Petits événements médiocres.

Neige et froid.

J’ai enfin terminé la Splendeur des Amberson ; Je ne pense pas que ce soit un grand livre mais comme on dit, il a son charme. La traduction n’est pas des plus inspirée/ Cependant la fin d’un monde et le sentiment de tristesse et de nostalgie lié à ce qui s’évanouit puis disparait m’a accompagnée de façon plaisante. Le personnage George Amberson- de l’enfance à l’âge adulte, si arrogant, conventionnel et odieux même est intéressant. Une classe aristocratique et dominatrice disparait, les voitures remplacent les chevaux, les domestiques ne sont plus noirs, et des constructions nouvelles apparaissent cachant la magnifique fontaine du carrefour. Ces bâtisses « vulgaires » contiennent des familles presque ordinaires elles aussi, et des gens qui pour vivre travaillent. Finie l’époque des rentiers pour les Amberson, les bals et l’arrogance hop effacé. Je n’ai pas revu le film depuis longtemps. Je retrouverai avec plaisir Joseph Cotten. Vendredi atelier un peu froid. Samedi sais plus. On a bu un verre le soir avec AL. Dimanche Musée d’Orsay avec Anne Laure ( Bridget Riley au programme ) . Je suis hyper réactive en ce moment et souvent me dispute avec les gens. Les inconnus. ceux qui ont le haut-parleur sur leur téléphone, qui bousculent car ils regardent leur écran. Le monde des abrutis en somme ( sans me prendre pour le jeune Amberson, je constate !!!! ) Bon je suis une vielle dams acariâtre, je le confesse. A Orsay ce n’était pas la meilleure idée que d’y aller un Dimanche. Je présente ma Carte Culture et le préposé me dit qu’elle ne marche pas les premiers dimanches du mois. Ok. Ca ne change rien puisque il n’y a personne devant nous et que c’est ouvert à tous. Je fronce l’oeil et essaie de comprendre. Comme je suis à l’extérieur du cordon, je passe en dessous pour entrer. Et là, ça commence: il faut que je reparte au début. Au quart de tour je réagis disant que je ne vais pas slalomer comme dans les aéroports et qu’en plus il n’y a personne. Bon, il a décidé de m’emmerder. C’est fait . Je rentre malgré son avis, il s’énerve et moi aussi. Je lui demande à qui il obéit et s’il est toujours aussi soumis, courbé, exemplaire, de quoi il à peur en somme dans ce métier pas bien dangereux. Puis je le félicite de sa médiocrité et de son autorité passagère. Bref, c’est parti. Je lui dis que pour le récompenser je vais faire ce qu’ildécide. Je le fais. J’obéis. Bref. je lui adresse quelques douceurs et entre à nouveau. Deuxième épisode au moment ou j’oublie mes clés dans ma poche au contrôle. Ca sonne et la jeune femme me demande de repasser ce qui est tout à fait normal. Mais revoilà l’abruti qui recommence à me mordre la mollet. Alors là, je ne sais plus la cascade d’insultes que j’ai pu proférer, lui demandant de s’occuper de sa porte à tambour et de se contenter de cette responsabilité majeure. Vestiaire. L’enfer. A chouette! un casier se libère. L’abruti ne nous dit pas que le casier est défectueux et qu’il le quitte pour cette raison . Bref. J’en oublie de parler de l’expo qui est intéressante surtout si on parvient à la trouver !!!! Au cinquième étage de cette horrible architecture de Gae Aulenti !!!! La signalétique à Orsay c’est quelque chose. Bon. Bridget Riley. C’est une vieille dame que je trouve belle. La photo de l’entrée la montre souriante et d’une classe évidente. L’exposition est belle mais excuse moi Bridget de te dire que ce sont les magnifiques oeuvres de Seurat qui portent ton travail. Le dialogue est vraiment pertinent. Quelle beauté ces dessins et ces petits paysages. Mais enlever Seurat et Patatrac ( à mon sens ) , tout cela devient ennuyeux et presque maniaque ( lignes, cercles, vagues ) Ennuyeux et un peu cinétique et froid. Mais je suis contente de cette visite. Je préfère Agnes Martin ! On ose tenter Sargent. L’horreur de monde . On part. Je marche jusqu’à la Concorde ….

Hier Lundi clinique de Turin, café puis écrire un texte sur les diptyques. Ca me plait. Neige que je regarde sans penser à rien. Dessin. Presse et Venezuela- Je note le Absolute resolve de l’opération enlèvement et sur Instagram le feuilleton TL, artiste dont je me moque. Son auto-satisfaction est proportionnelle à son peu de génie et au creux de son discours. ( c’est super, c’est génial, j’aime beaucoup, c’est interessant ) Je pense au mot le plus fréquemment utilisé par Trump: Beautiful Et TL ne dit que ces platitudes. Mais ça me fait rire. La vanité est quand même une chose incroyablement tragique et interessante. J’observe en souriant, loupe en main ces insectes humains ridicules et qui oublient le Mémento Mori.

Aujourd’hui je suis restée à la maison à dessiner alors que j’avais prévu l’atelier. J’ai eu peur de problèmes sur la ligne comme à chaque fois que deux flocons s’entrechoquent. Ca skie à Montmartre à ce que je sais. C’est assez drôle d’ailleurs. Commencé un nouveau livre: La trilogie de Copenhague de Tove Ditlevsen ( pourquoi et quand ai-je acheté cela)? Ca semble bien, avec des descriptions inattendues, et…..

L’enfance est longue et étroite comme un cercueil, on ne peut pas s’en échapper sans aide p 41

.Je file à la galerie

OUF bis

Bonne année ( malgré mon ton rabat-joie ) à mon minuscule nombre de lecteurs.

Comme Mouna / Aguigui Mouna, « le Mouna frères -le journal le moins lu de la presse sporadique » !!!Je trouve aussi en souriant Ferdinand Samuel Lop né le 10 octobre 1891 à Marseille.( B2 B lui ressemble ) + Les partisans de Lop ou « Lopistes ». Les opposants étaient les « Antilopes ». Les indécis, quant à eux étaient taxés « d’Interlopes ». Il prêche l’extinction du paupérisme à partir de dix heures du soir.

Voilà c’est fini, c’est terminé, c’est oublié. Noel et jour de l’an. C’est du passé. Déjà cela m’allège. Bonne soirée à 3 avec MM. Puis on jette un oeil aux Champs Elysées et leur foule pleine de téléphones portables qui font à eux seuls une rivière de lumière. Quelle angoisse de se retrouver dans cette foule.

J’ai (bien) travaillé Lundi à Argenteuil ( malgré le froid ). Il faudrait que j’achète une nouvelle perruche car elle que j’ai doit s’ennuyer ferme. Ici depuis deux jours je dessine. Ne sais pas ce que ça vaut, mais m’en fiche. Demain atelier à nouveau toute la journée et Samedi aussi. j’ai une certaine sensation d’urgence, ne sachant pas trop comment sera l’avenir. Notes pour Metz. Recherches quant à la lumière ( projecteurs ets… ) Mais je laisse reposer comme on dit/ Annulation du voyage à NY. Je devais partir le 7. Je ne me sens pas de m’inquiéter loin. Hier au téléphone mon vieux médecin JC que j’ai toujours surnommé Bardamu. Généraliste comme on n’en fait plus, courant ici et là, officiant à Pantin, fumant entre deux consultations, et jouant à la belote plus tard . Hum. Pas fort pas fort. Mais nous devisons néanmoins, et ses forces déclinantes lui permettent encore de lire Lucien de Samosate dont je parlais justement hier avec R. lui disant à quel point cette lecture était réjouissante. Les livres commandés pour mon frère sont enfin arrivés. Mais qui eut cru que le même jour nous étions deux à demander le Journal de Victor Klemperer en 2 ( énormes tomes= 1700 pages environ )? Personne n’achète ce livre !!!! résultat = confusion dans les noms et livre qui est dispo et que je ne vais pas chercher. Acheté le livre de Jeremy sur les Ménines, et commandé Bartleby et moi. (Il y a quelque chose de fascinant dans ce livre-testament de Gay Talese, la sensation de visiter les coulisses d’un genre littéraire. Aujourd’hui âgé de 93 ans, celui qui est considéré comme le fondateur du Nouveau Journalisme outre-Atlantique se remémore ici ses débuts, ses rencontres marquantes, explique sa façon de travailler. Avec, on s’en doute, un délicieux sens du détail.)

Voilà ou nous ensommeillé. = je n’en peux plus de ce correcteur qui parle pour moi et prend mon langage en otage en modifiant ce que je veux dire et qui n’a plus aucun sens.

Donc voilà où nous en sommes. ( merci ) Allez un autre café et je dessine. Tenter de terminer la Splendeur des Amberson.( Booth Tarkington, dont je ne sais rien ) C’est assez léger et amusant.Lecture agréable.

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