9 MAI

Rateau

Aujourd’hui il faut vraiment que je trie les 40 ou plus LE MONDE, et Libé que je prends chaque jour chez le marchand de journaux. Je ne sais plus qui à fait un film en s’installant dans un kiosque et en filmant les gens. J’aimerais bien voir ça. Bref alors que je fais la queue à un mètre cinquante de distance, j’écoute et regarde. Je me demande qui ici achète El Pais ou le New York Times. Qui sont ces lecteurs ou lectrices? Je suis toujours ecoeurée par la machine à distribuer des machins de vaporettes, avec plein de parfums. Quand le truc est en route on dirait un flipper. Un flipper à fumée, à saleté. On en voit moins des gens, je trouve qui aspirent ces cigarettes mécaniques. Les journaux, on me les met de côté, car j’ai quelque part un ou deux rivaux lecteurs du Monde. Parfois je ne lis rien, ou pas le jour même. Il y a des articles sur les insectes et les animaux très interessants Oh j’entends ” Colombay les deux mosquées” Oups… Bref. Je n’écoute plus les infos, les répétitions d’infos, les radotages d’infos, et vazi vazi, les commentaires.Seuls les scientifique et les économistes semblent dignes d’écoute. Les politiques quels qu’ils soient sont affligeants dans leur tentative d’expliquer de se justifier, d’annoncer, de se contredire. On ne va pas reparler de l’histoire des masques ( gardons cela poutr la réouvertures des bistrots !!! ) mais quand même. Grotesque.

FC: de Gaulle/ le corona est arrivé à point au moment du Biopic, qui devait être quelque chose dans le genre. En parlant de De Gaulle je me souviens de son décès ( en quelle année ) et ma mère a pleuré. Où était ce à l’annonce du décès de sa propre mère. Je la vois un peu floue. Ma mère pensait que si elle portait du rouge, quelqu’un mourrait dans son entourage. C’est drôle ces superstitions.

Quant à moi, la couleur violet foncé qui bizarrement était celle des rideaux de la chambre des parents ( quelle idée … ) et bien je ne peux plus la croiser sans me retrouver illico à Amiens. Pénible je dois dire. ( il me semble en avoir déjà parlé quelque part ) Même si le monde n’est pas mauve , quand même c’est désagréable, spécialement quand à la plage les parasols tout neufs ont cette couleur. La plage cette année, je me demande à quoi elle ressemblera. Moi il faut que je bouge, et peut être nager me ferait du bien.J’en ai marre d’avoir mal au dos en permanence. Sauf quand je marche à vrai dire. Mais marcher toute la journée c’est le lot de- zut trouve pus son nom- ou de bématistes… La peinture c’est avancer reculer. S’assoir plus ou moins longtemps, regarder, regarder, regarder attendre. Se lever, avancer reculer. Pour les formats immenses , idem plus système essuie-glace. Je lis des nouvelles de Maupassant qui sont à vrai dire délicieuses. Je suis toujours stupéfaite de voir à quel point les personnages se dessinent , comme si soudainement ils étaient en face de moi en ignorant ma présence. Quand il décrit son ami qui ressemble à un écureuil, mais aussi les chambres d’hôtel, les lits, son dégout ” à mettre un pied là-dedans”.

( Mon clavier est dégueu ).

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