Black foot

Les pieds de la momie de Toutankhamon, le 4 novembre 2007.

Le directeur de l’hôpital psychiatrique est entré / Il avait un tête à la Mabuse , un nez crochu, des dents bizarres et de toute évidence des cheveux teints en noir . Il avait à la main une sort de perceuse. En fait moi je suis assise à un petite table. Les patients sont assis comme dans une bibliothèque. Il entre et paf, sans autre commentaire il plante avec son espèce de flingue un grande vis dans la tête de l’homme au crâne rasé.Ce dernier poursuit la lecture de son journal comme si de rien n’était. C’est bizarre a présent on dirait qu’il a une antenne. Le professeur qui pourrait aussi étre un méchant chez Hergé continue sa consultation, me demande si je suis une patiente et m’empresse on le comprendra de nier et de dire que je visite. « Vous n’avez rien à faire là  » AH oui ça semble évident et je m’excuse lui disant que j’ai trouvé des tas de trucs passionnants ici. je réunis mes affaires. Je sors escortée de ? et d’une fille italienne. Ah oui ça se passe à Rome. Par la fenêtre de cette pièce on voit des malades mentaux. J’ai envie d’en filmer un et je ne le fais pas. Il y en a deux en train de copuler enveloppés dans une sorte de linceul, des africains, des têtes hirsutes, des gens immobiles. En face ce sont les chambres mais je vois mal. Le psychiatre est là depuis 5 ans et demi. En fait nous sommes au musée de l’armée que je ne connaissais pas. Mon intention n’était pas d’y aller mais voulant rejoindre mon hôtel Via Griggio ???? j’ai marché comme la veille mais me suis trompée et retrouvée sur un grand axe. Montée dans le premier bus qui s’arrête , je rencontre ? qui va au musée de l’armée pour y prendre des notes me dit -il. Je me dis qu’on doit être à L’EUR. mais non. Du coup je l’accompagne. Mais n’arrive pas à voir où je suis sur mon téléphone. Près de Rome? Loin? La sempiternelle impossibilité de saisir un numéro etc. Tiens R est là . Tout le monde repart ensemble. Nous prendrons un taxi. Je perds R le retrouve dans une rue ou il y a des grandes portes en metal. Je lui demande pourquoi il vient ici et me répond que c’est la rue de ? qui fait des travaux malgré sa douleur. Apres je ne sais plus. Et me voici. Le plus marquant est la tête inquiétante de ce psychiatre ou de cet acteur maquillé à l’ancienne avec nez postiche etc . Qui était celui qu’on appelait l’homme aux 1000 Visages. Heu.. Yesse Lon Chaney/ Il y a longtemps que je n’ai pas pensé à lui ; Evidemment Orson Welles était maitre en variations de visage, transformations diverse. J’adore ça.

Bonne nouvelle mon pied n’est pas encore tombé. Mais il me fait toujours mal. Sa noirceur me fascine, j’ai l’impression que je pourrais le montrer dans une exposition dialogue comme on les fait aujourd’hui, oui je pourrais le montrer aux Antiquités Egyptiennes du Louvre. Pied de Pharaonne / Pied d’Hélène. Tout seul dans une vitrine . Tiens je cherche. Allez Pied….. de. … pharaon…

Ai déjeuné avec A qui avait une valise pleine de livres cherchés à Drouot. Il a sorti d’un autre sac un grand fascicule sur le docteur Spitzner. J’avais oublié que la collection était à Montpellier , hum ? Y est elle toujours. Le titre de l’article de De Baecque me fait rire: Tristes Cires

« Morale illustrée. Vous êtes en plein cauchemar: le cabinet anatomique présente ses cires de monstres, ses flacons de foetus, son capharnaüm de sorcellerie. Vous êtes pourtant dans un haut lieu de l’édification populaire: ici sont regroupées les figures pédagogiques qui devaient renseigner sur les populations lointaines et les mystères de la procréation, expliquer pourquoi on devait rester propre et ne pas trop boire, montrer comment se préserver des maladies vénériennes et des ambiguïtés de la consanguinité. C’était une morale illustrée, mais aussi l’occasion de se rincer l’oeil avec bonne conscience, de se faire voyeur par vertu. Un résumé des perversités de la civilisation bourgeoise. Ces cabinets des horreurs curieuses hantaient les foires et les fêtes foraines. On s’y précipitait en nombre, comme on allait regarder les scènes macabres du musée Grévin, qui donnait sa version crue de la Terreur; ou les reconstitutions morbides de la morgue, qui disposait d’authentiques cadavres pour donner à voir à des milliers de personnes des faits divers récents. Le plus célèbre des cabinets de cires anatomiques, le musée Spitzner, a été réuni par un médecin belge et comptait près de 250 pièces: des têtes, des sexes, des ventres, des faces, des organes, tous monstrueux, portant une pathologie ou une anomalie scientifiquement nommée et caractérisée. Des cartels édifiants mettaient en garde les visiteurs et devaient expliquer comment garder au loin ces difformités. Le musée Spitzner, longtemps abandonné, vient d’être restauré, racheté par la société Roussel-Uclaf et confié au musée de l’Assistance publique, à Paris, qui n’ose pas encore le dévoiler au public. Double pénis. Dans l’«enfer» du musée des Arts forains, on trouve une cinquantaine de pièces du même genre. Elles viendraient en grande partie du cabinet du sculpteur de cire Jules Talrich. Ce dernier, qui rassembla dans les années 1880 ce «Grand Panopticum» de l’univers, s’était donné pour projet de «présenter les plus singulières curiosités de notre temps». Une tête de guillotiné voisine avec deux têtes d’«Indiens de la Terre de Feu» (un mâle et une femelle), des bocaux contiennent une série complète d’embryons humains (de quatre semaines à quatre mois), un coffret recèle une fine canne ciselée en os de femme et une galerie de sexes masculins et féminins se présente cireusement aux regards: hermaphrodismes, parasites, hydrocèles, condylomes, entre autres maladies et malformations dont la pièce de choix est un bas-ventre pourvu d’un double pénis.

Puis une brochure genre ronéotypée de Camille Renault. Tiens tiens ça me dit quelque chose et je vérifie . OUIIII j’en ai choisi un pour l’exposition de Metz. C’est drôle cette coïncidence. La pièce N°52 est une vue de la seconde maison de CR, il y a un portrait bas relief, et aussi un beau Lion. En parlant de lion, A. me montre un lion terrible que j’adore. Il est aussi raté que la restauration de la figure du Christ en Espagne ( souvenons nous de cette pieuse dame qui innocemment avait refait une beauté à cette fresque devenue très célèbre de par son ratage absolu ) Ici c’est le lion mal taxidermisé. Une merveille. Ou est il nom d’une pipe ? Je cherche. Dans un chateau en Suède et sans Françoise Sagan.

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