évident.

Bon , la maquette du salon d’honneur est faite. J’y ai mis le temps . C’est fou d’être lente comme ça.

En plus je n’ai rien à dire. J’ai travaillé à Sèvres toute la journée de Lundi. J’aime beaucoup. Aucune idée du résultat. J’ai fait 3 essais sur 3 formes de vases. Dont un laissé blanc et le dessin en tous petits points ( poncif ) noir. Les points sont faits soit avec une plume soit avec une sorte de coton tige qui vient de chine ( je ne savais pas que les chinois avaient des oreilles d’elfes!) Ce que je fais est assez opposé à ma peinture. Complètement même. J’essaie d’être minutieuse. Et quand je vois les peintres de Sèvres avec leur pinceau à un poil, je soupire.

Je reçois à l’instant un extrait du Petit Manoir, Witkiewicz, puis une étudiante est d’accord pour déplacer sa table, l’autre envoie son texte en retard. Parfois je me dis que e faire qu’enseigner c’est pas mal. Non, j’enlève ce que je viens de dire.

Torticolis suite

Comme ça fait mal ce truc. Impossible de dormir. Alternance film sur mon ordi dans le lit , un truc pas terrible sur MUBI, trop propre , deux vies en parallèle, je ne sais plus de qui c’est. One/ Two je crois est le titre. Bref. Puis conneries affligeantes à la télé puis radio, puis lecture, en ne sachant pas s’il me faut 5 oreillers ou être à plat. Café chez D. Elle me met de la pommade et ça a l’air d’aller mieux. Je regarde le début de Los olvidados sans sous-titre et ce que je voulais voir c’est PIXOTE. Mais ce n’est pas sous titré non plus. BOUGE PAS MEURS RESSUSCITE idem. Zut.

Désoeuvrée, par où commencer. Les Invalides; la fontaine, Sèvres, la scénographie… Pas envie. Lire oui plutôt. Peut être aller marcher pendant qu’il fait beau. Je note Lenka Lente éditeur, j’ai acheté le système périodique de Primo Levi et Ellis Island de Perec et The disaster Artist.

Hier Dimanche, grand vent et pluie. Nous avions RV à 10h pour elle marcher car D.ne connait pas la rive gauche. Je me suis moquée d’elle. Mais comme elle travaille sans cesse… J’avais prévu un itinéraire touristique: Rue des Martyrs, rue du FG Montmartre, les passages, la rue Vivienne, la bourse, la rue de la banque et Jardins du Palais Royal ( ce que je constate c’est qu’une fois de plus j’ai raconté cela hier et que ça a disparu). Je disais que le Palais Royal avait toujours été un lieu d’émotions et de plaisir: La neige et un chanteur haute-contre/ Nous sommes avec AM et écoutons dans le blanc, les dimanche après-midi, promenade et chocolat au Nemours, le pique nique avec C enfant, le premier soleil , les chaises vertes et pieds sur le rebord de la fontaine. Le bonheur total de sentir le soleil/Les fleurs/ Le fou rire absolu qui se termine par des larmes: Un chat très snob apparait alors que nous lisons. Il est de cette race très sophistiquée des chats « nus ». Pas de poil du tout. C’est affreux à mon gout. Me vient une hilarité que rien n’apaise sauf une tristesse soudaine. La femme de Robbe-Grillet qui effectue un « performance  » SM, ridicule à mes yeux, l’attente des résultas d’un examen, les arcades et la boutique de vêtements couture, la promenade du soir avant d’aller diner au Grand Colbert ou je prenais toujours un carpaccio, des frites, puis une dame blanche. Le théâtre, chez Muscade. Le monde le Dimanche…

Donc après avoir abandonné l’idée de cette promenade hier pour cause de météo, je suis remontée à la maison, puis immédiatement redescendue, ayant une folle envie de vent, de pluie, de fraicheur. J’ai effectué le même parcours, traversé la Seine et pris un vélo à l’angle de la Rue Bonaparte pour rentrer.

J’ai lu a nouveau ce magnifique texte d’Artaud sur UCCELLO, puis regardé des choses concernant La Bataille de San Romano, inspecté le tableau, découvert le personnage à 4 jambes, écoute des trucs sur le mazocchio et sur la perpective, repensant aux marqueteries au dessus de Naples … Où? Dans la sacristie de la Chartreuse de San Martino Heu bref- me disant que l’histoire de l’art est un domaine passionnant . Ce soir ce sera les Mots du soir saison II N°33, qu suivent les Mots du soir Saison I qui ont 60 numéros.

NOEL

On a passé un très bon moment à 6. Simple avec le sapin géant qui je dois dire a fait de l’effet. C’était trop moche de voir ces 3 sapins abandonnés sur le trottoir, emballés et qui allaient à la benne le 23. Je crois que l’on n’a jamais eu un si grand arbre même dans la maison d’A. Noel m’a toujours angoissée surtout quand les parents avançaient en âge. L’angoisse aussi c’était le repas su 25 à midi. Oh lala quelle horreur . Personne n’a faim tout le monde a sommeil…. Me suis réveillée avec un torticolis. J’ai l’impression d’être toute tordue; des reins au sommet du crâne.

J’ai lu un texte magnifique d’Artaud Paul les oiseaux ou la place de l’amour. Je souris car l’autre jour un jeune étudiant m’a demandé si je connaissais Paolo Uccelli  » ou un nom comme ça  » . J’ai répondu en disant qu’il s’agissait de deux frères jumeaux- un Uccello , deux Uccelli -on l’aura compris tous les deux peintres. J’ai ajouté que s’il en doutait je savais qui était Mickey.

Comment je regarde des paperoles, magnifiques objets et en arrive a Damian Hirst , mystère. Toujours est-il que je tombe sur un article qui raconte l’installation en hélico d’une sculpture à Saint-Moritz puis je suis poussée vers Venise et son exposition spectaculaire il y a quelques années que je n’ai pas vue. Bon, je reviens aux paperoles.

Paperoles et reliques tissent des allégories du Paradis, lieu protecteur où l’âme peut résider en toute pureté, à l’image des couvents au sein desquels ces objets sont produits. Les paperoles seraient une version sophistiquée des « petits paradis », des boîtes vitrées d’une confection rudimentaire souvent centrées sur l’Enfant Jésus5. Proches des crèches traditionnelles, ces « paradis » – aussi appelés « jardins », « grottes », ou « déserts » selon le style et la composition –, qui ne contiennent ni reliques ni papiers roulés, constituent une variante primitive des reliquaires à paperoles, même si leur côté raboteux les rend souvent davantage oniriques. Troisième déclinaison de ces mondes fermés, les « boîtes de nonnes » en seraient la représentation la plus sévère et minimale : mises en scènes ascétiques, elles montrent la vie des religieuses dans leurs cellules d’une façon tellement dépouillée qu’elles n’ont même pas recours au verre.

Aujourd’hui , seule, ne sais pas trop quoi faire. Pourtant j’ai de quoi m’occuper mais pas envie de travailler. je grimace en tentant de caresser ma nuque. Je vais voir si je trouve un quelconque Beaume. Le voltarene, effet zéro.

Viens de regarder FAntastic Mister fox de Wes Anderson. C’est très bien et les voix top.

Radio en rentrant.

Pasolini interviewve Erza Pound.

Qui je suis lu par Pierre Clementi (avec des coupes)

Retour du château. Vu l’implantation de la fontaine et il est certain que la couleur ciment ne convient pas. Quant aux formes il faut que j’y mette la main, car agrandir ce n’est pas faire. Décidemment entre Sèvres et la journée délicieusement désespérante après avoir vu le travail d’email de A. Incroyable dextérité, magique savoir de formes et de chimie, aisance du trait. Disons le, à côté je peins avec des gants de boxe. Au château la boue aspire une de mes bottes et la chaussette. On rit. Rayon sculpture je grince un peu des dents aussi. Me suis fait tester là-bas. Oh ça pique. C’est surprenant comme sensation. Désagréable c’est certain. J’ai mal au dos et ce point de côté un peu bas. Pénible. Bouger absolument. Refaire du sport est indispensable sinon ce sera la catastrophe.

« L’exceptionnel: Je cherche des cas limites. La nature n’est pas naturelle. Pas de moyenne, mai des cas limites des extrêmes; Mes films sont des tragédies modernes. Porcherie est une oeuvre lisible à 2 niveaux

Les Mots du soir saison II N)28 ce sera Perec et les choses à faire avant de mourir.

Choses simples :
– une promenade sur les bateaux mouches
– me décider à jeter un certain nombre de choses que je garde sans savoir pourquoi je les garde
– ranger une fois pour toutes ma bibliothèque
– faire l’acquisition de divers appareils électroménagers : un lave-vaisselle, un lave-linge
– m’arrêter de fumer
Choses liées à des désirs plus profonds :
– m’habiller de façon différente : porter une cravate, porter un costume trois pièces
– aller vivre à l’hôtel à Paris
– ou : aller vivre à la campagne
– aller vivre pendant assez longtemps dans une grande ville étrangère Choses liées à des rêves de temps et espace :
– passer par l’intersection de l’équateur et de la ligne de changement de date (méridien de Greenwich en plein Pacifique)
– aller jusqu’au cercle polaire
– vivre une expérience hors du temps : dans une grotte, sans point de repère de temps
– faire un voyage en sous-marin
– faire un long voyage sur un navire
– faire un voyage en ballon
– aller aux îles Kerguelen
– aller du Maroc à Tombouctou à dos de chameau en 52 jours
Choses que je voudrais avoir le temps de bien découvrir :
– aller dans les Ardennes

– aller à Bayreuth, Prague ou Vienne

– boire du rhum trouvé au fond de la mer, comme le capitaine Haddock dans Le Trésor de Rackham le Rouge
– avoir du temps de lire Henri James
– voyager sur des canaux

Choses liées à un bloc d’apprentissage :
– trouver la solution du cube hongrois (rubik’s cube)
– apprendre à jouer de la batterie, faire du jazz
– apprendre une langue étrangère (l’italien)
– apprendre le métier d’imprimeur
– apprendre la peinture
choses liées à mon travail d’écrivain (projets) :
– écrire pour de tous petits enfants (entre 6 mois et 4 ans)
– écrire un roman de science-fiction
– écrire un scénario de film d’aventure dans lequel on verrait 5000 Kirghizes cavaler dans la steppe
– écrire un vrai roman de feuilleton
– travailler avec un dessinateur de BD
– écrire des chansons
divers :
– planter un arbre
choses impossibles, car impliquent des gens qui sont morts :
– me saouler avec Malcolm Lowry
– faire la connaissance de Vladimir Nabokov

C’était en septembre 1981. Georges Perec mourra d’un cancer quelques moins plus tard, en mars 1982.

Faire un cahier avec les motifs que j’utiliserai. Faire un dessin préparatoire pour poser l’émail. Entrainer ma main encore le 4 janvier.

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