Mon Kandinsky

Il est presque terminé. Beaucoup plus grand que l’original avec un truc peint en plus!je me suis dit: Lançons nous derrière Surtevant !!! Quand il n’y a pas, faisons la sourde oreille. Bon j’aurais c’est certain plus de mal avec un Botticelli. J’ai pas mal souffert quant aux couleurs. Il y en a 3. Un fond assez « mastic » et deux sortes de verts un peu jaunes. Je ne pensais pas que ce serait difficile. Mais je n’ai jamais vu l’original et les reproductions sont toutes différentes. Je dois dire que ça m’amuse. Terminé aussi deux petits diptyques. C’est mieux sans vernis. J’ai tenté mais je n’aime pas trop. Commencé une grande peinture à partir du portrait de Berthe Weill par Kars. J’ai vu le tableau à l’Orangerie. Je l’avais découpé dans la Gazette. Ouf très beau temps. On a pas mal ri hier avec Valerie etc au QG. José avait garé son énorme camion de dépannage devant le bar et fêtait ses 50 ans. Luna a bien aboyé pour être en accord avec les cris et les rires de la tablée portugaise. J’ai commencé le livre que Marga m’a offert. Il s’agit de l’agression de la Finlande par la Russie. Olivier Norek revient à la rentrée avec Les Guerriers de l’Hiver. J’avoue que je ne connaissais rien à cette histoire là. Sur le chemin de l’atelier une voiture rouge a entièrement brulé. Dans l’Escalator je photographie des jambes de Lolita avec petit short et chaussettes en dentelles. Certain qu’elle est Japonaise. C’est amusant ce « mignon » mais ça me met plutôt mal à l’aise. Je n’ai jamais aimé les femmes qui jouent les petits filles et minaudent. Alors cette ambiguïté sexuelle… Bref. Vu l’expo Martial Raysse. Trouve ça assez moche et plutôt poussiéreux à vrai dire. Ouem. Disparition soudaine du spécialiste de la tapisserie de Bayeux que nous avions rencontré. Tous les jours ou presque atelier. Travail pour Nantes et mise au point de l’étoile. Petit livre pour Hong Kong. L’autre soir concert de Ino Casablanca à la Cigale. Bien installés derrière la régie son. Je crois qu’on était les plus vieux! Tiens je vais écouter Feu chatterton et poursuivre ma lecture.

J’attrape sur le lit L’homme sans contenu ( Frenhofer et son double ) de Agamben et trouve:

Qu’est il arrivé à Frenhofer? Tant qu’aucun oeil étranger n’a contemplé son chef d’oeuvre, il n’a pas douté un seul instant de sa réussite. Mais il lui a suffi de regarder un instant sa toile avec les yeux des deux spectateurs pour être obligé de faire sienne l’opinion de Porbus et de Poussin: « Rien, rien, et avoir travaillé dix ans. Frenhofer s’est dédoublé. Il est passé du point de vue de l’artiste à celui du spectateur, de la promesse de bonheur intéressée à l’esthétique désintéressée; dans ce passage l’intégrité de son oeuvre s’est évanouie. En effet ce n’est pas seulement Frenhofer qui s’est dédoublé, mais aussi son oeuvre: comme dans ces combinaisons de figures géométriques qui, observées longuement, acquièrent une disposition différente, à partir de laquelle on ne peut plus revenir à la précédente sauf à fermer les yeux, de même son oeuvre présente alternativement deux faces, qu’il n’est pas possible de recomposer en unité; la face tournée vers l’artiste est la réalité vivante où il lit sa promesse de bonheur. Mais l’autre face, celle qui est tournée vers le spectateur, est un ensemble d’ éléments sans vie qui ne peut que se refléter dans limage qu’en renvoie le jugement esthétique

Aux abbesse un café et des courses ce matin. Puis lire. Annulé le RV avec S pour avoir une journée sans aucune contrainte. Remis à demain.

Demain Saint louis . Ouf ce n’est pas à 8h comme annoncé.

OUF bis

Bonne année ( malgré mon ton rabat-joie ) à mon minuscule nombre de lecteurs.

Comme Mouna / Aguigui Mouna, « le Mouna frères -le journal le moins lu de la presse sporadique » !!!Je trouve aussi en souriant Ferdinand Samuel Lop né le 10 octobre 1891 à Marseille.( B2 B lui ressemble ) + Les partisans de Lop ou « Lopistes ». Les opposants étaient les « Antilopes ». Les indécis, quant à eux étaient taxés « d’Interlopes ». Il prêche l’extinction du paupérisme à partir de dix heures du soir.

Voilà c’est fini, c’est terminé, c’est oublié. Noel et jour de l’an. C’est du passé. Déjà cela m’allège. Bonne soirée à 3 avec MM. Puis on jette un oeil aux Champs Elysées et leur foule pleine de téléphones portables qui font à eux seuls une rivière de lumière. Quelle angoisse de se retrouver dans cette foule.

J’ai (bien) travaillé Lundi à Argenteuil ( malgré le froid ). Il faudrait que j’achète une nouvelle perruche car elle que j’ai doit s’ennuyer ferme. Ici depuis deux jours je dessine. Ne sais pas ce que ça vaut, mais m’en fiche. Demain atelier à nouveau toute la journée et Samedi aussi. j’ai une certaine sensation d’urgence, ne sachant pas trop comment sera l’avenir. Notes pour Metz. Recherches quant à la lumière ( projecteurs ets… ) Mais je laisse reposer comme on dit/ Annulation du voyage à NY. Je devais partir le 7. Je ne me sens pas de m’inquiéter loin. Hier au téléphone mon vieux médecin JC que j’ai toujours surnommé Bardamu. Généraliste comme on n’en fait plus, courant ici et là, officiant à Pantin, fumant entre deux consultations, et jouant à la belote plus tard . Hum. Pas fort pas fort. Mais nous devisons néanmoins, et ses forces déclinantes lui permettent encore de lire Lucien de Samosate dont je parlais justement hier avec R. lui disant à quel point cette lecture était réjouissante. Les livres commandés pour mon frère sont enfin arrivés. Mais qui eut cru que le même jour nous étions deux à demander le Journal de Victor Klemperer en 2 ( énormes tomes= 1700 pages environ )? Personne n’achète ce livre !!!! résultat = confusion dans les noms et livre qui est dispo et que je ne vais pas chercher. Acheté le livre de Jeremy sur les Ménines, et commandé Bartleby et moi. (Il y a quelque chose de fascinant dans ce livre-testament de Gay Talese, la sensation de visiter les coulisses d’un genre littéraire. Aujourd’hui âgé de 93 ans, celui qui est considéré comme le fondateur du Nouveau Journalisme outre-Atlantique se remémore ici ses débuts, ses rencontres marquantes, explique sa façon de travailler. Avec, on s’en doute, un délicieux sens du détail.)

Voilà ou nous ensommeillé. = je n’en peux plus de ce correcteur qui parle pour moi et prend mon langage en otage en modifiant ce que je veux dire et qui n’a plus aucun sens.

Donc voilà où nous en sommes. ( merci ) Allez un autre café et je dessine. Tenter de terminer la Splendeur des Amberson.( Booth Tarkington, dont je ne sais rien ) C’est assez léger et amusant.Lecture agréable.

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