Plick et Plock,

NOTE

Nom d’usage : Georges Simenon
Pseudonyme(s) : Bobette, Christian Brulls, J.-K. Charles, Germain d’Antibes, Jacques Dersonne, Georges d’Isly, Luc Dorsan, Jean du Perry, George-Martin-George, Georges-Martin Georges, Georges-Martin-Georges, Gom Gut, Georges Martin-Georges, H.-J. Moers, Plick et Plock, Poum et Zette, Sandor, G. Vialio, Gaston Vialis, Gaston Viallis, G. Violis

Tout ça !!!!

Cette nuit c’était l’angoisse. Ca me revient à l’instant. Il y avait un spectacle le soir à 21 h . En soi ce n’est pas dramatique mais il s’agissait de moi. Moi, jouer. Je ne savais aucun texte. On a décalé à 22 h et j’ai décidé de prendre mon grand cahier de Metz. Pour avoir quelque chose à dire. Mais j’avais une angoisse réelle. Tous ces gens qui viennent vous voir. La scénographe était minimale. Sur un socle tordu un moule de Brancusi ou quelque chose qui lui ressemblait. Un manteau. Bon je ne sais plus et ne sais plus non plus comment ça c’est terminé. Un peu comme Samedi soir où je ne sais pas comment je suis rentrée à la maison après avoir refusé de payer un taxi qui me prenait pour une touriste éméchée, passant par la place Clichy et se dirigeant vers Villiers pour me déposer à Pigalle. Je suis rentrée à pieds assez difficilement j’en conviens. Mais je n’ai rien perdu et ne me suis pas fait dépouiller !!! Quelle sotte !!! J’ai honte !!!! Je n’avais rien mangé depuis la veille au soir et encore…; ( je crois que la dernière opération du genre , c’était il y a des années notre soirée Gin fizz avec E. et je n’en ai jamais bu par la suite/ Aucun cocktail/ trop dangereux). Depuis eau et eau. Une limonade.

Dimanche trier les factures. Ce que je déteste . Comater. Culpabiliser. Vu un film interéssant , Nebraska. Par Alexander Payne (« The Descendants »). Pas sortie.

Il fallait fermer la maison d’Amiens . Nous avions du rangement à faire. Faire la vaisselle, jeter un gros melon devenu creux comme un ballon, éteindre les lumières. V. avait branché de façon incompréhensible un fil électrique dans  » la petite salle  » et attaché avec de la ficelle je ne sais quoi. Il y a avait pas mal de désordre comme lorsqu’on range avant le départ. J’avais de affaires de travail à emporter. J’ai envoyé X fermer les volets de devant, me suis occupée de celui qui donne sur le jardin mais il était bloqué. J’ai réussi. Il me fallait des morceaux de bois pour appuyer sur les interrupteurs et éteindre les lampes. Et encore des volets. pris l’eau pour le trajet. Tout était bouclé et j’ai été la seule à voir ma mère dans la cuisine et à l »embrasser. Je pleurais et elle m’a dit qu’elle devenait vielle. Je me suis dit que c’était la dernière fois que je la voyais. Je suis sortie, j’ai a nouveau fermé un volet et dit: C’est moi qui conduis on y sera vers Minuit.

Cette nuit c’est un poulet rôti que j’ai acheté à Amiens. Amiens, Amiens, Amiens et la maison. C’est pénible. La banquise aussi . Je ne sais plus.

Photos à Argenteuil. Je refuse souvent mais les photos que j’ai vues des ateliers me plaisent. Le photographe est impec. Je le laisse faire ses panoramiques. Je lui fais un café infect. J’ai l’impression que ma perruche a pris de l’embonpoint . Belle lumière douce et pendant ce temps je lis Lazarillo de Tormes Acheté à l’expo Zurbaran revue avant hier . On traduisait ça au lycée en cours d’espagnol avec Monsieur Filiu qui « faisait de la mâchoire »( à la Lino Ventura ) quand il n’était pas content et je n’avais au fond jamais lu ce roman picaresque. C’est amusant je dois dire. Et je souris. Acheté aussi un Balthazar Gracian que je n’avais pas. En sortant du Louvre j’ai récupéré ma casquette et nous avons devisé quelques moments avec N. Puis j’ai eu envie de traverser la Seine et surtout de prendre mon temps. J’ai flâné avec délices, regardant les vitrines des antiquaires après avoir fait une photo touristique depuis le pont pour Maria T. Les bouquinistes sont affairés avec des américains qui s’esclaffent devant des vues de Paris moches. Avant la fac de médecine, des étudiants, me semble t’il latinos font un sitting. Non je n’achète pas un pain au chocolat et vais m’assoir au Rouquet. C’est délicieux de s’imaginer être un touriste qui découvre les cafés de cette ville. J’adorerais aller à Rome voir l’exposition Pontormo.

Hier pas eu le courage d’aller à l’ouverture de Large au métro Billancourt. Plein de vernissages avec Art Basel.

Je ne sais pas si j’ai parlé de l’exposition Antonioni à la Galerie Cinéma. Accrochage désastreux de ce qui aurait pu être intéressant. J’avais vu à Ferrare l’exposition de DP qui ici visiblement n’a rien pu faire. Je me demande qui est J G Ballard que je n’ai jamais lu.

Après la séance photo Y. est venu m’aider à rouler des peintures et installer une toile 10 m

Je ne sais pas pourquoi je suis fatiguée à ce point. J’ai pris RV chez le médecin. Je crois tout simplement que TROP c’est trop ( tu l’as dit )

n’ai envie que de glander et lire. Hop je file peindre !!! trop contente même si je m’entends déjà râler .

La pintade mystérieuse

Je n’en pouvais plus d’écrire ce texte et au fur et à mesure je ne comprenais plus rien de ce que je voulais dire. Ca me semblait déséquilibré, je parlais de tout , de MOI MOI et pas des collections et quand je parlais d’oeuvres elles ne figuraient ni dans les collections, ni dans l’expo. Pour le citer encore, Federico Zeri dit qu’il à pris quelqu’un pour son livre J’avoue m’être trompé ( que je viens de relire) J’aime beaucoup ce titre ( fragments d’une autobiographie ). Hier le Louvre côté Richelieu était saturé et devant la pyramide, l’enfer. Même avec une carte, impossible. En sortant de mon rendez-vous et grâce à N qui m’a fait rentrer depuis l’administration, j’ai visité les expositions somptueuses ( les sculptures polychromes espagnoles – avec PERSONNE à 11h du matin ) et Zurbaran/ peu de monde, tout à fait confortable comme visite ), je suis passée à la librairie. Rien de Zeri à part ce que je connais déjà? Je chercherai ailleurs car je ne sais pas comment il écrit, lui qui serait plutôt un « connoisseur« , un expert, qu’à proprement parler un historien d’art.

J’ajoute cette image des genoux du Christ. Elle me bouleverse comme me bouleversent les processions en Espagne et Italie vues sur instagram et ailleurs. Il faut vraiment que j’y aille un jour . Et petite note pour rire: j’ai pensé à une de mes chutes lorsque j’étais enfant et que mes genoux, comme tous ceux des autres apprentis à vélo, furent « couronnés »comme ont dit. Je ne sais pas d’ou vient ce terme. La douloureuse couronne d’épines? Le produit piquait lui aussi et on pleurait et ensuite mercurochrome. Je repense à une peinture dont le titre était « Captivée, couronnée » et me dis que j’avais utilisé ce terme non pas pour être figurée en reine, mais parce que j’avais été blessée. Bon. Bref

Ma récréation: finir le visionnage de l’Anatomie d’une chute. J’ai des trucs ennuyeux à faire, et je n’ai qu’une envie c’est d’aller à l’atelier. Hier j’ai terminé les côtés des peintures qui vont partir. AH oui je dois trouver des titres. Je le fais après. Aller à Naples, aller en Grèce que je ne connais pas. Miam. Faire du sport. J’ai rêvé de FP et nous avons longuement parlé. J’ai rapporté de la fondation, une pintade, de la sauce tomate et je ne sais quoi d’hyper cher. Mes spaghettis avaient refroidi. Il m’a dit: « Vous souvenez vous, vous m’aviez dit d’acheter deux grandes peintures sinon j’aurais mal au coeur. « C’est pas possible! D’où nous viennent ces situations saugrenues. Bon mais je préfère ce type de cauchemars plutôt que ceux ou je suis persécutée. Cette nuit j’allais à Dijon en train, croisais U. et C. Elle me disait que P allait regarder le film  » les petits crayons  » dans la nef. Evidemment la Nef, c’est Metz. R quant à lui a rêvé du texte. Il y avait une salade très fraîche rangée à Amiens dans le placard de la cuisine sous l’évier. On a marché avec P et il était si peu interessant… Je me suis demandée ce que je lui avais trouvé d’irrésistible pendant toutes ces années!!!!!

Je suis tellement indignée de voir Cet imbécile de Trump faire le malin. Bon ça barde moins aujourd’hui dans le quartier mais il est trop tôt.

La police exagère, cette violence….

Lethal/ Christa Pike

Achille Bonito Oliva posant avec un panneau créé par l’artiste Gino De Dominicis.

Pour le moins glaçant:

« De toutes les exécutions ratées auxquelles nous avons assisté dans les temps modernes, celle-ci est la pire », a commenté Robin Maher, directrice du Centre d’information sur la peine capitale. » « Nous ne tirons aucune satisfaction du fait d’avoir eu raison, mais les préoccupations soulevées par Mme Pike se sont avérées fondées: difficulté d’accès aux veines, veines rompues, pentobarbital dégradé, absence de soins médicaux d’urgence lorsque les choses tournent inévitablement mal, le tout sous l’égide d’un protocole qui demeure enveloppé de secret », ont dénoncé ses avocats. « Christa est soignée dans un hôpital à proximité » de sa prison, ont-ils ajouté.

A l’oppposé la Fashion week et sa superficialité spectaculaire.

Le jeune Billy Blanchard ( si on saisit Billy il arrive aujourd’hui en premier ) qui m’avait séduite dans un coin d’Instagram: Personnalité, fragilité, charme. Aspect elfe. Bon et bien la multiplication des videos le rend moins mystérieux et presque agaçant maintenant. Il perd déjà de la fraicheur. Ce qui était beau c’est de voir un adolescent fils de « stars » un peu maladroit dans son corps. Il a vite compris la pose et les manières; Arielle Domballe qui rajeunit chaque jour et qui est sa marraine n’est pas un modèle de simplicité !!! Dommage. Le jeune Billy va vite s’user, sauf si après la Fashion week on lui dit et maintenant tu files dans ta chambre!!!!

J’ai relu avec plaisir  » J’avoue m’être trompé de Federico Zeri » La prochaine fois que j’irai à Rome j’irai visiter sa maison à Mentana: « La Villa Zeri, demeure historique de Mentana (Rome) ayant appartenu à Federico Zeri, intègre officiellement le réseau muséal national et s’apprête à devenir un nouveau pôle public dédié à la recherche, à la formation, à la conservation et à la production culturelle »

Je me promène et l’écoute parler de Pasolini. C’est très drôle comme situation car Qui est cette femme assise là et dépassée par l’événement. Je ne connais pas le contexte. Je sais seulement que malgré son aversion pour les émissions de Télé en Italie, il en a enregistré. Parfois et il le dit dans son livre, il dépasse Dali. Il faut dire que son accoutrement dans de grandes robes dorées sont surprenantes .

J’en ai marre d’écrire mon texte pour Metz . Je sature. Il y a encore du travail

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