Warhol 1982
Je croyais que j’aimais mais j’aime pas.
Info presse du jour « Il écrit que son fils veut une poupée pour Noël et récolte un torrent d’insultes homophobes »
"Dans la vie on devrait tout essayer sauf l'inceste et la danse folklorique" Christopher Lee

Quand Annette Messager écrit Fuck your morale, heu… disons que j’ai l’impression d’être rue des Martyrs un Dimanche matin et dépasse un ado en trottinette qui va déjeuner en famille . A savoir que les lieux de la contestation ne sont pas vraiment là où la contestation croit s’écrire. Là où elle agit oui. Quand j’entends des grands reporters qui de Syrie avec en « musique « de fond ce qui n’est pas vraiment une bande son mais des explosions terrifiantes … pardon ! Excuse cousin steuplé mais on parle pas de la même chose. D’ailleurs comme je le disais brillamment (!!!!) dans un de mes dessins on ne peut plus fucker qui ou quoi que ce soit parce que tout le monde s’en fout: Le rebelle est mort-né, dépassé, souvent plus bourgeois que rebelle, nostalgique des grandes avant-gardes, de Mai 68.. . Dépassé quoi. Hasb! Faut quand même passer à autre chose ce qui ne veut pas dire se coucher. Quand Yves Klein saute dans le vide, on se doute bien qu’il y a quelque part un matelas et le document existe. Quand BHL est en Yougoslavie sous les bombes accroupi et que l’on élargit le cadre, on est hilare.Donc où il faut assumer le matelas , qui fait partie du geste ou il ne faut pas se faire pincer comme Cousin Bernard à l époque. Je sais pas pourquoi je raconte ces conneries moi aussi !!!
Allez va te coucher!
D’accord
infos presse du jour: »Alors que le piratage de la campagne par la Russie agite les Etats-Unis, les grands électeurs doivent officiellement désigner le milliardaire président ce lundi. Une formalité, sauf si… »

Picasso
Il me semble que depuis quelques jours, me reviennent des images de toi qui ris. Qui ris fort. Qui s’esclaffe. Peu à peu tu remarches -tu t’es levé même. Tu réponds à nouveau au téléphone et tu n’es plus l’image de la réanimation. Tu es une image mais elle bouge. A peine pour le moment. Pas beaucoup mais elle s’anime un peu il me semble.
Bref
Je termine à L’instant le magnifique et minuscule texte de François Le Lionnais : La peinture à Dora. Merveilleux
Dommage que le livre soit si laid ( couverture immonde, typo énorme -car le texte est vraiment court, repros à la fin , toutes ensemble et en couleur, Achevé d’imprimer qui se veut dans l’esprit du livre -alors que quand la pièce est terminée à mon sens elle est terminée. Je comprends mal pourquoi Le Nouvel Attila réussit le gros livre sur le Lionnais et râte ce qui aurait dû être un petit bijou de simplicité. Bon je n’ai pas résisté:
Bonjour
Je viens d’achever la magnifique texte La peinture à Dora.
j’ai en même temps acheté Le beau livre sur Le Lionnais.
Ma question ne se veut nullement désagréable,mais … Comment dire…. Pourquoi ce petit livre, ce bijou dirais-je est il si laid ( la couverture hideuse , la typo énorme, les repros en couleurs atroces, les couleurs des caractères et l’achevé d’imprimer ou Botero arrive là dedans comme dans un jeu de quilles.
Que c’est triste!!! On voudrait l’offrir à tous nos amis mais c’est si moche qu’il va falloir se justifier: C’est moche… Mais c’est beau….
Aviez vous peur que le texte ne tienne pas tout seul pour l’engraisser, l’emmitouffler de tous ces machins inutiles autant que nuisibles??
Excusez moi !!!
Et merci néanmoins pour l’édition de cette Merveille.
Bien à vous
HD
C’est vrai quoi… Je voudrais bien rencontrer l’auteur de la maquette { Cesar Henry / Ouille ouille le site } pour lui coller deux baffes et l’envoyer au coin. Ah regardons l’auteur de « l’illustration « de la couv. Ya pas. Bon.
Je sèche le tennis et j’espère que mon partenaire a eu le message. Oui ouf !!!!
Hier Galerie où à ma nouvelle habitude je découpe les catalogues de vente de Christophe: Piasa, Drouot , tout y passe. J’adore ces livres d’images souvent luxueux d’ailleurs et qui finissent à la poubelle . Toutes ces pages épaisses et brillantes , hop ! poubelle. C’est un peu triste.
RV acec un étudiant pour son livre. J’ai mis des notes dans le texte. Et on y va point par point.
Info presse du jour: » L’adolescente juive Anne Frank et sa famille pourraient avoir été découverts « par hasard » dans leur appartement secret d’Amsterdam, et non à la suite d’une délation comme souvent avancé, a affirmé le musée Anne Frank »
Réunion hier à la Maison Rouge. En repartant je regarde assez longuement les manèges place de la Bastille et le train fantôme tout pourri surtout. les personnages tournent comme dans une horloge astronomique monstrueuse, ils sont rafistolés. Le grand squelette en imperméable n’est pas très présentable. Les autres ont le visage arraché par des coups de couteau criminels, un monstre grimpe à la corde et ça m’muse. J’irais bien faire un tour là dedans mais j’ai toujours eu la trouille des trains fantômes, du gorille à Amiens qui apparaissait accroché à une voiturette et qui ébouriffait les passages. J’ai souvent pensé à ce mec déguisé en singe et qui passait sa vie dans le noir. Seul le train fantôme de Sturtevant au MAM , m’a été possible et encore j’ai hésité. Bon je regarde le grand machin qui tourne sur un axe, si haut et les gens ont la tete en bas. Je pense aux photos de Diane Arbus.
Je file au BHV acheter des Posca et un taille crayon pas trop nul. C’est pénible Noel. Le monde. Je passe devant je ne sais quel marchand de chaussures qui me fait un effet Pavlov. J’avais reçu devant sa vitrine un appel de l’opéra du Rhin, intéressé par ma pièce sur la guerre de 14 ( Il y a plus de 10 ans ) et je n’ai jamais rappelé!!! Hihihi. R me disait qu’il fallait y retravailler puis bon, j’ai laissé tomber. Faudrait s’y pencher à nouveau comme on dit. S’y pencher. Il y a pas mal de trucs sur lesquels je dois me pencher.
Et le matin j’ai fait quoi? J’ai dessiné je crois et fini de le roman de l’étudiant. Il faut le retravailler, il perd son sujet en route, le titre n’est pas bon et la fin non plus. Mais l’ensemble est vraiment plus que bien.
Maison des Metallos hier soir pour voir Trauma, magnifique pièce bouleversante grâce à l’interprétation des deux filles. Je ne connais que le nom de Julie Dumas et pas celui de l’autre.
Un type baille bruyamment à 3 reprises et je lui règle son compte à la sortie. Il s’excuse.Il me dit je ne me rends pas compte je suis fatigué.Je rétorque qu’on est tous fatigués et que c’est inacceptable. Il se confond à nouveau en excuses. Bref.J’appelle ça le syndrome du gratte couilles ( pardon ) quand les gens ne savent plus s’ils sont chez eux devant le télé où dans un espace public.
Puis au moment où je rentre dans le métro , on décide qu’on boirait bien quelque chose et on va rue de Belleville dans un Bar à vins grand et sympa. La terrine n’est pas aussi bonne que celle que vient de cuire C. au BAr des Artistes ( terrine de sanglier ) mais bon. La charcuterie et le fromages se laissent taquiner.
8h30. Au boulot.
Info presse du jour: « Barack Obama n’a pas fait de détours, vendredi, lorsqu’il a évoqué les cyber-attaques qui auraient faussé le résultat de la présidentielle américaine. »

Voila la vie et notre vie. T .a perdu son père.
Je l’appelle tard et il me raconte. Moi j’arrivais d’en face ou BB nous avait invité pour son anniversaire. Il est arrivé impeccable comme toujours avec une cravate piquée de petits diamants, il dit que ce sont des vrais et qu’il la met au coffre. J’imagine la cravate esseulée dans le noir du coffre , invisible et qui ne se manifeste que par ces petits cristaux lumineux. Aujourd’hui il doit recevoir un chapeau ( il dit fapo ). Je lui fait remarquer qu’il boit uniquement de la bière au bar. C’est parce que dit-il il n’en peut plus du champagne ( le fampagne ). Son ami était comte ( dit-il ) mais là il dit « mon gardien ». Puis à ma question:— Tu vas à quel pressing mon BB pour avoir des chemises si blanches , il s’esclaffe. C’est moi ( F’est moi ) . Il me dit en riant comme un enfant qu’il a huit fers à repasser. Puis il sort de son sac une veste rayée pour C. Lui est en Paul Smith ( maintenant quant il arrive le replie le devant de ses vestes pour voir la marque. C. est aplati à l’entendre/ Pas de rire mais c’est vrai qu’il n’est pas déçu
Bon je file au moment où arrivent deux types qui ont des têtes d’acteurs porno sur le retour. Cuir blanc. Une black déjantée entre en piste. Je me sauve.
Je poursuis la lecture du roman d’un étudiant de 5e année.
Quant à l’image de Burroughs et ce qui est écrit, je pense qu’on pourrait aussi dire le contraire.
Info presse du jour: » Le Kremlin a sponsorisé l’édition 2017 illustrée par douze jeunes femmes, à la gloire de l’intervention de Moscou en Syrie. »

Terrible ce beignet que j’ai pris à la boulangerie. Me voici téléportée sur la plage de Sainte-Maxime, bourgeoise et familiale où tu aimais aller. C’était plus accessible pour toi dont le corps commençait à moins t’obéir. On réservait, bonjour Monsieur D., madame je prends votre sac-nan ça va. J’avais en guise de sac à main ma mono-palme bien aimée. Tu aimais manger un magnum vanille à l’ombre du parasol, lire, t’endormir te moquer d’un femme refaite un peu plus loin et me dire on passera au Bio en repartant. Moi « passait au Bio » ça me soulait un peu mais toi tu adorais. Oui les magnums… mêmes magnums qui furent ton plaisir, petit plaisir de la fin. Une crêpe, Léo Ferré, et un Magnum-chocolat blanc te plaisait aussi. Tu ne mangeais plus rien. Bref. Je pense à ça en me disant que la vie et la mort peuvent être liées par un petit beignet avec du sucre dessus.
Je m’applique au tennis à libérer mon bras et mon poignet alors qu’on m’a toujours dit le contraire. Autres temps… Le début de la séance est un peu pénible, mais passé le premier quart d’heure, ça va et on est déjà trop vite deux heures plus tard. Cette reprise a réellement réveillé mes abatis ankylosés par la peine sans que je m’en rende vraiment compte.
J’ai commencé le texte d’un étudiant de 5 eme année et c’est vraiment bien, ce voyage sur les traces de Sebald dont on n’entend pas le nom. Je n’ai pas terminé encore mais lui envoie un petit mot pour dire que ça me plait beaucoup.
Je me disais en attendant pour traverser le Boulevard que les gens avaient dans leur voiture, des drôles d’expressions. Plus proches de caricatures que de leur aspect disons normal. Un froncement, des petits mouvement qui s’installent à notre insu et parfois s’ancre. Tu avais pris l’habitude de mordiller parfois ta lèvre inférieure gauche avec tes dents supérieures, je ne sais pas comment dire. Moi aussi sans doute ai-je mes « rictus » inconnus de moi-même. Parfois quand je ris , j’ai l’impression que mon oeil gauche se réouvre à peine plus tard que l’oeil droit.
J’ai le livre commandé-Le disparate François Le Lionnais- ( c’est un nom qui sonne comme un personnage interprété par Lino Ventura ou je ne sais pas ) pas commandé car Julien l’avait dans sa librairie. Et le Dora par contre va arriver. Ce livre m’intrigue beaucoup. Cette résistance dans les camps , qui passait par la description d’oeuvres, ou le récit de livres pour d’autres, me semble admirable.
Le livre est très simple et beau/ Editions Npuvel Attila je crois.
Ce qui est amusant c’est que cet Oulipien avait un nombre de cartes inutiles telle celle de l’Académie internationale du Rat. Son vin avait sur l’étiquette: Vin de la magie.
Bon je n’en sais pas plus.
En écrivant j’écoute France Culture et je ris au bruitage des coups de fourchettes car c’est un repas. On y croit comme au cyclope dans la neige. Et le bruits de verres et de bouche.
j’aie bien ma lampe avec les photocopies en Net B . Ca me plait. Bon hop, dessin.
Je ne pars pas. Je ne pars pas? Je ne pars pas… Je ne pars pas!!! Je crois que c’est trop court.
Mon clavier est honteusement cracra.
Samedi il y a qu’est il arrivé à Baby Jane à la cinémathèque. Miam miam.Vu et revu mais j’adore et le cycle: Cinema hollywoodien décadent à l’air top.
Info presse du jour: « Michel Polnareff: Alors que le chanteur est hospitalisé pour une embolie pulmonaire, les communiqués de son entourage se succèdent et se contredisent… »

Ce matin j’avais envie de dessiner et de ne pas aller à l’école. RV à 9h avec un étudiant de 5eme année. Intéressant et qui me demande si je veux bien lire son texte. Je lui dis oui. Bien sur. Il me répond que d’ordinaire les profs ne veulent lire qu’une page. ( Pouf pouf pouf !!! ). Je rigole.
Ce soir je devais à la projection du film de Sophie mais j’ai la flemme, envie d’être tranquille/je dessine en écoutant la radio. Le délice absolu d’être dans cet appartement que j’aime.
La voisine du dessous à eu l’imprudence de venir ma casser les pieds avec le plancher ( elle m’entend et suggère que je ne rentre plus dans cette pièce à partir de 22h ) Je lui demande si elle plaisante et j’évite de lui dire vue sa confession, que je ne vais pas me transformer en Anne Franck planquée dans un placard. Je lui dis également que je ne vais pas perdre 50 kg etc. Je lui annonce que je vais louer l’appartement à un couple avec deux enfants de 5 et 7 ans et qu’elle va me regretter. Puis je termine en lui disant que sa lettre de condoléances est la chose la plus laide qu’il m’ait été donné de lire et que j’en étais gênée pour elle. Je croyais qu’elle allait pleurer. Puis j’ai conclu en indiquant qu’elle connaissait le chemin, et que je l’aimais bien mais que je devais travailler. Quelle sotte. Pas méchante mais d’une bêtise.
Il y a un type sur France-Culture qui renifle
RV à la galerie pour l’édition. Puis CP est là et finalement je me dis que tant qu’à faire il faut prendre des photos ici. Je lui dis que j’ai envie de courir, comme ça je serai floue. je commence à galoper, faire des bonds comme un modèle de Muybridge. Ca à l’air pas mal.
Soupe seule au Tibétain après après midi de travail et soir dessin. L’enfer:
Info presse du jour:« Surpopulation, rats et climat de tension. Le CGLPL (contrôleur général des lieux de privation de liberté) publie ce mercredi au Journal officiel, des recommandations en urgence relatives à la maison d’arrêt des hommes du centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne). »

François Le Lionnais, La Peinture à Dora, Le Nouvel Attila, 9 novembre 2016, 48 pages
Olivier Salon, Le Disparate François Le Lionnais, Tentative de recollement d’un puzzle autobiographique, Le Nouvel Attila, 9 novembre 2016, 400 pages
Lever 6h30. Orange pressée aux A.
Travail avec B
La voisine du dessous vient me demander de ne pas circuler chez moi après 23 h parce qu’elle m’entend. Je hausse le ton etc.
Pilates
C. et sous titrage en Anglais du film sur Nicole. France Culture veut bien que l’on fasse le projet abandonné après le décès de R. Ce sera en octobre.
Demain Beaux Arts puis projection du film de Sophie
Dessin
Il porte un pantalon en toile et un tablier bleu de jardinier ; sur sa tête est enfoncé un chapeau de feutre marron sur lequel est épinglée une plume, une plume tricolore, rouge, blanche et bleue et qui porte écrit en lettres imprimées :« Constant Daléchamps, premier ministre de la Mort. »
Oh putain… Le RV hier
Ah le revoilà le rêve flippant. Je suis chez Lelong avec Alice et en fait c’est chez Louis Carré où je devais aller pour voir qui ??? J’entre . Et là, c’est la claque. C’est exactement ce que je veux faire, ce qui est en gestation mais ne se développe pas. Des peintures avec des zones qui bougent sans que l’on puisse savoir comment. Il y a des endroits où la peinture semble fraiche et collante et coulante. Puis il y a des maquettes de théâtre, très simples, noires avec des petits câbles. Déjà ces images s’estompent mais au réveil j’étais bien contente de découvrir que c’est ce que je pouvais faire.
Il me faut absolument des lunettes . Je ne vois rien avec ces saletés.
C’est émouvant de voir Kirk Douglas si vieux. pas certaine d’aimer qu’on le filme avec une tranche de viande dans le bec. De près c’est un peu dur. Dès deux mètres de distance il est magnifique et redevient Kirk. Je discutais hier avec BM et on parlait de JM. Hum. Sa femme doit en permanence être là et c’est épuisant. Même si je suis infiniment triste , R. nous a fait le cadeau de partir en beauté, conscient, vif, drôle et paradoxalement en forme.
Je passe chez Vendredi où Julien me dit le titre de ce post. Je regarde les beaux Livres de chez Macula, différentes choses et achète deux livres. Un pour Côme ( Bambi ) et Les mémoires d’une jeune fille rangée. ( Jamais lu De Beauvoir tu le crois??? ) cet aprem je vais au Musée Picasso. J’ai reçu le livre ça donne envie.
FC: Jean-Claude Passeron sociologue
Info presse du jour : « Ils sont accusés d’avoir tué un proxénète parisien à coup de chandelier et de câble d’imprimante avant de dissimuler son corps dans une valise et de la jeter à la mer. »

Finalement c’est pas mal de communiquer par mail avec les étudiants.
Je ris en regardant la tête des gens littéralement assommés par le titre de mon bouquin: C’est magnifique ce titre. Et je ne me souvenais même pas du livre. Seul le Songe m’est resté en mémoire.

J’ai prêté à une étudiante un livre sur Giordano Bruno/ Histoire de l’âne/ Nuccio Ordine .Et ça me fait plaisir d’entendre son nom dans le cours. Je m’amuse à dessiner un truc où l’on voit le nom de Bernard Buffet et sa signature que je recopie assez mal. Ca me fait penser, je ne sais pourquoi à Julien Doré et son tatouage: Jean D’ormesson. Ca m’ennuie ces chanteurs. J’sais pas, on dirait qu’ils se déforment la bouche pour parler de façon étrange. Nan? Bon? Nan. J’ai faim. Une pizza serait accueillie avec plaisir. J’ai commencé La grande course autour du monde de Blake Edwards. Bien sur c’est drôle mais ça m’ennuie. Ah le Tony Curtis tout en blanc!!!!
Bertelli, Donato
Christophe Paulin Chevalier de las Poix de Freminiville

On a montré à B2B la photo de William Burroughs. Il faut dire qu’hier quand il est entré au B des A ,il lui ressemblait particulièrement.Quand il arrive, il rentre toujours par la porte côté Boulevard et va directement au fond pour déposer son chapeau, ses gants et son manteau. Il faut que l’on commence à y travailler mais je voudrais le filmer dans un endroit clair et dépouillé. Peut être que serait drôle d’inventer un machin en relation avec WB. B2B a 1é ans au fond, c’est vrai c’est un enfant.C’est ce qui est merveilleux, il est d’une ingénuité désarmante et il dit que la mort c’est exactement comme la vie. On a les mêmes vêtements, tout. En fait la mort est le pomme C pomme V de la vie. Il en est convaincu.
Bon ce matin opération neige. Machines et produits. Cet aprem ouille ouille à la galerie FP qui vient. Ca m’amuse et en même temps ça ne me fait ni vraiment chaud, ni vraiment froid.
Machines à neige hum hum. CA fait un bruit de dingue et surtout ça glisse si on est en intérieur et ça va faire genre gadoue/ Le papier j’ai peur que ça fasse cheap. Le type restaure aussi des boite de magiciens ( pour la femme coupée en deux…)
J’ai mal partout suite au tennis d’hier . Mais c’est bon de sentir que l’on est pas uniquement un sac avec des machins dedans.
Info presse du jour : « L’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac condamné à trois ans de prison ferme. »
Tazio Secchiaroli/ Fellini / Satyricon
Bon… Bon. Hier cours à la Bibliothèque et le soir chez D. On dine à 3. c’est sympa. Je remonte à vélo un peu difficilement.
Aujourd’hui des labos, des fabricants de caissons. Un type extra à 20 km de Paris à côté d’un petit aérodrome. On a l’impression d’être en vacances !! Puis l’atelier de S. ( dans son bureau il a un crucifix noir avec une branches de buis). Il essaie des matières, des lumières, c’est une sorte de Géo Trouve Tout qui fait des enseignes, des lettres pour les archives à Pierrefitte, des fleurs en papier, des trucs en résine, des stalactites, des découpes au laser de carton et tout matériau. C’est intéressant et il est charmant avec un petit accent dont je ne trouve pas la provenance: Pologne? Italie? Il parle de verre soufflé, de cristal etc…Quel savoir faire. C’est dingue.
Un autre atelier d’effets spéciaux. Une échelle, un escalier en bois et nous voilà dans le bureau avec vue sur l’espace du hangar ou des types avec des bonnets s’activent. Quelqu’un ponce un prototype, quelqu’un soude. X nous montre une petite maquette en bois qui fait penser au pont d’un bateau sommaire. Le mécanisme simple permet de faire bouger une plate forme e t de donner l’impression qu’on est sur la mer. Images video. Le pont d’un bateau en mouvement ( il est maintenant réalisé et habillé). Un mécanisme fou. Et des pompes à eau pour les embruns, les paquets de mer etc. Tourné dans les studios Besson.Je pense au décor de la nave va à Cinecitta qu’on avait découvert , en poussant la porte du Cinque. Je crois que l’on devait ressembler à deux minuscules spéléologues découvrant Lascaux ( le vrai !- sur FC ce matin émission intéressante sur Lascaux IV )
Puis on voit Depardieu tomber sur le toit d’une voiture dont toutes les vitres explosent et le toit s’enfonce. Pas mal.
J’entends C. Chanter en se séchant les cheveux. Sa présence est merveilleuse . Elle est gaie. Pas vu F. depuis un moment.
Bon. Cours de tennis c’est reparti. On dirait que ma carcasse se réveille.
Waaa. Ca ne plaisante pas. Et sur terre battue. Je suis contente d’avoir repris.Et en attendant j’ai sauté à la corde.
Paperasses.
Kepler.
Info du jour presse: « Etats-Unis : Trump nomme un climato-sceptique à la tête de l’Agence de l’environnement »

Voilà qui est gai.
Toujours pas de métro sur la 2. C’est rare un métro qui déraille quand même.
Temps magnifique et tennis pas brillant. Sans prof, ça m’ennuie. J’ai la flemme et ça caille sur le court. J’ai l’impression de courir à pas de mouches.
Ca va. Hier passage à la galerie et puis je rentre à pieds dine seule au Tibétain: une soupe aussi brûlante que délicieuse. Un lassi. Merde j’ai oublié mon livre. Oublier un livre c’est désagréable mais oublier un Polar c’est l’angoisse. Au fait qu’est ce que c’est que ce cosmonaute qui a grandi de 5 cm…comment? Puis je regarde le film Bambi. Beau documentaire de Sebastien Lifshitz. Vraiment réussi.
Bon bon. Ce soir théâtre.Sais pas quoi.
Oh pis nan ya un film de Y.Passer au Louxor. Son premier. Alors adieu le Rond-Point
Film délicieux: « Eclairage intime »
Du coup j’envoie un mail à Pavla, mon amie de Prague. Quels bons moments on avait passés là-bas. Je pense ne jamais y retourner de peur que le tourisme galopant n’efface les matins glacés, les rues désertes, la lumière la nuit sur les maisons cubistes, le Pont aux anges vide, les bars anciens. C’était juste après la chute du mur. J’ai retrouvé Jaroslav sur fB mais ne me suis jamais manifestée. Il semble avoir peu changé et sa peinture pas davantage.
Renaud Capuçon
Puis on a mangé ma nouvelle soupe à la maison avec V. papoté et au lit après avoir dessiné un peu.
Puis:
« Le populiste Nobert Hofer (FPÖ) reconnaît sa défaite face à l’écologiste Van der Bellen dans la présidentielle autrichienne. Selon les estimations, ce dernier est crédité de 53,3% des voix contre 46,7% pour le candidat populiste. »
Ouf
Info du jour presse: » Nobert Hofer brigue ce dimanche la présidence autrichienne sous l’étiquette du FPÖ de Jörg Haider. Âgé de 45 ans, cet ancien ingénieur en aéronautique pourrait bien devenir le premier président d’extrême droite en Europe. »
Essais Labo Janvier
Notes:
Dans la Grèce antique, les cheveux naturels étaient considérés comme sacrés. En fait, les Grecs accrochaient souvent les cheveux du mort sur leurs portes avant l’inhumation, et les pleureuses coupaient leurs propres cheveux pour le placer sur le cadavre.
capillameus
Les buissons de vanité
PUIS:
Après des visites avec B. qui sait détecter les meilleurs endroits, pas Varia non, une boite rue de la Folie Méricourt où l’on est reçus ( sur RV ) par Andy W. en clone et UV. Putain les trucs qu’il y a là-dedans: Des matière holographiques, de la fourrure de dingue, des paillettes classe, des cheveux en j’sais pas quoi. On a envie de tout acheter. Et Andy, n’est pas avare en échantillons!!! ( Comme au Marché Saint Pierre {qui devient le Liedl des matières d’un seul coup, le Mutan même !!! } Idem ce matin pour le RV chez Janvier rue Rochechouart. Hou. C’est beau. On fait des essais de duratrans et X , à ma demande nous montre les tirages ( pas les Fresson/ hé les gars… ce matin je ne savais pas ce qu’était un tirage Fresson ) Pour moi Fresson , c’était Bernard , un soir de je ne sais plus quand , où revenant d’Amiens , R . m’avait dit de le retrouver là. Là , c’était Place des Vosges chez Annie Girardot , que tout le monde oubliera bientôt, si ce n’est déjà fait. Comme tout le monde/ Comme nous tous.. Putain, c’était du lourd pour moi, mais j’avais pas trop peur puisque R. m’attendait. Bon Fresson /OK je connaissais, mais le mec en noir, plus loin et grave-rigole pas/ là-bas m’intéressait davantage. Merde. De Funès. Ben vazi marre toi mon pote. Pas du tout. Par contre R. m’avait raconté un retour de tournage ou , pour lui seul il avait fait un De Funes génial.
Tiens, il aurait été mieux que Bacri dans les Femmes Savantes. Putain. La mise en scène de Hiegel est top. Excellente soirée et je dois envoyer un mot à …. Merde … Evelyne Bouyle. Excellente. Vraiment…
Ho et Trissotin… J’adore ce personnage… en minable alcoolique et poudré! Merveilleux acteur des Des chiens /Duquenne??? Et Dieu sait si être passé par là peut vous briser… Sauf Saladin ( fils de R. dans son dernier court )/ Sauf lui/ Merveilleux. Merveilleux de minablerie…
Ça m’a fait bizarre de ne pas aller, comme on le faisait toujours dans les loges après. Ça me faisait toujours un peu râler surtout quand je n’avais pas aimé..
J’ai beaucoup ri. C’était juste. C’est Cam qui avait dit:
— On y va ce soir?
Yes on y va. Prendre des places à l’avance m’a toujours emmerdée. Au dernier moment je n’ai plus envie en général.
Bon. Donc labo ce matin 10h. C’est beau. Je parle à B de l’atelier que je devais avoir en rentrant de Rome; 500 m2 Rue de Rochechouart pour 700 000 francs ( on rêve ) . J’y pense à chaque fois dans mes trajets à Argenteuil. Bref …
B. me rapporte la conversation qu’il a eue en haut avec Mondino qui passait par là. On est bien dans ce labo. Puis … Puis .. quoi. Heu…Je rentre avec les essais sous le bras. Semoule et tisane et Alima arrive et on change des trucs et notaire à répondre/ ça me gave / Puis. Aller Porte de Pantin au Conservatoire.
Merde la ligne 2 encore fermée pour cause de déraillement.( tu le crois ? ) Et en parlant de ça, en entrant au Théatre de la Porte Saint Martin, j’entends un vieux dire:
—Ben tiens, c’est encore la faute d’un de ces bougnouls…
Vu ce que j’ai raconté la veille , Cam pense que je radote, mais non !!! Je viens d’entendre ÇA!!!!!
Bus bourrés. Retourner prendre le vélo ou Uber? Uber. La merde. Embouteillages. J’arrive 10 mn en retard. Spectacle des élèves du conservatoire de danse MERVEILLEUX. Coup de Blues . Je pleure. Puis je pleure. Puis envoie à Jean un SMS. pour dire que je pleure et donc file à l’anglaise trop triste pour rester. J’aperçois de loin Jean-Christophe qui a des cheveux blancs… Merde voilà bien une raison de re-pleurer. Imbécile.
Mandolines in the moonlight . Mandolines in the moonlight .
Velib. Je pleure sur le Velib. Et arrivée à Barbes, je m’aperçois que j’ai perdu mon porte-feuille. Encore?? Oui. Je repars avec le velib jusqu’à la Porte de Pantin. Je ne pleure plus. Peux plus . Mais merde. Opposition. Retour Pigalle. Les Artistes . Case départ. Ils me prêtent du fric. BB me donne deux frites. J’ai encore envie de pleurer. Plus maintenant.
Cette nuit cauchemars terribles ( pourquoi est-ce que j’insulte des évêques et des ??? … habillés en rouge vif? Mon père? Des champs, les Beaux- arts , ocre rouge, sculpture, Alexandra, des cages. Des sculpures, des voitures, Amiens…)
Me suis réveillée mal en point. Très désagréable toute la journée.
Fourmis dans les pieds.
La jolie chose c’est dans la rue hier: La nounou de deux Petits dont l’un est mon petit neveu, Paul. Je m’accroupis pour être à la hauteur de ses deux ans et de sa petite guitare. A peine baissée, lui qui me connait à peine me serre dans ses petits bras, ne bouge plus. Pose sa tête sur mon épaule. J’étais pressée. On aurait pu rester ainsi éternellement. Magnifique la vie comme ça.

Camille et moi il y a …
Ma peinture a été vendue 5 million d’euros. J’ai mangé des nems de caviar. Les serveurs ont de vêtements russes. IM porte dans la journée une robe longue avec une traine. Moi aussi mais la traine est devant. La chauffeur d’autobus nous montre le dépôt qui est en ville mais au bord d’un lac après l’institut et il y a au loin de hommes grenouille en noir. Rue du bac. Fin du rêve. L’autre jour c’était dégoutant. Un oeuf vide mais qui a commencé à faire des petits bruits, comme un grésillement puis quand je suis revenue dans la pièce il avait explosé et il y avait des peluches…
Hier soir je gare mon velib place Clichy et en attendant le bip bip final, je vois qu’en face un homme avec son chien insulte une fille à l’accent Italien. Ca se termine par :
—« Et t’es même pas Française salope. «
Hoho… Je traverse rapidement, le type est de dos à 10 m de moi. J’appelle: Monsieur! Monsieur!… Il se retourne. Je lui dis:
—Excusez moi, je crois que j’ai mal entendu. J’ai entendu: Vous n’êtes pas Française. Vous pouvez m’expliquer ça? J’comprends pas.
Je n’avais pas fini ma phrase que j’étais traitée moi aussi de « salope , de clodo« .
Moi alors qu’il partait, j’ai hurlé « sale raciste et sale nazi «
Bon…Sale nazi c’était peut-être exagéré, mais après une journée de travail sans sortir, ça m’a fait du bien. Quel sale con.
Sully. Je me souviens de cette histoire d’atterrissage sur l’Hudson. Dans la salle de cinéma pleine on entend pas un pop corn voler. Faut dire que c’est bien foutu, on s’accroche à nos sièges et on comprend comment les assurances ne lâchent pas le morceau.C’est captivant jusqu’au générique de fin. Puis réapparition de personnages alors qu’on est tous en train de sortir et end bien américaine ( famille etc… ). Dommage.
J’en ai marre dès que le lis une page sur le net de voir le frigo dont j’ai regardé le prix, le voyage à Lisbonne que j’avais envie de faire, un sac à main horrible, un comprimé de je ne sais quoi et une rafale de livres… J’ai envie de faire une peinture diptique avec d’un côté la peinture « normale », de l’autre la pub.
Clément année 1/ 18 ans
Dimanche matin/ pas de tennis. Ce n’est pas plus mal car je n’en ai pas envie. L’après midi ce concert chez Christian Berst est étrange car ce sont des trisomiques qui chantent. 16h : Choolers Division.C’est incroyable de voir leur gravité, leur énergie aussi. Je ne sais pas si je suis à l’aise ou pas. J’étais réticente ( un peu ) à l’idée d’y aller. Mais pourquoi au fond. J’avais peur de céder à une curiosité malsaine. J’ai juste cédé à une curiosité.
Après je marche, je traverse la place de la République qui est plutôt réussie. Je regarde les skateurs-j’ai acheté un jus de fruit épais et sucré -, la nuit tombe,il fait un peu froid. J’aime bien. Je filme des garçons le long du canal.Ils s’entrainent. Pompes, abdos, mouvements de bras, sautillements à la boxeur.
Me voici en avance près des cinémas MK2 quai de Loire et je m’arrête devant les marches, là sur le côté: Il y a des groupes assis et attentifs et des filles face à ces groupes. Ce sont des réfugiés et les filles leur apprennent le Français. Ils sont extrêmement attentifs et répètent comme à l’école , les mots, les phrases. C’est formidable des gens qui font vraiment quelque chose. Moi , rien. Bon. Je vais y repasser pour me renseigner.Donc, dans la même journée, j’avais eu le plaisir de découvrir ce travail avec les trisomiques que l’on emmène en Lozère ( un peu à la manière de Deligny et des autistes ) , les garçons dans la nuit, et les cours de Français. Ensuite on a vu Les alliés qui est un navet et en plus mal foutu je trouve. Marion Cotillard ne me fait pas frémir. Bon.
Beaux-arts hier et nécessité de déménager à la bibliothèque ce qui est très agréable. J’avais demandé aux étudiants des textes. Il ya en a qui sont vraiment bien. On les lit à voix haute.
Pas le temps de souffler et ça me plait. La journée se termine en beauté avec C. qui est incroyable. Je le filme et le re filmerai volontiers.
Un étudiant de l’an passé vient me demander des conseils en amour !!!. C’est vraiment drôle. Allan ne s’est pas manifesté depuis un moment. Je parle avec Demian, aperçoit X,
Ah oui, il y a eu le vernissage Twombly. Ben moi j’aime pas ça. En fait c’est pas que je n’aime pas, mais je trouve cela si élégant, si beau « c’est beau » que ça m’ennuie. Je regarde les gens et ça c’est toujours bien. Une dame crêpée comme pas possible, qui fait que sa tête est trop grande pour le corps (comme ces statues d’église que l’on voit au sol et qui sans la perspective deviennent monstrueuses). Quelqu’un à qui je fais part de mes méchantes réflexions ajoute: « En plus elle a une tête de musaraigne ! ». Paf, ça c’est plié.
Ce matin travail avec Benoit. Camille a dormi ici. Et on s’est éteintes devant le Clan des Siciliens.
Ron-Ron 1970
Pourquoi en me réveillant un peu tard je me suis souvenue qu’il y avait autrefois de la nourriture pour chat qui s’appelait du Ron-ron. Je souris. Le ron-ron. J’imagine un type habillé en années 70 avec un pantalon marronasse en tergal avec le pli devant et une cravate rayée , glorieusement annoncer sa « réclame ». Celle de l’INA , 1970 effectivement en noir et blanc. Ronron poisson ( on voit des poissons ) , ronron nature, ( on voit une forêt ) , ronron boeuf, ( on voit des boeufs ). Et des yeux de chats différents ( Mother mary comes to me, speaking words of wisdom, let it be ). En sautant du ron-ron à Let it be, je me revois aux nouvelles Galeries acheter le 45 tours des Beatles et au fond du jardin quand le chat a été enterré. .
Hier la soirée était super au China club pour le mariage d’A2G et AV. Plein de monde, 3 filles qui chantent en mode Andrew Sisters. Quand j’arrive, elles chantent « Rhum and Coca -cola , qui précisément était dans le spectacle de Roger. Petit bug et puis Bonjour bonjour. Je danse avec Blistène- qui l’eût cru Lustucru- qui m’a paru antipathique pendant des années et là c’est absolument le contraire. On parle des usines LIP avec JJL. Etc. Une grande américaine, des gens pas mal vieux, des gens pas mal jeunes mais plutôt mezzo. De l’argenté du leop, du brillant. J’aurais dû mettre mon pantalon doré. On se balade là et là avec nos baguettes et nos bols. C’est vrai que finalement quand on est debout c’est le meilleur truc.
A chaque fois dans ce genre de circonstances je repense aux moments où je travaillais absolument seule et ne connaissais plus personne. Je serais, restée deux minutes, car c’est insupportable si on est pas un peu dans le machin. EG me dit du fond de ses verres de champ, que tout le monde était contre moi au FA, pour la commission des achats. Ca me fait rire. J’aimerais être une souris pour entendre dire que Delprat , c’est quand même pas terrible ( et je ne suis pas forcément en désaccord )
HdiR est égal à lui même , hyper speedé, sympa comme tout. Il dit « A qui je n’ai pas encore cassé les couilles ce soir ? », puis voyant des Mojitos il en cherche la provenance et disparait. Mojito , danger absolu?. Je m’abstiens. Il y a un concert en bas. Je décide de filer et prends un velib. Il fait bon. J’ai la jambe un peu molle mais c’est trop bien.
La différence, c’est ce silence, parfois…
AP est tout beau dans son costume. Ca lui va bien. G. a disparu, elle était triste. Moi aussi là maintenant. PM est joyeux , calme et souriant comme d’hab.
Et partout dans la rue j’veux qu’on parle de moi
Ca tombe assez bien que ma partenaire de tennis ait une déchirure musculaire.
Et partout dans la rue j’veux qu’on parle de moi/ Que filles soient nues
Qu’est ce que je vais faire pour casser la gueule à ce Dimanche? dessiner à côté, aller marcher? Au Palais royal. Lire ( c’est ce que la raison voudrait ) car ces temps ci on peut dire que je ne lis pas du tout. Je commence, recommence, mais pas de suite. puis faut absolument que je commande ces lunette, des vraies et pas des loupes napolitaines.
You are the sunshine of my life
R. m’avait raconté tant de fois son gala de l’union que je suis surprise de le trouver sur le site de l’INA ( Du ron-ron au gala de l’union ) . C’est vrai que ce n’était pas rien cette perche…)
Komme me le fé remarquez C. de la Rennardière il y a bocoup de fotes dent mont blog
HIHIHIHI

Vente Piasa/
Broche lion ébouriffé en or jaune 18k, 750‰ lisse et satiné, les yeux ornés de cabochons d’émeraude rehaussés de diamants, de l’émail noir sur le museau.
Travail français vers 1970
Hauteur : 4,5 cm
Poids brut: 24,3 g,
S’il est bien un épisode de la vie de Piero della Francesca qui n’a cessé de fasciner et d’inspirer les romanciers qui se sont intéressés au peintre, c’est cette cécité dont il avait été frappé pendant sa vieillesse. Giorgio Vasari est le premier à l’évoquer, brièvement mais par deux fois au début et à la fin de sa Vie de Piero della Francesca: Il ne put à cause de la cécité qui le frappa dans sa vieillesse et de la mort, publier le résultat de ses travaux et les nombreux écrits qu’on conserve de lui à Borgo san Sepolcro, son pays. Piero di Borgo, dont les oeuvres datent environ de 1458, devint aveugle à l’âge de soixante ans à la suite d’une cataracte et vécut jusqu’à quatre vingt six ans. En 1556, c’est à dire très exactement soixante quatre ans après la mort du peintre, un très vieil homme du nom de Martin di Longaro, qui, par un merveilleux hasard propre à nous faire rêver, était fabricant de lanternes pour circuler pendant le nuit, rapporta à un certain Berto degli Alberti un souvenir de sa prime jeunesse qui celui-ci ne manqua pas de consigner sur ses cahiers: « Ledit Marco,lorsqu’il était petit menait par la main maitre Piero della Francesca, peintre excellent qui était aveugle: C’est ce qu’il m’a dit. »…
…/ La scène est belle est émouvante: Dans les dernières années du Quinzième siècle, un enfant, qui deviendra plus tard un fabricant de lanternes, un spécialiste de l’éclairage de l’obscurité, guide un viel aveugle qui fut l’un des peintres les plus célébres de son temps, dans les ruelles de Borgo san Sepolcro. (Alain Buisine)

… » Le bonheur suprême était de marcher seul au cœur de la nuit, le volet de la lanterne refermé, le pardessus boutonné, sans un rayon de lumière qui s’échappe, ni pour guider nos pas ni pour signaler l’objet de notre fierté ; sans être autre chose qu’une petite colonne de ténèbres dans le noir de la nuit, sachant, au plus secret de notre cœur, que nous avions à la ceinture une lanterne sourde, et pour cela exultant et chantant tout au long du chemin.”!…
Stevenson/ Les porteurs de lanternes
Pandora/ JC Bailly
Benoit a débarqué à 8h pour travailler. Au secours. Il veut « visiter » mes disques durs. Et moi je n’en peux plus de voir ce que j’ai fait!!On a une première étape pour l’expo, mais maintenant il faut approfondir et remettre en question.
Zut , je n’ai pas rappelé MT pour la voix de Jean-Louis. Il faut que je réfléchisse à d’autres choses à enregistrer car lorsqu’on a un tel acteur , ce serait dommage de ne pas aller plus loin.
Puis l’après-midi , F. arrive et on fait de la paperasse. Ça n’en finit pas. Moi dès qu’il faut coller un timbre c’est l’enfer. En plus je suis crevée et ça me déprime ces machins. F. passe les coups de fil, etc.
Alone in Berlin a des critiques terribles.
J’avoue que je me suis calée dans mon fauteuil, sans grand sens critique. Je suis sortie de là , pas trop dérangée/ c’était sans doute un signe !!!. C’est vrai que pour un tel sujet magnifique c’est mou du genou. Je voudrais lire le livre.
Monique Chaumette est vraiment bien.
Visite à la Galerie des Amis du Jeu de Paume. Puis je file chez D. pour diner avec Paini et quelques personnes. Je suis cassée en deux mais mange comme un loup le délicieux repas de D. Comme c’était bon !!!!
Je repars à pieds en faisant un bout de chemin avec H. Qui me parle de sa famille. On poursuit notre chemin chacun de son côté quand on croise la rue de Dunkerque.

Cher X
Partir de Drummond de Melfort pour arriver là: AK – Kindermotiv, Glasperlenaugen, puppe, Kleinkind, c’est à dire dans le royaume de Mecki , c’est quand même amusant. Suis passée par des grottes, des duels, des scènes équestres et des cartes postales de Noel horribles.
Hier après midi je m’endors en re-regardant l’homme qui aimait les femmes. Le début est splendide avec toutes les voitures qui se garent côte à côte.
Dessin hier après midi ici, et FC : Simon Leys/ Intéressant.
Rapide visite au BHV ( c’est déjà l’horreur de Noel ), expo de SR au centre Japonais.
Bonne soirée à la galerie. Edith arrive. je l’appelle Mémère Scob pour la taquiner
Merci petite Hélène de m’avoir invitée ; je n’ai parlé qu’avec des gens sympathiques, ce qui n’est pas si fréquent ! t’embrasse tendrement Alice
Tiens cette nuit j’ai cassé un grand miroir.( c’est sans doute les photos de Bascoulard qui tient son miroir brisé pendant la pause ) Et je n’arrivais pas à sortir d’une espèce de passage en barbelés.Puis , ah oui, on voyait une immense et magnifique perspective comme un sous bois et qui montait qui montait. Je cherche une perceuse et passe dans des rue . Il y a des pieds de bébé qui sortent d’un chou-fleur blanchâtre. Il est debout puis oscille , je passe dégoutée et ça fait splash comme une matière molle. Je fais un détour pour ne pas repasser là. Je soupire en écrivant. Mais c’était vraiment dégueu ce truc.

What a difference a day makes…
Twenty four little hours
What the sun…
My yesterday was???
Messe à Saint Roch. C’es la Sacem qui m’avait prévenue. J’y suis allée mais je ne connaissais personne de la Sacem. J’embrasse Dominique Delouche. Bon. C’était plein. ( le nombre de disparus cette année c’est dingue , entre Papa Wemba, Michel Tournier etc… )
En sortant il pleut mais je marche dans le jardin . C’est beau et je fais une photo-poncif= les chaises dans le jardin vide mais ça me fait sourire ce genre de carte postale!!! Il y a une séance photo avec un jeune garçon noir très beau. Le photographe veut me prendre aussi. Dac. Ne regardez pas vers moi et marchez.
Je photographie à mon tour le garçon, puis des scouts qui s’accrochent le pied avec une ficelle, puis un type en kilt. Mais ses chaussettes font des plis.
Au boulot.
J’ai beaucoup aimé le film de Serra. Econome malgré les apparences, silencieux, sans effets ( malgré les apparences ) mais sophistiqué dans l’espace, la lumière et la langue. Langue sans préciosité où caricature de ce que l’on suppose être la parole de cour. Ici , presque quotidien ( un peu limite d’ailleurs ) mais pas. Sauf un « d’accord » impardonnable.
Quand j’avais vu d’autres films j’avais l’impression qu’il n’était pas assez rigoureux et qu’il gardait tout ce qui était filmé.
Cette jambe noire est magnifique. Elle m’évoque Saint Cosme et San Damiano. Et puis lorsqu’on ouvre le corps on sourit car on est davantage dans une performance à la Dali qui déroulerait des boudins noirs dégoutants. Par contre les râles sont assez terribles. Ne me suis pas ennuyée, malgré le silence, la lenteur, le décor unique et le peu d’espace. Malgré la longueur des plans, le peu de musique. La mouche que l’on entend voler ça et là est terrible. La nourriture. Et pas le visage blanc cérusé habituel. Juste les perruques et pas toujours.
JPL a de la chance d’avoir été filmé comme ça, contrairement à ce que disait mon voisin de salle en sortant: « C’est moche. »
Sans doute y voit-il l’agonie de Léaud lui-même… Sais pas.
Levée très tôt. Et en plus la télé s’allume toute seule. Elle recommence ses crises accompagnées du son qui monte tout seul lui aussi. Regarde un bout de film colombien pas mal..
Ces jours ci beaucoup de travail. Et aussi nous étions invités chez Michou depuis Juillet , par D et C patrons des Artistes. Il nous ont généreusement conviés, mon frère , E, Camille et Julie. On devait y aller avec R. Et U. Bon. Les choses ne se passent pas toujours exactement comme on a prévu. On a beaucoup ri et je me suis couchée à 4h. Le lendemain matin, RV avec l’éditeur, voix de basse horrible et KO. Puis l’après midi le RV qui miraculeusement avait sauté et rétabli: Notaire pendant deux bonnes heures. Misère. Comme c’est ennuyeux et quand on est vivant on ne pense pas à tout ce bordel heureusement.
Mardi c’était les Beaux arts aussi de 10h à 18h sans arrêter avec des anciens étudiants qui viennent me voir:
« —Est ce qu’on peut passer notre diplôme avec vous? »
De toutes façons maintenant avoir un atelier ne me dit plus rien. Quand je repense à ce jury et cette combine , j’en ralôte encore. Je m’en fiche objectivement . Mais quand même un établissement qui ne t’envoie même pas un mot quant aux résultats ( la lettre type ). Bref. Qu’on me prenne pour une imbécile c’est pas grave sauf si je m’en aperçois. Ils nommeraient- ou ils l’auraient fait à temps surtout -un prof de dessin en temps voulu ça m’éviterait d’avoir 75 étudiants que j’ai des difficultés à suivre. On peut s’en douter . Bref.
Rencontré l’autre soir deux spécimens d’un autre temps. Nous sommes face à face avec F. et mangeons une terrine de sanglier délicieuse avec des cornichons bien sur. C’est le jour du beaujolais ( berk ) et j’arrive du RV avec la MAC VAL à l’atelier. Le matin j’avais tendu la toile de 7m. ( Plus facile que prévu ). Bref on parle et je vois dans la rue deux types qui hésitent à rentrer. Je dis au garçon, débrouille toi pour les faire rentrer et tu les mets à la table à côté. Chose faite. Deux hommes de plus de 75 ans. L’un un peu tordu mais pas trop, l’autre grand, petite moustache coupée court à la clark Gable un peu, lunettes fumées et col ouvert qui laisse voir une lavallière bordeaux. Montre sur la manche du pull, pantalon des années soixante dix et coiffure comme une perruque, gonflante. Mais vrais cheveux.
Je change tout de suite de sujet en donnant un coup de pied à F. sous la table :
Moi: « —C’était quand j’ai pas entendu … »
« — J’saurais pas dire… «
—Elle est bonne cette terrine de sanglier.
à C qui est plus loin : Elle est bonne C. votre terrine de sanglier!
—Donc on disait? Ah oui… Belmondo… L’expo de son père…
« —Ah oui qu’est ce qu’on a ri. Moi je l’adore ce Belmondo. T’aimes bien les sculptures de son père toi? »
« — Ah oui c’est bien… «
« — En tout cas il m’a envoyé des fleurs magnifiques.. «
( On mange un cornichon, on boit une gorgée et on entend ):
—Excusez l’indiscrétion, mais nous on l’a connu Belmondo…
J’exulte car de A à Z ils sont tombés dans mes filets , ma nasse, ont mordu au crochet , à l’hameçon. C’est bon ça!!!!!!! Et cette phrase , ils la disent avec un léger accent Parisien qu’on n’entend plus… Ils sont des machinos de cinéma, nous parlent de Jules Dassin, de De Broca et j’en passe… On n’est pas d’accord sur de Funes, mais c’est marrant et Le Beau dit « entendre au poste « . Magnifique. Je n’ai pas vu leurs chaussures. Le beau me dit qu’il aime bien raconter mais s’il y a une femme à table. Puis on reprend nos conversations respectives. F. compare les habitués au zing à une barre de Baby foot avec les joueurs et c’est assez vrai.
Voici que X recommence et à présent , c’est le Numero de Sammy Fray qu’il me demande. C’est quand même dingue ça. Ils sont fous.
Hier RV maison Rouge l’après midi, et le matin galerie. J’offre à C. des lunettes horribles et on fait une petite séance photo:
En allant chercher mes faux-cils, je crois un modèle élégant de clochard ( car il est à l’ancienne ) : Grand manteau-PArdessus chameau fermé par une grosse ficelle jaune, sac Apple orange, barbe et surtout: Bombe de cavalier avec bride au menton. En guise de cravache et sous le bras un parapluie, juste manche et baleines. Echarpe rose. Au coin de la rue Rambuteau et la rue du temple il y a un autre clodo vieux style. Mon cavalier se plante devant lui et le toise avec mépris . Puis il repart. J’adore ça
De l’autre côté/ Dimanche 13 novembre
Hier BB est arrivé tout affolé car étant allé au cimetière de Saint-Ouen ( Des qu’il prononce le mot cimetière je l’engueule ) il a assisté à une panique et une grosse explosion. « Je suis saisi » c’est ce qu’il dit. « Tu ne peux pas imaginer le bruit puis la panique des gens. »
J’en déduis que sans doute des trucs comme ça arrivent et que personne n’en parle mais est-ce possible quand Instagram et Twitter existent. Sais pas..
Ce matin je ris en écoutant je ne sais quel journaliste parler de la « Pantoufle « qui était l’expression pour désigner la DS de François Mitterrand. « J’ai pris votre pantoufle ce matin« , m’amuse beaucoup. Je ris carrément. Je l’imagine en train de dire la » Pantoufle ». Je me souviens de lui si impressionnant quand il nous ouvrit la porte de la rue de Bièvre en 81 le jour de son élection. Je n’en menais pas large comme on dit. Il avait sa casquette de marin et le chien Nil près de lui. Il a dit: Tu viensNil puis on ne l’a pas revu. On a mangé des bananes et bu du champagne dans des bols. On était combien? 9 ou 10 maxi. Après on est rentrés car j’avais besoin de Ventoline.
« Quand François Mitterrand parcourt le Morvan, sous la pluie, à bord de la « pantoufle » (la DS), il emporte avec lui … » blabla bla
J’ai franchi hier le Rubicon, réussissant à m’installer dans la pièce de R.
C’est sans doute le hasard mais le jour où il y a eu Les regardeurs j’ai eu 1148 visites. D’habitude … Heu… Comme tous les génies méconnus, les grands auteurs découverts trop tard … Les rebelles, les purs… j’ai peu de lecteurs !!!!!!!Allez.60 a tout casser.
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