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	<title>tasse &#8211; H.D</title>
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	<description>&#34;Dans la vie on devrait tout essayer sauf l&#039;inceste et la danse folklorique&#34; Christopher Lee</description>
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		<title>La tasse</title>
		<link>https://helenedelprat.com/2017/12/la-tasse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[delprat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2017 15:30:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BLOG]]></category>
		<category><![CDATA[HD]]></category>
		<category><![CDATA[NS]]></category>
		<category><![CDATA[tasse]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce serait un récit .On verrait d’abord une image . Une tasse. Une tasse posée sur un fond noir. Un tasse filmée du dessus. La tasse est blanche ce jour-là. On ne peut pas deviner que c’est une tasse à ornements bleus.On ne peut pas deviner que le fond est une table sombre. La tasse est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Ce serait un récit .On verrait d’abord une image .</p>
<p style="text-align:justify;">Une tasse.</p>
<p style="text-align:justify;">Une tasse posée sur un fond noir. Un tasse filmée du dessus.</p>
<p style="text-align:justify;">La tasse est blanche ce jour-là. On ne peut pas deviner que c’est une tasse à ornements bleus.On ne peut pas deviner que le fond est une table sombre.</p>
<p style="text-align:justify;">La tasse est remplie.</p>
<p style="text-align:justify;">Si l’on ferme un peu les yeux, c’est une figure géométrique que l’on voit: trois cercles concentriques, un disque foncé sur un disque blanc , lui même posé sur un disque clair.  Fond noir.</p>
<p style="text-align:justify;">On ne voit pas de table. La table c’est le fond noir.</p>
<p style="text-align:justify;">On voit alors la tasse comme on verrait une cible. Plutot comme un rotorelief.</p>
<p style="text-align:justify;">Un rotorelief en porcelaine blanche à fleurs bleues invisibles.</p>
<p style="text-align:justify;">Un rotorelief à l’arrêt.</p>
<p style="text-align:justify;">Cette tasse devant moi. Je n’y ai pas encore touché.</p>
<p style="text-align:justify;">Je lui préfère celle que j’ai appelée un jour de Novembre, la tasse miraculeuse.</p>
<p style="text-align:justify;">On dirait une auréole peinte , une grande ostie imprimée. La cuiller à gauche de la tasse est toute plate,</p>
<p style="text-align:justify;">Miraculeux vraiment ce cheval scintillant, en plein galop dans le fond de la tasse. Hypnotique . Il galope à la page du 14 novembre 2005 dans mon journal.</p>
<p style="text-align:justify;"> l’anse à droite est presque à la place de la tête de l’animal.</p>
<p style="text-align:justify;">Il tourne pour l’éternité au coeur de l’ordinateur. Cette  course pour toujours jusqu’à “après”me rend folle, ces ruades, ces pattes arrières, ces sept images qui se succédent.</p>
<p style="text-align:justify;">A côté de la sous-tasse quelques grains de sucre. Une petite cuiller à gauche , puis à droite. Parfois ma main prend cette cuiller, délicatement.</p>
<p style="text-align:justify;"> La cuiller est posée sur un morceau de sucre fondu.</p>
<p style="text-align:justify;">La tasse contient un liquide noir. Il peut être clair ou épais. Le liquide se boit souvent chaud.</p>
<p style="text-align:justify;">Je l’aime brûlant et pas trop fort. Certains ajoutent du sucre ou un peu de lait; je n’aime pas le lait.</p>
<p style="text-align:justify;">Je le bois  s’il n’est pas amer. Je ne le finis jamais. Jamais.</p>
<p style="text-align:justify;">Parfois je ne le bois même pas.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais j’ai  le plaisir de le préparer, de le servir, puis de l’abandonner.</p>
<p style="text-align:justify;">Lorsque je vais lui rendre visite, elle a préparé les tasses.</p>
<p style="text-align:justify;">Chaque fois elles sont différentes. Posées ou non sur un petit plateau.</p>
<p style="text-align:justify;">Le rituel est de boire puis de parler.</p>
<p style="text-align:justify;"><i>”Moi, immobile j’attendis jusqu’à ce que ma mère vint boire le sang noir.”</i></p>
<p style="text-align:justify;">C’est ce qu’Ulysse dit après s’être adressé ainsi à Tiresias:</p>
<p style="text-align:justify;"><i>Je vois là devant moi, l’ombre de ma mère défunte.</i></p>
<p style="text-align:justify;"><i>Elle se tient muette près du sang, et n’ose pas regarder dans les yeux de son fils, ni lui parler.</i></p>
<p style="text-align:justify;"><i>Dis moi, seigneur comment me faire reconnaître.</i></p>
<p style="text-align:justify;">Tirésias répond ainsi<i>: </i></p>
<p style="text-align:justify;"><i>La chose est simple à dire et à faire comprendre:</i></p>
<p style="text-align:justify;"><i>Tous ceux des trépassés auxquels </i><b><i>tu donneras licence de s’approcher du sang</i></b><i> te parleront selon la vérité/</i></p>
<p style="text-align:justify;"><i>Ceux que tu écarteras redescendront.</i></p>
<p style="text-align:justify;"> Je me dis parfois, que la tasse à chaque fois préparée contient “le sang noir”.</p>
<p style="text-align:justify;">Qu’ainsi je peux entendre. Qu’ainsi d’autres me voient et m’entendent moi aussi .</p>
<p style="text-align:justify;">Cela signifierait aussi que je suis plutôt mort que vif, et que c’est moi qui suis aux Pays des morts/ . Je ne m’y vois pas trop à vrai dire au Royaume des défunts;</p>
<p style="text-align:justify;">L’idée ne me plaît qu’à moitié. Elle me fait rire à moitié. Elle me fait rire jaune.</p>
<p style="text-align:justify;">Aux Enfers à  mon insu&#8230;Je ne peux y croire.</p>
<p style="text-align:justify;">Je n’y ai vu personne. Il n’y a personne. Je n’ai pas vu  l’ombre de ma mère, je ne l’ai pas entendue. Elle n’est pas là.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est une visite aux vivants qui se prépare donc.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce serait un récit .On verrait d’abord une image .</p>
<p style="text-align:justify;">Un portrait.</p>
<p style="text-align:justify;">Quelqu’un serait assis devant un fond. un rideau .</p>
<p style="text-align:justify;">Un homme ou une femme, un enfant peut être. Les mains sont crispées semble t-il .</p>
<p style="text-align:justify;"> Le visage est enfermé dans une sorte de cagoule blanche à oreilles.</p>
<p style="text-align:justify;">Les yeux sont deux trous noirs.</p>
<p style="text-align:justify;">“Oreilles blanches” appelons ainsi le modèle est photographié alors qu’il regarde la projection d’une  tasse filmée du dessus et sur un fond noir.</p>
<p style="text-align:justify;">La tasse est blanche ce jour-là.</p>
<p style="text-align:justify;">On ne peut pas deviner que c’est une tasse à ornements bleus.</p>
<p style="text-align:justify;">On ne peut pas deviner que le fond est une table sombre.</p>
<p style="text-align:justify;">La tasse est remplie.</p>
<p style="text-align:justify;">Si l’on ferme un peu les yeux, c’est une figure géométrique que l’on voit: trois cercles concentriques, un disque foncé sur un disque blanc , lui même posé sur un disque clair.  Fond noir.</p>
<p style="text-align:justify;">On ne voit pas de table. La table c’est le fond noir.</p>
<p style="text-align:justify;">On voit alors la tasse comme on verrait une cible.</p>
<p style="text-align:justify;">Plutot comme un rotorelief.</p>
<p style="text-align:justify;">Un rotorelief en porcelaine blanche à fleurs bleues invisibles.</p>
<p style="text-align:justify;">Un rotorelief à l’arrêt et que regarde “Oreilles blanches »</p>
<p style="text-align:justify;">A la cible immobile succède une auréole peinte , une grande ostie imprimée. La cuiller à gauche de la tasse est toute plate,</p>
<p style="text-align:justify;">Miraculeux vraiment ce cheval scintillant, en plein galop dans le fond de la tasse. . Il galope aussi à la page du 14 novembre 2005 dans mon journal.</p>
<p style="text-align:justify;"> l’anse à droite est presque à la place de la tête de l’animal.</p>
<p style="text-align:justify;">Il tourne pour l’éternité au coeur de la porcelaine. Cette  course pour toujours/ jusqu’à “après” rend fou,</p>
<p style="text-align:justify;">Sept images qui se succèdent rendent fou.</p>
<p style="text-align:justify;">Sept images d’un film de Buster keaton</p>
<p style="text-align:justify;">En regardant la suite du film , Oreilles blanches comprend que Le rituel est de boire le contenu de la tasse puis de parler.</p>
<p style="text-align:justify;">On entend alors:</p>
<p style="text-align:justify;"><i>”Moi, immobile j’attendis jusqu’à ce que ma mère vint boire le sang noir.”</i></p>
<p style="text-align:justify;">C’est ce qu’Ulysse dit après s’être adressé ainsi à Tiresias:</p>
<p style="text-align:justify;"><i>Je vois là devant moi, l’ombre de ma mère défunte.</i></p>
<p style="text-align:justify;"><i>Elle se tient muette près du sang, et n’ose pas regarder dans les yeux de son fils, ni lui parler.</i></p>
<p style="text-align:justify;"><i>Dis moi, seigneur comment me faire reconnaître.</i></p>
<p style="text-align:justify;">Tirésias répond ainsi<i>: </i></p>
<p style="text-align:justify;"><i>La chose est simple à dire et à faire comprendre:</i></p>
<p style="text-align:justify;"><i>Tous ceux des trépassés auxquels </i><b><i>tu donneras licence de s’approcher du sang</i></b><i> te parleront selon la vérité/</i></p>
<p style="text-align:justify;"><i>Ceux que tu écarteras redescendront.</i></p>
<p style="text-align:justify;">Oreilles Blanches se dit que  la tasse à chaque fois préparée contient “le sang noir”.</p>
<p style="text-align:justify;">Qu’ainsi il peut  entendre. Qu’ainsi d’autres le voient et l’entendent aussi .</p>
<p style="text-align:justify;">Il se dit alors , que photographié ainsi devant le fond aux ornements, il est plutôt mort que vif, que c’est lui qui est aux Pays des morts: au Royaume des défunts;</p>
<p style="text-align:justify;">C’est lui qui est mort. Il  ne peut y croire. Aux Enfers à  son insu&#8230; Il n’y a vu personne. Il n’y a personne. Il n’a pas vu  l’ombre de ma mère. Il n’a pas entendu sa voix.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle n’est pas là.</p>
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