James Whale
Le défilé
Le visage d’un autre/Teshigahara
"Dans la vie on devrait tout essayer sauf l'inceste et la danse folklorique" Christopher Lee
Le secret derrière la porte Hitchcock
Image H.D Argenteuil- Nuit des Musées/Musée Gustave Moreau
En cherchant le photogramme d’un homme de dos avec un manteau, je m’arrête sur ette image qui me renvoie à cette autre:
minotaure.mov
Minotaure/ Nuit des Musées 2006/Musée Gustave Moreau Extrait :Le montreur d’ombres/ Robinson Voix : Alexandra Rübner
Ce livre est magnifique.Il faut le lire .
Eté 1954, Dominique Delouche assiste à Venise à la projection de La Strada. A l’issue de la représentation, le jeune cinéphile français s’arme de courage et d’audace pour dire au réalisateur italien son « éblouissement ». Six mois plus tard, il reçoit un télégramme de Federico Fellini l’invitant à venir l’assister à Rome sur le tournage d’Il Bidone.
Dans ce témoignage émouvant, Dominique Delouche revient sur ses six « felliniennes années » durant lesquelles il eut l’opportunité de fréquenter le maestro Federico Fellini. Très vite, à la faveur de longues balades en voitures et d’un travail acharné, naît entre le cinéaste et le jeune homme une complicité unique et un rapport de maître à élève. Devenu son assistant-réalisateur et son confident, Dominique Delouche participe à trois tournages mythiques dont il nous fait, à travers son point de vue émerveillé, les témoins privilégiés. De Il Bidone à La Dolce Vita, en passant par Les Nuits de Cabiria, son récit, en plus de mettre en lumière la personnalité et le génie du cinéaste, croise quelques autres grands noms du septième art comme Anouk Aimée, Marcello Mastroianni ou bien sûr Giuletta Massina.L’assistant de Fellini raconte.. Le cinéaste Dominique Delouche fut l’assistant de Federico Fellini sur « les Nuits de Cabiria », « Il Bidone » et « la Dolce Vita ». Dans « Mes felliniennes années », il retrace l’histoire de sa longue amitié avec le maestro : le livre est magnifique, captivant, émouvant, d’une intelligence rare, toujours à bonne distance, riche d’anecdotes savoureuses. Ainsi, au lendemain de la présentation de « la Dolce Vita », le cinéaste est arrêté par une dame sur la Croisette. Fellini raconte : « Elle avait le bout du nez en or plaqué . Cela miroitait au soleil comme elle s’agitait pour me parler. “ Vous êtes bien monsieur Fellini ? Eh bien, pouvez-vous m’expliquer pourquoi dans votre film, il n’y a pas un seul personnage nor mal ?” »
Le Nouvel Observateur – 2218 – 10/05/2007
Arrivée de:
Joe Bousquet / Lettres à une jeune fille.
J’en lis quelques pages et le laisse à la Comtesse Marcello à Venise.
Je suis un peu décue . Je pensais l’autre jour en regardant une émission sur Val Lewton que le plan du départ jusqu’à l’arrivée dans l’île était long. Une vraie jouissance que cette pénétration dans ce qui est bien plus qu’une île, un tableau. Entrer dans l’ile des Morts de Böcklin -mais laquelle au fait? J’aime celle de Berlin, celle de 1883- celle de Bâle que j’ai vue…Il faudrait que je demande à G.C de m’en parler…
Bref, le plan est courtissimo, rien, 2 secondes… Mais c’est délicieux cette impossibilité de voir…
Nolde, j’ai visité l’ exposition au Grand-Palais en une demi-heure , montre en main.
Ennui. Ennui total en marchant sur les lattes de bois ( est-ce indispensable de reconstituer les « ambiances », doit-on louer des sabots de bois à l’entrée?)
Traversée des nuages, des mers, des masques…
Et puis cet éclairage immonde, souvent maintenant dans les expositions et qui transforme les oeuvres en diapos, en chromos…
Alors qu’un oeuvre isolée m’a souvent impressionnée ( celle de l’exposition Masques à Orsay), l’accumulation me fait voir des croûtes . Oui. Pardon .
Puis, finalement, il ne m’est pas tellement sympathique ce Nolde. Ceci est une autre affaire.
La politique ne l’ interessait pas? Hum…
Acheté le livre de Klemperer LTI.
Cosi Fan tutte/
En cherchant des éléments pour le projet de l’Eglise en Toscane, je retrouve « Les 7 paroles du Christ », le décor du théâtre de la ville.
Essais pour la nouvelle première partie. c’est C. qui filme.
presentation
Quelques titres de mails:
Objet: » On pleure ainsi parce qu’on a dans la mémoire les larmes universelles que la mort a fait répandre. » (un renard) 17/08/2003
Objet: »mettez les patins ou je me fache » Mar 9 sep 2003 22:14:20
Objet: » qu’on lui coupe la tête » Mer 17 sep 2003 10:58:49
Objet: « aïlli/ aïllo on revient du boulot » Lun 22 sep 2003 20:22:55
Objet: »Ce serais l’histoire de… »
Objet:/ »cherche toujours a être original. mais si tu dois plagier, plagies les meilleurs » Lun 3 nov 2003 15:37:28
Objet:/ »d’un côté à l’autre de la voie lactée » Sam 6 sep 2003 18:54:10
Objet:/ »il faut absolument que nous parlions du mcguffin! » Objet: »J’achéte un fusil, tant pis, je tue un curieux, tant mieu, je vends mon fusil merci. »
Objet: H/ »j’posséde une Citroën »Jeu 12 jun 2003 22:11:42
Objet: »ma in Italia son dja mille e tre »° Dim 14 sep 2003 00:13:09
Objet: « Mais, a cette heure, il a déposé tout les masques d’or de lèpre et de sang »
Objet: J/ »mon jeannot…
Objet: H/ »no milk today my love is gone away » Mar 17 jun 2003 01:34:51
Objet: / »si la monde etait un gateau, la mer de lencre noir, tous les arbres des reverberes, il n’y aurais plus rien a boire. »
Objet:savez vous qu’une fois j’ai trouvé des fautes dans un de vos mails???? mais seulement une fois)Sam 23 aoû 2003 22:05:53
Objet: H/ #@#@/
Objet: J/ un long message plein de maladresse et de bonne humeur.Mar 13
Objet: 22h lheure du dodo.Dim 4 mai 2003 22:25:07
Objet: J/ encore des questions toujour des question et jamais au grand jamais de …
Objet: reponse! mais un rayon de lune.Lun 28 avr 2003 20:32:49
Objet: a la pêche aux limaces/1 janvier 1970 02:31:25
Objet: J/a propo d’un croissant de lune dont la clarté illumine le lointain(!)…/ 24 mars 2003 19:43:04
Objet: H/ah?
Objet: J amen/Mer 15 oct 2003
Objet: Archijaibienreçuvotremail 17 mars 2003
Objet: are you ghost? Ven 17 oct 2003 18:31:35
Objet: bouffes du nord.Sam 13 déc 2003
Objet: H/ Boule de cristal Jeu 12 jun 2003 2157
objet: Athénée louis jouvet novembre/ tympan
Objet: bottes de 7 lieues/Dim 7 sep 2003 10:15:02
Objet: Buster-Mer 2 jul 2003 22:29:59
Objet: c’est cher quand même les photos didentité.Sam
Objet: c’est dur de trouver un objet quand même.
Objet: orlamonde Objet: C’est un chemin vert/ accroché à la colline/ demandez à votre mère l’explication Lun 30 jun 2003 22:27:31
Objet: ca va comme un chat Mer 29 oct 2003 10:52:39
Objet: cacahuetes et sac de noisettes Ven 12 sep 2003 12:51:40
Objet: caramba-ça-va-pas
Objet: Dim 11 mai 2003 14:34:00 Europe/Paris
Objet: cher madame delprat. Sam 16 aoû 2003 12:55:21
Objet: cherchez la réponse chez hitchcock Sam 23 aoû 2003 02:30:04
Objet: Coplas por la muerte de su padre Lun 30 jun 2003 21:50:39
Objet: coquillages et crustacés
Objet: élémentaire mon cher watson. Mer 24 sep 2003 14:29:16
Objet: encore indignation. Lun 23 jun 2003 21:23:12
Objet: enfin de saines lectures
Jeu 1 jan 1970 01:06:46
Objet: i see what you mean but…
Objet: est ce que ca va marcher?
Objet: et pour quelques fautes de plus
Objet: etat dame.
Objet: harcelement.
Objet :hier j’ai vu passer un épouvatail à vous sur le web aussi. Vous faites des épouvantails alors?
Objet: il est tard ma foi
Objet: il est tot quand meme. 23 mars 2003 15:24:09 GMT
Objet: je ne suis pas un éléphant.
Objet: abracadabrantes et rocanbolesques histoires d’un soir de novembre 1940
Objet:ah joubliais aussi… (lhistoire de letudiant qui passais ses journées devant son ordinnateur pour ecrire a son professeur)
Objet: Je me suis mal exprimé Dim 14 sep 2003 11:43:14
Objet: L’homme qui veux que ses eleves reflechissent.
Objet: La Montagne, spectacle pour marionnettes sous forme d’êtres
Objet: humains ou d’êtres humains sous forme de marionnettes.
Objet: la vita e cosi ( c’est de l’italien? voua avez appris l’italien
Objet: pendant votre sejour a la villa medicis? je me suis renseigné sur
Objet: villa medicis, un jour il faudras que je vous pose des questions)
Objet: life in a glasshousse
Objet:: LNNÉOPY, LIAÉTLV, LIAVQ, LIAMÉ, LIAÉTMÉ, LIÉDCD.
Objet: madame Irma Delprat?
Objet: miroir mon beau miroir…
Objet: PEUR BLEUEMar 24 jun 2003 22:54:15
Objet: Marylin is lost in la mancha with the man who kill don grillote
Objet: mon chausson est troué
Objet: Matamore êtes vous là? Ven 14 nov 2003 00:23:31
Objet: mouche cousue etre cousue Ven 14 nov 2003 14:53:55
Objet: oh une baleine blanche!
Objet: omnia animalia post coîtum trista sunt( praeter mulieras et gallos) (vieux proverbe latin, qui n’a aucun rapport, mais c’est la seul chose que je sais dire dans une langue étrangère).
Objet: physique quantique (au moins) Date: Lun 16 jun 2003 18:40:05 Europe/Paris
Objet: Paul Virilio du soir Mer 25 jun 2003 21:42:07
Objet: pire que la guerre du peloponese.
Objet: quartier de moon
Objet: quelque part sur un chemin vert
Objet: question bete a retardement.
Objet: Qui fait le malin, tombe dans le ravin.
Objet: Rép : je baisse le son Date: 5 avril 2003 17:36:26 GMT+02:00
Objet: Rép : c’est fou comme il est toujours tard quand même Objet: Rép : HOU pourkoi HOU ??
Objet: c’est quoi le souffle Claudelien?
Objet: scene 1: marylin fait passer tout le monde en deuxieme année, en traitre.
Objet: se perdre
Objet: secret défense
Objet: sherlock holmes est toujours la.
Objet: sherlock holmes le retour: suite et fin.Objet:: Sombre soirée
Objet: something about a tigger a shark and don quichotte or where is the indians?Objet:: sono un gran bugardioDate: Ven 4 jul 2003 09:02:26
Objet:to freeze froze frosen
Objet: un polonais sobre.Date: Mar 28 oct 2003 10:57:59 Europe/Paris
Objet: voici willy le lapin angora
Objet: voila. encore du harcelement.Date: Objet: where is the father? the father is in the garden.Date: Jeu 11 sep 2003 22:47:28 Europe/Paris
Objet:You know what i’m happy
Objet:sur la route de menphis… pin pin pin pin pin
Objet: something about a tigger a shark and don quichotte or where is the indians?
Objet: Re/ HOU pourkoi HOU ??
Objet _ proposition (indecente)_évidement_
Objet harcelement_harcelement_harcelement_ proposition (indecente)_évidement
Objet piqué des annetons_ harcelement
Objet: Rép : harcelement/harcelement/harcelement/ proposition (indecente)/évidement
Objet « la mort est une porte, le temps est une fenetre, je reviendrais »
Objet Objet: « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras »
Objet alea jacta est
Objet dante le guelfe blanc d’orlamonde
Objet et le corbeau dit mais trop tard que l’on ne l’y prendrais plus.
Objet je suis de retour ( pour vous jouez un mauvais tour)
Objet LN/Jlady Mac Beth sort de la piscine
Objet helene delprat, repond plus vite que son ombre
Objet: La fuite plutôt que la mort/ le mystère D.
Objet :noir tissu
Objet: tissu noir
Objet: LN a poil tout le monde!
Objet: titre godart
Objet: « m’as tu vu en cadavre? »
Objet: je suis devenu grand
Objet: la rentré sera bonne ou ne sera pas
Objet : »je veux qu’Arvo parte » de roland Dubillard
Objet: reponse a oui suite ornicar
Objet: comme si la terre penchait-BLOG
Objet: Au voleur!Mes rayures!!!!!
Objet: a propo d’un croissant de lune dont la clarté illumine le lointain(!)…
Objet :Charlus
Objet: dame qui tourne
Objet :dernier message avant liquidation
Objet: grand chambardement
Objet: il etait une fois dans l’ouest de la salle de bain(pas de miroir dans cuisine).
Objet:: it’s fine, herr doctor
Objet: les reminiscences ne sont plus ce qu’elles etaient
Objet: Où sont les rayures Madame Stein
Objet: Re_ maxi best of chicken mcnuggetts avec frites et coka, avec mayonnaise.
Objet: Re_ vengeance de pointillé
Objet: Re_ vengeance de rayure
Objet: Re_ vengeance du serpent a plumes
Objet: Re_ vengeance du tic tac
Objet: Re_ vengeance du ZiG ZAG
Objet the dead rabbits
Objet: vous avez gagné un chien …
Objet: WARNING SECURITY- ce mail contient plein de faute grave; objet:attention-WARNING SECUTIRY
Objet: your frequency donald?
Objet: would you drink a cup of tea?
Objet: Re_ dernier message avant liquidation
objet:le royaume de Danemark est long a nettoyer.
Objet: Re_ LN_V.P
Objet: Re_ MACIET BABA
Objet: Re_ MOMO l’eunuque
Objet: demain -la -cravate
Objet: Re_ roi n’en finissant pas de mourir/J.rtf
Objet: je tu il vous
Objet: Giotto
Objet: giottoto
Objet: PLINE oui mais l’Ancien
Objet: cerf et dragon
Objet: CVP
Objet: harcelement_harcelement_harcelement_ proposition (indecente)_évidement
Objet cercueil pouac
Objet epinard et petit pouah!!
Objet j’ai envie d’un cigare
Objet Kestcekifaibo
Objet la femme velours J.
Objet la suite mais un peu pus loin
Objet: le secret de john ignoblaspernObjet
Objet comment faire pour que le marquis marche de gauche à droite.
Objet marquee de carabas
Objet: Rép : non d’une triple buse
Objet Re_ non d’une triple gouge en plastique
Objet Re_ ondes martenot
Objet Re_ cercueil pouac. Pas mal hein?
Objet Re_ la prochaine fois un coctail molotoff
Objet un jour, trafiquant d’arme toujours)
Objet Re_ remember limons
Objet vengeance des savons
Objet vive le travail!
Objet t(r)int(r)in
Objet ne bougez pas s’il vous plait, ça va être tout flou.
Objet :JE SUIS NÉ DANS UNE NOISETTE
Objet: écureuil premiere monture (je relis ce soir).
Objet : Rép : snoof the ecureuil
Objet : le retour des elfs dragonnettes
Objet : Joe la mitraille, dans le goudron
Objet : Rép : Joe la vase, un sacré pistolet
Objet : Rép : le retour de j le curieux
Objet : l’histoire du conte qui était un lion
Objet: les contrariétés de VP
Objet : le faux cahier de N.
Objet: clafoutyrone power
Objet: le plateau aux hippocampes
Objet: f iction ou documentaire?
Objet : Nageoire
Objet : Oh biggy, tell me tales
Objet: encore night and day
Objet: raclement de gorge ou hum hum au choix
Objet : standing in the doorway with a
Objet: un opérateur va vous répondre
Objet: ne coupez pas mademoiselle
Objet: The Mister Towel’s Band Wagon
Objet: « gare à toi fantomas » comme dit zorro; Ici c l’été aussi
Objet: je vais engager un conseiller visuel
Objet : oeuvre ininterrompue
Objet :oeil pour oeil, dans les dents
Objet : wake up wake up little sparow
Objet: brigade des mauvais lien// amende
Objet: you play with mirror? i take the mirror.
Objet :aniconète
Objet:: bugs bunny est moribond
Objet:paie ton tribu! (selon une bizare expression de mon reuf)
Objet: malediction/ the egg
Objet: cadeau/ oedipus brudge
Objet : In Johnny’s Bar
Objet : The Mister Towel’s Band Wagon
Objet : un opérateur va vous répondre
Objet : Rép : V.P la castagne
Objet : Rép : gateau de noel d’anniversaire
Objet : D’abord aller sur le toit
Objet : oeuvre ininterrompue
Objet : je vais engager un conseiller visuel
Objet : Rép : « gare à toi fantomas » comme dit zorro; Ici c l’été aussi
Objet : J au rapport.
Objet: Ouf
Objet : reveil enjoué
Objet : tribu indienne
Objet : NL ( c’est un pseudo)
Objet : Jonathan. twist and dies
Objet: « Mais, a cette heure, il a déposé tout les masques d’or de lèpre et de sang »
Objet: » qu’on lui coupe la tête »
Objet: >> dans le mutisme obligatoire des larmes personnelles.
Objet: un long message plein de maladresse et de bonne humeur.
Objet: « si la monde etait un gateau, la mer de lencre noir, tous les arbres des reverberes, il n’y aurais plus rien a boire. »
Objet: pire que la guerre du peloponese.
Objet: Rép : c’est fou comme il est toujours tard quand même
Objet: Athénée louis jouvet novembre/ tympan
Objet : ne bougez pas s’il vous plait, ça va être tout flou.
Objet: abracadabrantes et rocanbolesques histoires d’un soir de novembre 1940
Objet : raclement de gorge ou hum hum au choix
Objet: L’homme qui veux que ses eleves reflechissent.
Objet: élémentaire mon cher watson.
Objet: Marylin is lost in la mancha with the man who kill don grillote
Objet: a propo d’un croissant de lune dont la clarté illumine le lointain(!)…
Objet : Ln et les rayons X
Objet : gary cooper
Objet : : snoof the ecureuil: encore des questions toujour des question et jamais au grand jamais de reponse! mais un rayon de lune.
Extrait chant IV/ Le purgatoire: dante
Et l’un d’entre eux qui me semblait las
était assis embrassant ses genoux
et tenant entre eux son visage baissé.
« Mon doux seigneur » dis-je, « jette les yeux sur cet homme-ci à l’air plus indolent
que si paresse était sa soeur ».
Alors il se tourna vers nous et nous considéra,
en levant les yeux le long de sa cuisse, et dit: »Va donc là-haut, toi qui est si vaillant. »
Je reconnus alors qui il était, et cette angoisse
qui pressait encore ma respiration
ne put m’empêcher d’aller vers lui; et quand
je fus près de lui, il leva à peine la tête,
et dit: » As tu bien vu comme le soleil
mène son char ici de la main gauche? »
Ses gestes paresseux et ses brèves paroles
me portèrent un peu à sourire;
puis je dis: »Belacqua, je ne plaindrai plus
désormais: mais dis-moi: pourquoi es-tu assis
en ce lieu? attends-tu une escorte?
ou bien as-tu repris ton ancienne habitude? »
Et lui: « O,frère, monter là-haut, qu’importe?
il ne me laisserait pas aller aux tourments,
l’ange de Dieu qui siège sur le seuil.
Le ciel doit d’abord tourner autant de fois
autour de moi qu’il a fait dans ma vie,
puisque j’ai retardé sanscesse les bons soupirs,
à moins qu’une prière ne m’aide auparavant,
venue d’un coeur qui vive dans la grâce.
Que vaut une autre, que le ciel n’entend pas? »
Déjà le poète montait devant moi
et disait: » Viens donc, tu vois que le soleil
touche le méridien, et que sur le rivage
la nuit, du pied, recouvre le Maroc. »
« Quand j’écrivis les pages suivantes,ou plutôt en écrivis leprincipal, je vivais seul, dans les bois, à un mille detout voisinage, en une maison que j’avais bâtie moi-même, au bord de l’étang de Walden,à Cocord, Massachusets, et ne devais ma vie qu’au travail de mes mains. J’habitai là deux ans et deux mois.A présent me voici pour une fois encore de passage dans le monde civilisé. »
H.D Thoreau
Je coupe 20 minutes du film. La première partie est bien trop longue et plus du tout efficace. Mais c’est toujours difficile. J’ôte également le séquence de L’homme illustré de Bradbury.
Je montre le montage à R. qui me dit voir deux films. Et me suggère de ne laisser parler que C.A
Je fais des essais et aussi ma voix lisant des lettres envoyées à G. avant notre rencontre.
Redessins et poursuis les animations très sommaires (séance/nazis/etc)
« C’est ainsi qu’un soir de grand brouillard juste avant Noël, Lord Surrey et son valet se rendirent à Saffron Walden. »
Comment lire un livre
Nicole Stéphane/ Fragments d’interview
Voici en vrac des images du Dossier Nicole Stephane. Ce travail concerne Nicole Stéphane ( 1923 – 2007 ) que j’étais allée interviewer en 2001 pour France-Culture ( Autour des Enfants Terribles / Surpris par la nuit ). Trouvant cette personne rare et singulière, je lui ai demandé s’il était possible de poursuivre les interviews et de la filmer. Je me suis donc rendue régulièrement chez elle de 2003 à 2007, afin d’entendre sa vie de résistante, comédienne puis productrice.D’entendre aussi tout simplement ses réctions faces aux choses. Pendant toutes ces années j’ai filmé , enregistré et également pris des notes. Nicole Stéphane est décédée en Mars 2007. J’ai alors commencé à écrire Ces notes deviennent une lettre: « Je vous écrirai après votre mort ». Une lettre qui est aussi une sorte de livre d’images. Je réunis à présent tous les éléments qui constitueront le film. Un documentaire ? Je pense qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’un documentaire. Nicole Stéphane existe sans moi et l’on trouve quelques informations la concernant. Elle a été sollicitée à diverses reprises à propos de Proust, Cocteau, de la Guerre d’Espagne… Ce que je souhaite c’est parler d’elle évidemment, de sa vie et de ses engagements. En 4 ans de rencontres régulières s’établissent confiance et intimité. Je suis donc le témoin privilégié de « son monde » de « displaced person« , comme elle se qualifiait elle-même, et la regarde au travers du mien. J’associe à sa parole mes images – séquences, photos et dessins- J’associe à ses images mes notes, mon récit. Ce film sera donc une sorte d’entre-deux personnes: Ses réactions à mon contact et ma découverte constante de cette vie intense que fût la sienne.
JE VOUS ECRIRAI APRES VOTRE MORT
Première page du livre Nicole, J’avais promis de vous écrire. Mais où êtes-vous ? Très loin… Juste à côté… Me voyez-vous ? Si c’est le cas vous devez bien vous moquer de moi, submergée que je suis par ces documents, ces bandes accumulés pendant quatre années, perdue dans mes notes, mes interrogations et terrorisée à l’idée de faire un film que vous n’aimeriez pas. Si vous me voyez, vous voyez aussi sur ma table le cow-boy dessiné pour vous, posé sur une chaise le bonnet que vous m’aviez offert, la théière, les ciseaux… Nous sommes Dimanche, peu importe pour vous maintenant. Il fait un gris bleu et froid. Depuis plusieurs jours la maison est vide et cependant je suis avec vous, avec votre voix que je fais avancer, que je réécoute. Il n’y a aucun bruit, un chien de temps en temps… Je sais que la nuit venue vous reviendrez dans votre chambre-forêt, vêtue de la cape noire: la cape aux oiseaux d’or du blason de votre enfance. Vous glisserez comme une sainte de procession. Cette procession où vous avez suivi votre mère, Cocteau, Doudou, Marguerite, Susan et tout ceux qui vous manquaient tant. “Death”, comme vous disiez, est passée et vous a embarquée vous et votre petite radio… Je me suis assise, j’ai pleuré et me suis photographiée: (Retardateur, dix secondes, debout, bras le long du corps, votre foulard à gros pois rouges posé sur ma tête comme un voile.) J’avais envie de vous téléphoner pour vous annoncer votre mort. Je me rassurais en pensant que vous étiez contente de votre compagne de voyage, Lucie Aubrac, partie le même jour. — Nicole et Lucie, alors ça “c’est le chapeau de la fourmi”… C’est ce que vous auriez dit. J’ai traîné toute la journée. Il pleut. Je suis trempée. C’est fini. J’ai prévenu l’AFP .
“Vous trouverez à gauche de la demeure d’Hadès une source, et près d’elle, se dressant, un cyprès blanc: De cette source ne vous approchez surtout pas. Vous trouverez une seconde source, eau froide qui coule du lac de Mnémosyne: Devant elle se tiennent des gardes. Dites: “ Je suis fille de la Terre et du Ciel étoilé. Ma race est céleste, et cela vous le savez, vous aussi. Je brûle de soif et je défaille. Donnez moi donc à l’instant l’eau froide qui coule du lac de Mnémosyne.” Et ils vous donneront à boire de la source divine, et de ce moment, avec les autres héros, vous serez souveraine.”
Miracle à la clinique Bellevue
Quand Aby Warburg, pionnier de l’iconologie, devient le patient de Ludwig Binswanger, psychiatre et fondateur de l’analyse existentielle. Par Robert MAGGIORI
QUOTIDIEN : jeudi 18 janvier 2007
Ludwig Binswanger, Aby Warburg La Guérison infinie Edition établie par Davide Stimilli, postface de Chantal Marazia, traduit par Maël Renouard (allemand) et Martin Rueff (italien). Bibliothèque Rivages, 318 pp.
18 avril. «Ce soir, 1 g de Véronal.» 24 avril. «Nuit plus calme.» 28 mai. «Ont ressurgi l’agitation et l’état d’esprit délirant qui avaient presque disparu.» 19 novembre. «Se plaint de visions terrifiantes : trois petits enfants ont été enfermés dans la salle de billard, ils n’avaient plus que la peau et les os. Croit que ces enfants ont été massacrés et ensuite dévorés par lui-même.» Ses premiers troubles graves s’étaient manifestés à la fin de la Grande Guerre. Un jour de novembre 1918, se croyant responsable de la défaite allemande, il avait menacé de se tuer et de tuer ses proches. Il arrive à la clinique Bellevue de Kreuzlingen, en Suisse, le 21 avril 1921. Il est enregistré comme un cas de Dem. [entia] Pr. [aecox], corrigé ensuite comme Schizophrénie.
Le Privatsanatorium Bellevue, sur le lac de Constance, est célèbre. Fondé en 1857, il a été démoli en 1990. Il recrutait sa clientèle dans la haute société européenne, les milieux intellectuels et artistiques. Divers patients de Freud y ont séjourné, la patiente de Joseph Breuer, Bertha Pappenheim («Anna O.»), le danseur Vaslav Nijinski, le peintre Ernst Kirchner… A son nom est lié celui de la famille Binswanger. Ludwig Binswanger, après son père Robert et son grand-père Ludwig, avant son fils Wolfgang, le dirige de 1911 à 1957. C’est lui qui accueille le professeur Warburg. Sur la fiche clinique, on lit : «Raconte qu’on va bientôt l’exécuter ; que l’oeuvre qu’il fait imprimer en ce moment sera mise au pilon parce qu’on le tient pour un criminel, et que l’on a déposé du poison dans sa nourriture.»
Qu’une «personnalité psychotique» ait un jour ou l’autre affaire à un psychiatre est chose banale. Mais prend un caractère exceptionnel si le médecin est Ludwig Binswanger, qui a profondément renouvelé l’approche de la maladie mentale, si le patient est Aby Warburg, le génial inventeur d’une nouvelle science des images, l’iconologie, et si l’on peut établir un lien entre la force psychique, la «vie» des images, leur «nature de fantôme», leur «capacité de revenance, de hantise» (1) et le pouvoir de blesser ou de guérir. On s’en convainc en lisant la Guérison infinie, qui retrace de façon inédite l’«histoire clinique d’Aby Warburg» à partir de lettres et de «fragments autobiographiques» de Warburg, d’une correspondance entre Warburg et Binswanger, et, surtout, du «dossier clinique» rédigé au jour le jour par Binswanger et ses collaborateurs.
Héritier d’une puissante famille de banquiers, Aby Warburg cède son droit d’aînesse à son frère Max, à condition que celui-ci lui achète tous les livres dont il aura besoin. Il constitue ainsi à Hambourg une immense bibliothèque, qui peu à peu devient un institut de recherche et un centre de vie intellectuelle. A l’avènement du nazisme, l’Institut Warburg sera contraint, dans mille difficultés, de se transférer à Londres. Dans cette institution mythique se sont nourris, parmi tant d’autres philosophes, sociologues de la culture ou historiens d’art, Fritz Saxl et Ernst Gombrich (qui en furent les directeurs), Erwin Panofski, Frances A. Yates, Raymond Klibanski, Francis Haskell, Rudolf Wittkower, Ernst Kris… : elle est le principal legs, encore actif (2), d’Aby Warburg. Mais cela ne saurait cacher que, par ses propres écrits, en cours de publication, Warburg a totalement modifié la vision de l’histoire de l’art, en indiquant la voie qui permet de retrouver dans les arts figuratifs la «concrétion» d’une civilisation tout entière, en prêtant attention aux mythes, à la magie, aux symbologies religieuses ou astrologiques, en ouvrant l’histoire de l’art à la science et à l’anthropologie, à la sociologie, à la psychanalyse.
En 1895, Aby Warburg fait un voyage au Nouveau-Mexique, et entre en contact avec les Indiens Pueblo. Il est très frappé par leurs cérémonies notamment le «rituel du serpent», où, au cours d’une danse masquée, le serpent vivant est «initié» et mué en éclair, annonciateur de la bienfaisante pluie , ainsi que par le pouvoir qu’ils attribuent aux images, et a l’impression de rencontrer une culture située entre magie et raison, où causalité logique et causalité fantastique restent en synchronie. Du matériau recueilli, il ne fera rien, hors quelques expositions de photographies.
Assistant d’Eugen Bleuler, ami et «fils spirituel» de Freud, mais aussi de Carl Gustav Jung, Ludwig Binswanger sur la pensée duquel travailla Michel Foucault établit dans l’approche du trouble mental une «révolution philosophique», puisqu’il y intègre la phénoménologie de Husserl et l’ontologie fondamentale de Heidegger, créant ainsi une «analyse existentielle» (Daseinanalyse), une analyse de l’ être-au-monde capable de reconnaître les modes qu’a l’homme de se rapporter au monde et aux autres, au nombre desquels entre la maladie mentale. Il détruit l’idée que le malade appartienne à un monde lointain, éloigné et radicalement séparé du monde normal, et interprète l’aliénation comme tentative ou seul projet possible d’habiter le monde.
A l’époque où il soigne Warburg, Binswanger n’est pas encore Binswanger, et laisse voir quelques attitudes psychiatriques réductrices ou objectivantes mais aussi la percée d’une «communication existentiale», fondée sur l’écoute et l’empathie. Dans une lettre au philosophe Martin Buber, il distingue guérison (Heilen) et salut (Heile), thérapie et soin de l’âme (Seelsorge). On ne sait s’il a guéri ou sauvé Warburg. Aussi, dans la Guérison infinie , est-ce surtout la personnalité d’Aby Warburg qui émerge. Celui-ci est persuadé que sa guérison coïncidera avec la possibilité retrouvée de se consacrer à son travail scientifique. D’où le pari, formidable, qu’il lance : pour (é) prouver sa guérison, il demande l’autorisation de faire une conférence à la clinique, «devant un public de non-spécialistes» . Il la donne avec succès le 21 avril 1923. Elle porte sur le «rituel du serpent» et exploite tout le matériau anthropologique recueilli lors de son voyage chez les Indiens, vingt-six ans auparavant. De cette conférence, qui explore les origines du paganisme et de la magie, jusqu’aux liens avec l’art du Quattrocento, Ernst Gombrich dira qu’elle «contient en réalité la formulation la plus explicite que Warburg ait jamais donnée de ses idées» .
Peut-être la maladie mentale avait-elle donné à Aby Warburg une capacité nouvelle de scruter les abîmes des états «primitifs» dominés par la nécessité de vaincre les peurs ancestrales, connues des civilisations comme de chaque individu. Il était certain, en tout cas, qu’à les décrire, il aurait retrouvé son équilibre. S’est-il sauvé ? A-t-il guéri miraculeusement de sa schizophrénie, ou, plus certainement, de son «état mixte maniaco-dépressif» ? Il sort de la clinique le 12 août 1924. A son frère Max, il écrit : «Voilà un symptôme clair que ma nature veut encore une fois se tirer elle-même de ce marécage.»
(1) Cf. Georges Didi-Huberman, «L’Image survivante. Histoire de l’art et temps des fantômes selon Aby Warburg», Minuit 2002.
WARBURG-MIROIR 2008
contact Warburg
Ghost song
Les Mudheads se produisent dans des intermèdes comiques souvent obscènes.
Ils portent un masque de coton enduit de boue dans lequel s’ouvrent des orofices circulaires protubérants remplis de coton brut, de graines et de poussière prélevée dans les empreintes des pas laissés par les Indiens autour du pueblo:
Ils mangent, ils mendient et boivent de l’urine, se goinfrent et se livrent à des obscénités de façon désordonnée.
Ils se fouettent les uns les autres, arrachent des pans de leurs vêtements, s’arrosent d’eau sale, adressent des remarques salaces aux spectateurs et jouent des saynètes comiques avec des ânes et des chiens. Ils racontent des histoires pour quelques épis de maïs sous les coups de fouet sévères de personnages masqués, s’aspergent de sang, urinent les uns sur les autres, se mortifient avec des branches de cactus…. ( J.F.Fewkes/ Tusayan Katcinas)
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