Le post d’Accidental mysteries aujourd’hui est purement hideux.
Il ne manque qu’un masque venitien en porcelaine et hop.
"Dans la vie on devrait tout essayer sauf l'inceste et la danse folklorique" Christopher Lee
Le post d’Accidental mysteries aujourd’hui est purement hideux.
Il ne manque qu’un masque venitien en porcelaine et hop.

les beaux gosses
Avouez que c’est quand même assez dégueulasse.
On a pas passé minuit une, qu’arrivent les solutions pour revendre ce que l’on a dépaqueté 30 secondes auparavant.
Bon, je suis épargnée totalement. Mais quelquefois encore je reçois des cadeaux qui m’ émerveillent. Mais cette stupeur est d’une nature particulière:
Pourquoi, lui, elle, eux, qui me connaissent si bien m’offrent ça.:Ce truc d’un écossais douteux, cet objet qui ne peut avoir aucune place dans ma vie… Cette forme qui …
Je me suis dit à ces rares occasions::
Mais quelle est donc l’image que j’envoie pour qu’elle se transforme en un objet que je regarde sans le reconnaître. A ce point là!!! ( Comme lorsqu’un clown se saisit d’un objet connu de tous et qu’il l’examine comme si c’était un truc incroyable, .)
Je ne sais pas pourquoi Noël est toujours une pression.
Même si on ne veut pas, même si on fait la sourde oreille, même si on se dit » ce sera un repas comme un autre » et bien , c’est Noël.
Avec cette atmosphère un peu « buée » un peu étouffement.
Tout s’est bien passé et j’étais contente.
E. avait apporté presque tout le repas et c’était DE-LI-CIEUX

25-12 16h/c
S. va beaucoup mieux et on a beaucoup ri.

25-12 16h/a
Mail à D.
Hier appel d’Efisio et je parle à toute la famille: Roberta, Lella; Stefano, Paola etc: Auguri…
Appelle la famille Feles..
SMS de Cindy, de Merielle, de Bec, de G. de M. de Londres…
Promenades à pieds. Pluie battante du 24 boueux sur les Champs Elysées désertés. Baraques fermées. La grande roue vide aussi.
Marc a triché et fait des cadeaux.
Je suis contente d’avoir « evadeo », pour trouver sa route même quand il n’y a plus de route ». Pour le VTT et les bois c’est bien. Reste à télécharger les cartes etc….
Et pour terminer la journée, je regarde « Les beaux gosses », qui est vraiment drôle et qui redonne foi en une certaine fraîcheur .
Pas de morale ronron et un casting vraiment réussi. Les garçons sont vraiment bien choisis.
J’attends le coup de fil de C. qui fait la queue au petit guichet pour La grande magie de E. de Filippo.

Voilà. Vu. C. a pris 3 places au poulailler et nous avons dévalé 2 étages pour atterrir, grâce à une ouvreuse dans de bons fauteuils avec une bonne visibilité comme on dit.
J’ai bien aimé. Pour le moment pas grand chose à en dire.
Si ce n’est que tout cela est bien moins léger qu’il n’y paraît.
On retrouve Fanny à la sortie. Puis je les laisse ( C. et Azedine) et remonte à la maison après l’achat d’un bouquin sur les Pôles.
Thé à la Tour d’Auvergne ( à défaut d’aller à la Porte du même nom)
puis thé à la maison.


A mon avis, l’addition vient vers la page 37!!!
Je pouffe souvent de rire en lisant—en relisant— « Prières exaucées » et surtout » des monstres à l’état pur » qui est un titre magnifique.
Les portraits des célébrités évoquées sont désopilants: La veuve, Alice Toklas avec sa moustache, Cocteau, Marie-Laure de Noailles et tous les gigolos, camés, sexes gigantesques, nymphomanes ets.
Découvrir si tardivement que Paris n’est qu’à 15mn de la mer , est la meilleure nouvelle de cette fin d’année. On y est allés en décapotable, par une route étrange qui était en sens interdit des deux côtés. Sur ma droite, elle était belle cette grande crique avec son sable blanc.
—On se baignera.
Je ne vous dis pas qui était le chauffeur.
Car personne ici ne sait garder un secret.
C’est à dire que là, au moment ou je regarde tout ce bleu, je ne sais pas qui conduit. C’est le visage numéro 1. Il est un peu comme un Bacon. Et il est prêt à se transformer à chaque instant.
Un château immense. Un jardin . Là des chaises longues et pleins de gens très snobs, et mondains. On nous regarde, Jean-Claude Brialy—du Genou de Claire— et moi.
Je m’étends aussi mais je n’ai pas de lunettes de soleil. A côté de moi , une fille qui semble âgée mais en réalité elle est très jeune
moi à Jean-Claude:
—J’ai pas du tout envie de parler à cette fille. Elle est du genre chien-chien. Elle va me barber avec des histoires de cadeaux et de fringues…
Jean-Claude
—Fais un effort, c’est une journaliste de Match. Elle fait toutes les pages du milieu, de la 30 à la 50…
—Ah… Les pages du milieu, c’est important…
— Tu parles…
On y a juste passé la journée.
Je me suis dit qu’on y retournerait avec R.
Ca prend si peu de temps et il n’y a personne sur la route interdite.

Soirée délicieuse avec D.
Cherche taxi=rien et me décide pour le métro direct.
C’est magnifique le métro:
Homme à chapeau crêpe café au lait genre marché bio; A mon avis il lit la vie sexuelle de Calvin.
En face de moi un mec à bonnet rayé. Il est , en mieux ou moins bien, les clown russes , les Jigalov que m’a fait connaître MM; ( Lien demain) Il me fixe puis décroche son regard ailleurs en parlant sans le son….
Un jeune garçon de 15ans.
Sortie Pigalle. je m’esclaffe:
—Wher did you…
—In Italy
—Ma da dove vengono « ste « scarpe bellissime »?
Ce type a les baskets argentées dont je rêve. Les plus belles du monde.
On dirait qu’il a des scarabées aux pieds, des élytres, des trucs pas vrais
Normal, c’est un italien.
Bedbed

Jean Stanislas, baron de Frascata
Et maintenant les instruments de bruitage pour Tea-Time


En arrivant chez C. j’ai l’étrange impression d’avoir déjà vécu ce moment .
Il y a dans la pièce une odeur de cuisine, et une fille qui fait cette cuisine.
La fille va déjeuner sur la petite table.
Elle lit un livre en Japonais
Elle est Japonaise. Elle a ôté ses chaussures.
Sa valise est dans l’entrée.
Cette fois ci, le plat est à base de poulet et pas de poisson comme c’était sévèrement le cas la fois dernière .
Nous commençons à travailler dans les vapeurs d’encens réparateur.
—Quand même j’avais dit que je travaillais ici à 14h. Et elle est là. Elle se fait à manger!!!
On rit en concluant qu’il y a des gens pas très bien élevés.
On rit encore en regardant la bouteille d’alcool offerte… avec le prix de dessus
On s’amuse dans la recherche de bruits de perroquets, grondements, bruits de tasses que nous enregistrons » à la manière »
Je me dis que j’absorbe pas mal de temps à C.A, qui en plus est dans un trip Noel en famille et comme il se doit songe aux cadeaux.
Nous marchons jusqu’à Pigalle où il fait l’imbécile, comme Buster Keaton déguisé en Kafka ou plutôt le contraire.
…………………………………
Moi je suis contente de rester ici ,
S. arrive pour quelques jours le 24 et ; M.E.C. et A. / Puis M.T…
Je suis contente et de bonne humeur malgré les bricoles quotidiennes ( déception d’une amitié qui s’écorne, voisin d’Argenteuil-le frère du collabo qui m’avait fait convoquer à la police-et qui décrète que mon vélo le gêne!!!. )
Maintenant ça m’amuse: Lasciare perdere.
R. me dit: Mais tu t’en fous tu t’en fous.
Ca matin j’ai dessiné. C’est la bazar à la Gare Saint-Lazare. Un monde….
J’observais deux personnes se télescoper se regarder un instant sans que l’une ou l’autre ne s’excuse…
Bref je suis contente de ne pas être soumise aux vacances, drôles de bêtes dont je n’ai pas besoin. ( —Ben oui vous êtes en vacances toute l’année…)
R. ne pense qu’à travailler. C’est très bien ainsi.
Moi aussi.
Hier « Raoul » au théâtre de la Ville.
Bien sûr c’est parfait, il est hyper fort.
Mais je me disais ( j’ai vu tous ses spectacles) qu’il y avait comme un parfum de redite et de suranné.
C’est à dire qu’il y a des images magnifiques ( la méduse, le monstre marin, la grande crevette sont géniaux et puis à la fin, le fond sans fatras, sans 10000 accessoires… )
Mais si l’on change de paysage et d’histoire, la gestuelle danseur, mime acrobate , je la reconnais et n’en suis pas surprise.
Je regrette le hanneton, plus rèche, plus inattendu. C’était réellement génial et les abysses aussi. Au revoir parapluie ne m’a laissé qu’un vague souvenir.
Et puis les objets sont un peu pittoresques ( le phono-vieux phono; la cadre dans lequel on met la tête, le bidon de fer rouillé, etc…)
F. lui s’est carrément ennuyé. C’était sa première fois; Dommage.
Et dans la main de la gantière tremblait la main du Brésilien
Pranzo di ferragosto/ Gianni di Gregorio ( dans le coffret des DVD Cesarisables )
Je reste un peu sur ma faim. J’aime beaucoup le début, la lecture des 3 mousquetaires, et l’histoire qui est singulière.
J’aime bien ce film mélancolique, mais il y manque je ne sais quoi. C’est un peu… boiteux.
C’est probablement ce qui fait aussi son charme.
A la fin on a bu un paquet de bouteilles de vin blanc ( comme dans la nuit de l’iguane!!!)( et ce qui n’est pas pour me déplaire )

J’ai comme l’impression que Gdi G a tourné des choses qu’il n’a pas gardées. Montage-dommage ????
Hum

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Vous serez notre guide
dans la ville splendide
et nous irons partout
nous visiterons tout
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j’ai terminé . C’est magnifique. Quant aux descriptions, n’en parlons pas.
C’est un livre envoûtant qu’il faudrait lire d’une traite ce que je n’ai pas fait.
Parfois un peu monotone. On est plongé en permanence dans des couleurs des vagues et des paysages ( c’est prodigieux d’ailleurs cette façon de décrire la couleur), on est porté par l’air, le vent, secoué par « les baleines ».
Peu de personnages ( l’homme au boutons de diamant, le millionnaire Marshall, le capitaine Nicholson, le singe Lanka…)
Je sais mal en parler. c’est vraiment une histoire de sensations .

Pour oublier cette production, j’achète sur itunes la VP et oublie les vilaines images de l’autre jour. J’en parlais à X. et lui disais que ça, des costumes pour Offenbach je sais faire.
A vous baron, a vous baron
Pardieu je vous ferai raison…..
On était bien partis mais la neige tombait vraiment trop et on a eu peur de se retrouver dans des embouteillages glissants de retour. Bon. moi qui voulais envoyer des Photos à Bogota;;; Râté.
Finalement on est rentrés sans être descendus de voiture. Pas le courage d’aller à A. Je vais poursuivre Consuelo 2. et renouveler mon stock d’images.
Il faut aussi que j’écrive à D. pour le projet d’expédition



Peary

Kubin
Ce que j’aime juste lorsque je me réveille , c’est tendre l’oreille et aux micro indices; deviner la qualité de l’atmosphère..
Au bruit, savoir s’il pleut et en ce moment puisque c’est plutôt la neige qui est à ma mode, guetter cet indescriptible sentiment de feutré, d’étouffé.
Au moment où j’écartai le rideau , il y a eu un grand CroaCrAAAAA de corbeau, et je l’ai vusans le voir j. Vu son bec qui se refermait, et son corps noir.
Je buvais mon café et les premiers flocons sont tombés, dont un gros qui ressemblait à un bout d’ostie

C’est lorsqu’on croit qu’un ami vous appelle , et que c »est un SMS de SFR qui arrive…
Anonyme Français du 21
Je retrouve mon magnifique pull de pompier et l’offre à Camille qui l’adore illico presto.

Je me dis des trucs en marchant puis je les oublie.
Oui. Je me demandais si on pouvait se fabriquer des vêtements avec des motifs qui bougent, des vêtements animés?
Je me dis que je vais me dessiner des cheveux faux et sortir comme ça.
Je me disais aussi que j’avais connu une Nicole Stéphane qui ne correspond pas à ce qu’on me dit d’elle ( quand je trouve quelqu’un pour m’en parler , ce qui est rare ) .
Je pense à cette réflexion un peu limite, de X, une femme qui avait lu mon manuscrit , « je vous écrirai après votre mort »:
— J’ignore qu’elles étaient votre relation…
Discrètement évoquée la possibilité d’ homosexualité…. Pffff….
Dans ces cas là j’ai toujours envie d’être crue, et je le suis mais dans ce que je me dis en voix de tête , en silence.
Le vent souffle dans ma bouche, le mot veut sortir, se cogne à une dent, ne trouve pas d’issue, reprend de l’élan…. et mon sourire pendant ce temps est intact….
Mais si un seul de ces mots terribles sort, ensuite c’est la porte ouverte à l’horreur, l’achat du flingue et en route pour Elephant.
Ca m’exaspère ce genre de choses.
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Mais je n’avais pas envie de parler de N.
Je suis passée au Cine-reflet, ou D.D signait son livre.
Le marron glacé associé au thé rouge est une merveille. C’est dit, je replonge. J’avais oublié le délice de ces éclats enrobés de sucre, éclats flous et d’un châtaigne mat sous une couche de glace.
Demain j’en achète et je mange tout d’un coup. Juré.
Je trouve en rentrant « Prières exaucées » de Capote. C’est C. qui l’a déposé avant de partir. C’est un cadeau. Mais un cadeau à un moment spontané.
On ne s’occupe pas de ça. Ce n’était pas si facile à mettre en place, ça— le pas de cadeau à l’époque des derniers Noêl à Amiens— mais c’est réglé et c’est formidable ce détachement.
LI-Bé-Rés
SMS de Guillaume. Hum, j’espère que ça ira. ( ça ne va pas…)
Piscine ce matin. Eau délicieusement chaude après le froid du vélo.
En rentrant je croise R.
—Attends moi, je vais poser mes palmes
Et nous nous promenons bien emmitouflés, dans le quartier. Montons la Rue Lepic. J’achète une sorte de cake aux fruits rouges délicieux, dans cette pâtisserie qui ne fait que des tartes ( Tiens j’entends la voix d’A. me dire que je parle de comestibles…)
J’achète un morceau de Saint -Nectaire , et en le goûtant, son pelage gris me fait vraiment penser à une petite souris.
Pas une souris dégoûtante. Non,une souris de souricette, de conte de fée.
Attendez j’ai les preuves…

(c’est mon dessin copié sur un album du père Castor avec le vilain bonhomme rouge…)
Une souris avec pas de sang à l’intérieur et surtout pas une queue repoussante et qui n’a jamais mangé de miettes sales ou des machins comme ça.
Ma souris de quand je copiais,c’est DJ Saint -Nectaire et copier c’est ce que jamais je n’ai cessé de faire.
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Tel de G. qui part au Mexique
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Ci après Skype-démonstration : Comment je m’habille lorsqu’il fait -3. Pour Manuella qui arrive de Bogota Lundi

1 manteau+mouffles

Pantalon ( Gratte-c realisation Astrid+ veste à carreaux neuve laine= 3 euros + cagoule clé des marques 10 euros + chaussures de boxeur dernier voyage N.Y)

J’oubliais l’essentiel: + manteau laine, cashmere et soie de quand j’étais riche: chez Sibilla -rue JJ Rousseau et qui n’existe plus, 12000 balles il y a 20 ans… (Mais quand on réfléchit c’était un très bon investissement à 10 euros par mois )
Bon il y a R. qui m’a commandé une épée pour le diable.
Ce soir en dînant on a décidé d’aller à Versailles demain matin; Ce que j’aime ( dans la chambre il répète….), c’est que probablement on n’ira pas, pas plus qu’à l’île de Ré la semaine prochaine, pas plus qu’en Italie bientôt…!!
J’aime bien.
Bon; regardons ce que contient ce lourd coffret des Cesar, de 5 kg
100 grammes s’il vous plait

Ce matin théâtre Tristan Bernard pour assister ,sur l’invitation de Guillaume, aux travaux des étudiants de chez Perimoni.
Je suis agréablement surprise.Ce n’est pas facile de jouer un texte que l’on a écrit …
Je pars vers midi, très, très TRES fâchée par l’accueil , si on peut dire accueil, de E.
J’en ai ri après , j’en ri mais j’étais tellement en colère que j’ai cru partir tout de suite.
Fâchée le le suis et je crois pour un moment.
J’ai dû mal comprendre la hiérarchie dans le monde de l’apprentissage (?) du théâtre; A dire avec une voix de basse et en lançant le bras droit en avant.
Puis vaille que vaille, direction Argenteuil où il faut avoir fait de la danse pour tenir debout.
Hollyday on ice, n’est qu’un pale ersatz de figures entrevues:
Un type descend de sa voiture et disparaît sous elle . ( c’est maintenant que je ris… )
Certains endoits ne sont pas dégagés et sont brillants de glace. Ca caille un peu dans l’atelier , mais curieusement ça va. Thé chez D; On rit beaucoup d’histoires de gens, de fâcheries, de malentendus et … de bossus.
Demain, j’irai au Reflet M pour le livre de Dominique et avant il y a la mission « Cesar », aller chercher les 5 kilos de films, avec mot de passe, carte d’identité etc….

Les Krims
COPENHAGUE: la cata
Et cette nuit la chemise dont les poignets sont en lambeaux ( je l’avais achetée il y a 100 ans à Rome) à l’aéroport de NY ( j’entre chez un chemisier pour hommes et en commande d’autres ).
L’homme me demande pourquoi je ne les achète pas à Milan.
J’ai peur de râter l’avion etc… Standard des aéroports, oubli de passeport, de sac, etc…



Note
Elluin, François-Rolland (1745-1810)

Passé la nuit en Belgique.
Nous sommes avec C. et son père. La nuit tombe et il faut repartir par le chemin de montagne très dangereux. Ma mère est à mon bras et C. dormira au Grand hôtel, où il y a un carré d’herbe verte…
Je me réveille sans chemin et sans mère mais avec la neige qui vient dans doute du décor de montagne de la nuit.

Oh la la..; Déjeuner « professionnel » comme elle le dit en riant, chez D. océanographe.
Elle me propose de penser à une participation à un voyage au Pôle Nord en Août. Un mois et demi.
Départ Shanghai sur un brise glace.
400 personnes à bord.
Je suis un peu tétanisée. Apeurée. Enthousiaste, tout mélangé. Contente.
Ensuite difficile de me concentrer pour travailler.
Hum.
Hum
Côté voyage, j’abandonne l’idée de N.Y avec F., A., et V.
C’est à dire que tout simplement l’idée de vacances ou de tourisme ne me vont pas.
C’est peut être stupide. Mais aussi il y a l’appartement, la signature, la visite médicale pour le crédit, etc. puis l’expo organisée par DP qui commence le 16 ou un truc comme ça.
Tom au lit avec la fièvre. O. annule des RV car son bébé est hospitalisé. J’espère rien de grave. La fameuse grippe?
De retour d’A et en voiture cette fois j’écoute Mia Hansen-Love qui a largement oublié d’être sotte.
J’ai poursuivi la lecture du journal inédit de Sade, assez ennuyeuse je dois dire et tellement obscure. Pleine de chiffres de dates, de signes :
Dans l’édition que j’ai, par exemple il y a ceci: Le 4 au soir idée ;;; ( un rond avec une barre en diagonale) -la 82 ème de nombres de personnes
donc des d’associations arithmétiques, des décomptes…. Ca c’est intéressant.
Cette opération eut lieu à l’époque juste de 6 ans et 3 mois du total de ma détention, et de 4 ans 6 semaines de Charenton, 4 ans et 39 jours…

Ah oui. Il y a un bon restaurant Coréen au 5 rue de La Tour d’Auvergne.
C’est une petite salle, avec rien au mur, ce qui est reposant. Il y a 4 entrées délicieuses, puis un plat au choix. Miam miam. J’y suis allée Lundi avec A. qui se bat , qui se bat mais ce n’est pas facile. La pièce de Curtelin est drôlement bien mais elle n’a les droits que pour un an. ( Petits meurtres ou un truc comme ça )…
Oui hier mon Brésilien- j’ai -de- l’or était quand même un peu mince… Et quelle que soit la situation, la pièce, l’époque, que l’on veuille même s’en moquer:
LE MASQUE VENITIEN doit être banni.
Il est IMPOSSIBLE d’utiliser cette saleté aussi touristique que fatale. Et les mannequins genre vitrines années 70= PAREIL. Du balai.
Il va encore faire bien chaud dans mon atelier et avec un peu de chance on frôlera le 16. Ces jours ci je redeviens perplexe. C’est toujours une alternance frénésie et doute, enthousiasme et à quoi bon. Là je serais plutôt en phase 2. Peut-être est ce le moment ( en hiver et ici) de me replonger dans Nicole Stéphane; de réécouter .
Mais j’avoue que la perspective d’un film-tiroir, comme est dans le tiroir « L’homme de dos » toujours pas mixé, ne me transporte pas. Il faudrait aussi reprendre un peu le livre, pas grand – chose mais un peu. Vraiment je ne voudrais pas que Nicole tombe dans les oubliettes et je suis la seule à avoir tous ces moments.
De fil en aiguille j’arrive sur un site de contre-ténors , et ça me donne un coup de blues. Cette longue liste de noms-Abrams Jason, David D’or, Mateo et Khodr toutes ces voix tous ces gens avec pour la plupart leur voix qui reste bien à l’abri dans leur gosier
Là où l’on commence par une partition de Porpora, tiens tiens.
Oui tout cela me rend triste . Il est temps de switcher rapidement. C’est vital

Bon. Je ne parlerai qu’en Private de La Vie Parisienne, vue hier soir.
Ce que je peux dire c’est que toute cette équipes est vraiment sympathique. Mais comme j’étais invitée et pour ne pas m’attirer de foudres, je réserve mes conclusions à mes propres oreilles.
Il est évident qu’ Offenbach me réjouit toujours mais qu’il faut de sacrées pointures pour l’interpréter , qu’i faut un souffle, presque quelque chose de monstrueux de TROP.
Bon, bon, je me tais…
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Nous vivons avec le diable et R. qui essaie rires et petits pas pour ce rôle. Ce soir nous devions aller voir La vie Parisienne et comme on vient de l’appeler pour répéter, c’est C. qui prend sa place
Donc pour ce qui est de la fin de soirée aux Noctambules, la vérité est que l’on n’osait pas partir.
Quitter le navire des Gars d’Menilmontant, en fait la barque d’un seul gars, ça nous faisait de la peine à C. et à moi.
Mais quand faut y aller….
On a dit au revoir Monsieur Jojo, bravo Monsieur Pierre et on a glissé dans le froid du boulevard, on a tourné dans la rue de la fourchette à escargot ( toujours en place ce matin, comme une arme lilliputienne )et on est allées se coucher
.






Je me disais dans le couloir du métro que la fille devant , dont je ne voyais pas le visage, la fille de dos avec un chapeau et une écharpe mauve parlait aussi fort au téléphone, que je lisais-pas fort- mon livre en marchant.
J’éprouvais une antipathie certaine pour ce manteau de laine gris qui m’empêchait d’entendre le rire de Jacqueline de Romilly …
Et voici qu’elle me précède dans le compartiment, que je me place comme je peux avec mon sac en bandoulière, découvre sortant de l’écharpe violette un sourire agréable et un beau visage.
Une autre personne.
La première, la mauve au téléphone, la deuxième la violette au sourire.
Bon. J’ai pas mal joué, le terrain devient plus petit que lorsque j’ai repris et mes gestes sont plus amples.
En plus j’ai davantage d’assise .
Bon.
Peu de personnes viennent dans mon atelier –antre maudit de mon désespoir !!!!!-
C’est comme ça.
On ne peut pas dire que je provoque ce genre de situation. La différence maintenant est que si on me demande, je réponds plutôt oui sans changer de sujet de conversation ou trouver je ne sais quel prétexte.
Et même que ce n’est pas si désagréable. C’est ce que je me disais ce matin. Ca fait pas mal.
Ce qui est horrible c’est quand on sent que l’autre a besoin du numéro de singe savant, que rire est impossible, etc..
Quelquefois j’ai envie de me scotcher la bouche à l’envers pour être bien certaine qu’on me trouve intelligente.
L’intelligence est incompatible pour certains, avec le rire, une certaine sympathie , le sourire, l’enthousiasme. ¨Etre intelligent , c’est donc être désagréable, l’artiste chiant , jamais content, sinistre. Moi ça me fait rire l
Bref, j’ai passé un bon moment, simple, enfin normal à mes yeux. Sans ronds de jambes. C’est reposant…
Mais après une visite il m’est impossible de travailler. Alors en revenant de la gare, je croise Fred qui range son stock de bouquins et fouine.
—T’as la revue Bizarre?
—Non, mais j’ai des Pauvert ,là, dans cette caisse.
—Sade?
—Il m’offre le journal inédit. Puis je passe là et là en commentant, et on rit. Je retrouve dans une caisse un vieux catalogue de M.G qui était aux Beaux arts assistant de L.N…. Sans commentaires.
Par contre commentaires en découvrant un texte de C.M ( chut, Claude Mollard).

Actuellement
Conseiller-maître à la Cour des Comptes.
Expert culturel.
Photographe.
Je raconte l’histoire qui il faut bien le dire fait bidonner tout le monde, celle où C.M croisé dans une expo me dit:
_ Vous savez?
—…
— Je suis devenu artiste… et j’ai aussi un nom d’artiste; Claude-Charles Mollard…
C’est une révolution, il faut en convenir.
Je suis un peu méchante, mais comme il m’avait dit avec beaucoup de tact que j’avais vieilli, ce qui est exceptionnel ( d’habitude en 20 ans on ne change pas)… Je me rattrape!!!
Hum hum. Les vocations tardives existent , j’en conviens mais là.
Je pense à Jacqueline de Romilly et son bouquin délicieux.
Les autre sont pathétiques. Nous mêmes le sommes. Ce qui est important c’est de ne pas être dupes de notre ridicule.
Je me disais bien qu’il avait troqué la flanelle pour le velours et une coupe de cheveux plus longue… Oh là là…. Et content de lui en plus.
Bref. J’ai trouvé le programme du casino de Paris, avec R. qui pose aux côtés de Saint-Laurent, Cesar, Zizi Jeanmaire etc. Il me l’offre aussi et je l’ai posé sur le bureau de R.
Hop je reviens j’ai un truc à faire…
Le truc c’était les courses, car R. finit de répéter tard et que je ne suis pas là ce soir.
Ma soirée ne pourra ressembler en rien à ces moments passés avec C. aux Noctambules. On voulait (re-)voir Pierre Carré, car il avait été longtemps souffrant

La première salle de Noctambules est un salle de bistrot normale. Un garçon les yeux vagues, gentil quand on lui parle, la patronne au cheveux gris derrière la caisse, souriante avec nous.
Le sanctuaire, c’est derrière, dans l’obscurité. On s’avance.
Description:
A gauche côté bar sur la route du temple, une fille black devant un verre de je ne sais quoi sans alcool
sur un tabouret , un mec.
Passage du Styx: Personne, sauf un type devant une grande bière qui de temps en temps se raidit et fait des petits gestes avec les mains, comme s’il se parlait tout seul en langage des signes.
Plus tard en pouffant discrètement , on l’appellera l’echo puis l’ombre, car il nous fixe -mais vraiment-et c’est dur de ne pas éclater de rire, puis on a l’impression qu’il copie nos gestes.
Pierre et au fond, avec Monsieur Jojo.
Il entame ses standards ( chansons montmartroise ect, Gégéne et tout)
Il a l’air content. Sur la photo que j’ai trouvée , c’est du gâchis car on ne voit pas sa chemise rouge à jabot.
Il est souriant et ne découvre aucune dent.
C’est il faut bien le dire un peu triste. Il toussote puis reprend du poil de la bête et vient vers nous avec le micro pour que l’on puisse chanter Pi-ga-leu…
Quoi qu’il en soit, j’adore ça. Et même s’il y n’y a pas un chat et si les consommations sont bien trop chères ( 18 euros pour un verre d’assez mauvais bordeaux et une petite bouteille de cidre), c’est vraiment un monde qui disparaît.
Bon, j’ai perdu ma suite et fin et je n’ai plus le courage de la reconstituer.