Note/ Goethe et Italo Calvino/ idéal de légèreté

mémoires de Goethe

Johann Wolfgang von Goethe (1831), Essai sur la métamorphose des plantes – traduit par Frédéric Soret et suivi de notes historiques, Stuttgart : Cotta.

arfois le monde entier me semblait de venir pierre plus ou moins grave suivant les personnes et les lieux.   Cette lente pétrification n’épargnait aucun aspect de la vie comme si personne n’avait pu échapper elle a l’impitoyable regard de Méduse »

Les journées aux Beaux-Arts pour les admissions sont très sympas et gaies mais ce que l’on voit, les dossiers, sont désespérants pour la plupart. Des gens qui veulent entrer en 4eme année alors qu’en première c’est limite. Et puis des dossiers qui oscillent entre le port-folio de communication ou les feuilles des dessin académique d’un cours du soir. C’est fatigant et les après-midi sont dures. 1600 dossiers à se partager en plusieurs jurys. Seule une fille a réussi à nous faire beaucoup rire ( malgré ses peintures atroces ) et la voir de façon absurde dévaler en biais un champ dans une sorte d’improbable robe-boule rose était un régal. Puis elle a nagé dans l’herbe, s’est battue comme Buster Keaton le ferait avec une fenêtre… c’est très fragile mais au moins c’est joyeux. Le contenu des dossiers souvent ressemble « à de l’art contemporain »<. Il en a les tics. La forme mais pas la substance. C’est cela l’académisme.

Là je suis au fumoir où Bilal m’avait donné RV pour l’émission de Taddeï. Je ne pense pas avoir dit de choses passionnantes…J’aime bien cet endroit. Et à présent ils sont partis et j’ai commandé un thé fumé. Je savoure ce moment . Me vide la tête avant de filer au Fonds Maciet. Demain matin encore Beaux-Arts. O. vient d m’envoyer son texte pour l’exposition à Aargauerkunsthaus Araau.

Les oiseaux peuvent ( enfin) voler ( 2020 )

Au marché aux oiseaux que j’adore ( trafics d’oiseaux, habitués, touristes, connaisseurs ) j’ai enfin acheté une grande cage pour les oiseaux afin qu’ils puissent se reproduire. Jusqu’à présent ils se contentaient / surtout le mâle de détruire le nid que je leur donnais, en arrachant l’osier férocement !!!Il pleuvait ce matin là et nous avons bu un café en face du palais de justice. J’aime beaucoup cette brasserie et tous les garçons impeccablement mis, avec leur grands tabliers blancs. Temps typique Toussaint, retour maison et travail. Observation des oiseaux qui ont commencé à tapisser le nid avec les machins que j’ai acheté pour ce faire. Trucs en retard à faire/ Je découvre le pourpre de Fra Angelico ( ??? ) et d’autres traités à visée encyclopédique.

Fondation Maeght / après l’éclipse

531 mots, temps de lecture 3 minutes. Ca m’énerve ça !

Dernière modification il y a 17 minutes.Arrivée après 5 h 30 de train. J’aime bien le train. Je guette à chaque fois sur ce trajet la gare de Gonfaron que j’ai à peine le temps de reconnaitre. Par contre je trouve facilement Notre Dame des Anges. Vidauban, les Arcs. Puis on longe à nouveau la mer et c’est très beau. Dans le compartiment il y a deux chiens: Un très gros tout noir et beau et une petite horreur de chien-chien qu’une mémère tient devant elle comme un bébé. Pff. Sans vouloir être capricieuse il me semble que sur ec trajet les sièges de première manquent de quelques centimètres.On bavarde et je ne lis pas ni ne dors malgré la mauvaise nuit passée à tousser. Arrivée à Antibes, direction la Fondation Hartung qui est un endroit que j’aime tout de suite.  Si j’adore notre hameau du Var, je n’aime pas la Côte d’Azur. Il y a plein d’endroits défigurés: Ronds points, Marina baie des Anges, urbanisme terrible, bâtiments -oeuvres , tel celui que j’appelle le sandwich à la tête. Un visage pris entre deux blocs.  L’horreur. Bref là c’et vraiment un havre de paix; Architecture dépouillée. Rien au mur nulle part. Le rêve. Confort et simplicité et ajouter que Marcelle qui a 50 ans de maison comme on dit fut la cuisinière des Hartung et qu’elle nous prépare les repas. Fondation Maeght Lundi. Bref. On rit ensemble et Julien le régisseur-Merci à lui- plus les équipes Chenue, presse et bureau sont très sympas. Moi je ne fais pas grand chose, les 3 prennent les choses en main et ça me plait. Le soir nous lisons puis dinons tôt. Le temps est beau. On s’entend bien . On avance sans trop de soucis. Jeudi Robert et ORC arrivent, nous filons à BFM Nice, et le soir nous dinons à la Colombe d’or qui dans mon souvenir était plus petit . Bon, évidemment ce n’est pas désagréable, un peu pittoresque, mais c’est un truc pour américains entre nous soit dit. La bouffe n’est pas terrible. On est mieux chez Hartung avec sa cuisinière Marcelle qui nous prépare les repas. Bon. Passage à Nice pour BFM TV. On visite la Fondation Hartung avec son délicieux directeur TS. Je n’ai pas une passion pour cet artiste mais c’est interessant de voitr l’atelier et les nouveaux bâtiments. J’ai trouvé un livre de Mishima dans la chambre . Eloge de la chair . Eh bien à mon avis c’est drôlement mauvais. (si je peux me permettre ) Pour le retour j’ai La route de Corman Mc CArthy dont je saute allègrement des pages. On a regardé avec Isa des archives filmées par Adrien. c’est vraiment intéressant et j’ai déjeuné Vendredi avec Adrien. L’élocution est un peu difficile mais la tête fonctionne. Presse le Vendredi. Puis diner puis blabla. Je rencontre Peter Knapp avec qui nous sympathisons tout de suite . Les salles sont maintenant éclairées par la lumière du jour, ce qui est impossible en été; Mais c’est bien plus beau. Samedi soir, c’était le dernier repas de pâtes délicieuses avec un apéritif pendant que la pluie dégouline ( je n’ai pas senti le tremblement de terre de mercredi ). Nous devisons, rions, faisons des improvisations théâtrales et buvons un verre. C’est vraiment sympa.

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