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	<title>enquête &#8211; H.D</title>
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	<description>&#34;Dans la vie on devrait tout essayer sauf l&#039;inceste et la danse folklorique&#34; Christopher Lee</description>
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		<title>ENQUÊTE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[delprat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 09:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BLOG]]></category>
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		<category><![CDATA[cocteau]]></category>
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					<description><![CDATA[Apprenant qu&#8217;il a le Goncourt, Miomandre court place Vendôme s&#8217;acheter trois cravates de soie blanche. Des cravates, il écrit en 1918 : «Le lundi, l&#8217;élégance consiste à les porter unies et droites, strictes et définitives comme un ultimatum de grande puissance ; mais le samedi, les relations diplomatiques s&#8217;étant sans doute détendues, elles retombent mollement, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><i><span style="font-size:small;"><a href="http://www.helenedelprat.com/wp-content/uploads/2015/11/capture-d_c3a9cran-2015-11-04-c3a0-09-49-07-1.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-10331" src="http://www.helenedelprat.com/wp-content/uploads/2015/11/capture-d_c3a9cran-2015-11-04-c3a0-09-49-07.png" alt='Capture d’écran 2015-11-04 à 09.49.07' width="500" height="231" /></a></span></i></p>
<p style="text-align:justify;"><i><span style="font-size:small;">Apprenant qu&rsquo;il a le Goncourt, Miomandre court place Vendôme s&rsquo;acheter trois cravates de soie blanche. Des cravates, il écrit en 1918 : «Le lundi, l&rsquo;élégance consiste à les porter unies et droites, strictes et définitives comme un ultimatum de grande puissance ; mais le samedi, les relations diplomatiques s&rsquo;étant sans doute détendues, elles retombent mollement, épanouies et plissées, et comme capricieusement chiffonnées par les mains d&rsquo;une femme éprise.» Hélas, ajoute-t-il, elles passent trop souvent du présentoir, de cette «adolescence de soie», au torse «d&rsquo;un sombre imbécile», «misérablement tortillées autour de la percale informe ou de l&rsquo;infâme celluloïd portés par de quelconques boursiers ou des ronds-de-cuir incertains.» </span></i><span style="font-size:small;">Francis de Miomandre goncourt oublié</span></p>
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<p style="text-align:justify;">Après une journée copieuse sous le signe de Malraux, je respire dans la belle cour des beaux-arts et remonte l&rsquo;ennuyeuse rue Bonaparte avec ses macarons, ses rideaux, ses cafés touristiques dont le dernier est le Bonaparte en neons rouges; On y tourne un film. Je m&rsquo;arrête un peu, le temps de constater que la figurante devant se passe la main dans les cheveux quand on dit  » moteur ». Pas facile de ne rien faire.</p>
<p style="text-align:justify;">Je rentre tout de suite ou pas? Non. je passe à la librairie et achète « <em>Les écrits farfelus</em> » du même Malraux qui a 20 ans. Puis assise au Flore, l&rsquo;oeil vague je regarde entrer sortir, je lève les yeux vers un objet de métal tortillé hideux qui se termine par une sorte de vrai papillon, je sirote mon Pouilly. J&rsquo;envoie quelques SMS du genre: Il y a deux vieilles tantes à côté de moi. Ce n&rsquo;est pas bien délicat mais c&rsquo;est la vérité. J&rsquo;accuse reception d&rsquo;un smiley qui pleure de rire. Je lis deux pages, retrouve le plaisir de mon regard vide&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;"><em>—Doudou&#8230; ors&#8230; sûr  / rires/ jannot..</em>. <em>aristocrate mais</em>&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Mon oreille se dresse. ( j&rsquo;allais dire mon oreille ne fait qu&rsquo;un tour&#8230; ). Je la tends mais n&rsquo;entends pas bien même si je sens que l&rsquo;on est sur le terrain Cocteau. Le type qui parle n&rsquo;est pas jeune, maniéré sophistiqué, visage très mince.On imaginerait bien jean Constantin dire  » <em>Il est d&rsquo;la haute</em> « . A mon avis mais je ne peux pas me retourner ostensiblement, celui d&rsquo;en face avec ses converses rajeunissantes aux lacets non noués, a les cheveux teints. Deux schweppes sur la table. (Ma mère prenait toujours un Schweppes si on allait quelquepart et j&rsquo;ai toujours trouvé cette boisson amère et délicieusement démodée.)</p>
<p style="text-align:justify;">J&rsquo;aimerais une sorte de cornet auditif pour entendre, un filtre à café Melita king size ferait l&rsquo;affaire!</p>
<p style="text-align:justify;">—<em>A Milly on entrait par le garage-ils l&rsquo;ont transformé en salle de cinéma&#8230; chambre&#8230; leopard/ rires ( </em>je pense au tissu léopard que j&rsquo;ai arraché dans le chantier de la maison ) et au coffret que m&rsquo;a offert un peu plus tard DP.</p>
<p style="text-align:justify;">Bref , bref &#8230; Un livre est sur leur table et je réussis à lire un truc du genre: <em>Du Sida au Goncourt&#8230; </em>Je suis certaine que l&rsquo;auteur est mon aristocrate à col roulé et reconstitue son nom: Philippe de Miomandre, petit neveu du Goncourt oublié, Francis de Miomandre né Durand.</p>
<div style="text-align:justify;">
<p><em>Apprenant qu&rsquo;il a le Goncourt, Miomandre court place Vendôme s&rsquo;acheter trois cravates de soie blanche. Des cravates, il écrit en 1918 : «Le lundi, l&rsquo;élégance consiste à les porter unies et droites, strictes et définitives comme un ultimatum de grande puissance ; mais le samedi, les relations diplomatiques s&rsquo;étant sans doute détendues, elles retombent mollement, épanouies et plissées, et comme capricieusement chiffonnées par les mains d&rsquo;une femme éprise.» Hélas, ajoute-t-il, elles passent trop souvent du présentoir, de cette «adolescence de soie», au torse «d&rsquo;un sombre imbécile», «misérablement tortillées autour de la percale informe ou de l&rsquo;infâme celluloïd portés par de quelconques boursiers ou des ronds-de-cuir incertains.»</em></p>
<p><em>Francis de Miomandre Goncourt oublié</em></p>
<p>Et cherchant plus tard, je trouve le buveur de Schweppes photographié  » dans son village du 16eme arrondissement  » sur un grand canapé de cuir blanc. Une couverture de fourrure jetée près de sa main droite.Sa main gauche tient un livre dont le titre nous est destiné. A l&rsquo;arrière, deux grandes peintures verticales posées sur des miroirs muraux,  représentant des guerriers torse poil de type européen en Hakama. Un bouquet de fleurs roses se reflètent à l&rsquo;arrière.</p>
<p>Il est l&rsquo;auteur d&rsquo;une biographie de Cocteau.</p>
<p>Ils se lèvent et décident d&rsquo;aller diner à l&rsquo;odeon, Aux éditeurs. l&rsquo;autre demande s&rsquo;il faut réserver et P2M le rassure en souriant: —<em>Ils me gardent toujours une table</em>&#8230;</p>
<p>Affaire classée.</p>
<p>Je marche jusqu&rsquo;à la Concorde. C&rsquo;est magnifique de traverser le pont .</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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