A JON 2 WEEKS AGO

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It would be a nice exercise to try to write this blog in english. But I’m so lazy… Hum Hum. To write and then to translate. If not i’m going to stop every two words and look for something in « reverso »! And who knows if I’ll be able to read what I wrote later???

Ce commentaire SMS se rapportait à la voix de  Jean-Claude Ameisen, qui me fait le même effet que le contact avec un objet en grès ou en terre . Des frissons de déplaisir. Cette voix qu’on qualifierait par ailleurs de profonde et magnifique-d’extra radiophonique- me fait ça à moi.Je n’y peux rien et ne peux écouter sur les épaules de Darwin pour cette raison. Autre exemple, la voix de Jacques Brel: je me cache sous trois oreillers. En parlant de voix j’ai déjà évoqué le livre de Denis Podalydes, qui décidément a bien des qualités.C’était voix off. Il y décrit avec génie les voix des autres, de quelques autres. C’est vrai que parfois on se demande comment tel homme peut vivre avec telle femme qui a  » cette voix  » ( insupportable ). C’est vrai qu’en général on n’aime pas sa propre voix ( sauf certains acteurs mais il n’y en a plus beaucoup -qui jouissent de leur propre roucoulement ). Ca me fait penser que des étudiantes des Arts déco m’avaient demandé d’enregistrer un texte. Devais-je rappeler. Sais plus. Décrire une voix c’est super difficile. Spectacle au Theatre de Paris/ Open space,  entre Tati et Les Deschiens. Grande qualité. Classe.

Après verre . C’est sympa. Je déclare ma flamme de groupie à Niels Arestrup. C’est vrai qu’il est devenu, il l’était déjà probablement un acteur top. Il me fait un peu peur. Il a un regard intense. Brrr. Il dégage quoi. Je taquine Berléand qui salue avant moi M.M. Bref . Je regarde ( en sifflant mon champagne de mondaine) du coin de l’oeil Pierre Richard qui ne m’a strictement jamais intéressé. Je me dis que vieux il est bien mieux. les rôles d’ingénus qu’il a joués …. Bon bref.

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OUÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ!!!!!

DEMI-VESTE ET PICASSOS

 

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Je ne sais plus le nom de ce peintre anglais montré au Musée Bourdelle dans l’exposition des mannequins qui commence pas mal et finit pas terrible .  (  » Nous sommes les man ne quins » ) ( la dernière fois que j’y étais allée , c’était une exposition de Eric et ça m’a fait bizarre ) .

Ce qui me déplait dans le petit courant actuel de mode peinture « figurative » et le mot n’est pas le bon, c’est le côté vintage et suranné. Et en plus j’ai l’impression de me balader sur le net. Donc c’est une réalité que je comprends mal. L’hyper réalisme je le saisissais même si là n’est pas ma passion. Pendant les concours, et je regrette de ne pas avoir noté son nom, un Chinois présentait des peintures dingues, mi ex-voto mi-manifeste. Bref comme il faut que je file je ne vais pas développer. Mais les Claire Tabouret , Giulia Andreani etc….

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demi-veste et picassos

LA MAIN DROITE DE B2B

 

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Quand on est rentrés de la cinémathèque où Rappeneau et R. présentaient « L’homme de Rio », on est passés aux A. Je n’avais jamais vu ce film je crois. Précurseur d’Indiana Jones, suiveur de Tintin entre l’oreille cassée et les 7 boules de cristal. C’est très drôle. Des longueurs dans l’action parfois. Mais ça a beaucoup de charme. De Broca, j’en ai déjà parlé quelque part, probablement au moment de sa disparition…  Bref je suis toujours contente de dire bonjour à B2B aux A. Toujours le même au même endroit sur le tabouret au bar, jambes croisées et dégustant un sandwich coupé en deux et en biais. Une Leffe, il boit doucement.

On se tutoie et on s’embrasse. On ne se dit pas grand chose. Je m’extasie devant ses bijoux. Je peux faire une photo? Il ne se fait pas prier quand je lui demande de poser ses mains à plat sur le siège.

—On y va? me dit-il…

—On y va … l’autre main. Je voudrais le filmer mais où? Chez lui semble impossible car il ne vit pas seul. Ici c’est moins intéressant.

 

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Tennis pas mal et puis… Rien. Je tente le Resnais et tiens 15 mn, je regarde le dernier de Nicole Garcia. Puis remplir les cases des UC pour l’administration. Faudrait aller porter ça demain. Bouh.

 

OLD SOCKS’ SELFIE

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Photo au moins aussi intéressante que ce blog

Ranger les livres. C’est fait et je suis bien contente de ne plus avoir en trois endroits qui se sont mélangés, Virginia Woolf près de Handke et Ovide qui traine du côté de chez Daney. Qui a donné l’autorisation? Hop tout le monde reprend sa place. Au dessus du radiateur mes préférés. Les Belles-lettres, Benjamin, Woolf, Rilke, Vernant, Veyne, Morel. Beaucoup de livres non-lus aussi. Mais j’aime qu’ils soient là. De l’autre côté les Anglais, les Anglaises, Les Victoriens-Victoriennes, les fantômes, Le Lorrain, des livres traitant de la Bêtise et Bouvard et Pécuchet… Etc les polars tout en haut, les Allemands là. A droite, Borges, Blanchot, Sade, quelques dictionnaires, le cinéma, Bresson, Renoir etc… Roussel, Calvino, Magris.

Refaire, refaire, faire.

Hier soir délicieux diner rue des Dames- c’était très bon- et nous n’avons pas choisi le jardin car il faisait trop froid. Le dessert-moi qui ne suis pas une passionnée sauf dans l’assiette des autres- miam. Une fille anglaise et potelée, portant une robe romantique à manches bouffantes et fleuries genre Cacharel des années 70 observe la jolie assiette de thon mi-cuit et salade thai surmontée de je ne sais quoi. Elle sort de son sac un téléphone Hello Kitty et immortalise le poisson. Du coin de l’oeil j’observe qu’elle commande un troisième verre de vin rouge. J’adore regarder. Elle n’est pas bien à l’aise, seule au resto, avec son guide de Paris. Après le soufflé glacé au grand-marnier , nage agrumes aux épices ( dont je parlais plus haut et qui est un régal) elle opte pour un cognac. On reprend le métro tranquillement.

Rêvé de Hélène Petit mon amie d’enfance perdue je ne sais où en France. Aimerais-je la revoir?

Les travaux des étudiants s’estompent. Plus qu’à remplir la feuille .

Sensation intense d’avoir TOUT à recommencer. Quel programme.

jonas pourquoi pas

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Je suis passée  à l’école voir le travail de Sacha que j’aime bien. Des étudiants à qui je n’ai pas donné l’UC magique ne saluent pas. Ben tiens!. Pfffff. Passage chez V en morpho, puis vernissage Moninot. Je suis toujours en admiration quand Monory est quelque part. Les dessins de nuages sont beaux, avec les indications d’heures.

Rien à dire. Rangé l’atelier. Puis roulé la peinture de 8M. Pas facile , seul.

Bon. Y retourner.En fait j’ai envie de ne rien faire du tout, d’aller au Louvre ou visiter des expos comme si j’étais un touriste. J’ai commencé un pollar pour oublier tout ( mais quoi au juste ). Bon il faut que je devienne mon étudiant et me dédouble pour continuer.

L’école est finie

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Jarislav Rössler (Czech, 1902-1990)
Untitled
1924
Pigment print
9 1/16 × 9 1/16″ (23 × 23 cm)
The Museum of Modern Art, New York
Thomas Walther Collection. Horace W. Goldsmith Fund through Robert B. Menschel

 

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Willi Ruge (German, 1882-1961)
Seconds before Landing (Sekunden vor der Landung)
From the series I Photograph Myself during a Parachute Jump (Ich fotografiere mich beim Absturz mit dem Fallschirm)

 

Hier grande journée UC avec tous les étudiants. Genre 29. Beaucoup trop. A mon avis ce que l’on a vu est moins intense que le Mardi d’avant. Pas mal de personnes bloquées dans les documents et présentant des choix d’images comme travail. Hum. Je pense plutôt qu’il y a un manque de travail tout simplement pour certains. Et comment garder sa fraicheur et comment ne pas devenir un fabricant d’art contemporain ( so called) . Comment l’intelligence peut-elle paralyser et s’avérer ennemie. Comment la certitude empêche tout dialogue et c’est le pire.

Mais ce sont toujours des bons moments; La présence de J. me plait.

On boit un verre au Flore après puis on rentre. J’ai l’impression que la soirée s’est effacée tant j’étais saturée. Je me suis affalée devant la télé et ne sais pas ce que j’ai vu. Envie de « ne que lire! » NEKELIRE. Et de NEKESOLEIL et de plus de sport.

Bon. Douche et Arg.

« Serions-nous plus heureux sans les informations ? »

… demande le Courrier international.

Nepal…

En allant au 104 je suis sidérée de voir toutes ces tentes sous le métro Jaures. Un vrai village. Dingue. La fois dernière ( quand ?-j’y passe assez souvent- il y avait des grands cartons.) Aujourd’hui combien sont-ils. Je m’arrête, 3 types souriants sont un selfie et des gosses se lèvent d’un campement de matelas sans toit. La densité est forte. Que faire.

Le dernier film de Godard est un pensum. J’en visionne 15 mn et je craque; j’ai envie de n’importe quoi, d’un bon pollar. Les images penchées ( j’avais écrit pensées, mais c’est pareil) me cassent les pieds. Bien sur Godard. mais bon. souhaitons qu’aucun étudiant ne voit celui-ci car il comprendrait mal pourquoi:  » Non, pas ça comme cà « .

Téchiné ( du coffret Cesar) image dégueu. On dirait une télé.

Je m’attaque à l’inventaire Maeght et ça m’ennuie mortellement de revoir les ektas. Un supplice.J’achète des classeurs.

Creuvée toujours. Analyses ce matin. On verra.

je cherche, je cherche . En plus une idée de film pour R. ou avec lui. Un personnage décadent et sophistiqué. Précieux. Où? Comment?

Penser à la maison, aux maisons, aux maquettes. Voir Petronella Oortman.

VIEILLES NOTES

http://www.fabula.org/revue/document5417.php

 

L’originalité de l’œuvre de Sebald réside dans son usage de l’image, de la photographie et de l’archive au sein même du récit de fiction, bousculant les catégories des genres. Cette originalité formelle, souvent soulignée par la critique, fait aussi l’objet d’une analyse de la part de Muriel Pic qui met en évidence, dans un premier temps, sa parenté avec la pratique de la collection ou du montage, méthode littéraire amplement utilisée par Walter Benjamin. Cette « compulsion de conservation » (p. 58) qui fait coexister la photographie d’apparence la plus anodine, présentant détails, objets, visages d’anonymes, avec documents d’archives, s’inscrit dans la tradition baudelairienne du « chiffonnier », celui qui ramasse les rebuts, et valorise le petit, l’insignifiant, le « marginal », le « déclassé » (p. 58). Chez Sebald, le montage procède selon deux modes : « le montage par dissemblances », construisant un véritable catalogue de bric-à-brac, et « le montage par ressemblances », favorisant les analogies.

Muriel Pic montre bien à quel point, en ce sens, Sebald est proche de la méthode préconisée par Benjamin : en sortant les images de leur contexte, en les isolant, voire en les recadrant, il est possible de faire émerger entre elles d’autres rapports, de « dynamit[er] le cours de l’histoire »4. Pour Sebald comme pour Benjamin, « le montage possède une vertu politique » en tant qu’il mène le lecteur, par une expérience de choc, à « une méditation sur la mort, un travail de deuil ; sa vocation ultime est philosophique. » (p. 85).

En refusant toute hiérarchisation des images, mais aussi en affirmant « la nécessité d’une énonciation collective » en donnant la parole aux anonymes et aux sans-voix dans ses récits, la démarche de Sebald témoigne d’un matérialisme littéraire qui « implique une politique de la mémoire visant à voir autrement le passé que depuis le point de vue de l’histoire. » (p.84).

« Que l’on ne connaît pas bien quelle divinité l’on doit invoquer pendant les tremblements de terre. »

Les Diaboliques 3

J’ai fini ma chapelle sixtine hier soir. Aucune idée de ce que ça vaut. Si c’est ringard ou quoi. 8m par 3 si c’est une horreur ça fait une grande horreur.

Je regarde avec plaisir les Diaboliques . Grrr. C’est terrible. Les gifs aussi sont terribles. Impossible de s’arrêter. Regarder et regarder encore une fois; je me souviens de cette image de film ( lequel). Un Keaton, avec un cheval qui galope sans fin dans une tasse. Magique. Oups ça tape dur sur un piano en dessous . Vu une habitation provisoire en carton et je n’avais pas le temps de m’arrêter pour photographier. Je regarde des images des Bouddhas explosés par les talibans il y a quelques années et lis un article sur notre attachement au passé. Nous occidentaux.

Je ne sais pas par ou attraper les choses. commencer à faire une sorte de liste pour la Maison Rouge. Choisir quelle partie je prends. Hum. Article intéressant sur On Kawara. Reprise d’un classeur. Aulio Gelios/ Nuits attiques

Cobra verde, rangé où?

femen-balcon-1er-mai-FN-service-de-securite-1280-KENZO-TRIBOUILLARD-AFP_scalewidth_640Femen/ Le Pen aujourd’hui

HOP

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Retour Dimanche après une semaine à ne rien faire-laisser faire. Des moments plaisants, lecture et cheminée. Des moments drôles (éléction de Miss Haut-Forez!!!), Vélo à peine mais dans les bois. C’est merveilleux. Le B.A institution locale et ses conversations. Le marché et les étals pleins d’asperges, et de bonnes choses.

Lundi, les Molières…

Mardi les UC.

27 dans la journée!. C’était bien que J. soit là. C’est beaucoup plus amusant pour tout le monde y compris les étudiants qui connaissent un peu mon ronronnement. Un » corps « étranger, c’est toujours salutaire. Quelques échecs mais en général de trucs pas mal. Avec évidemment parfois des ruses réussies ou pas ( j’ai l’impression que j’ai eu même une présentation en double, à savoir que j’ai vu, entendu la même chose à l’UC de Janvier concernant une personne!!)

Puis Flore et Chablis.

C. passe diner avant son départ à L.A puis travailler à nouveau cette fois ci le film de Nicole Garcia.

Tennis ce matin. La raquette tendue à 22 dégage. Mais moi je ne dégage rien du tout. Berk. Nul.

Ca y est j’ai ma carte ministère. C’est génial les coupe-files! Vive les privilèges! ( Je visite le pôle numérique et nous avons une longue conversation avec V.R.)

Du coup ( comme on dit-tout le monde dit Du coup du coup) ,du coup je passe rapido à l’expo JP Gauthier. Je suis quand même intriguée par ces visages vivants de mannequins morts et repense aux Aveugles de Maeterlinck sans acteurs ( Denis Marleau).On pense aussi à Cocteau bien sur. Mais c’est effroyablement difficile de montrer des vêtements, de montrer la mode statique. La première salle ( où les meubles sont « fantômatisés » et recouverts d’un tissu extensible ) est hideuse à mon gout. Je ne lis rien, flâne ( il y a du monde) et me dis que pour éviter les pièges du Grévin show c’est difficile. Je trouve la scéno moche. La deuxième salle est ce qui me plait le plus avec la surprise des yeux qui s’ouvrent dans le groupe de face. C’est réellement intrigant, un peu moche un peu bizarre. Ensuite peut-être ne fallait il pas reproduire cela partout ou presque . Même le Narcisse est plus anecdotique puisque le truc est en quelques sortes éventé.

Macabre!

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Ouf je ne rêve plus.

Pompéi. Une image envoyée par une étudiants. Je ne connaissais pas du tout cette fresque de Pompei. Un personnage se regarde dans le miroir tandis qu’un autre pour l’effrayer tend un masque dont il verra l’image dans ce même miroir.

Mal joué ce matin.Nulle. RV semaine prochaine pour le film et dans une heure à la MR

Mardi soir au F. avec J. puis R. On pousse des grands rires en faisant les mortes ( suite à la photo des frères qui nous fait peur). Il s’agit de faire le corps mou comme si l’armature de présentation du mort n’était plus là ou se brisait. Atroce!!!! J’en mets une seule. Je crois qu’on est grillés dans l’établissement. On a fait un tel boucan mais c’était bien car tout le monde était en terrasse et nous bien tranquilles ( au chaud ).

 

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QUI EST LE MORT 1


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J’y reviens. Car cette image me poursuit et je constate encore le visage au cou pris dans les épaules qui avance imperceptiblement. Je me demande le hors champ. Que se passe t’il. Comment ont-il installé le défunt.On dirait; comme sur les images du précédent post que le vivant écarquille les yeux qu’il veut appuyer son état de vivant.Il est médusé il voit la mort qui n’est pas sienne et fixe un objectif qui n’est pas chose courante. S’enfoncer dans le siège , Y être. Ah. Comme c’est étrange et beau.

Qui est le mort dans la photo?

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Alors que je regardais de Duchêne de Boulogne je suis tombée sur des documents Victoriens, Memento Mori étranges. Si je savais que l’on photographiait alors les morts, dans des tenues théatrales ou exagérées, ou les fleurs elles-même étaient en nombre… J’ignorais que de véritables mises en scène visant à ressusciter le mort, à faire  » comme s’il était bien vivant  » puissent exister. C’est assez glaçant je dois dire car ici aucun théâtre. Tout est normal. Le frère s’est assoupi sur l’épaule de son ainé ou cadet,

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La jeune femme plus nette étrangement que ses parents semble rêver alors que les deux autres ont comme une crispation qui pousse la tête imperceptiblement vers l’avant.

Quant au troisième, c’est tout comme un portrait de cour d’un autre âge.

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Mais sortons il y a du soleil.

Le livre des cérémonies de l’empereur Constantin

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J’avais fini la journée de Vendredi comme j’avais pu et R. m’avait embarquée au théâtre ( pour ne pas que je rumine ) . Après on est allés manger des spaghettis alle vongole à la Sardegna. Samedi matin, projection du film de Remy. Dès que les lumières s’éteignent et que je lis le titre, je pleure une minute. Je me dis que je ne vais pas rester. Tous ces gens me semblent dans une autre vie. J’aime beaucoup Remy et sa famille. Catherine a une doudoune bleu pétant. Je manque de patience, il fait froid et je n’aspire qu’à une chose, rentrer, ne pas aller à l’atelier, lire, me balader sur le net, chercher des interviews d’Agamben, et des extraits où on le voit dans l’Evangile de Pasolini. Ce film est une merveille. Puis ça m’ennuie, je commence  » De la très haute pauvre pauvreté », les règles monastiques, l’Habit, l’ermite , les termes ecclésiatique, le seul et l’ensemble… L’empereur Constantin.

Puis ça m’ennuie et je farfouille dans le coffret des Cesars. Mommy de Nolan. Pourquoi pas. J’oublie tout. R. Me rejoint. On regarde.C’est agréable et les acteurs sont excellents. Le format carré ne me plait pas trop mais j’aime le film.

—On bouge ?

—Heu. Je ne me sens pas bien. Coeur gros est le mot. Je sors un Kleenex régulièrement, je tourne et vire et reprends Klein et son Majorama. Puis un verre de vin blanc.

Allez on sort. Bon d’accord. Ca a fini comme d’hab à côté car traverser la rue nous emmène en Italie , Angleterre ( Oh my Knees dit en se levant une vielle dame qui sort d’un Ken Loach ), mais aussi en Auvergne. Ya du foot sur l’écran muet. Tiens voilà Bernard de Beloeil qui arrive. Habillé classe comme toujours. Chapeau noir et longue jambes qu’il croise. Il est las d’attendre de grimper , je ne sais pas comment on dit ces choses dans la hierarchie de la Noblesse. Pour se sonsoler il s’est acheté « des baffles en nacre » ??? et il doit garder le carton pendant 2 ans.

Alors , tu n’es pas venu à la soirée accordéon? Il fait la grimace et je lui dis que moi aussi je préfère les valses de Vienne (!) . Il répond que , oui , ce n’est pas le même monde. Il est assez difficile à comprendre avec sa prononciation. Mais ce que je préfère c’est le brancher sur les oiseaux. Il en a une peur terrible et ça me fait mourir de rire. J’adore. Je lui raconte le petit poussin… Tais toi j’ai la chair de poule me dit il , surtout qu’aujourd’hui un pigeon m’a frôlé!!!

Bref,je le fais parler, Versailles, les couronnes , le roi des Belges tout ça. Je ne pense plus à Eric, je mange même une tarte délicieuse. Puis maison . Les 39 marches nous attendent. Un petit comprimé ( qui me fait dormir d’une traite même si je rêve encore beaucoup. ) Ne me souviens pas. Je cherche. CA m’énerve. Je sais presque. Un petit avion, un helico? Des gens , des enfants?  Puis la mer, la côte. Une adresse de pâtisserie. Un autocar et l’arrêt Charlemagne

Un Posca sinon rien

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Journée maussade et triste même. Je me dis que le seul remède est d’aller travailler. Ja passe chez Rougié et achète 10 poscas. Regarde mes sms, hésite à manger un truc en terrasse. Puis file à Saint -Lazare, achète un sandwich chez Monop et un « vrai » jus d’orange. Hop in the train le festin.

Ce matin, c’était bien qu’Astrid soit là. Le frère avait raté sa vocation théâtrale ( comme elle dit ), s’écoutant parler ( lentement ). Puis ses extrapolations politico actuelles étaient pénibles. Je ne vois pas ce qu’un sans-papier, un Je suis Charlie, un réfugié a à voir avec Eric. Surtout ce matin. Il suffisait de parler de lui. Discret il vécut discret il s’est absenté. Et on n’en parle plus. JJ a pu dire un poème de Verlaine et quelqu’un a dit une petite chose de Louise de Vilmorin. Toute une vie conclue en deux petits textes.

J’ai ruminé un peu encore le fait de ne pas avoir été prévenue de son état. puis lorsqu’on m’a dit ( vous savez ces maladresses d’après vernissages )

— » On se retrouve là-bas « , j’ai commencé à être un peu paranoïaque, coupable de je ne sais quoi. Je ne rêvais pas de me retrouver avec famille et amis, mais que l’on me convie m’aurait fait simplement plaisir. J’envoi un SMS à Astrid et lui confie:

De la merde

Bref même quand on n’est pas croyant, un office ou semblant d’office ( le vêtement du Frère, et le surplis étaient beaux ) vaut mille fois mieux que le truc civil et minable des pompes funèbres. Enfin, disons que j’en ai une mauvaise expérience. Peut être le type était-il particulièrement peu doué cette fois là.

En sortant nous nous prenons dans les bras Max et moi. Il pleure. J. est parti lui aussi et nous y étions avec Eric.Puis je sors un bonbon de ma poche ( celui que donne la dame pipi du Flore ) , un au citron et dis: Pour toi Eric. Max trouve dans sa poche des pastilles aux fruits et nous faisons à 4 une cérémonie sugar discrète. Le mien est hyper collant, tu aurais ri Eric.

Je tourne la tête vers la droite, là, maintenant et vois ta bouteille de Whisky perso .

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Bref.

Travailloté. Cette peinture me sort par les oreilles, où les yeux. Terrasse et soleil j’avoue. Je m’endors. Je pleurniche et je peins en gueulant contre France Musique qui passe les mêmes trucs non stop depuis la grève.

C. m’envoie un message de Venise. Miam. La chance.

Théâtre ce soir. Pas envie. Je préférerais une bière en terrasse.

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Ce rendez vous dans un peu plus d’une heure est sans doute la cause de tous ces rêves lourds et angoissants. La maison d’A et ses volets qui ne ferment plus, des tas de gens à qui je n’ai pas offert de repas et où vais-je trouver des galettes des rois. Des affaires à emporter. j’en bourre la voiture que je gare dans une ville aux airs Praguois. Est ce le petit texte d’Agamben sur Kafka qui est responsable de ce décor, des ces lieux magnifiques aux architectures noiratres et couvertes de hauts reliefs. La neige soudain. Garer la voiture dans cette ville. Ma montre s’est arrêtée à 15h. Un car pour me conduire dans cette ville au nom basque. Une personne qui se propose de me guider. je réponds qu’à l’arrivée j’aurai ma voiture alors que je viens de la laisser au départ. Campagne et neige. Je dois me rendre chez G. Lui fais une visite dans le laboratoire où elle travaille. les images projetées sont magnifiques et éblouissantes. Blanc nacré. J’ai oublié e qu’elles disaient. je dois partir, et attrape en sortant un grand plat métallique rempli de sauce tomate épaisse. Dans la voiture j’ai laissé une sorte de de tourte qui était restée depuis des années dans la maison.

C’est ici. Je grimpe et m’arrête devant la porte 171. Bonjour, je dormirai deux nuits. En fait la personne qui me reçoit n’est pas gracieuse. Dans la chambre un grand lit et un petit. Il y a aussi deux enfants. Ca ne me plait pas et je n’ai rien pour marcher dans la neige.O ira dans un restaurant Italien qui vient d’ouvrir à la place de l’Impératrice en bas de la rue Saint-Fuscien.

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Profanation et Qu’est-ce que le contemporain de Agamben.

Je n’en peux plus de ma peinture de 8m.

RV avec Paula le 16

Pâques

 

la_poule_noir_hdJ’avais la sensation de ne pas avoir rêvé mais R. m’apprend que c’était un festival. Je m’asseyais et j’étais dans les jurys à commenter et vas-y ma fille.

Je ne sais pas trop quoi faire, perturbée par cette mauvaise nouvelle et ne comprenant pas pourquoi Eric ne m’a rien dit. Pour m’épargner? J’hésite à aller à l’hôpital.

Je vais regarder tranquillement Woyzeck de Herzog.

Il fait beau et j’ai fait des courses pour ce soir. Pas envie de voir grand monde/ Mais mon frère ça va.

Les beaux-arts sont bientôt terminés. Déjà. Rien vu passer.

Ma peinture de 8m elle, n’est toujours pas terminée. Pas facile.

 

Woyzeck, un jeune soldat, vit difficilement. Pour satisfaire aux besoins de sa femme, Marie, et leur fils, il sert de cobaye au docteur et de subalterne au capitaine de la garnison. Ces mauvais traitements le font de plus en plus tomber dans la folie. Lorsqu’il soupçonne Marie de fréquenter le tambour-major, il perd la raison et, par jalousie, tue Marie.

ERIC tu pars

E-H zorro

photo © Eric Emo et LN Delprat 

Je me demandais pourquoi il y avait de telles remises sur les chaussures Louboutin. Notez que je m’en fiche. Je déteste ça. Mais c’est le principe. je croyais que c’était un artiste qui inventait des rabais monstrueux et balançait ça sur le net. D’ailleurs ça pourrait être drôle. Vuitton pour 5 euros etc.

Je suis tombée sur un récit que j’ai trouvé amusant.

Evidemment je n’avais pas pensé à la contrefaçon: »Pourtant la contrefaçon est bel et bien là ! Mais l’escroquerie va encore plus loin… Certes ces sites utilisent de vraies photos de chaussures Christian Louboutin, mais ce n’est en aucun cas ce que les clients reçoivent ! »

En fait c’est un peu comme cette « artiste » qui utilise les photos de mes peintures qu’elle trouve sur le net, change le copyright et dit qu’elle en est l’auteur. Elle faisait la même chose avec mes dessins qu’elle mettait sur son FB.

Ce matin j’ai envoyé un SMS à Eric que je n’ai pas vu depuis longtemps. J’avoue ne pas avoir appelé et lui non plus. Je lui demande quand on boit un verre.

Le telephone.

Je lis T. Ne décroche pas car cela ne me dit rien de bon. Pourquoi m’appelle t’il lui l’ami d’Eric à qui je viens d’écrire. Je rappelle. Ca ne marche pas. Il rappelle. Mon pressentiment est faux. C’est ce que je pense. …Il a une voix joyeuse et ferme et je me dis ouf. Puis il éclate en sanglots, silences, plaintes.

Eric est mourant. Peut-être est-il mort au moment où il me parle, il ne sait pas. Il va le visiter. Je demande si je peux venir. Non il est inconscient. Appelle moi s’il y a un dernier sursaut.

Merde. Je suis comme une imbécile. Je ne pleure pas encore. Nous sommes au Petit-palais devant les Sert. Il m’a emmenée. On rit comme souvent. Je pense au whisky qu’il aime. Je pense à nos séances de photos. A Innsbruck quand on avait grimpé vers le tremplin.

J’appelle Unglee pour lui dire.

Puis comme il n’y a pas grand chose à ajouter,et que l’on ne peut que constater qu’Eric « n’était pas bien gros » , je lui parle de cet étudiant ( voir plus haut ) qui est entré dans « la salle du conseil » alors que je lisais sa fiche. Quand j’ai levé les yeux, j’ai tout de suite pensé à Unglee en plus jeune et c’était troublant. Puis son sac plastique Saatchi qu’il a plié en 4 comme le fait U. Son allure particulière.

Merde Eric. Je ne sais pas combien de temps tu vas tenir, déjà inconscient.

J’y vais, j’y vais pas??

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ENFIN UN, M.V

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Plus, plus tard je file. Dernier jour des concours d’entrée…

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Ca c’est son sac porte bonheur.

Quand il est entré, je regardais la feuille indiquant l’âge et les années de formation. J’ai levé les yeux et j’ai eu une étrange sensation/ J’ai immédiatement pensé à Unglee, un Unglee bien plus jeune. Bien que roux, ses vêtements ne ressemblaient en rien à ceux des autres candidats. Veste ajustée et cravate sur une chemise à motifs et au col fermé. une personnalité. Un jeune homme un peu elfe. Derrière lui, j’ai coupé, Bustamante qui regarde le travail. Des choses fraiches un peu inspirées de Mike Kelley et qui me plaisent beaucoup. Pas d’efficacité de discours, pas des ces explications accablantes d’ennui que l’on a parfois. Fresh, I tell you… Fresh…

Hostie

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Avant de boire un café je tente de noter. Je quitte l’appartement, je pédale sur le trottoir rue Say? Mon antivol qui est toujours au guidon quand je roule, tombe. Il est devenu bleu depuis la réalité. Il tombre et attache maintenant la roue avant et arrière. Je descends inspecte et ne comprends strictement pas comment c’est possible.

Je pose le vélo contre l’appui d’une fenêtre du rez de chaussée. Tiens… la fenêtre est entrouverte!. Le rez de chaussée est encombré.  Déjà l’image du fond dont je voulais parler s’efface et je ne sais plus si c’était une peinture . Zut. Un portrait? Il y a un lit d’une personne défait ( A l’instant je pense à l’endroit où dormait ma grand-mère )Bref juste là derrière la fenêtre une sorte de fauteuil en osier et dedans un très vieil homme minuscule. Est-il mort? Sur l’objet ou personne ou tableau au fond, il ya plein de chenilles et d’insectes en mue. Sur le vieil homme rien. Mais je suis épouvantée. Je ne peux plus attraper le vélo ( pourquoi? ) et de toutes façons les roues sont attachées. Je cours à l’appartement et me retrouve dans la cuisine de chez mes parents après un passage sur scène où je suis un garçon de 20 ans à peu près, terrorisé car c’est la première fois qu’il joue. J’entends ce que je dis mais ne peux le retranscrire<; Ca s’efface. Edith Scob est en coulisses mais joue dans une autre pièce . Elle se fait photographier et j’entre en scène. Je n’arrive pas à trouver sur mon texte l’endroit où on en est. C’est écrit en minuscule et blanc sur blanc. Dans la pièce j’ai un frère.

J’ai trop peur et baisse la tête pour parler. Quelqu’un a filmé et je regarde ça plus tard. Retour cuisine. Je cherche qui pourrait récupérer mon vélo et appelle les pompiers. D’abord c’est l’hotel de ville qui répond. Puis les pompiers qui vont arriver. Je leur donne l’adresse de Paris. V. arrive et dans la cour d’A. on entend des chants religieux. C’est V. qui a « commandé » une procession, et je m’étonne car je ne la savais pas croyante. Un évêque suivi de prêtres et d’enfants de choeurs passent et nous regardent dans la pièce où nous sommes. Je suis mécontente. Puis la procession s’arrête et V. communie.

Ostensiblement elle recrache l’hostie. Elle vient ensuite nous rejoindre hostie en main. On ne comprend rien à ce qu’elle a fait. Elle nous dit :

—Il y a longtemps que je veux communier pour recracher.

L’hostie est maintenant transparente et assez grande.

C’est quand même bizarre cette scène??? Mais d’où cela peut-il venir?

Les pompiers arrivent.

La soeur de Peter Lore

 

Je ne comprends pas comment on peut écrire Peter Lorre comme je l’ai fait!!!!!

Je ne comprends pas pourquoi des gens qui ne sont pas stupides font des fautes d’orthographe du genre: Je leur ai  envoyer , ER

Ma mère me disait: C’est simple, quand tu doutes tu remplaces par un verbe à l’infinitif/ Je vais Manger, tu remplaces par prendre , donc Manger, ER… Bon, bref ce n’est pas très clair peut-être. Pour moi si.

Ma mère m’a appris à lire et on voit bien le résultat férocement extra.

Campagne RATP pour que les gens se tiennent  bien, enlèvent leur gros sac à dos, se poussent, bref. Le basique. Etre obligé d’expliquer c’est terrible. C’est vrai que des éléphants il y en a un paquet. Des porcs aussi: Des gens qui se coupent les ongles, se grattent, se maquillent, crachent, prennent toute la place, parlent fort au téléphone, mangent. Je crois que ça va être bon de partir à la campagne et faire du vélo dans la montagne bientôt. Lire, lire, pédaler, …

Ce matin on est 2 puis 4 sur la ligne de la mort, j’ai nommé la 13. Près de la fenêtre une jeune femme black, côté couloir moi et mon livre de Ordine . Deux filles blacks hyper chevelues, mais hyper. Elles s’installent. Ca sent la fin de nuit à 9h du mat. Celle à côté de moi commence à se pencher sur le sac de la jeune femme et à se gratter la tête et gratte gratte sur ta mandoline mon petit bambino. Vas y le ciel de l’Italie, moi je déménage.Je décampe. Ca m’énerve. L’autre est excédée mais ne dit rien. Juste nos regards.

J’ai réservé ma place pour l’élection de Miss Haut-Forez. Je ne raterai ça pour rien au monde. ( j’ai peur ).

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Ce matin, j’ai fait une chute ridicule en faisant un service non moins ridicule. Là je bavarde pour éloigner le moment de ranger mes papiers etc. La maison des Artistes a toujours été un supplice, une phobie. Le dossier de l’an dernier est sur ma table. C’est terrible.

Samedi soir, repas annuel Taiwan. On a ri comme des dingues. Nous anciens combattant de cette exposition au Musée des BA de Taipei, organisée par Paini. Moi qui n’aime pas les collectivités, groupes etc, j’avais passé ( exemple là il y en à qui mettraient j’avais passé-ER ) des moments super.

Bon au boulot.

Hier j’ai regardé { j’ai regardER !!!!}( après un docu très intéressant sur la Domus aurea et une interview de Nuccio Ordine aux Belles Lettres, The grand Budapest Hotel et j’ai trouvé ça nul. Enfin…. Long, ennuyeux, surchargé en déco, haché, confus… STOP. J’ai déjà oublié.

Ah oui, et cette nuit j’étais la soeur de Peter Lorre mais P.L enfant. Il avait une tête vue dans un des Herzog. Je me suis promis de me souvenir du reste qui était terrible, mais pffff…. comme d’habitude.Mon frère était mon frère mais il y avait comme un arbre généalogique en chair et en os bizarre.

Passé la journée à calculer. Je compte , j’ai un résultat. Je vérifie, j’en ai un autre, je re-vérifie, j’en ai encore un différent. Je ne comprends rien. Les cotisations, les droits d’auteur .

Pendant ce temps là J. est dans le fauteuil de Gracq ce salaud!! Et il fait son écrivain:

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Wunder

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Walker Evans

Collection Pierre Marc Richard; les photos que je vois sur le catalogue de la vente qui aura lieu cet aprem sont magnifiques.

Beaux-arts toute la journée. Parler et parler. Je ne m’explique pas la dynamique du matin, tout à fait différente. Le matin est top.

Discussions ça et là sur « l’émerveillement « . Je me demande et me demandais réellement ce qui était merveilleux pour moi aujourd’hui. Mais il serait plus intéressant de dire pour nous: Qu’est ce qui émerveille les individus en 2015? J’espère que personne ne lira jamais dans un vieux document, que « c’était l’argent qu’ils vénéraient ».

Hier soir, environ nne heure d’attente sus la pluie pour Velasquez. Des tableaux inouïs. ( Merveilleux pour certains )

Je n’aime pas du tout le Grand Palais et l’obligation de quitter une partie de l’expo; descendre l’escalier marron et replonger. Je trouve qu’ils y ont été un peu fort sur les couleurs des fonds d’ailleurs. Surtout le vert qui ne me semble pas d’une grande subtilité. A Orsay, toutes les teintes ont beaucoup de justesse et de finesse, on ne les voit pas, elles ne gênent en rien la lecture des oeuvres. Je pouffe de rire en écoutant un type dire à sa femme ( alors qu’il est dans le sublime portrait équestre de l’infant ) :

— »Là le poney… Hum  » et ses dires s’accompagnent d’un petit mouvement d’oscillation de la main droite et d’une moue significative du  pas fameux.

249VISO- 13N,

Tout de suite je vole dans les plumes d’un type qui se croit dans son appart et téléphone de long en large. Sinon, atmosphère {pas du genre adolescent }, mais silencieuse et agréable.

Puis un carpaccio au Rond Point. Tiens qu’est ce qui se passe. Le grand espace indique: Espace privatisé et il y a un cocquetelle en vue. On papote, c’est calme et agréable. A deux sur la banquette nous regardons les gens, le grand type là-bas qui a l’air perdu, la dame d’à côté qui vient de dire: Mais ici, les riches on leur tape dessus…  Julien Clerc classe et discret à une table d’amis. Nous on est face à une espèce d’ouverture sous l’escalier ( comme une grotte ) qui nous permet d’apercevoir  » l’espace privatisé ». Fin du spectacle salle Jean Tardieu. Et le cocktail commence. A notre avis, vu les vêtements, ce doit être des sponsors ou une soirée banque. Pas grand monde. Des costards gris, des jupes du dimanche. Je dis:

—Regarde, là par l’ouverture de la grotte, regarde il y a tout ce qu’on a pas voulu être.

—Tu as raison.

On mesure notre chance mais aussi les moyens que l’on s’est donnés « pour éviter ça ». Le cocktail est un flop. Pas grand monde. De la bouffe, du gâchis. Les garçons commencent à remporter des trucs. Une fille vient me saluer, une amie de N.A. Sympa. Elle s’infiltre avec une dame dans la grotte privée et à moitié désertée.Puis je me dis , la fille avec elle je la connais. R. me dit , ben oui c’est Noelle Chatelet. Moi, rien lu. Bref on se retrouve dans le hall, R la salue et on commence à beaucoup rire car elles racontent s’être infiltrées  » dans la banque  » et on a eu en fait les mêmes sensations. Moi je lui dis que j’ai cru un moment qu’elle était la fausse Noelle Chatelet. Vraiment c’était drôle.

Tout le monde saute dans des taxis et roule.

Le chauffeur nous annonce le crash de l’avion.

Pourvu que….

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